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Etudes et protection
Un travail collectif
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Bobby Harrison, professeur adjoint à l'université d'Oakwood, à
la recherche du Pic à bec d'ivoire en mars 2005 dans le Cache River refuge,
mars 2005
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org |
Suite à la découverte
du Pic à bec d'ivoire dans le Cache River NWR, le laboratoire d'ornithologie
Cornell, le groupement d'associations The Nature Conservancy et d'autres membre
du projet Big Woods de protection du Pic à bec d'ivoire dans l'Arkansas
ont rassemblé des indices "primaires" et "secondaires"
dans le Cache River NWR. L'indice "primaire" est une vidéo (évoquée
au début de cet article), tandis que les indices secondaire se composent
de sept témoignages oculaires et auditifs de la part d'observateurs. En
outre, l'analyse de l' enregistrement du typique "double coup" sec et
dur
distinctif de l'oiseau est toujours en cours. Le journal Science, après
avoir analysé ces documents, a décidé de publier d'annoncer
la découverte de l'espèce.
Le Secrétaire d'état à l'Intérieur Norton a félicité
le Docteur John Fitzpatrick, directeur du laboratoire d'ornithologie de Cornell
et Scott Simon, directeur de la section Arkansas de The Nature Conservancy pour
leur travail patient, minutieux et efficace.
Après avoir pris connaissance des premières preuves de la présence
de l'oiseau en 2004, Fitzpatrick et Simon, aidés l'U.S. Fish and Wildlife
Service, l'Arkansas Game and Fish Commission et l'Arkansas Natural Heritage Commission
ont passé plus d'un an dans les Big Woods de l'Arkansas
pour rechercher cet oiseau si précieux. Les preuves rassemblées
par les scientifiques leur ont permis de conclure que le Pic à bec d'ivoire
est encore présent en Arkansas.
Scientifiques et volontaires au travail dans le Cache River NWR
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Scott
Simon (à droite), directeur de la Nature Conservancy de l'Arkansas, et
le cinéaste naturaliste Timothy R. Barksdale à la recherche du Pic
à bec d'ivoire dans le Cache River National Wildlife Refuge, Arkansas.
Août 2004
(agrandir l'image).
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org
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Gene
Sparling, le kayakiste qui a vu pour la première fois le Pic à bec
d'ivoire, continue ses recherches dans le Cache River National Wildlife Refuge,
Arkansas. Août 2004
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org
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Bobby
Harrison accroche un leurre de femelle de Pic à bec d'ivoire (tenant un
ver dans son bec) sur un arbre dans le Cache River Refuge
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org
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Bobby
Harrison tenant des modèles de Grand Pic ( à gauche) et de Pic à
bec d'ivoire utilisés pour analyser les futures possibles images vidéo
du Pic à bec d'ivoire. Cache River National Wildlife Refuge, Arkansas,
mars 2005.
Notez les tailles respectives, et l'emplacement du balnc sur les ailes
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org
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Un
arbre avec l'écorce retirée et le tronc martelé, une preuve
possible de la présence du Pic à bec d'ivoire Cache River National
Wildlife Refuge, Arkansas. Février 2005
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org
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L'ornithologue
néerlandais Martjan Lammertink dans un affût, Cache River NWR, mars
2005
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org
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Gene
Sparling, un kayakiste qui a vu pour la première fois le Pic à bec
d'ivoire compare un trou dans un arbre mort du Cache River NWR avec un modèle
papier réalisé par le scientifique Martjan Lammertink (à
gauche, trous réalisés par un Grand Pic, et à doite par un
Pic à bec d'ivoire). Mars 2005
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org
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Des mesures de conservation immédiates
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Jim Fitzpatrick, reseponsable du Big Woods Conservation Partnership project, février
2005
Photo : Mark Godfrey / The Nature Conservancy
Source : www.ivorybill.org |
Suite à la fantastique
redécouverte du Pic à bec d'ivoire dans le Cache River NWR, les
Secrétaires d'état à l'Intérieur Gale Norton et de
l'Agriculture Secretary Mike Johanns ont annoncé un plan pluriannuel de
plusieurs millions de dollars pour assurer la survie de l'oiseau rarissime, que
l'on croyait éteint aux États-Unis pendant plus de 60 ans.
Pour G. Norton, "c'est une deuxième chance unique de préserver
ce que l'on croyait perdu pour toujours. Des actions conjointes entre les acteurs
de l'environnement sont nécessaires. Je nommerai les meilleurs agents de
l'U.S. Fish and Wildlife Service mais aussi des citoyens pour mettre en place
un corridor d'espaces naturels pour assurer la survie du Pic à bec d'ivoire".
Ce corridor est constitué des "Big Woods", une zone d'environ
120 miles de long et jusqu'à 20 miles de large située dans l'est
de l'Arkansas oriental et où le pic a été redécouvert.
Le Ministère Américain de l'Intérieur et celui de l'Agriculture
ont débloqué plus de 10 millions de dollars de fonds fédéraux.
Cette somme complétera les 10 millions déjà consacrés
par les organismes privés. Les fonds seront utilisés pour la surveillance,
la gestion, la protection des habitats et la sensibilisation du public.
Mike Johanns a ajouté "nous allons travailler avec les propriétaires
fonciers afin de les sensibiliser au projet".
Après des consultations avec le Gouverneur Mike Huckabee et d'autres responsables
fédéraux, le Sécrétaire d'Etat à l'Intérieur
va nommer les membres du "Corridor of Hope Cooperative Conservation";
Sam Hamilton, directeur régional de l'U.S. Fish and Wildlife Service pour
le Sud-est des Etats-Unis dirigera l'équipe.
Le Ministère
va aussi engager des experts pour assister l'équipe et mettre en place
un plan de protection. Le Docteur Jim Tate, conseiller scientifique du Secrétaire
Norton et ornithologue réputé, ainsi que David Mehlman, directeur
du Migratory Bird Program à The Nature Conservancy, rejoindront l'équipe.
Les buts de l'équipe du "Corridor of Hope Cooperative Conservation"
Leurs objectifs sont multiples
:
- travailler avec les populations locales (chasseurs, pêcheurs, agriculteurs,
...)
- recueillir des informations
- agir de concert avec les agences fédérales de protection de la
nature
- informer et impliquer les propriétaires fonciers privés
- gérer l'accès du public
- développer la recherche et des protocoles de surveillance
Le Cache River NWR et les visiteurs
Le refuge restera ouvert aux visiteurs, mais seulement sur un secteur de 2250
ha. Des points d'accès (observatoires, tours de vision) seront mis en place
pour donner une chance aux amateurs de voir l'oiseau.
Découvrez les emplacements prévus des zones ouvertes au public dans
le Cache River NWR :
http://www.fws.gov/cacheriver/ManagedAccessArea.pdf
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par e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com.
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