Où l'observer ?
L'étang du Canet
L'étang de Canet
est une lagune saumâtre peu profonde de plusieurs centaines d'hectares séparée
de la Méditerranée par un lido (langue de sable). Elle est bordée
par de vastes roselères au sud, et par des marais à l'ouest (au
niveau de l'embouchure du réart notamment).
Le Conservatoire du littoral a commencé à acquérir cet étang
en 1978. Aujourd'hui, plus de 1 000 hectares lui appartiennent au Conservatoire
et seules quelques parcelles au centre et en bordure d'étang sont encore
privées.
Le Conservatoire et la Commune de Canet-en-Roussillon, qui devient gestionnaire
du site en 1993, lancent une première opération de gestion importante
en réhabilitant les cabanes de pêcheurs réalisées en
roseau, en canne de Provence et en châtaignier situées sur les berges
sud de l'étang.
Une de ces cabanes est devenue la maison d'accueil du site. Elle propose des expositions
et des visites guidées à tous ceux qui le souhaitent. Une sentier
a également été aménagé ainsi que plusieurs
postes d'observation.
Le jumelage de l'étang
avec son homologue de la Catalogne Espagnole (le Parc Naturel des Aiguamolls de
l'Empordà) permet un échange d'information continue notamment sur
le passage et les comportement des oiseaux.
Accès
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Carte de l'étang
de Canet, avec en rouge les zones à explorer :
1- secteur des observatoires
2- zone à talèves
3- embouchure du Réart
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Depuis Perpignan au nord-ouest,
prendre la N2 vers Canet-Plage. Emprunter ensuite la D 81 qui longe l'étang
du Canet en passant sur le lido de sable. S'arrêter au centre d'accueil
situé en front de mer au milieu de la route et visiter les observatoires.
Ensuite, se rendre au sud du plan d'eau, garer sa voiture sur le parking du front
de mer et se diriger vers les roselières situées en bordure du terrain
de golf de Saint-Cyprien en le longeant. S'installer au bord de l'étang,
notamment en fin de soirée, et observer à la limite des roseaux
pour tenter de découvrir les Talèves sultanes.
Pour visiter le secteur de l'embouchure du réart à l'ouest de l'étang,
se rendre au village de Saint-Nazaire puis emprunter un chemin longeant le Réart.
Chercher la Talève
sultane
Environ 10 couples de talèves nichent dans les roselières au sud
de l'étang, à proximité du golf de Saint-Cyprien. La fin
de l'été est la meilleure saison, car les parents sont alors accompagnés
des petits. Il est conseillé d'observer en fin de journée, les oiseaux
étant plus actifs et plus bruyants.
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Talève
sultane (Porphyrio porphyrio) avec poussin, étang de Canet, août
2002
Photo : Hervé Michel / www.oiseaux-nature.com |
Attention, l'espèce
étant rare et sensible au dérangement, ne pénétrez
pas dans les roseaux et observez de préférence avec une longue-vue
!
Les autres oiseaux
L'étang de Canet est une zone d'importance internationale pour les oiseaux
du fait de sa localisation particulière sur la voie de migration entre
l'Afrique et l'Europe. Au moins 230 espèces y ont été identifiées.
L'étang est ainsi un lieu d'hivernage pour de nombreuses espèces,
avec notamment de 1000 à 5000 Foulques macroules (Fulica atra), de 2000
à 4000 Sarcelles d'hiver (Anas crecca), de 500 à 1500 Canards souchets
(Anas clypeata), et de 500 à 1500 Fuligules milouins (Aythya ferina). La
Grande Aigrette (Egretta alba) est régulière à cette période.
Le Pipit de Richard (Anthus richardi) hiverne en petit nombre dans les prairies
près de l'embouchure du Réart à l'ouest de l'étang.
Une observation en mer pendant la mauvaise saison vous permettra de trouver quelques
plongeons (dont l'arctique Gavia arctica), le Harle huppé (Mergus serrator)
et le Petit Pingouin (Alca torda).
Des centaines de Flamants roses (Phoenicopterus ruber) sont aussi présents
à la mauvaise saison, mais l'espèce peut être vue pratiquement
toute l'année.
Les grandes roselières abritent quelques rares couples de Butors étoilés
(Botaurus stellaris), plusieurs dizaines de couples de Hérons pourprés
(Ardea purpurea), environ 5 couples de Busards des roseaux (Circus aeruginosus),
et moins de 10 couples de Luscinioles à moustaches (Aceocephalus melanopogon)
(source : les Zone Importantes pour la Conservation des Oiseaux, G. Rocamora,
LPO, 1993).
Le Coucou-geai (Clamator glandarius) et le Rollier d'Europe (Coracias garrulus)
nichent dans les petits bosquets de pins autour de l'étang. Une colonie
d'Echasses blanches (Himantopus himantopus) aux effectifs variables se reproduit
en bordure d'étang. L'Alouette calndrelle (Brachydactyla calandrella) est
présente dans les dunes, mais est rare.
Les migrateurs sont nombreux aux passages, avec notamment l'Aigrette garzette
(Egretta garzetta), l'Avocette élégante (Recurvirostra avosetta),
le Combattant varié (Phylomachus pugnax) et de nombreux autres limicoles.
Le secteur de l'embouchure du Réart est parfait en avril-mai pour l'observation
des Marouettes ponctuée (Porzana porsana) et poussin (P. parva), des limicoles,
dont le Chevalier stagnatile (Tringa stagnatilis), du Pipit à gorge rousse
(Anthus cervinus), des sous-espèces orientales de la Bergeronnette printanière
(Motacilla flava) ou du Faucon kobez (Falco vespertinus).
En septembre, la Sterne caspienne (Sterna caspia) est à chercher.
Des Puffins cendrés (Calonectris diomedea) et yelkouan (Puffinus yelkouan)
passent en août-septembre en mer.
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