Aspects écologiques et perspectives
Espèces
menacées présentes en Mésopotamie
Cette liste est basée
sur la liste 2000 de l'IUCN (Hilton-Taylor, 2000).
Parmi les oiseaux :
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Les
marais de Mésopotamie abritent encore de fortes populations de Sarcelles
marbrée (Marmaronetta angurostris)
Photo
: Arthur Grosset
/ ArthurGrosset.com.
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- En situation critique
: Coulis à bec grêle (Numenius tenuirostris) : peut-être encore
un rare migrateur.
- En danger : Erismature à tête blanche (Oxyura leucocephala).
- Vulnérables : Oie naine ( Anser erythropus), Bernache à cou roux
(Branta ruficollis), Sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris), Haliaeetus
leucoryphus, Aigle criard (Aquila clanga), Aigle impérial (Aquila heliaca),
Faucon crécerelette (Falco naumanni), Râle des genêts (Crex
crex), Vanneau sociable (Vanellus gregarius).
- Dépendants de mesure de protection : Pélican frisé (Pelecanus
crispus), autrefois un hivernant commun et probablement aussi un ancien nicheur.
10% de la population mondiale hivernait en Mésopotamie dans les années
1970.
- En diminution : Cormoran pygmée (Phalacrocorax pygmeus), autrefois un
résident commun et toujours présent dans les marais Hawizeh/Hawr
Al Azim en 2002 (M. Moser, com. pers.) - Fuligule nyroca ( Aythya nyroca), un
hivernant rare et probablement nicheur en petit nombre - Pygargue à queue
blanche ( Haliaeetus albicilla), nicheur autrefois et aujourd'hui hivernant en
petit nombre - Bruant cendré ( Emberiza cineracea). Le Vautour moine (
Aegypius monachus), le Busard pâle ( Circus macrourus), l'Outarde canepetière
( Tetrax tetrax), l'Outarde houbara (Chlamydotis undulata), et Bécassine
double ( Gallinago media étaient autrefois des hivernants communs. La Rousserolle
d'Irak (Acrocephalus griseldis) est limitée au sud de l'Irak, et peu d'informations
sont disponibles sur son statut.
- Sans données : Glaréole à ailes noires (Glareola nordmanni).
Parmi les mammifères
:
- En situation critique : Daim de Mésopotamie (Dama dama mesopotamica),
éteint en Irak.
- Vulnérables : la Loutre commune (Lutra lutra) et la Loutre à lunettes
(Lutra perspicillata) endémique à la région.
- En diminution : Hyène rayée (Hyaena hyaena), Gazelle à
goître (Gazella subgutturosa). Le Bendicot des marais (Erythronesokia (Nesokia)
bunnii) a été découvert en 1970 dans les marais centraux,
son statut est inconnu.
Inventaires à faire
Des inventaires de la faune et de la flore doivent être conduits, et une
équipe de Birdlife Internationale est présente sur place. En effet,
les dernières études datent des années 1980
Une étude éco-toxicologique doit être menée avant le
retour de l'eau.
Une banque de graines doit être mise en place.
Les vestiges de marais doivent être inventoriés et protégés,
en particulier les zones de marais permanents.
Un modèle d'évolution de la salinité des sols devra être
mis en place.
Espèces phares, importantes et pivots
- Espèces phares
: Elles sont symboliques des marais de Mésopotamie et sont " charismatiques
", spectaculaires ou utilisées historiquement par les populations
locales. L'Anhiga roux, l'Ibis sacré, le Pélican frisé, l'Aigle
impérial, le Chat des marais (Felis chaus), la Loutre à lunettes
(Lutra perspicillata maxwellii) et le Loup gris (Canis lupis) en font partie.
Le Buffle d'eau (Bubalus bubalis) est une espèce phare culturellement importante.
La loutre, le loup et le Chat des marais pourront être réintroduits
si les responsables en sont d'accord.
- Espèces importantes : Elles servent d'indicateurs du bon état
de l'écosystème, et sont choisies pour représenter les différents
écosystèmes. Des études devront être menées
pour les choisir : la Rousserolle d'Irak, le Cratérope d'Irak, la Sarcelle
marbrée, l'Hypocolius gris, la Loutre commune sont des espèces potentielles.
- Espèces pivots : Elles jouent un rôle essentiels dans le
fonctionnement de l'écosystème. Le Roseau géant Phragmites
australis) est ainsi essentiel et joue un rôle écologique et économique.
Il convient donc de favoriser les conditions de son installation : des sols inondés
avec 70 cm à 1,25 m d'eau courante.
Perspectives
Ce rapport dont nous vous avons présenté des extraits a permis de
synthétiser les informations disponibles à un moment donné,
et doivent être confirmées par des données de terrain.
L'ITAP recommande les actions suivantes lors de la première année
:
- Mettre en place une structure comprenant des spécialistes des marais,
des habitants et des associations, afin de conseiller pour les décideurs.
- Mettre en uvre de petits projets dans les marais centraux et Hammar et
un plus vaste projet dans les marais Hawizeh, en profitant de la saison d'inondation
d'automne.
- Mettre en place une coopération internationale.
- Une fois les avant- projets commencés, utiliser les informations collectées
pour établir un nouveau plan d'actions.
Lire aussi notre article
"La fin des
jardins d'Eden".
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