Situation actuelle
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vert, situation avant 1980 des marais de Mésopotamie (Irak). |
L'ITAP a recommandé
que les efforts de restauration se mettent en place d'une façon progressive,
en s'appuyant sur les informations disponibles sur des projets analogues, une
fois que seraient obtenus l'accord des autorités irakiennes, les financements
et les appuis locaux,
Les marais de Mésopotamie peuvent être divisés en trois entités
distinctes, mais contiguës : les marais Hawizeh, les marais centraux et les
marais Hammar.
L'ITAP a d'abord étudié les possibilités de la restauration
d'un point de vue géographique. L'objectif était de déterminer
si certains secteurs répondraient mieux au retour de l'eau et/ou seraient
plus importants d'un point de vue écologique, économique ou socioculturel.
Pour chacun des scénarios proposés, des projets ont été
conceptualisés, afin de permettre une mise en oeuvre rapide après
consultation des responsables. Les projets ayant le plus de chances de produire
des résultats écologiques positifs rapides après restauration
ont été identifiés, afin d'encourager dans le futur la poursuite
des efforts sur d'autres zones.
La quantité d'eau disponible déterminera la superficie et la nature
des projets pouvant être mis en uvre. Si les flux sont faibles et
à distribuer sur de grandes surfaces (comme par exemple la superficie initiale
des marais), l'eau sera en grande partie perdue par évaporation et ne pourra
pas créer des marais permanents. La reconstitution de secteurs plus petits
imiterait les processus d'inondation naturelle et sera plus efficace.
Les marais centraux
Les marais Centraux
ont été asséchés depuis de nombreuses d'années.
Les objectifs de restauration de ce secteur région seraient de nettoyer
graduellement les sels accumulés dans le passé du fait de l'évaporation
et de permettre à certains secteurs de redevenir progressivement des écosystèmes
d'eau douce. La stratégie implique l'identification d'un secteur relativement
limité, comme un ancien lac ou un ancien marécage et de le partager
en trois compartiments en utilisant les barrages et les levées existants.
L'eau serait libérée dans la partie où les sols sont les
moins contaminés. Après que l'eau soit passée par le premier
compartiment, elle serait déviée vers la rivière qui diluerait
les polluants. Ce processus pourrait être mis en uvre pendant plusieurs
mois ou plusieurs années par site, selon la qualité et la quantité
d'eau disponible.
Les Marais Hammar
La solution dans ce secteur
est de créer un flux d'eau à travers les marais au nord de l'ancien
lac Hammar. Pour cette zone, l'ITAP recommande de ne pas alimenter directement
l'ancien lac car des photographies aériennes suggèrent qu'il est
maintenant recouvert d'une croûte de sel. Des levées et des barrages
seraient construits pour contenir l'eau au nord du lit asséché du
Hammar pour créer un flux dans les marécages qui reconnecterait
ce secteur au Golfe Persique par l'intermédiaire du Shatt-Al-Arab ou de
l'Euphrate, selon la disponibilité en eau. Une telle solution reconstituerait
un couloir de migration d'eau salée utilisable par les poissons d'estuaires
et les crevettes.
Les Marais Hawizeh
Les Marais Hawizeh abritent
toujours des vestiges significatifs du biotope originel des marais mésopotamiens.
Ils serviraient donc de zone de référence pour le reste des marais
à recréer, un refuge pour les espèces en voie de disparition
et une réserve de plantes et d'animaux pouvant coloniser les autres marais.
L'approche proposée pour cette région diffère de celles plus
expérimentales des Marais Centraux et Hammar, car les marais Hawizeh doivent
seulement être agrandis. Cette zone offre ainsi le potentiel le plus haut
pour le rétablissement de la faune et de la flore.