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Le Ptilope de Sumba (Ptilinopus dohertyi)
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Ptilope de Sumba
(Ptilinopus dohertyi)
Dessin : Wim Verhelst (agradir
l'image) |
Famille
: Columbidés
Longueur : 33-35 cm.
Description
(agrandir
le dessin ci-contre) : pigeon
de taille moyenne, arboricole, au plumage contrasté.
La tête et le haut du cou sont blanc crème, devenant rose pâle
à la base du cou et sur la poitrine.
Le reste du corps est bleu sombre, pourpre ou vert foncé. Grande tache
cramoisie sur la nuque.
Stries jaunes sous la queue. Le juvénile est davantage mat et verdâtre,
ressemblant au juvénile du Ptilope turgris (P. melanospila); toutefois,
cette dernière espèce est plus uniformément vert et plus
petite. Le roucoulement est un "woo-oo !" ou un "coo-o !"
doux et profond, avec la
deuxième syllabe plus courte et plus basse.
Biologie
Le
Ptilope de Sumba habite les forêts montagnardes primaires et secondaires,
parfois sur des falaises calcaires à pic, et souvent à haute altitude
(descend jusqu'à 160 m).
Il est généralement observé dans la canopée ou à
l'étage moyen de la forêt, cherchant sa nourriture (essentiellement
des fruits) aux extrémités des btanchages.
On suppose que cette espèce et sédentaire, mais elle effectue sûrement
des déplacements altitudinaux. Elle tolère
une dégradation modérée de son habitat.
Population et répartition
| Répartition
(en rouge) du Ptilope de Sumba |
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Espèce
rare (localement plus commune).
Des études de terrain menées en 1989 et 1992
ont relevé des densités de 6,9 oiseaux (±1.2) par
km². Étant donné qu'il restait à cette époque
1 080 km² de forêts favorables sur l'île, la population totale
a été estimée à 9 100 oiseaux.
Endémique
à l'île
de Sumba en Indonésie. Son aire
de répartition occupe une surface de moins de 10 700 km².
Statut
et menaces
La destruction et la fragmentation de son habitat, liées aux coupes
forestières, à la collecte de bois de chauffage et aux défrichements
pour la culture ou le pâturage constituent la menace principale sur cette
espèce. Ces destructions sont aggravées par les incendies fréquents
sous le climat extrêmement sec de Sumba. Depuis le
19ème siècle, environ 60% de la surface forestière a été
perdue. Toutefois, la présence du ptilope dans des zones peu accessibles
en montagne et sa relative tolérance aux dégradations sont encourageants.
La chasse est une menace potentielle supplémentaire.
Conservation
Deux parcs nationaux (Manupeu-Tanahdaru
et Laiwangi-Wanggameti) ont été récemment créés,
occupant une superficie totale de 1 350 km². Ces secteurs protégés
sont le résultat des recommandations issues des inventaires récents
des populations des espèces menacées et/ou endémiques. D'autres
réserves sont à l'étude.
Des recherches supplémentaires doivent être menées pour améliorer
la protection de l'espèce. La lutte contre la chasse de cet oiseau menacé
doit être intensifiée.
La Wallacée
Les forêts à feuilles caduques de Sumba constituent un habitat unique
présentes uniquement sur Sumba et font partie de la région naturelle
plus vaste connue sous le nom de "Wallacée", qui abrite une faune
typique représentant un mélange d'espèces asiatiques et australasienne.
Bien que la diversité des vertébrés soit peut élevée,
les forêts de Sumba accueillent sept espèces d'oiseaux endémiques
et plusieurs autres aux aires de répartition très petites. En raison
des défrichages et des brûlis pour le pâturage et l'agriculture,
la surface forestière de Sumba a fortement diminué en cent ans.
L'île
est accidentée, et le point le plus élevé sur l'île
atteint 1 225 m (Stattersfield et al. 1998). Les précipitations sont saisonnières,
et le climat est du type tropical sec (National Geographic Society, 1999).
La végétation dominante de l'île est constituée de
forêts à feuilles caduques influencées par la mousson (Stattersfield
et al. 1998). Toutefois, les pentes méridionales des collines le long des
côtes méridionales restent humides pendant la saison sèche
et sont couvertes d'une forêt tropicale à feuilles persistantes.
Le secteur le plus étendu de ces zones de forêt tropicale humide
est la région du Mont Wanggameti-Laiwanga à l'est de l'île.
Sumba possède également des forêts-galeries le long des fleuves.
Environ 180 espèces d'oiseaux ont été recensées, dont
12 sont des endémiques totales ou partielles. Quatre de ces espèces
sont considérées comme vulnérables : Le Turnix de Sumba (Turnix
everetti), le Ptilope de Sumba (Ptilinopus dohertyi), le Ninoxe de Sumba (Ninox
rudolfi), et le Calao de Sumba (Aceros everetti). Ces espèces sont menacées
par la destruction de leur habitat forestier (Stattersfield et al. 1998).
Source
BirdLife International (2001).
Site web
Découvrez l'oeuvre de Wim Verhelst et contactez-le sur : http://imverhelstoiseaux.monsite.wanadoo.fr
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