Une alternative à Ouessant ?
| Situation de
l'île d'Yeu |
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Durant les mois d'octobre
et de novembre 2003, un groupe d'une douzaine d'ornithologues motivés est
venu passer plusieurs jours sur l'île d'Yeu (Vendée). Le but était
de faire le point sur le réel potentiel ornithologique de l'île à
cette époque.
En effet, si l'intérêt ornithologique de cette île vendéenne
n'est plus à démontrer, avec plus de 270 espèces déjà
observées, l'île d'Yeu avait curieusement été très
peu prospectée à l'automne (surtout si on la compare à certaines
îles bretonnes comme Ouessant, Sein ou Hoëdic qui font, à cette
époque et depuis plusieurs années, l'objet d'un suivi ornithologique
très attentif).
Ces quelques jours de prospection ont confirmé le grand intérêt
ornithologique de l'île (compte-rendu disponible sur demande) et l'expérience
est renouvelée durant l'automne 2005 : les date retenues vont du 22 au
30 octobre 2005, et voire plus. Marie-Paule et Xavier Hindermeyer (mpxhindermeyer@yahoo.fr),
vous proposent de les rejoindre, donc surtout n'hésitez pas !
Dans cet article, Marie-Paule et Xavier nous ont transmis des informations ornithologiques
et pratiques précieuses pour préparer au mieux un séjour
sur l'île.
Abstract
During the months of October
and November 2003, a group of birders have stayed a few days on the island of
Yeu (Vendée, West of France) : the aim was to study the interest of this
island concerning the Fall migration. With more than 270 species noted, the Yeu
Island is a very good spot, but underwatched. Rare vagrants, Seabirds and Waders
are all present and a lot of surprises can appear during the migrations.
If you want to participate to the next birding trip and the island (from the 23rd
to the 31st October 2004), you can contact Xavier Hindermeyer (mpxhindermeyer@yahoo.fr).
You can also transmit all your data to Xavier at the same e-mail.
In this article, Marie-Paule
and Xavier Hindermeyer give us a lot of informations to prepare your trip on the
Yeu Island.
See our map
of the Island.
Introduction
Présentation de l'île d'Yeu
Voir notre carte
de l'île d'Yeu.
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Port-Joinville
est le point d'arrivée des visiteurs sur l'île d'Yeu, et les alentours
sont intéressants pour l'observation des migrateurs en automne
Photo : Marie-Paule Hinderrmyer |
L'île d'Yeu est située
au large des côtes vendéennes en face de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Elle s'étend sur 10 kilomètres de long et 4 kilomètres dans
sa plus grande largeur pour une surface totale de 2 332 hectares et est bien peuplée
(un peu moins de 5 000 habitants permanents mais beaucoup plus durant l'été).
Sa côte nord ou côte sableuse rappelle beaucoup les autres îles
entre Loire et Gironde alors que sa côte sud, appelée "Côte
Sauvage", fait immanquablement penser aux îles bretonnes.
Pour l'ornithologue qui désire passer quelques jours sur l'île, il
est nécessaire de prendre en compte deux facteurs importants : le premier
est que l'île est grande mais surtout très boisée. La recherche
des oiseaux, notamment des passereaux à l'automne, n'est donc pas facile
surtout pour un ornithologue seul. Ainsi, il est impossible de visiter tous les
sites intéressants de l'île en une journée. En revanche, il
peut être plus intéressant de se cantonner sur un ou plusieurs sites
et de les faire "à fond".
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Vue de la Côte
Sauvage, au sud de l'île d'Yeu
Photo : Frédéric Portier |
Le second est que l'île
est très chassée, notamment le week-end, ce qui entraîne de
nombreux dérangements et emp^che très certainement le stationnement
de nombreuses espèces. Il convient donc d'être prudent lorsque les
tirs sont nombreux et, au besoin, de se signaler.
Afin de se retrouver
et surtout d'avoir les noms exacts des lieux des observations, il faut se procurer
la carte
IGN au 1/25 000ème (référence 1126 OT).
De plus, le site Internet de la mairie propose une carte détaillée
de l'île (avec notamment tous les noms de rues, chemins
dont ceux
uitilisés dans cet article) : www.ile-yeu.fr/default.htm#
(cliquez sur "Entrée Mairie" puis "Carte de l'île").
Enfin, le plan de l'île d'Yeu peut également être téléchargé
sur le site ww.yeunet.com.
Les périodes
les plus favorables
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Le Busard des
roseaux (Circus aeruginosus) niche sur l'île d'Yeu
Photo : Rémi Rufer |
Toutes les périodes
sont intéressantes et chacune réserve son lot de surpises.
En période de reproduction (avril à juillet), l'île d'Yeu
accueille environ 70 espèces nicheuses. On peut citer par exemple le Tadorne
de Belon (Tadorna tadorna), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), la Faucon
hobereau (Falco subbuteo), la Vanneau huppé (Vanellus vanellus), le Goéland
marin (Larus marinus), le Pipit rousseline (Anthus campestris), le Pipit maritime
(Anthus petrosus), le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe), la Bouscarle de Cetti
(Cettia cetti), la Fauvette pitchou (Sylvia undata) ou encore le Bouvreuil pivoine
(Pyrrhula pyrrhula).
L'hiver (novembre à
février) est une bonne période pour observer les Plongeons catmarin
(Gavia stellata), arctique (Gavia arctica) et imbrin (Gavia immer), le Grèbe
esclavon (Podiceps auritus), le Harle huppé (Mergus serrator), le Guillemot
de Troïl (Uria aalge) et le Pingouin torda (Alca torda) qui fréquentent
les eaux de l'île à cette époque. Un recherche attentive permettra
de trouver le Grèbe jougris (Podiceps grisegena) de plus en plus régulier
ou des espèces plus rares comme la Harelde boréale (Clangula hyemalis)
et le Goéland bourgmestre (Larus hyperboreus).
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En automne,
l'île d'Yeu accueille des milliers de passereaux, comme l'Hirondelle rustique
(Hirundo rustica)
Photo : Rémi Rufer |
Mais c'est incontestablement
lors des migrations pré- (mars à mai) et post-nuptiales (août
à octobre) que l'île est la plus animée. Au printemps, mais
surtout à l'automne, l'île d'Yeu peut accueillir, certains jours,
des milliers de passereaux : Hirondelle de rivage (Riparia riparia), rustique
(Hirundo rustica), de fenêtre (Delichon urbica), Pipit farlouse (Anthus
pratensis), Bergeronnette printanière (Motacilla flava), des ruisseaux
(Motacilla cinerea), grise (Motacilla alba), Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros),
à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), Tarier des prés (Saxicola
rubetra), Traquet motteux (Oenanthe oenanthe), Fauvette grisette (Sylvia communis),
des jardins (Sylvia borin), à tête noire (Sylvia atricapilla), Pouillot
véloce (Phylloscopus collybita), fitis (Phylloscopus trochilus), Roitelet
huppé (Regulus regulus), à triple bandeau (Regulus ignicapillus),
Gobemouche gris (Muscicapa striata), noir (Ficedula hypoleuca) mais aussi Huppe
fasciée (Upupa epops), Torcol fourmilier (Jynx torquilla), Pipit rousseline
(Anthus campestris), des arbres (Anthus trivialis), Merle à plastron (Turdus
torquatus), Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta), Pie-grièche
écorcheur (Lanius collurio) et Bruant ortolan (Emberiza hortulana). On
note également de gros passages d'Alouette des champs (Alauda arvensis),
Grive musicienne (Turdus philomelos), mauvis (Turdus iliacus), litorne (Turdus
pilaris), draine (Turdus viscivorus), Pinson des arbres (Fringilla coelebs), du
Nord (Fringilla montifringilla), Verdier d'Europe (Carduelis chloris), Chardonneret
élégant (Carduelis carduelis), Tarin des aulnes (Carduelis spinus)
et Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina).
Ce sont également les meilleures périodes pour observer des oiseaux
rares ou accidentels.