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Louis-Marie Préau et le livre "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage"

L'un des deux auteurs de cet ouvrage consacré à ces riches prairies inondables du Maine-et-Loire a répondu à nos questions.

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Louis-Marie Préau et le livre "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage"

Louis-Marie Préau (à gauche) et Francis Cauet.
Source : festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der

Les basses vallées angevines (Maine-et-Loire) sont composées de près de 6 000 hectares de prairies pâturées s’étendant à la confluence de trois rivières (la Mayenne, la Sarthe et le Loir), qui s’unissent ici pour former la Maine avant de se jeter dans la Loire. Ces cours d’eau débordent à la fin de l’hiver (février-mars) et transforment le site en une vaste zone humide où stationnent des dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs (Barge à queue noire, Oie cendrée, Canard siffleur...). Lorsque l’eau se retire à la fin du printemps, la riche végétation accueille des espèces nicheuses typiques dont la plus emblématique est le Râle des genêts, difficile à voir mais au chant caractéristique dissyllabique et râpeux "crex crex" émis principalement le soir. Mais ce territoire est également intéressant à visiter en automne et en hiver.
Francis Cauet et Louis-Marie Préau parcourent et photographient cet écosystème depuis des dizaines d’années, et ils ont décidé d’y consacrer un livre. Intitulé "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage", il est paru en juin 2017. Au fil de ses 176 pages, cet ouvrage richement illustré (150 clichés) permet au lecteur de découvrir la faune, la flore et les ambiances de cette grande zone humide. Précisons par ailleurs que les auteurs de ce livre seront les invités du 21ème festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der (Haute-Marne) du 16 au 19 novembre 2017.
Après une présentation de l’avifaune des basses vallées angevines et une sélection de bons sites d’observation, nous vous proposons une interview de Louis-Marie Préau (sous le "contrôle" de Gilles Mourgaud).

Abstract

The lower valleys of Anjou are composed of nearly 6,000 hectares of grazed grasslands laying near Angers (Maine-et-Loire), at the confluence of three rivers (the Mayenne, the Sarthe and the Loir) which merge to form the Maine before flowing into the Loire. These rivers overflow at the end of the winter (February-March) and transform the site into a vast wetland where tens of thousands of migratory birds (Black-tailed Godwit, Greylag Goose, dabling ducks…) stay to feed and rest. When the water recedes in the late spring, the tall grasses are home to typical breeding species, the most emblematic being the Corncrake, which is difficult to see, but whom the characteristic dissyllabic and creaking "crex crex" song can be heard in several sectors, mainly in the evening. But theses lower valleys are also interesting the rest of the year.
Francis Cauet and Louis-Marie Préau have been visiting and photographing this ecosystem for decades, and they have decided to devote a book to it. Entitled "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage", it was published in June 2017. With 176 pages, this richly illustrated book (150 pictures) offers the reader to discover the fauna and flora and the atmospheres of this area. After a presentation of the avifauna of the lower Anjou valleys and a selection of good birding sites, we propose you an interview with Louis-Marie Préau, helped by Gilles Mourgaud.
Francis Cauet and Louis-Marie Préau will be present at the 21th international festival of nature photography of Montier-en-Der (Eastern France) from the 16th to the 19th of November 2017.

Les oiseaux des basses vallées angevines

Situation des basses vallées angevines (Maine-et-Loire)

Situation des basses vallées angevines (Maine-et-Loire).
Carte : Ornithomedia.com

Les basses vallées angevines s'étendent principalement au nord de la ville d'Angers (Maine-et-Loire). Il s'agit d'un vaste ensemble de prairies pâturées inondées de février à avril.
Au printemps (mars-avril), on y observe des rassemblements de canards de surface, principalement des Canards pilets (Anas acuta), d'Oies cendrées (Anser anser)  et de limicoles, principalement des Barges à queue noire (Limosa limosa) originaires principalement d'Islande (sous-espèce L. l. islandica) et des Pays-Bas (site très important pour cette espèce, avec régulièrement plusieurs milliers d'individus entre la fin-février et la fin-mars), mais aussi des Vanneaux huppés (Vanellus vanellus), des Pluviers dorés (Pluvialis apricaria), des Grands Gravelots (Charadrius hiaticula), des Bécasseaux variables (Calidris alpina), des Combattants variés (Philomachus pugnax), des Courlis cendrés (Numenius arquata), des Bécassines des marais (Gallinago gallinago) et des chevaliers de différentes espèces. Les prairies inondées servent également de lieux de halte pour les Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), les Goélands bruns (Larus fuscus), les Goélands cendrés (L. canus), les  Guifettes noires (Chlidonias niger), les Guifettes moustacs (C. hybridus), les hirondelles, les pipits et les Bergeronnettes printanières (Motacilla flava).
Le Faucon pèlerin (Falco pereginus) profite parfois de ces concentrations, et le Balbuzard pêcheur (Pandion haliatus) est régulier lors de sa migration prénuptiale.

Quelques bons sites d'observation dans les basses vallées angevines

Quelques bons sites d'observation dans les basses vallées angevines (Maine-et-Loire) : (1) les prairies de la Baumette à Sainte-Gemmes-sur-Loire, (2) les prairies de l'île Saint-Aubin, (3) le marais de Montreuil-Juigné, (4) le pré de l'Abbesse au sud de Cantenay-Epinard, (5) l'observatoire d'Ecouflant, (6) la prairie d'Arche à Ecouflant, (7) le bec du Loir à Briollay, (8) le communal de Soulaire, (9) le gué de Linorge-les Marottières à Soulaire-et-Bourg.
Carte : Ornithomedia.com d'après la LPO Anjou

D'avril-mai à juillet, plusieurs oiseaux nicheurs typiques sont présents, comme la Sarcelle d'été (Anas querquedula), la Caille des blés (Coturnix coturnix), le Vanneau huppé, le Tarier des prés (Saxicola rubetra), le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), la Bergeronnette printanière, la Locustelle tachetée (Locustella naevia), les Bruants des roseaux (Emberiza schoeniclus) et proyer (Milaria calandra), mais surtout le Râle des genêts (Crex crex), pour qui les basses vallées angevines constituent un site de reproduction essentiel pour l'espèce en France : entre 230 et 246 chanteurs ont été recensés en 2009, mais cette population a chuté en 2012 et en 2013 (85 chanteurs recensés) à cause d'inondations tardives. En 2014, ce chiffre est remonté à 93 mâles, mais il a de nouveau baissé en 2017 (80 chanteurs comptés). Si vous voulez participer à un comptage printanier des Râles des genêts dans les basses vallées angevines, vous pouvez contacter la LPO Anjou.
Les basses vallées angevines méritent également une visite en automne et en hiver.

Quelques bons sites d'observation

Voici ci-dessous quelques bons sites pour observer les oiseaux (et notamment le Râle des genêts d'avril à juin) dans les basses vallées angevines (source : LPO Anjou). Dans tous les cas, il est important de respecter les propriétés privées et la tranquillité des oiseaux :

  • (1) les prairies de la Baumette à Sainte-Gemmes-sur-Loire
  • (2) les prairies de l'île Saint-Aubin. Il est notamment possible d'observer depuis le chemin bas d'Épinard qui longe la Mayenne au sud de l'île et depuis l'observatoire d'Ecouflant, en bordure de la Sarthe
  • (3) le marais de Montreuil-Juigné, le long de la Mayenne. Deux observatoires ont été installés, dont un près du château de Juigné
  • (4) le pré de l'Abbesse au sud de Cantenay-Epinard : un observatoire et une plateforme ont été installés au sud du village, le long de la Mayenne. Toujours sur la commune de Cantenay-Épinard, les prairies du Vieux-Cantenay et de Vaux sont intéressantes
  • (5) l'observatoire d'Ecouflant
  • (6) la prairie d'Arche à Ecouflant
  • (7) le bec du Loir à Briollay
  • (8) le communal de Soulaire entre Soulaire-et-Bourg et Briollay, de part et d'autre de la D 109
  • (9) le gué de Linorge-les Marottières à Soulaire-et-Bourg
  • entre Cheffes et Tiercé (au nord de notre carte), les prairies des Bas Tronchais (au sud de la D 74) et le barrage de Cheffes méritent une visite
  • enfin, au sud d'Angers (au sud de notre carte), le lac de Maine est un site ornithologique à ne pas rater (lire Le lac de Maine, un fragile équilibre entre oiseaux et loisirs).

L'interview de Louis-Marie Préau

1. Pourquoi avoir publié un ouvrage photographique sur les basses vallées angevines ?

La couverture du livre  "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage"

La couverture du livre "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage" de Louis-Marie Préau  et Francis Cauet

Louis-Marie Préau : Francis Cauet et moi-même sommes de grands amoureux de ce territoire à la nature incroyablement riche et pourtant injustement méconnu. Cela nous nous a incités à réaliser cet ouvrage (prix : 35 euros sur www.basses-vallees-angevines.fr). C’est aussi le premier "beau" livre consacré à ce site.

2. Quelles sont les spécificités de ces prairies inondables ?

Louis-Marie Préau : ce territoire est presque inconnu du grand public, même averti. Il est pourtant d’un grand intérêt naturel. Avec plus de 6000 hectares, c’est l’une des plus grandes zones humides françaises composées de prairies naturelles inondables. C’est aussi un site majeur pour la migration prénuptiale des oiseaux comme la Barge à queue noire et plusieurs espèces de canards et de grands échassiers. La moitié de la population française du Râle des genêts s’y reproduit actuellement. La botanique n’est pas en reste avec des groupements végétaux caractéristiques comprenant la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), l’Inule britannique (Inula britannica) ou encore la Gratiole officinale (Gratiola officinalis). Il suffit d’énumérer les différents classements de ce territoire pour réaliser son importance : Zone de Protection Spéciale (ZPS), Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) et site Natura 2000 et Ramsar. Parcourir notre livre vous permettra de mieux comprendre la richesse de ce milieu.

3. Quelles ont été les difficultés techniques rencontrées pour réaliser ces photographies ?

Louis-Marie Préau : pour photographier la faune de cette zone humide, nous avons beaucoup utilisé des affûts flottants qui permettent d'accéder au cœur de la vallée inondée et de se rapprocher significativement des oiseaux. En dehors de la période des inondations, des affûts à même le sol ont été privilégiés.

4. Parmi les photographies présentées dans le livre, pouvez-vous nous indiquer une ou deux dont vous êtes particulièrement "fier" ?

Louis-Marie Préau : la photographie de couverture, qui montre un Balbuzard pêcheur, est un bon exemple de ce que j'aime obtenir comme image : une lumière douce avec une ambiance de brume et un comportement remarquable (j’ai quand même attendu trois semaines pour pouvoir faire ce cliché). La photo en double page du Héron cendré (Ardea cinerea), au style minimaliste et sous une pluie torrentielle, fait aussi partie de mes images préférées. Il y en a beaucoup dans ce livre…

5. Quel équipement photographique avez-vous utilisé pour réaliser les illustrations de ce livre ? Pourquoi avez-vous choisi ces équipements ?

Martins-pêcheurs d'Europe (Alcedo atthis)

Martins-pêcheurs d'Europe (Alcedo atthis), l'une des photographies du livre "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage".
Photographie : Louis-Marie Préau

Louis-Marie Préau : nous sommes équipés avec la marque Canon. Pour photographier la faune, nous utilisons principalement le téléobjectif 500 mm pour être suffisamment loin des animaux qui sont plutôt méfiants dans la région (NDLR : et cela limite les dérangements). Pour les fleurs et les paysages, nous nous servons des téléobjectifs 70-200 mm, 16-35 mm et 100 mm macro.

6. Le financement a-t-il été difficile à trouver ?

Louis-Marie Préau : nous avons lancé une souscription par l'intermédiaire du site internet www.basses-vallees-angevines.fr qui a plutôt bien fonctionné puisque nous avons financé les deux tiers des coûts de réalisation.

7. Pourriez-vous nous indiquer de bons secteurs pour observer les oiseaux nicheurs typiques des prairies inondables des basses vallées angevines ?

Louis-Marie Préau : il est facile d’observer les oiseaux à partir des routes et des chemins qui parcourent les prairies, mais il faut faire attention à bien respecter les clôtures et à ne pas fouler les prairies de fauche. Le site web de la LPO Anjou présente par ailleurs de bons sites d'observation.

8. La Marouette ponctuée (Porzana porzana) niche-t-elle toujours dans les basses vallées angevines ? Pouvez-vous nous donner des conseils pour l'observer et/où l'entendre ?

Louis-Marie Préau : bien qu'il y ait peu de preuves de reproduction de la Marouette ponctuée dans les basses vallées angevines, il est probable qu'elle y niche chaque année. Toutefois, cela dépend du niveau d’eau au printemps. Son chant retentit tous les ans mais pour la voir, c'est très difficile. Depuis plus de 20 ans que je parcours le secteur, je ne l'ai ainsi vue qu'une fois en 2014, alors que j'attendais le Râle des genêts : la photo issue de cette rencontre est d'ailleurs dans le livre. Mais qui dit Marouette ponctuée dit présence importante de l'eau, une condition plutôt défavorable au Râle des genêts.

9. Pouvez-vous nous donner des conseils pratiques pour observer/entendre le Râle des genêts ?

Râle des genêts (Crex crex)

Râle des genêts (Crex crex), l'une des photographies du livre "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage".
Photographie : Francis Cauet

Louis-Marie Préau : on peut l’entendre de la mi-avril à la fin juin et plutôt en fin de journée (et toute la nuit bien sûr). Pour le voir, c'est un peu plus difficile : le mieux est de se placer sur un chemin traversant une prairie ou plusieurs râles chantent car ils circulent beaucoup et traversent souvent ce type de chemins. Avec un peu de patience, vous pourrez ainsi observer cette espèce dans de bonnes conditions.

10. Pourriez-vous nous conseiller un ou deux très bons secteurs pour observer les limicoles et les canards lors de leur migration prénuptiale ?

Louis-Marie Préau : je conseillerais les prairies de Cantenay-Epinard et l’observatoire d’Ecouflant (voir notre carte en début d'article).

12. Quel est le statut du Hibou des marais (Asio flammeus) dans les basses vallées angevines ? Où peut-on l'observer ?

Louis-Marie Préau : c’est un nicheur rare, qui est par contre bien présent l’hiver en bordure des vallées inondables. Les sites changent souvent en fonction de la présence des campagnols.

13. A-t-on une petite chance d'observer le Phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola) lors de son passage post-nuptial ? Auriez-vous des points d'observation à nous conseiller ?

Louis-Marie Préau : des individus sont capturés presque chaque année dans les filets des bagueurs, mais pour voir ce passereau, c'est très difficile voire impossible, comme partout en France d’ailleurs.

14. Comment évoluent les effectifs des principales espèces d'oiseaux nicheurs et migrateurs ?

Barges à queue noire (Limosa limosa)

Barges à queue noire (Limosa limosa) (détail d'une photographie du livre "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage").
Photographie : Louis-Marie Préau

Louis-Marie Préau : le Râle des genêts, qui est l'emblème des basses vallées angevines puisque près de la moitié de la population française niche en Anjou, est malheureusement en nette régression sur ce site comme dans le reste de l’Hexagone. En 2016, l'inondation tardive a été catastrophique pour la reproduction (lire Les effets possibles d'un printemps pluvieux sur la reproduction des oiseaux). En 2017, 80 chanteurs ont été comptés, ce qui est très faible comparé aux 300 chanteurs des années 1990. Les effectifs des oiseaux migrateurs sont assez fluctuants en fonction du niveau d’eau et des années.
Quand les prairies sont bien inondées, les anatidés sont nombreux : jusqu’à 5 000 Canards pilets, 3 000 Canards souchets, 1 500 Canards siffleurs et des milliers d’Oies cendrées. Le nombre de Barges à queue noire est par contre en diminution en raison des mauvaises conditions de nidification aux Pays-Bas et d’une modification des stratégies migratoires de l'espèce entre le nord de l’Europe et le Sénégal, avec notamment des haltes plus prolongées dans le sud du Portugal. Alors que jusqu’à 30 000 barges étaient comptées dans les années 1980, nous sommes plutôt redescendus autour des 5 000 ces dernières années.

15. Comment sont les relations entre chasseurs et naturalistes dans les basses vallées angevines ?

Louis-Marie Préau : les relations sont plutôt bonnes, il n'y a pas de conflits et la pression de la chasse n'est pas démesurée comme c’est le cas dans certaines régions côtières de France.

16. Quelles sont les menaces qui pèsent sur les basses vallées angevines ?

Louis-Marie Préau : la déprise agricole demeure un problème permanent lié à la situation précaire de l’élevage, en partie due au retard de versement des aides agricoles. Les peupleraies, dont l'expansion est maintenant plutôt bien encadrée, restent toutefois l’une des plus grandes menaces de destruction de ce milieu (lire Les impacts de la populiculture sur les oiseaux des vallées alluviales) : la polyculture est en effet impossible du fait des inondations bien trop fréquentes et longues.

17. Les subventions versées pour réhabiliter une mare, entretenir des haies de têtards ou restaurer une prairie de fauche sont-elles efficaces ? Avez-vous quelques exemples de réussites ?

Louis-Marie Préau : les aides publiques concernent majoritairement l’entretien des prairies naturelles avec un calendrier de fauche tardive plus favorable à l’avifaune nicheuse et notamment au Râle des genêts. Les subventions pour soutenir d’autres types d’actions sont plutôt marginales. La LPO Anjou contrôle et effectue un suivi scrupuleux des fauches en liaison avec les agriculteurs pour assurer la protection de l’avifaune des basses vallées angevines. Cette association renforce par ailleurs ses actions en se rendant maître du foncier : elle possède à ce jour plus de 430 hectares.

Fritillaires pintades (Fritillaria meleagris)

Fritillaires pintades (Fritillaria meleagris) (détail d'une photographie du livre "Basses Vallées Angevines, nature discrète et sauvage").
Photographie : Louis-Marie Préau

18. Pouvez-vous nous indiquer de bons secteurs pour découvrir la Fritillaire pintade, la fleur symbole des basses vallées angevines ? 

Louis-Marie Préau : il est très facile de voir cette fleur, appelée localement "Gogane", il faut simplement venir au bon moment, c’est à dire au mois d'avril. Les communes de Soulaire-et-Bourg, d’Ecouflant, de Briollay et de Tiercé sont favorables. Certaines prairies en sont recouvertes, d'autre pas mais vous ne pourrez pas les rater. Encore une fois, il faut respecter les clôtures et ne pas pénétrer dans les prairies de fauche. 

19. Est-il possible de recréer une prairie de fauche ?

Louis-Marie Préau : oui, certaines peupleraies sont remises en prairie de fauche sans trop de problèmes, mais cela reste marginal car les parcelles exploitées sont replantées. 

20. Pouvez-vous nous conseiller quelques hébergements pour découvrir les basses vallées angevines ?

Louis-Marie Préau : il est facile de trouver des formes d’hébergement sur Angers qui est la grande ville la plus proche. Vous pouvez consulter les sites web Enpaysdelaloire.com et Angersloiretourisme.com.

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