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Chant et cris
Le chant, une série de "churrr !"
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le chant du Mérulaxe de Stiles - mag_art230_chant.mp3
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Figure
2- chant constitué d'une série de 13 "churrs !" chez S.
stilesi, Aranzazu, Caldas, Colombie, 17 août 2003
Source : P. Caycedo |
On a étudié les
chants d'individus dans 24 localités couvrant l'aire de répartition
principale du Mérulaxe de Stiles. Les chants sont composés de "churr
! " monotones (jusqu'à 35 ou plus), le premier étant plus long
(de 3 à 5 secondes et jusqu'à à 15 secondes) longtemps, les
autres de 1 à 2 secondes, avec des pauses de 0,5 à 1 seconde entre
chacun (fig. 2). Chaque " churr ! " est composé d'une note simple
répétée régulièrement à un rythme de
23-30 par seconde (figure
3A).
Comme chez la plupart des autres espèces du genre, la première note
du chant de S. stilisi est normalement la plus forte. La note de base est
généralement la plus faible, et la seconde partie est à peine
audible ; mais dans notre enregistrement, la note de base était la plus
forte.
La première syllabe est émise à une fréquence comprise
entre 1.8 et 2.2 khz. Dans chaque "churr !', le volume augmente graduellement
pendant 0.3 à 0.5 seconde puis reste constant, faiblit et diminue légèrement
dans les deux dernières notes, qui sont aussi légèrement
plus basses que les autres.
On n'a noté aucune variation géographique du chant ou des cris chez
le Mérulaxe de Stiles. En comparaison du chant de S. robbinsi qui
lui est étroitement lié, celui de S. stilesi est considérablement
plus rapide et plus grave et est composé de "churr !" distincts
(au lieu de constituer une série continue) : les différentes notes
sont isolées et sont principalement montantes,, au lieu des double notes
descendantes de S. robbinsi (fig.
3B). Le chant de S. stilesi diffère également distinctement
de celui de S. atratus confus (fig.
3C), de S. spillmanni (fig.
3D), et de S. latrans (fig.
3E), trois taxa dont la répartition recoupe localement ou borde celle
de S. stilesi.
Les cris
Des cris de S. stilesi ont été enregistrés chez au
moins huit individus différents. Ils étaient répétés
à intervalles irréguliers et étaient constitué de
deux ou plus souvent trois notes : " Cu-wi ? ", " Cu-cui-wi ? "
ou " Cu-wi-wi ? ", la première note étant émise
à une fréquence de 2.1 à 2.2 khz, la dernière montant
distinctement à 2.3 - 2.5 khz, et la note intermédiaire variant
entre la première et la dernière (fig.
4A à 4C). Les cris étaient plus graves que la note simple, atteignant
la fréquence des cris de S. robbinsi (fig.
4D à 4F) et différant de ceux des autres Scytalopus connus.
Le chant enregistré de la femelle était émis en duo avec
un mâle (fig.
5A). Il durait environ 13 secondes et était constitué d'une
série d'environ 10 notes descendantes d'abord simples puis doubles ou triples,
descendant graduellement de 3.0 à 2.5 khz. Les notes étaient émises
à des intervalles de 1.2 à 1.4 seconde, le premier étant
plus long (1.7 seconde). Le chant d'appel de la femelle de S. robbinsi
est plus grave et est composé seulement de notes simples de qualités
différentes (fig.
5B). Les chants d'appel des femelles de S. vicinior, de S. spillmanni,
et de S. canus opacus sont à la fois plus aigus et plus rapides
que ceux de S. stilesi (fig.
5C-F).
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