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Simulations en schémas
Certains des scénarios
de restauration sont décrits dans les schémas que nous vous présentons
en avant-première. Ces croquis ont été réalisés
dans un but de réflexion uniquement. Ils illustrent les secteurs potentiels
restaurés et ont été réalisés en se basant
sur les principes suivants :
- Les secteurs potentiels où les marais pourront être reconstitués
sont seulement ceux où les marais ont existé historiquement.
- Les secteurs potentiels où les marais pourront être reconstitués
évitent les zones agricoles, les champs pétroliers, ou les secteurs
urbanisés, à l'exception de portions où il sera nécessaire
d'établir des connexions hydrauliques indispensables pour le fonctionnement
de marais.
- Les secteurs potentiels pourraient englober une agriculture et des activités
compatibles avec le fonctionnement des marais.
- Les secteurs potentiels ont été décrits pour maximiser
les connexions hydrauliques et permettre des flux hydrauliques indispensables
pour le succès de la restauration.
Ces schémas sont destinés à servir de base de discussion
aux responsables sur les options de restauration. Après que les priorités
aient été identifiées et les contraintes physiques précisées,
des schémas plus complets seront élaborés.
Cas des marais Hammar et centraux
Les trois secteurs de marais (marais centraux, Hammar et Hawizeh) sont
pris en compte. Toutefois, la configuration réelle de restauration de ces
marais pourrait être considérablement différente avec la connaissance
des contraintes réelles de salinité et la toxicité des sols,
de la disponibilité en eau et des priorités des responsables.
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A
gauche : Simulation de la restauration des marais Hammar (Irak). En vert, superficie
possible des marais recrées. En noir : digues.
Les surfaces qui seront réellement remises en eau dépendront des
contraintes de salinité et de toxicité des sols, de la disponibilité
en eau et des priorités des responsables. Les digues pourront être
déplacées pour optimiser les flux.
Source : ITAP / Iraq Foundation.
Simulation de la resturation des marais centraux |
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A droite
: Simulation de la restauration des marais centraux (Irak). En vert, superficie
possible des marais recrées. En noir : digues.
Les surfaces qui seront réellement remises en eau dépendront des
contraintes de salinité et de toxicité des sols, de la disponibilité
en eau et des priorités des responsables. Les digues pourront être
déplacées pour optimiser les flux.
Source : ITAP / Iraq Foundation.
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Scénarios globaux
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Scénario
d'une restauration massive des anciens marais d'Irak.
En vert : marais recrées.
Source : ITAP / Iraq Foundation. |
Suite à la réunion
du groupe de travail ("workshop"), des croquis complémentaires
ont été réalisés pour prévoir comment les marais
pourraient être reconstitués suivant les quantités d'eau disponibles.
Un des schémas décrit un scénario où les trois secteurs
de marais seraient presque entièrement recrées dans leur état
d'avant 1980. Cette restauration à grande échelle exigerait d'importants
apports en eau en provenance de l'Euphrate et du Tigre. Bien qu'il soit peu probable
que la quantité d'eau disponible d'avant 1980 le sera encore dans l'avenir,
cette description est utile en tant que référence pour le développement
de stratégies de restauration alternatives. Il existe un scénario
alternatif avec restauration substantielle de chaque marais.
Aucun marais ne serait entièrement reconstitué, mais toutes les
connexions hydrauliques existeraient. Cette configuration exigerait des quantités
d'eau substantielles, mais plus réaliste que la restauration totale.
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Scénario
d'une restauration limitée des anciens marais d'Irak.
En vert : marais recrées. En noir : digues.
Source : ITAP / Iraq Foundation. |
En étudiant les différents
scénarios de restauration possibles, l'ITAP penche vers un compromis entre
la reconstitution d'un petit secteur de marais permanent avec un flux d'eau régulier
et celle d'un secteur beaucoup plus large de marais saisonniers, peu profonds,
et saumâtres. Si l'apport en eau est saisonnier, les marécages pourraient
rester saumâtres et seule une végétation halophytique tolérante
au sel pourrait se développer. Cela diminuerait la diversité biologique
et les utilisations humaines possibles. Certaines plantes halophytiques succulentes
produisent certes des graines qui peuvent être utilisées pour fournir
de l'huile de cuisine, et alimenter du bétail, mais ce biotope serait très
différent des vastes roselières historiques.
Il serait utile d'étudier la végétation originale dans les
secteurs actuels saumâtres en aval dans la perspective de la réhabilitation
de secteurs saumâtres. Il existe en effet peu des données pour déterminer
quelles espèces pourraient croître dans un environnement saumâtre;
Typha angustifolia, Salicornia europaea et Suaeda maritima seront probablement
dominantes (Guest 1966).
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