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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Sélection
d'actualités ornithologiques à travers le monde. Vous pouvez nous
proposer vos informations par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).
Cette rubrique est publiée en partenariat avec www.scricciolo.com,
le site web de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Cuba
- Décembre 2008.
Un nouveau plan
de conservation des marais de Zapata.
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Situation de la Cienaga de Zapata |
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Des responsables et des techniciens
du Ministerio cubano de Ciencia Tecnología y Medio Ambiente (CITMA) ont
mis en place un nouveau plan de conservation de trois espèces endémiques
des marais (Cienaga) de Zapata, la plus vaste et la mieux conservée des
zones humides des Caraïbes. Julio Haedo, spécialiste au sein du CITMA,
a annoncé le 2 décembre 2008 au journal Prensa Latina que les mesures
prises sont le résultat du travail sur le terrain accompli depuis 40 ans
et qui a contribué à sensibiliser les habitants de la région
à la richesse naturelle de ces marais.
La Cienaga de Zapata est située à 180 km au sud-ouest de La Havane.
Elle occupe une surface de près de 70 000 ha et accueille trois espèces
uniques, le Troglodyte de Zapata (Ferminia cerverai), le Râle de
Zapata (Cyanolimnas cerverai) et le Bruant de Zapata (Torreornis inexpectata).
Les biologistes précisent que la présence de ces trois endémiques
dans une région réduite de la province de Matanzas est une particularité
remarquable.
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Vue
de la Cienaga de Zapata
Photo : Jon Gallagher |
L'étude de ces marais,
désormais classés en Réserve de la Biosphère, a débuté
en 1926 et en 1927, avec l'ornithologue espagnol Fermín Zanón Cervera.
Cervera, né en 1875 à Godelleta, un petit village proche de Valence,
est arrivé à 20 ans à Cuba comme membre de la Garde Civile
envoyée pour maintenir l'ordre contre les indépendantistes. Après
la fin des activités militaires en 1898, il est resté sur l'île
pour explorer ses richesses zoologiques. A lire, notre article
sur les oiseaux de Cuba.
Source: www.prensalatina.com.mx.
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Canada
- Décembre 2008.
L'exploitation des
sables bitumeux menace 166 millions d'oiseaux!
Une coalition d'organismes
environnementaux nord-américains a dénoncé le 3 décembre
l'exploitation des sables bitumeux en Alberta, au Canada, qui pourrait menacer
la survie de 166 millions d'oiseaux nichant dans la région, en détruisant
leur habitat naturel (forêts boréales et zones humides).
En effet, selon une étude menée par l'Initiative Boreal Songbirds
et l'Institut Pembina, les projets d'extraction de pétrole dans le nord
de l'Alberta représentent une menace pour les oiseaux migrateurs.
Jusqu'à 166 millions
d'oiseaux pourraient être impactés en raison notamment de la perte
de leur habitat et de l'accumulation de toxines. La seule solution possible serait
mettre fin aux nouveaux projets d'exploitation des sables bitumeux et de nettoyer
les sites déjà mis en exploitation.
La coalition rappelle qu'au début de l'année 2008, environ 500 canards
sont morts après avoir atterri dans un bassin de stockage pollué
géré par la compagnie Syncrude Canada Ltd, le plus grand producteur
de sables bitumeux.
Les sables bitumeux produisent actuellement plus d'un million de barils par jour,
mais l'étude est basée sur une production potentielle de 5 millions
de barils par jour, qui pourrait être atteinte d'ici une à deux décennies.
Pour l'instant, l'Association
canadienne des Producteurs de Pétrole, qui représente les grandes
compagnies pétrolières du pays, rejette toujours la possibilité
d'un moratoire.
Source: www2.canoe.com.
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Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis)
Dessin: David Sutton |
Etats-Unis - Décembre
2008.
Nouvelle recherche
du Pic à bec d'ivoire dans l'Arkansas.
En 2007, le biologiste
Allan Mueller, directeur de la conservation dans l'association The Nature Conservancy
in Arkansas, pensait avoir vu l'insaisissable Pic à bec d'ivoire (Campephilus
principalis) dans l'Arkansas: il voudrait s'en assurer au cours de cet hiver.
Pour cela, il compte diriger une expédition dans les marais boisés
de l'est de l'Arkansas avec 26 volontaires et trois biologistes qui débutera
samedi 6 décembre. La campagne se poursuivra jusqu'à la saison de
nidification de l'espèce en mars et en avril, quand le pic est le plus
actif.
Bien que les trois recherches précédentes de l'oiseau aient impliqué
davantage de volontaires, de scientifiques et d'équipements, Mueller se
sent confiant et pense que son équipe obtiendra des résultats. Il
affirme: "nous trouverons un grand pic noir et blanc!".
On pensait que le Pic à bec d'ivoire avait disparu jusqu'à ce que
des experts annoncent en avoir vu un en 2004 (lire Redécouverte
du Pic à bec d'ivoire !): des subventions fédérales
avaient été obtenues pour vérifier l'existence de l'oiseau
et étudier son habitat. Mais faute de photographies ou d'enregistrements
audio convaincants, les ornithologues n'avaient pu convaincre la communauté
scientifique de l'existence d'un survivant.
Durant ces quatre dernières années, The Nature Conservancy, le Cornell
Lab of Ornithology, l'Arkansas Game and Fish Commission et l'Arkansas Audubon
Society ont collaboré pour étudier la présence du Pic à
bec d'ivoire en Arkansas et ont travaillé avec d'autres groupes pour chercher
des habitats potentiels dans d'autres états du sud du pays.
En dehors de l'Arkansas, des chercheurs auraient vu et entendu l'espèce
dans les marais du nord-ouest de la Floride (lire Les
indices de la présence du Pic à bec d'ivoire en Floride).
Une équipe du Cornell Lab débutera bientôt des études
en Floride et dans d'autres états.
Mueller rappelle que les pêcheurs, les chasseurs et le grand public peuvent
aider en appelant son bureau s'ils pensent avoir vu un oiseau. Un donateur anonyme
a offert une récompense de $50 000 à quiconque permettrait à
l'équipe de voir le Pic à bec d'ivoire.
Le kayakiste Gene Sparling avait annoncé le premier avoir vu un Pic à
bec d'ivoire le 11 février 2004 dans le Cache River National Wildlife Refuge
(Arkansas), suivi par des experts de l'Université de Cornell. Depuis, des
recherches ont été menées dans moins de 10% de la surface
totale de la zone.
Les volontaires dirigés par Mueller se diviseront en cinq équipes.
Une personne de chaque équipe parcourera certains secteurs une fois par
mois, et il y aura donc au moins une personne dans chaque endroit désigné
au moins une fois par semaine.
Les chercheurs passeront au moins six heures par jour dans les bois, y compris
pendant le lever et le coucher du soleil, quand l'oiseau est le plus actif. Ils
repéreront les cavités pouvant servir de nid et les indices d'une
activité de nourrissage. Une fois des secteurs favorables identifiés,
le groupe y installera un appareil-photo.
Chaque équipe de recherche utilisera un appareil imitant le coup double
que fait l'oiseau sur les troncs avec le bec. Un lecteur de CD sera aussi utilisé
pour diffuser l'appel distinctif de l'oiseau afin de l'attirer.
Source: www.nature.org/ivorybill/about.
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