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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Si vous voulez nous
proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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France
- Janvier 2006
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Elanion
blanc (Elanus caeruleus), Domaine de Moisson (78), janvier 2006
Photo : Philippe Dubois |
L'Elanion blanc a niché
en Gironde en 2005.
Pascal Grisser nous rapporte que l'Elanion blanc (Elanus caeruleus) a niché
en 2005 en Gironde, avec un jeune à l'envol en août. Etant donné
la date, il n'est pas impossible qu'une première reproduction du même
couple ait échappé aux observateurs. Par contre, le site restera
secret.
C'est le premier cas de reproduction connu dans ce département (source
: O. Legall, L. Couzi, P. Grisser).
LÉlanion blanc niche régulièrement en France depuis
1990 dans le sud de lAquitaine et un couple sest reproduit en 1998
dans les Grands Causses de Lozère. Par ailleurs lespèce est
signalée chaque année un peu partout en France, particulièrement
depuis les années quatre-vingt avec une majorité de mentions dans
le tiers sud du pays et le long des côtes atlantiques (à lexception
de la Bretagne). À la suite de sa
progression dans la péninsule Ibérique, la présence dun
couple cantonné a été signalée en 1983 en Aquitaine
(PAPACOSTIA & PETIT 1984) et la première reproduction prouvée
en 1990 (GUYOT 1990). De 4 couples en 2000, la population aquitaine est passée
à 7 couples en 2002 (DUCHATEAU et al. 2003) et a produit 72 jeunes à
lenvol sur la période 1990-2002. Et la tendance à l'augmentation
se pousuit depuis. Un couple a niché également en 2005 dans le Rhône
(lire Nidification
de l'Elanion blanc dans le Rhône en 2005).
Source : Pascal Grisser (in litt.) et DUBOIS et al. (2000)
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Hongrie
- Janvier 2006
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Jaseur
boréal (Bombycilla garrulus)
Photo : Jacques-André Leclercq |
Invasion de jaseurs en Hongrie
et en Autriche.
Serge Geneva (sergegeneva@gmail.com),
ornithologue suisse, vient de nous transmettre l'information suivante fort intéressante
: une invasion de Jaseurs boreaux (Bombycilla garrulus) a lieu actuellement en
Hongrie, ainsi que partiellement en Autriche. Elle a débuté dès
la fin novembre 2005, avec par exemple 8 oiseaux le 26 novembre 2005 à
Szászberek (Hongrie) (source : Jász-Nagykun-Szolnok Ballmann Móni).
Serge nous a ainsi communiqué une liste de données, dont nous vous
retranscrivons juste quelques extraits pour vous donner une idée de l'ampleur
du phénomène (des dizaines d'oiseaux sont vus en fait tous les jours
en Hongrie) :
- 16 janvier 2006 - 200 oiseaux - Sopron, Gyor-Moson-Sopron (Hongrie) - Source
: Dr. Hadarics Tibor.
- 16 janvier 2006 - 100 oiseaux - Budapest (Hongrie) - Source : Szalai Kornél.
- 15 janvier 2006 - 400 oiseaux - Sopron, Gyor-Moson-Sopron (Hongrie) - Source
: Dzsudzsák Gábor, Balla Máté, Csontos et al.
- 12 janvier 2006 - 3 200 oiseaux - Hörndlwald (banlieue de Vienne, Autriche)
- Source : I.Kohl.
- 8 janvier 2006 - 300 oiseaux - Gyöngyöshalász (Hongrie) - Source : Heves Szalai
Ferenc.
- 6 janvier 2006 - 350 oiseaux - Eger, Heves (Hongrie) - Source : Visnyei Lajos,
Visnyei Koppány.
- 6 janvier 2006 - 350 oiseaux - Gödöllo, Pest (Hongrie) - Source : Rottenhoffer
István.
- 4 janvier 2006 - 400 oiseaux - Debrecen, Hajdú-Bihar (Hongrie) - Source : Gyüre
Péter.
- 3 janvier 2006 - 1 000 oiseaux - Debrecen, Hajdú-Bihar (Hongrie) - Source :
Emri Tamás.
- 2 janvier 2006 - 1 000 oiseaux - Budapest (Hongrie) - Source : Bene Vince.
- 31 décembre 2005 - 150 oiseaux - Gyor, Gyor-Moson-Sopron (Hongrie) -
Source : Hernádi László.
- 30 décembre 2005 - 220 oiseaux - Debrecen, Hajdú-Bihar (Hongrie) - Source
: Ifj. Oláh János, Ecsedi Zoltán.
- 27 décembre 2005 - 160 oiseaux - Tát, Komárom-Esztergom (Hongrie) - Source
: Tóth Tímea, Kóta András.
Ces effectifs importants rappellent l'invasion qui a touché l'Europe du
nord-ouest (dont la France) lors de l'hiver 2004-2005 (lire par exemple Les
jaseurs de Saint-Jean-de-la-Ruelle et de la Sorques). Cet hiver
2005-2006 par contre, les effectifs notés en France (essentiellement en
Alsace) sont encore très modestes, avec seulement quelques oiseaux isolés.
Les jaseurs vont-ils finalement débarquer en février ?
Source : Serge Geneva
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France
- Janvier 2006
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Selon
un observateur, la pollution dans l'estuaire de la Loire a touché très
durement les Avocettes élégantes (Recuvirostra avosetta)
Photo : Joël Bruzière / www.eyesonsky.com |
Grave pollution au fuel
lourd dans l'estuaire de la Loire.
Deux navires butaniers sont entrés en collision mercredi soir (4/01) dans le port
de Donges (Loire-Atlantique) et l'un d'eux a perdu environ 30 tonnes de fioul
lourd dans l'estuaire de la Loire. Le Sigmagas, navire récent de 5 000 tonnes
battant pavillon Antigua-Bermudes, victime d'une avarie, a percuté le Happy Bride,
un autre butanier de 3 700 tonnes battant pavillon britannique, qui naviguait
les cales vides. L'une de ses cuves, contenant 60 tonnes de fioul lourd servant
à la propulsion, a été fendue. Une reconnaissance par hélicoptère le 5/01 a permis
de constater la présence d'une nappe d'hydrocarbure qui s'étend du terminal charbonnier
de Donges, dans l'estuaire de la Loire, jusqu'au pont de Saint-Nazaire. De petites
nappes et boulettes de fioul ont touché les plages de Cordemais et Paimboeuf,
situées sur l'estuaire de la Loire. Le port autonome de Nantes-Saint-Nazaire et
Total ont aussitôt déclenché un plan "minipol". Les navires ont été immobilisés
à quai, et des mesures de pompage du carburant et des barrages flottants ont été
mis en place.
La LPO Loire-Atlantique et l'association Bretagne-Vivante SEPNB précisent
que la pollution touche une zone d'importance internationale pour l'hivernage
des oiseaux d'eaux, et malgré ce qu'annoncent les communiqués officiels,
des centaines d'oiseaux ont été souillés. Plus de la moitié des
oiseaux hivernants dans l'estuaire (avocettes, bécasseaux, oies, canards, mouettes,
goélands,.) semblent affectés par la pollution et risquent d'aller mourir dans
des sites inaccessibles. Devant cette situation la LPO Loire-Atlantique et Bretagne
Vivante déplorent que la prise en compte du vivant ait été absente des préoccupations
de la cellule de crise. Elles demandent à ce qu'un suivi des effets de la pollution
sur les organismes vivants, dont les oiseaux, soit organisé et maintenu tout le
temps nécessaire à la bonne connaissance de ceux-ci.
Alain GENTRIC, un observateur sur place le 7 janvier 2006, a décrit ainsi
la situation : " [...] ce que je viens de voir est tout simplement catastrophique.
Sur la grande vasière de Corsept-Paimb¦uf, comme d'habitude, des milliers d'oiseaux
stationnent. Au premier coup d'oeil, il apparaît que l'Avocette élégante
est l'espèce qui a souffert le plus; la quasi-totalité des oiseaux, soit environ
un millier d'oiseaux, sont souillés !! La plupart sont noires, dessous comme dessus
[...] Les autres espèces sontt aussi touchées [...]. Tous ces oiseaux sont irrécupérables
(vasières impraticables et oiseaux encore volants). Combien parmi eux vont-ils
mourir ? Et en combien de temps ? Dans ma voiture, j'écoute les radios locales
: tout va très bien Madame la Marquise ! j'ai des envies de meurtre [...]. Les
estimations de l'ONC évoquent de 80 à 90% d'oiseaux touchés".
Sources : LPO Loire-Atlantique Bretagne-Vivante SEPNB, Alain Gentric, http://ile-de-groix.info,
http://www.pays-blanc.com.
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Brésil
- Décembre 2005
Redécouverte du Tangara de Berlioz !
Un évènement extraordinaire
| Situation du
P. N. das Emas |
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Dans le numéro 127
(de septembre-octobre 2005) de la revue brésilienne Atualidades ornitologicas
(www.ao.com.br),
on apprend la redécouverte du Tangara de Berlioz (Conothraupis mesoleuca)
dans le parc national das Emas au Brésil !
L'oiseau a été trouvé et enregistré par Braulio Carlos
en 2003 (et cet évènement extraordinaire n'a été annoncé
que cette année), puis observé par d'autres ornithologues.
La découverte complète, illustrée par une photo de Dante
Buzzetti (voir ci-dessous), est disponible dans le numéro d'Atualidades
ornitologicas (www.ao.com.br).
Le Tangara de Berlioz
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Tangara
de Berlioz (Conothraupis mesoleuca ) mâle, P. N. das Emas, Brésil
Photo : Dante Buzzetti
/ www.ao.com.br |
Le Tangara de Berlioz est un
passereau noir de 14,5 cm de long, décrit en 1939 par l'ornithologue français
Jacques Berlioz. Il s'agît d'un oiseau noir aux reflets verdâtres, avec
la poitrine, le ventre et le dessous des ailes blancs. Le dessus du corps et les
pattes sont noirs. L'espèce est proche de Conothraupis speculigera,
du Pérou oriental (qui est noir à des reflets violets, avec le croupion
et les flancs gris, et le dessous de la queue blanc).
L'espèce était autrefois présente originellement dans l'état du
Mato Grosso et probablement aussi dans l'Amazonie brésilienne (dans le Haut-Puru),
dans les secteurs de forêt secondaire ouverte.
Pas revu depuis 1938
En août 1938, le docteur français A. Vellard effectuait un voyage à travers le
Mato Grosso au Brésil, collectant des oiseaux typiques de la région. Il
a ensuite montré ses spécimens à l'ornithologue français Jacques Berlioz, qui
a été intrigué par un oiseau légèrement plus grand qu'un moineau, noir brillant
avec le ventre blanc, avec une petite zone blanche sur chaque aile, évoquant le
mouchoir que l'on plaçait dans la poche de son costume à l'époque.
Jusqu'ici, seul le mâle a été décrit, la femelle n'ayant jamais été observée (toutefois,
dans l'ouvrage récemment publié In Search of the Phantom Tanager
de Scott Weidensaul, l'auteur aurait aperçu une femelle dans la Mato Grosso,
à la frontière bolivienne).
Personne n'avait notée cette espèce depuis 1938, et elle a ainsi été considérée
comme disparue; L'une des causes de ce déclin a été la destruction massive de
son habitat, le Cerrado, une savane occupant le Plateau du centre du Brésil. Mais
certains ornithologues ont toujours considéré que l'oiseau avait pu se réfugier
dans une zone reculée.
La zone de découverte
Le Parque Nacional das Emas se situe dans l'état du Goias au Brésil.
Il occupe une superficie de 131 868 ha sur les territoires des communes de Mineiros,
de Chapadão do Céu, de Costa Rica (Mato Grosso) et Alto Taquari (Mato Grosso).
La ville de Mineiros est la meilleure option pour ceux qui viennent de Goiânia
(à 450 km). De Mineiros, il faut encore parcourir environ 90 km sur une
petite route qui mène directement à une entrée du parc. Ce parc protège une zone
de Cerrado (savane) abritant une faune riche, dont le Tamanoir géant, le Loup
à crinière et de nombreux oiseaux menacés.
Livres et sites web
 |
| Abonnez-vous
à la revue Atualidades Ornitologicas sur www.ao.com.br |
Nous vous conseillons de vous
inscrire à la revue Atualidades Ornitologicas, présentée
sur le site web www.ao.com.br,
afin d'être tenu au courant des dernières actualités ornithologiques
brésiliennes majeures.
Des sites web utiles sur le Parc National das Emas et la nature au Brésil
: www.brazilnature.com/emas,
www.conservation.org.br
et www.chapadaodoceu.go.gov.br.
Lire un extrait de l'ouvrage In Search of the Phantom Tanager de Scott Weidensaul,
où l'auteur décrit ses recherches du Tangara de Berlioz sur outside.away.com.
Deux guides incontournables à acheter avant de se rendre au Brésil
:
- Birds
of South America de Francisco Erize, Jorge R. Roderiguez Mata, Maurice Rumboll,
éditions Collins (2 mai 2006)
- Birds
in Brazil: A Natural History de Helmut Sick, Paul Barruel (Illustrations),
William Belton (Traduction), Princeton University Press (juin 1993)
Sources : Atualidades
Ornitologicas, www.worldtwitch.com
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Myanmar
- Décembre 2005
Description d'une nouvelle espèce de pomatorhin.
Un nouveau Jabouilleia
| Situation de
la ville de Naung Mung au Myanmar |
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Dans l'édition d'octobre
2005 de la revue d'ornithologie The Auk (volume 122, pages 1064-1069), une équipe
internationale composée de Rappole John H., Renner Swen C., Shwe Nay Myo
et Sweet Paul R. ont annoncé la description d'une nouvelle espèce
de Pomatorhin (Scimitar-Babbler en anglais).
Une expédition
regroupant des représentants de la "Myanmar Nature and Wildlife Conservation
Division" et du "Smithsonian National Zoological Park's Conservation
and Research Center" ont visité la ville de Naung Mung sur la rivière
Nam Tisang, tout au nord de l'état de Kachin, au Myanmar (ex-Birmanie)
en février 2004.
La ville est située dans la région sub-himalayenne du pays, à
une altitude de 540 m, à 118 km au sud de la frontière chinoise
(Tibet) et à 53 km à l'ouest de la frontière avec la province
de Yunnan, Chine.
Ce voyage consistait à inventorier l'avifaune peu connue de la forêt
pluvieuse tempérée pré-montagneuse présente sur ce
site.
Le 6 février 2004, les auteurs ont capturé deux oiseaux qui semblaient
être des représentants du genre Jabouilleia. Un autre individu
de ce taxon a été capturé aux alentours le 8 février
2004. Ces individus constituaient les premières mentions du genre Jabouilleia
en Birmanie. Des investigations subséquentes ont montré que ces
spécimens appartenaient à une espèce inconnue précédemment
décrite dénommée Jabouilleia naungmungensis, le Pomathorin
de Naung Mung.
La famille des pomatorhins
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1)
Pomathorin à queue courte (Jabouilleia danjoui ) et 2) de Naung Mung (Jabouilleia
naungmungensis)
Dessin : Ornithomedia.com, d'après The Auk |
Les pomatorhins appartiennent
aux genres Pomatorhinus, Xiphirhynchus et Jabouilleia, famille
de Timalidés. Ce sont des oiseaux de taille moyenne, se nourrissant au
sol, à queue rigide, avec un plumage soyeux. Ils vivent dans la forêt
tropicale, sont difficile à observer mais sont bruyants, ce qui permet
de les repérer.
Un autre article de Sweet et al., décrivant un autre espèce récemment
trouvée dans le Nord Vietnam (NDLR : Pomatorhin à queue courte Jabouilleia
danjoui ?) est en préparation.
La zone d'étude
La zone de découverte du Pomathorin de Naung Mung, le secteur d'Hkakabo-razi,
est une zone de 1472 km² à l'extrémité nord du Myanmar
et qui a été désignée par le Ministère Birman
des Forêts comme zone protégée depuis le 30 janvier 1996.
Une première expédition organisée conjointement par le Forest
Department et le WCS avait été menée du 2 mars au 13 avril
1997.
Une seconde expédition avec les mêmes partenaires composée
de 11 participants, qui se sont répartis en trois groupes (mammifères,
orchidées et oiseaux) avait été menée dans la région
de Naung Mung, district de Putao, dans l'état de Kachin du 24 avril 1998
au 17 mai 1998.
Ses objectifs étaient :
- étudier le Muntjac de Putao (Muntiacus putaoensis) ou "leaf deer",
le deuxième cervidé le plus petit au monde, présent uniquement
dans la zone de Naung Mung
- étudier les orchidées rares des forêts de la région
- étudier l'avifaune et les forêts subtropicales de la région
Durant cette expédition, U Thein Aung de Nature and Wildlife Conservation
a pu noter 125 espèces d'oiseaux, dont 24 espèces himalayennes,
le reste étant originaire des pays voisins et d'autres parties du Myanmar.
Des filets avaient été placés dans le Namti camp et à
Naung Mung pour capturer des oiseaux et les identifier avant de les relâcher.
Les biologistes ont noté plusieurs menaces qui pèsent sur le secteur
malgré sa protection : le commerce des animaux, notamment pour la médecine
chinoise, la chasse (surtout des mammifères), encouragée notamment
par des missionnaires, les collectionneurs d'orchidées et de papillons,
la déforestation et l'érosion du fait de la pratique de la culture
sur brûlis.
La région de Naung Mung a été relativement préservée
jusqu'ici du fait de la faible densité de population et du manque de voies
de communication. Mais les menaces sont nombreuses, et des mesures doivent être
prises pour préserver cette zone de transition d'une grande richesse entre
l'Himalaya et les montagnes indochinoises, et qui sert de "château
d'eau" pour le Myanmar:
- contrôler les échanges entre la zone et Naung Mung, Putao et son
aéroport
- interdire les pièges non sélectifs
- protéger les muntjacs (" Phet Gyi " en langage local)
- classer les forêts d'Hkakabo-razi
- favoriser l'élevage des papillons
- approfondir les études sur les orchidées locales
- changer les pratiques culturales
- favoriser l'éco-tourisme ;
- protéger une zone-tampon autour du Hkakabo-razi National Park, et obtenir
les soutiens financiers des organisations internationales et de l'UNESCO.
Sources : The Auk, www.myanmar.mmtimes.com,
www.worldtwitch.com
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Australie
- Décembre 2005
Trois Perruches nocturnes auraient été observées !
| Situation du
Pilbara Project |
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Le Fortescue Metals Group (FMG)
est une société exploitant des mines dans le nord de L'Australie
occidentale, et notamment à Central Pilbara. Alors qu'ils effectuaient
des études d'impact pour FMG en avril 2005 sur ce site, des consultants
du Bamford Consulting Ecologists pensent avoir vu trois Perruches nocturnes (Pezoporus
occidentalis) marchant le long d'un point d'eau.
La Perruche nocturne est une espèce énigmatique de l'intérieur
de l'Australie. On estimait il y a peu encore qu'elle avait complétement
disparue (Garnett et al. 1993). Il n'y a en effet que 23 spécimens dans
les musées, et la plupart datent du 19ème siècle (16 d'entre
eux ont été collectés par F.W. Andrews dans le sud de l'Australie
dans les années 1870 et 1880, et seuls deux oiseaux datent du 20ème
siècle, dont un trouvé mort au bord d'une route dans les années
1990).
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Perruche
nocturne (Pezoporus occidentalis) femelle
Dessin : Ornithomedia.com |
Malgré ce petit nombre
de spécimens, des promeneurs annoncent régulièrement avoir
observé cette espèce, mais ces données ne sont que rarement
considérées comme valides.
Il s'agît d'une espèce nocturne ou crépusculaire. Elle resterait
cachée dans la végétation, voire dans des terriers, durant
la journée. Cette perruche serait herbivore, et se nourrirait de graminées,
de graines, de tubercules et de racines. Elle serait sédentaire, mais effectuerait
des mouvements après les pluies. Elle construirait un nid (ce qui est très
rare chez les Psittacidés) dans la végétation dense, pondant
jusqu'à six ufs.
Le cri serait constitué de sifflements doux à deux notes, et d'un
sifflement triste répété à trois secondes d'intervalle,
rappelant celui de la Perruche terrestre (Pezoporus wallicus). Elle se déplacerait
en petites bandes.
Sa répartition est mal connue, mails les quelques données suggèrent
sa présence dans une vaste zone de l'Australie intérieure, notamment
au nord-ouest de l'Australie du Sud, au sud-ouest du Queensland, et dans l'est
Pilbara (Australie occidentale).
Les raisons de son déclin sont incertaines, mais la compétition
avec des espèces introduites (lapin, chameau, bétail), éliminant
son habitat près des points d'eau, le non-entretien de ces plans d'eau
par les Aborigènes et les feux incontrôlés seraient en cause.
Dans la zone de Pilbara, la Perruche nocturne fréquenterait surtout les
marais riches en Spinifex / chénopodes.
Le site de Plibara est un plateau chaud et aride recouvert d'une steppe à
Triodia pungens ponctuée d'Acacia pyrifolia et d'Eucalyptus
leucophloia, traversé de vallées alluviales comprenant des marais
salants et des prairies de graminées.
La Perruche nocturne est une espèce en danger critique selon le Western
Australian Wildlife Conservation Act de 1950 et le Commonwealth Environment Protection
and Biodiversity Conservation Act de 1999.
Un plan de gestion, qui sera réévalué annuellement, a été
élaboré par le Bamford Consulting Ecologists, sous le contrôle
du Department of Conservation and Land Management, afin d'étudier la façon
d'exploiter la mine de Central Pilbara sans nuire à cette espèce
mystérieuse.
Source : Night Parrot (Pezoporus occidentalis) Management Plan.
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