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Irruption de Becs-croisés bifasciés sur les îles écossaises en juillet 2019

Depuis le début du mois de juillet, près de 140 oiseaux seraient arrivés sur les archipels des Shetland et des Orcades.

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Irruption de Becs-croisés bifasciés sur les îles écossaises en juillet 2019

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) mâle, Noup Head, île de Westray, archipel des Orcades (Grande-Bretagne), le 13/07/2019.
Photographie : Raymond Besant

Certaines années, on assiste en Europe de l'Ouest à des arrivées soudaines d'oiseaux venus du nord ou de l'est du continent : on parle alors d'irruptions, voire d'invasions quand le phénomène prend suffisamment d'ampleur. Le Jaseur boréal (Bombycilla garrulus) est peut-être le passereau dont les invasions attirent le plus l'attention des observateurs en raison de sa beauté et de son comportement peu craintif, mais ces mouvements concernent de nombreuses espèces, et ils seraient essentiellement déclenchés par une quantité de nourriture disponible insuffisante par rapport au nombre d'individus.
Ce phénomène passe relativement inaperçu quand il implique des oiseaux nichant aussi dans nos contrées, comme le Geai des chênes (Garrulus glandarius) ou la Mésange noire (Periparus ater), ou des hivernants réguliers comme le Pinson du Nord (Fringilla montifringilla), mais il devient très visible quand il s'agit d'espèces rares en dehors de la taïga et qu'il est concentré dans un secteur donné : depuis le début du mois de juillet 2019, des dizaines de Becs-croisés bifasciés (Loxia leucoptera) sont ainsi observés sur les îles Shetland, et dans une moindre mesure dans l'archipel voisin des Orcades, dans le nord de l'Écosse (Grande-Bretagne). Cette irruption est plus précoce et nettement plus importante que celle de 2013, qui avait pourtant été qualifiée d'exceptionnelle.
Dans cet article, nous décrivons cette arrivée remarquable de ce début d'été 2019 en Écosse, et nous apportons des éléments concernant l'origine probable de ces becs-croisés et sur les mouvements de ces oiseaux dans la taïga. Nous remercions Raymond Besant (Sa page Twitter), Nina Dehnhard (son blog : Dr. Nina Dehnhard) et Kristofer Wilson (Sa page Twitter) pour leurs photos.

Abstract

Some years, sudden arrivals of birds coming from the north or the east of the continent are reported in Western Europe : they are called irruptions or invasions when the phenomenon is massive. The Boreal Waxwing Bombycilla garrulus is maybe the most famous of the irruptive passerines because of its beauty and its tame behavior, but these movements involve many species, and they would be essentially triggered by a insufficient amount of available food compared to the number of individuals. This phenomenon is relatively unnoticed by most birders when it involves birds that also breed in Western Europe, such as the Eurasian Jay Garrulus glandarius or the Coal Tit Periparus ater, or regular wintering birds such as the Brambling Fringilla montifringilla, but it becomes very visible when dozens of birds of a rare boreal species arrive in a given area: since the beginning of July 2019, dozens of Two-barred Crossbills Loxia leucoptera have been recorded on the Shetland Islands and to a lesser extent in the neighboring Orkney Archipelago in northern Scotland (Great Britain).
This irruption is earlier and much more important than the one of 2013, which was however qualified as exceptional. In this article, we describe this remarkable phenomenon and we give some elements concerning the probable origin of these birds and the movements of crossbills in the taiga.
We thank Raymond Besant (Twitter page), Nina Dehnhard (her blog: Dr. Nina Dehnhard) and Kristofer Wilson (Twitter page) for their photos.

Les irruptions/invasions d'oiseaux boréaux

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) mâle

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) mâle, Stromfirth, île de Mainland, archipel des Shetland (Grande-Bretagne) le 14/07/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Kristofer Wilson

Les irruptions d'oiseaux nordiques dans l'ouest de l'Europe concernent généralement des espèces dont le régime alimentaire est composé de baies ou de graines de conifères selon des proportions variables mais significatives. Ces mouvements sont irréguliers et seraient liés à une fructification importante de certains arbres (des conifères essentiellement) et arbustes au cours de l'année précédente, améliorant le taux de survie hivernal et entraînant un accroissement de la population nicheuse, suivie par une diminution de la quantité de nourriture disponible, les oiseaux devenus trop nombreux étant obligés de partir pour se nourrir (lire Comment expliquer les invasions de Jaseurs boréaux (et d'autres espèces nordiques) ?). Les conditions météorologiques joueraient un rôle mineur dans ce phénomène.
En Europe et en Amérique du Nord, plusieurs passereaux sont concernés, dont la Sittelle à poitrine rousse (Sitta canadensis), le Roitelet huppé (Regulus regulus) (lire Important afflux de Roitelets huppés en Europe de l'Ouest durant l'automne 2015), les Mésanges à tête noire (Poecile atricapilla), noire (Periparus ater), bleue (Cyanistes caeruleus) et charbonnière (Parus major), les Gros-becs errant (Hesperiphona vespertina) et casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) (lire L'automne 2017 et l'afflux des Gros-becs cassenoyaux en Europe de l'Ouest), le Pic épeiche (Dendrocopos major), le Durbec des sapins (Pinicola enucleator), les Becs-croisés des sapins (Loxia curvirostra), perroquet (L. pytyopsittacus) (lire Afflux de Becs-croisés perroquets dans le nord de l'Europe en octobre 2017) et bifascié (L. leucoptera), le Jaseur boréal (Bombycilla garrulus), les Tarins des pins (Carduelis pinus) et des aulnes (C. spinus), le Sizerin flammé (Acanthis flammea), le Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula) (lire L'invasion des bouvreuils trompettants ou "trompetteurs"), le Roselin pourpré (Carpodacus purpureus), le Pinson du Nord (Fringilla montifringilla), le Geai des chênes (Garrulus glandarius) ou le Cassenoix moucheté (Nucifraga caryocatactes).
Ces mouvements peuvent aussi impliquer des rapaces nordiques (lire Plus de 10 000 Chouettes épervières dans le sud de la Norvège lors de l'invasion de l'automne 2016 !) ou des passereaux orientaux comme l'Étourneau roselin (Pastor roseus) (lire Afflux d'Étourneaux roselins dans le sud-est de l'Europe en mai 2018).

Le Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera)

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) femelle

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) femelle, Stromfirth, île de Mainland, archipel des Shetland (Grande-Bretagne) le 14/07/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Kristofer Wilson

Description : le Bec-croisé bifascié ressemble au Bec-croisé des sapins, mais son bec est plus fin et sa mandibule inférieure est plus longue que la supérieure afin d'ouvrir plus facilement les cônes de mélèzes. Sur sa page Twitter, Kristofer Wikson a fait une observation intéressante : parmi les oiseaux vus sur les îles Shetland en juillet 2019, environ la moitié des oiseaux avaient la mandibule inférieure orientée vers la droite, et l'autre moitié orientée vers la gauche, ce qui pourrait avoir un impact sur leur rapidité pour décortiquer les cônes de pins. 
Le Bec-croisé bifascié présente deux larges barres qui contrastent nettement sur ses ailes sombres. Attention toutefois, certains Becs-croisés des sapins peuvent présenter des marques blanches sur les couvertures, formant des barres alaires ressemblant à celles du Bec-croisé bifascié...
Le mâle est rouge-rosé dessus et dessous, la femelle est jaune-verdâtre avec le croupion jaune, et le juvénile est gris-beige densément strié de sombre.

Habitat : le Bec-croisé bifascié niche dans les peuplements clairs de Mélèzes d'Europe (Larix decidua), d'Épicéas communs (Picea abies) et de Pins de Sibérie (Pinus sibirica) dans la taïga, mais aussi dans les forêts de Pins cembros (Pinus cembra) dans les monts Oural. Il niche d'avril à juin en Sibérie.

Aire de répartition : son aire de répartition est holarctique, allant de l'Alaska à la Sibérie et au Japon en passant par le nord de la Scandinavie. En Finlande, en Suède et en Norvège, c'est un nicheur rare aux effectifs irréguliers, pouvant augmenter fortement certaines années : en Finlande, elle varierait de 1 000 à 20 000 couples, principalement concentrés dans l'est. En Suède, elle serait comprise entre 500 et 5 000 couples, et en Norvège, elle varierait de 0 à 500 couples (dix avaient été recensés en 1999 dans le Nord-Trøndelag, probablement installés suite à l'invasion de 1996). La Russie accueille la très grande partie de la population européenne.

Statut en Europe centrale et de l'Ouest : le Bec-croisé bifascié est rare et accidentel en Europe de l'Ouest et centrale, mais le nombre d'oiseaux peut augmenter lors d'irruptions, accompagnant alors souvent des groupes de Becs-croisés des sapins : cela a été le cas en 2013 dans le sud de la Scandinavie, en Allemagne et aux Pays-Bas (lire Importants mouvements de Becs-croisés bifasciés dans le nord de l'Europe depuis juin 2013). Dans ce dernier pays, au moins quatre Becs-croisés bifasciés ont été observés : un adulte le 21 juillet à Roodeschool (province de Groningue), deux jeunes sur l'île de Texel (Hollande-Septentrionale) le 22 juillet et une femelle adulte sur l'île de Terschelling (Frise) le 29 septembre. 
En France, l'espèce est très rare, avec six données seulement entre 1956 et 2013 (voir une synthèse d'observations récentes en France).
Des nidifications ponctuelles ont déjà été signalées après ces invasions, par exemple une probable dans les monts Tatras en Pologne en 1990 et une réussie (deux jeunes volants) dans le cimetière St. Matthias dans le district de Tempelhof près de Berlin (Allemagne) au printemps 1991.

L'irruption de juillet 2019 sur les îles Shetland et Orcades (Grande-Bretagne)

Aire de nidification du Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) et sites d'observation

Aire de nidification du Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) en Eurasie (en violet) et quelques sites d'observation en juillet 2019 : (1) Sklinna (Norvège), (2) Grødem (Norvège), (3) Fair Isle (Grande-Bretagne), (4) îles Shetland (Grande-Bretagne) et (5) îles Orcades (Grande-Bretagne).
Carte : Ornithomedia.com 

Des "invasions" de becs-croisé bifasciés sont observées certaines années sur les îles du nord de l'Écosse, mais l'ampleur de celle qui a débuté au début du mois de juillet 2019 est assez inédite. Josh Jones (Birdguides.com) estime ainsi qu'entre les premiers oiseaux et le 17 juillet, 138 individus (surtout des mâles, mais aussi des femelles et même quelques immatures) auraient été notés, même si ce chiffre comprend certainement des doublons : par exemple, les six becs-croisés observés à Kergord, sur l'île de Mainland (Shetland) le 16 juillet sont certainement les mêmes que ceux vus à Stromfirth la veille. Les effectifs les plus importants comptés jusqu'à présent dans les îles Shetland ont été un groupe de 20 oiseaux à Voe (Mainland) le 12 juillet (voir une vidéo), un de 18 sur Stromfirth (Mainland) les 14 et 15 juillet, et un de 16 sur Fair Isle (lire Fair Isle, l'île mythique des ornithos) le 11 juillet. Sur cette dernière île, les effectifs records précédents étaient de 15 en 2008 et de neuf en 2013 (source : Fair Isle Bird Obs‏ervatory).
Une troupe de huit oiseaux a atteint Noup Head, sur l'île de Westray, dans les Orcades (lire Observer les oiseaux dans les îles Orcades), et une femelle a stationné sur North Ronaldsay pendant quelques jours, mais il est étonnant de constater que ces îles ont été peu visitées jusqu'à présent, alors qu'elles ne sont situées qu'à 48 km au sud de Fair Isle : cela pourrait en partie s'expliquer par le manque d'observateurs sur place.
Des arrivées significatives de Becs-croisés bifasciés avaient été signalées en Grande-Bretagne en 2002, en 2008 et en 2013, mais l'irruption de juillet 2019 est plus précoce et plus importante, même si celle de 2013 avait été considérée comme exceptionnelle à l'époque. En 2002, les premiers oiseaux repérés sur les îles Shetland étaient arrivés le 13 juillet, et ils avaient été suivis d'une seconde vague en août (lire Les îles Shetland, une destination ornithologique passionnante en automne). En 2008, "l'avant-garde" était composée d'un seul individu sur Fair Isle le 28 juillet. En 2013, le premier oiseau avait été trouvé dans le Norfolk le 20 juillet, un autre était arrivé sur Fair Isle le 28, puis un afflux plus important avait été noté au début du mois d'août. 

Une probable origine norvégienne

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) mâle

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) mâle, île de Sklinna (Norvège) le 09/07/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Nina Dehnhard

Ces oiseaux semblent provenir de l'ouest et du sud-ouest de la Norvège, où de nombreuses données ont été publiées depuis le début du mois de juillet 2019 : Nina Dehnhard‏ a par exemple signalé l'observation d'un groupe de huit individus sur l'île de Sklinna le 9 juillet, et une troupe de 20 oiseaux a été observée le 17 juillet à Grødem, près de Stavanger. Étant donné la petite taille de la population nicheuse norvégienne (voir plus haut), ces individus proviennent sûrement de plus à l'Est.
L'irruption écossaise ne s'inscrirait pas dans un vaste mouvement à travers toute la Scandinavie : en effet, peu d'oiseaux ont été comptés jusqu'à présent dans le sud de la Suède et au Danemark, et aucun en Allemagne ou aux Pays-Bas. Aucune observation n'a encore été faite le long des côtes orientales de la Grande-Bretagne, mais cela pourrait être le cas durant les prochains jours, si toutefois les conditions météorologiques deviennent favorables.
Selon Josh John, les oiseaux vus en Écosse n'appartiendraient pas à la sous-espèce nominale leucoptera d'Amérique du Nord, dont les mâles ont un plumage plus rose et un bec plus fin.

Les mouvements de becs-croisés dans la taïga  

Les mouvements des Becs-croisés des sapins, perroquet et bifascié nichant dans les forêts boréales sont assez mal connus, mais ils semblent liés à l'importance de la fructification des conifères, leurs graines constituant leur nourriture principale, en particulier durant la période d'élevage des jeunes. Ce sont des passereaux très mobiles après leur nidification, et les invasions sont d'ailleurs généralement observées en juillet, après l'envol des jeunes, à une période de l'année où la quantité de graines disponibles est au plus bas, les pignons commençant seulement à mûrir en août. Ce sont surtout les jeunes et les femelles qui voyagent le plus loin, les mâles ayant tendance à rester le plus près possible des territoires de nidification.

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) juvénile

Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) juvénile, Stromfirth, île de Mainland, archipel des Shetland (Grande-Bretagne) le 14/07/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Kristofer Wilson

Les pignons d'Épicéas communs mûrissent durant l'automne. La quantité de graines disponibles une année donnée dépend des températures au début de l'été (en juin et au début du mois de juillet) de l'année précédente : si elles sont élevées, elles stimulent la transformation des bourgeons en bougeons floraux, qui se transformeront en cônes le printemps suivant. D'autre part, après la fructification, les arbres sont "fatigués" et ils ont besoin d'un repos de quelques années pour réagir à nouveau au stimulus de la température estivale. Lors de l'irruption de Becs-croisés des sapins de 1953, le centre de la Russie et l'ouest de la Sibérie avaient connu des températures élevées en juin et un début du mois de juillet 1951. La fructification avait été importante en 1954, et elle a logiquement été suivie par une faible récolte en 1955.
Dès la fin de l'élevage des jeunes, une partie significative de la population commence certainement à se disperser, et les déplacements sont plus au moins importants en fonction de la nourriture disponible dans les régions visitées: si elle est suffisante, les becs-croisés restent près des zones de nidification, sinon ils poursuivent leur chemin. On ne sait pas exactement comment ils choisissent les zones à explorer, mais il est possible qu'ils se basent sur des stimuli visuels, par exemple des différences de teinte de la forêt causées par la maturation des cônes.
Ces mouvements sont parfois orientés vers l'ouest, et des oiseaux arrivent alors en nombre en Finlande, en Suède et en Norvège, voire plus à l'ouest (Danemark, Allemagne, Grande-Bretagne...) mais des déplacements vers la Russie d'Europe et le Bélarus, voire vers le sud de la Russie et de la Sibérie, se produisent aussi certainement : ils restent toutefois inaperçus des observateurs occidentaux.

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Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera)

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