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| Fou
de Bassan (Sula bassana). Photo : Jean-Paul Moulin. |
Fou de Bassan
Le Fou de Basan (Sula bassana)
: un individu mort au niveau d'une plage de la côte à l'Ouest de
Béjaïa en avril 2001 a été observé. Cette espèce
peut certainement être vue en grand nombre au large des côtes.
Isenmann et Moali (2000) rapportent que le Fou de Bassan peut être observé
au cours de tous les mois de l'année devant les côtes algériennes,
surtout occidentales et centrales.
Puffin cendré
Le Puffin cendré
(Calonectris diomedea) est une espèce pélagique notée en
mars 2000. Les pêcheurs de la région indiquent sa présence
tout au long de l'année. Le Puffin cendré est connu comme nicheur
sur des îlots situés près de Collo et en Oranie sur les îles
Habibas (Jacob et Courbet, 1980).
Cormorans
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| Cormoran
huppé (Phalacrocorax aristotelis). Photo : Jean-Paul Moulin. |
- Cormoran huppé
(Phalacrocorax aristotelis desmaretii). Cette espèce est surtout observée
en hiver, de décembre à mars, notamment sur le port de pêche
de Béjaïa. Elle est dispersée en faible nombre au niveau de
la zone rocheuse et des îlots de la région de Béjaïa.
Malgré sa présence au printemps et en été (Jacob et
Courbet, 1980, observation de Bahloul), aucun indice concret de sa reproduction
n'est noté sur la côte à l'Ouest de Béjaïa. Il
est à rappeler que Jacob et Courbet (1980) révèlent l'existence
de cinq sites de reproduction de cette espèce en Algérie, répartis
depuis Ténès jusqu'à el Kala avec un nombre de couples assez
faible voisin de 20.
- Grand Cormoran (Phalacrocorax
carbo). Moins abondant que le Huppé, le Grand Cormoran hiverne dans la
région d'étude de décembre à la fin mars. Les individus
observés sont surtout localisés sur le port de pêche de Béjaïa.
Un immature est noté le 30 janvier 1999 près des réservoirs
d'eau douce de la ville ainsi que près du lac Mézaïa, où
en février 2001 l'espèce est mentionnée. Par ailleurs, le
22 mars 2000, une quinzaine d'oiseaux en vol migratoire en "V" au dessus
de Sidi Aïch (35 km à l'Ouest de Néjaïa) sont vus. Ces
oiseaux semblaient survoler le cours de l'Oued Soummann vers le Sud.
Mouette rieuse (Larus
ridibundus)
La Mouette rieuse
est notée surtout en hiver. Elle fréquente tla région depuis
le début de septembre jusqu'à la fin de mars. Les individus observés
sont surtout localisés dans le port de pêche et près des réservoirs
d'eau douce de la ville (lac Mézaïa). Au mois de janvier 1999, 260
individus sont dénombrés sur le port et plus de 60 sur le lac en
décembre 2001. La plupart des mouettes commencent à acquérir
un plumage nuptial avec un capuchon de teinte brun chocolat à partir de
la fin février. Leur nombre décroît sensiblement dès
la mi-mars. Un individu en plumage nuptial est remarqué au cours du mois
de juin 1999 au niveau de la plage de Sahel dans la région d'Adra ou Farnou
et un autre près du port de pêche le 13 juilet 2002.
Goéland brun (Larus fuscus)
Cette espèce
est connue en tant que visiteuse d'hiver. Elle est vue depuis septembre jusqu'à
la fin de mars. On la retrouve sur le port de pêche. Elle se repose sur
la jetée près du port pétrolier. Le Goéland brun peut
être même observé en milieu urbain où il utilise les
mêmes reposoirs que ceux du Goéland leucophée (Larus cachinnans)
(Pallas). Larus fuscus est observé en faible nombre par rapport
aux autres espèces du même genre.
En janvier 2000, le recensement des Goélands bruns qui fréquentent
la portion de côte entre le port et l'île des Pisans souligne l'existence
de 37 individus seulement. Ledant et al. (1981) indiquent que cette espèce
est observée en grand nombre en hiver mais en faibles effectifs en été.
Goéland leucophée (Larus cachinnans)
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| Goélands
leucophées (Larus cachinnans). Photo : Jean-Paul Moulin. |
C'est l'oiseau le plus fréquent
et le plus commun de la côte de Béjaïa. On le retrouve pendant
toute l'année en grand nombre, sauf en août. A présent, c'est
la seule espèce marine nichant sur la côte occidentale de Béjaïa.
Près de 8 00 couples sont dénombrés durant les périodes
de reproduction en 1999, 2000, et en 2001 (Salhi et Soulali, 1999; Idouche et
Ikni, 2000; Adjaoud et Behloul, 2001).
Larus cachinnans utilise trois sites de nidification le long de la côte.
Il s'agit d'ïlots, de falaises, de rochers éboulés et en dernier
lieu d'habitations en milieu urbain. L'île des Pisans en accueille à
elle seule près de 500 couples, constituant certainement l'une des colonies
les plus importantes de la côte algérienne. Par rapport aux remarques
de Jacob et Courbet (1980) qui ont dénombré en 1979 dans la même
région 121couples, on peut dire qu'en vingt ans la population nicheuse
a été multipliée par 7 !
Le succès de reproduction de l'espèce dans la région de Béjaïa
reste pourtant faible, et il ne dépasse pas un jeune par couples sur toutes
les colonies étudiées.Cette valeur est de 0,46 sur l'île des
Pisans, de 0,58 sur les falaises du cap Carbon et de 0,6 sur l'île des Pigeons
(ou El-Euch) (Salhi et Soulali, 1999, Idouche et Ikni, 2000, Moulai et al.,
2000; Adjaoud et Behloul, 2001).
En milieu urbain, le seule couple nicheur noté a réussi à
élever avec succès un jeune en 2001 et en 2002. Le régime
alimentaire des adultes étudié à partir de l'analyse des
pelotes de réjection indique que les aliments d'origine anthropique (ordures
ménagères et déchets de chalutages) sont dominants. Les aliments
naturels sont faiblement représentés. Les décharges d'ordures
ménagères et les chalutiers sont considérés comme
les principales sources d'alimentation des goélands leucophées de
la région.
Sternes
- Sterne caugek (Sterna
sandvicensis). Elle est observée de passage tout au long de mars. Elle
stationne fréquemment sur le phare flottant du port. Une trentaine d'individus
en plumage hivernal sont dénombrés le 19 mars 1999. Isenmann et
Moali (2000) indiquent que l'espèce est observée en migration et
en hivernage. Ledant et al. (1981) rapportent que cette espèce estive
en petit nombre sur les côtes algériennes.
- Sterne pierregarin
(Sterna hirundo). Le passage d'un individu est mentionné le 12 septembre
2002, au niveau du Lac Mézaïa distant de 2,5 km de la Méditerannée.
Ledant et al. (1981), Jacob (1983) et Isenmann et Moali (2000) indiquent
que les mois d'avril et de septembre, constituent les dates habituelles entre
lesquelles cette espèce peut être vue en Algérie.
Autes espèces
Les espèces suivantes
sont souvent notées au niveau de la bande côtière de la région
d'étude.
- Héron cendré
(Ardea cinera). Cette espèce au cours de ses passages sur toute la côte
de la région avec une plus grande intensité en mars et en juin.
- Aigrette garzette
(Egretta garzetta). Ce héron est noté surtout en hiver avec notamment
deux individus surpris en train de chasser au pied des falaises le 26 janvier
2000.
- Gravelot à
collier interrompu (Charadrius alexandrinus). Ce limicole peut être observé
tou au long de l'année. Il fréquente les plages de galets et de
sable. Sa nidification est à signaler sur la plage de Boulimat près
de l'Oued du même nom.
- Faucon pélerin
(Falco peregrinus). Deux aires de ce rapace sont localisées, la première
se situant au niveau des falaises du Cap Bouak et la deuxième sur l'îlot
de Sahel près d'Andrar ou Franou. Le Faucon pélerin se nourrit surtout
d'oiseaux, et notamment de Monticoles merle-bleu (Monticola solitarius).
- Martinet pâle
(Apus pallidus). Quatre colonies sont à mentionner en milieu naturel loin
des édifices humains dans la région d'étude. deux d'entre
elles sont installées dans des grottes au pied des falaises près
du Cap Carbon et au niveau de la zone rocheuse d'Adra ou Farnou. La tropisième
colonie se situe sur l'île des Pisans et la quatrième sur l'île
des Pigeons.
- Martinet à
ventre balnc (Apus melba). Une seule colonie du Martinet alpin est remarquée
sur la côte à l'ouest de Béjaïa près du Cap Bouak
où une vingtaine de couples sont dénombrés en fin d'après-midi
le 18 juin 1999.
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