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Si vous voulez nous
proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information.
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Algérie
- Novembre 2005
Le jardin d'Essai du Hamma menacé.
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Allée
de palmiers Washingtonia dans le jardin d'Hamma
Photo : Amina Fellous |
Nous, les représentants
du corps technique de l'Agence Nationale pour la conservation de la nature (ANN),
sommes inquiet du devenir du jardin d'Essai du Hamma.
Ce jardin à une longue histoire puisqu'il fut conçu dès le
début de la colonisation française du pays en 1832. Au cours du
19ème siècle, avec les plantations de différentes allées
et de collections d'espèces exotiques, riche de ces espèces végétales
provenant des cinq continents il devient un jardin de renommé internationale.
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Dragonniers
dans le jardin d'Hamma
Photo : Amina Fellous |
Nous vous rappelons que ce
site unique a été le lieu de travaux d'acclimatations de nouvelles
espèces pour l'Algérie et particulièrement l'amélioration
des plantes à caractère économique, comme les Eucalyptus,
citrus
etc.
Selon la nomenclature internationale pour la conservation des jardins botaniques,
le jardin d'Essai peut se vanter de représenter plusieurs classifications
de jardin ; il est e même temps de dit "jardin classique ", ornementale,
historique, botanique et zoologique à la fois, agro botanique, banque de
tissus, jardin horticole, ainsi que jardin à thèmes.
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Vue
du jardin à la française d'Hamma
Photo : Amina Fellous |
Avec toute cette richesse et
diversité, nous avons été surpris dernièrement à
la suite de l'article paru dans le " Quotidien d'Oran " en date du 16
novembre 2005, déclarant que la wilaya d'Alger "envisage la création
d'une EPIC " pour gérer ce site unique. Cette affirmation est en totale
contradiction avec ce qui avait été mentionné auparavant
lors d'une discussion au siège de la Daïra d'Hussein Dey qui devait
le constituer en EPA.
Sachant qu'en tant l'EPIC
(Entreprise Publique à Caractère Industriel et Commercial), le jardin
sera versé automatiquement à des activités lucratives par
la mise en place d'aires jeux, kiosques, buvettes
, mise à nue des
collections, déperdition des spécimens,
Toutes ces activités feront perdre à ce site unique, sa vocation
botanique de recherche et de l'application des mesures de conservation ex situ.
Aussi, nous vous demandons votre contribution par soutien à une démarche
commune afin de sensibiliser les plus hautes autorités de l'état,
non pas que nous sommes contre les décisions gouvernementales, mais qu'il
serait souhaitable que le jardin se dirige vers un autre avenir, plus valorisant
à plusieurs titres, dans le domaine de la recherche scientifique entre
autres, sur
Les plantes médicinales et aromatiques, dans réhabilitation des
essences végétales menacées et disparition que ce soit des
espèces autochtones ou acclimatées
La vulgarisation et
la sensibilisation d'un public averti ne sera que bénéfique à
toutes les générations confondues ainsi qu'aux visiteurs de passage
à Alger avec tous ces lieux pittoresques encore intacts.
Nous restons à
votre disposition pour de plus amples informations.
Contacts : Amina
Fellous (fellousa2000@yahoo.fr),
Samira Setbel
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International
- Novembre 2005
Le drainage
des zones humides et l'élimination des migrateurs sont de fausses solutions
contre la grippe aviaire - avec ProLabEx.
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Les
zones humides, comme la lagune de Kariat Arekman au Maroc, sont des écosystèmes
à préserver et leur drainage ne servirait pas à contrôler
la grippe aviaire, au contraire !
Photo : Mohammed
Azzaoui |
BirdLife International a averti
le 20 octobre que des réponses précipitées à la menace de la grippe aviaire basées
sur des données erronées ou défectueuses pourraient causer de grands dommages
aux oiseaux et à la biodiversité, tout en menaçant des activités économiques comme
l'élevage de volailles. En particulier, Birdlife s'oppose à l'élimination des
oiseaux sauvages pour essayer de contrôler la propagation de la maladie, pour
des raisons d'efficacité et de conservation. Des telles tentatives pourraient
au contraire contribuer à propager le virus plus largement, les survivants se
dispersant dans de nouvelles zones, et les oiseaux sains stressés devenant plus
sensibles à une infection. L'Organisation Mondiale de la Santé, la Food and Agriculture
Organisation et l'OIE (World Organisation for Animal Health) sont d'accord pour
dire que l'élimination des oiseaux sauvages pour contrôler la grippe aviaire n'est
pas faisable, et ne doit pas être tentée.
De même, les tentatives pour assécher les zones humides seraient non seulement
désastreuses pour des oiseaux et la biodiversité, mais seraient également contre-productives,
favorisant la dispersion des oiseaux et les rendant plus vulnérables les oiseaux
sains épuisés.
Outre leur richesse naturelle, les zones humides sont utiles pour le contrôle
de l'inondation, la purification de l'eau et comme source de nourriture. Birdlife
estime que les mesures les plus efficaces sont celles réduisant les probabilités
de contact entre la volaille et les oiseaux sauvages ou les sources d'eau infectées,
et les restrictions des exportations de volailles domestiques et les échanges
d'oiseaux sauvages capturés.
Leon Bennun, directeur scientifique de Birdlife International, a souligné l'importance
de prendre du recul et d'avoir des réponses appropriées par rapport au risque,
et de diffuser des informations vérifiées : "il est important de différencier
les problèmes réels provoqués par la diffusion de la maladie chez les oiseaux,
particulièrement chez les volailles, et les risques théoriques d'une pandémie
humaine."
Source : www.birdlife.net.
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| Situation de
la lagune de Kariat Arekman |
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Maroc - Novembre 2005
La lagune de Kariat Arekman menacée.
Mohammed Azzaoui (azzaouimohammedx@yahoo.fr)
est enseignant dans un centre de formation pédagogique au Maroc. Il a fait des
études universitaires en biologie avant de se consacrer à la pédagogie.
Il nous a communiqué des photos de la lagune de Kariat Arekman (communes
de Nador et Mellilia), la seule lagune de la côte méditerrannée marocaine,
et l'un des seules zones humides, avec l'embouchure de la Moulouya, de la côte
nord du pays. Il s'agît d'une zone de pêche d'une grande richesse ornithologique,
mais son avenir est menacé entre autres par une pollution "sauvage" en effet,
elle a par endroits l'aspect d'une vraie décharge. Le Maroc possède un
Secrétariat d'Etat à l'environement, mais dans la réalité cet organisme
n'existe pas, et il n'a même pas de textes pour agir, et semble plutôt être
une façade.
Une faune très riche
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La
lagune de Kariat Arekman au Maroc est d'un grand intérêt écologique
Photo : Mohammed
Azzaoui |
La zone humide a une superficie
de 14 000 ha, et possède une faune très riche :
- des beaux peuplements d’invertébrés marins (mollusques, dont des gisements exceptionnels
de Pinna nobilis, une espèce protégée en Méditerranée, Dattes de mer, une
espèce devenant exceptionnellement rare en Méditerranée ...)
- plus de 60 espèces de poissons
- des reptiles, avec la présence de deux scinques Chalcides ghiarai
et Ch. mauritanicus confinés depuis la Sebkha Bou Areg jusqu’à la frontière
algérienne, et de la très rare Vipère de Lataste
- de nombreux oiseaux nicheurs et hivernants
Une belle richesse ornithologique
Plus oiseaux nichent dans la lagune, comme l'Echasse blanche, de l'Avocette élégante,
la Glaréole à collier, la Sterne naine, le Gravelot à collier interrompu, et peut-être
le Goéland railleur et la Sterne pierregarin. On y note l'hivernage régulier d’Anatidés
(de 1000 à 1500 individus, surtout Tadorne de Belon, Canard siffleur et Fuligule
milouin), mais aussi plusieurs centaines de Grèbes huppés (max. 734 ind.), Flamants
roses (max. 542), Foulques macroules (près de 1000) et Grands cormorans (max.
488). Le Harle huppé, le Grèbe à cou noir, des Limicoles (de 500 à 2000 individus,
de plusieurs espèces) et des Laridés (plusieurs milliers, dont plusieurs
centaines de Goélands d’Audouin) hivernent aussi sur place.
C'est un secteur d’alimentation et de repos de première importance pour
le Goéland d’Audouin.
De nombreuses menaces
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La
lagune de Kariat Arekman est envahie par les déchets
Photo : Mohammed
Azzaoui |
La zone humide est menacée
par les activités portuaires du grand complexe Beni Enzar - Melilla, par une forte
industrie salinière, par une agriculture, (canne à sucre) empiétant de plus en
plus sur le schorre.
La pêche traditionnelle est en déclin, mais une énorme exploitation
aquacole (Société MAROST) occupant une vaste zone, s'est installée. On
y note une récolte artisanale, mais à grande échelle, des palourdes. L'exploitation
des Dattes de mer se fait par bris de la roche au burin, en plongée sous-marine.
On relève également un sur-pâturage de bétail, une chasse pas toujours
bien contrôlée et un certain pillage des nids d’oiseaux. Un centre
balnéaire a été installée sur une plage proche.
Un équilibre menacé
Tout l’équilibre de cet écosystème lagunaire (faune marine et prédateurs associés)
est étroitement dépendant du fonctionnement de sa connexion avec la mer. Avant
la construction du port de Beni Enzar, la passe était artificiellement entretenue
et la pêche en lagune importante (espèces de grandes valeurs commerciales).
Le comblement progressif de la passe et son obstruction complète en 1981 ont entraîné,
d’une part un repli des pêcheurs sur Beni Enzar, d’autre part des modifications
importantes de son hydrologie et de ses peuplements (dessalure et pollution de
plus en plus fortes dues aux canaux d’irrigation et à la calibration des petits
oueds qui s’y déversent). On a noté une régression du Schorre et de la
Sansouire sous l’extension des zones cultivées. Il existe une exploitation inconsidérée
d’espèces rarissimes, sous la pression de la demande étrangère, et une surpêche
dans un milieu de plus en plus confiné et, de façon plus générale, l’accroissement
énorme des dérangements de la faune.
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Berges
envahies de déchets, lagune de Kariat Arekman
Photo : Mohammed
Azzaoui |
La pollution est un grand problème,
et les ordures sont stockées à l’air libre, les vents disséminant les emballages
plastiques qui se déposent sur les berges de la lagune. La frange de déchets est
aujourd’hui ininterrompue sur l’ensemble du pourtour du plan d’eau : l’effet est
spécialement désastreux sur l’esthétisme du site, et bon nombre d’espèces de limicoles
désertent déjà le milieu puisqu’elles ne parviennent plus à se nourrir. L’assainissement
des effluents se déversant dans la lagune a déjà été en partie entrepris (lagunage
près de Nador). Cette initiative doit être étendue aux autres sources de pollution.
La région de Nador est l’objet, à l’heure actuelle, de multiples projets de développement
économique touchant tout aussi bien le milieu terrestre que marin (port, aquaculture,
industries, tourisme,...). Il ne semble pas pour l’instant que les intérêts écologiques
de cette portion de littoral aient été toujours évalués à leur juste valeur. Or
la flore et la faune de ce secteur détiennent des particularités remarquables
qui devraient absolument être prises en compte dans le cadre d’un plan de gestion
régional.
Si vous voulez soutenir l'action de sensibilisation de Mohammed Azzaoui,
vous pouvez le contacter par mail azzaouimohammedx@yahoo.fr.
Sources : Mohammed Azzaoui, www.maroc-ecologie.net
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International
- Novembre 2005
Contre la grippe
aviaire, il faut interdire le trafic des oiseaux sauvages - avec ProLabEx.
Birdlife invite tous les pays du monde à intensifier leurs efforts pour juguler
le trafic illégal des oiseaux sauvages, étant donné le risque de diffusion du
virus aviaire fortement pathogène H5N1. Alors que le virus de la grippe aviaire
continue à se répandre, la Commission européenne a décidé d'interdire l'importation
des oiseaux sauvages. Birdlife considère qu'il est aussi nécessaire d'interdire
totalement les importations légales d'oiseaux sauvages, mais avertit que des mesures
devront être prises pour parer la hausse inévitable de la contrebande qui suivra
une telle interdiction. Les inspections devront être renforcées par les pays d'exportation
et d'importation. La décision de la Commission Européenne répond à la mort d'un
perroquet sud-américain infecté par le virus H5N1, alors qu'il était en quarantaine
dans le Royaume-Uni. Ce perroquet est censé avoir été infecté par des oiseaux
importés de Taiwan qui a partagé le même bâtiment.
A la mi-octobre à Taiwan, huit oiseaux atteints du virus H5N1 ont été trouvés
lors d'une saisie de 1 000 oiseaux passés en contrebande depuis la ville chinoise
du sud-est de Fuzhou.
Leon Bennun, de BirdLife International, précise : "Taiwan est officiellement exempt
de la grippe depuis 1993, et il est possible que les oiseaux infectés arrivés
au Royaume-Uni soient passés par la Chine ". On pense que des millions d'oiseaux
sauvages sont capturés chaque année. Une proportion significative de ce commerce
est illégale. Au moins 117 espèces d'oiseaux sont globalement menacées d'extinction
du fait de ce trafic.
Source : d'après BELGA/AG.
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Espagne - Novembre 2005
L'observatoire
de Cazalla risque de perdre son rôle scientifique.
| Situation de
l'observatoire de Cazalla |
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Tout au long de son histoire,
le Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra a développé plusieurs projets et travaux
de recherche sur la migration des grands oiseaux planeurs dans les trois principales
zones de passage entre l'Europe et l'Afrique : le Détroit du Bosphore (Turquie)
en 2001 et 2002, le Détroit de Messine (Italie) en 1994 et le Détroit de Gibraltar
depuis 1996 depuis l'Espagne et le Maroc.
Sur ces 3 zones, la plus adéquate pour recenser et étudier les oiseaux et leurs
évolutions démographiques est finalement le Détroit de Gibraltar, les zones à
surveilleur dans le Détroit du Bosphore étant trop étendues, tandis qu'à Messine
seul le passage printanier est conséquent, et le nombre d'oiseaux y passant étant
faible comparé avec deux autres zones.
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Depuis
l'observatoire de Cazalla, Tarifa,Espagne
Photo : Colectivo Ornitológico
Cigüeña Negra |
Dans le Détroit de Gibraltar,
l'observatoire de Cazalla est le plus important pour l'étude des oiseaux, et par
conséquent il est considéré comme étant le meilleur site d'observation d'Europe
et de tout le Paléarctique.
L'importance de Cazalla est liée à sa situation géographique et à l'étendue du
champ de vision disponible, permettant de suivre la traversée des oiseaux entre
les deux continents.
Depuis Cazalla, on aperçoit au Nord la Sierra de San Bartolo, la Sierra Enmedio,
la Sierra de Ojen et les vallées situées entre ces montagnes, et à l'Est les Sierras
del Bujeo et de Cabrito. On aperçoit en outre toute la côte entre Punta Paloma
et l'Isla de Tarífa, parcourue en automne et au printemps par des centaines de
milliers oiseaux. Finalement, on peut pratiquement observer tout le Détroit de
Gibraltar depuis Cabo Estartel jusqu'à Ceuta. Cet observatoire est en outre très
accessible et est géré par une association ornithologique, ce qui favorise les
études et travaux de recherche.
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Depuis
l'observatoire de Cazalla, on a pu noter le passage de quelques Vautours de Rüppell
(Gyps rueppelli) entre l'Afrique et l'espagne
Photo : Colectivo Ornitológico
Cigüeña Negra |
En étudiant et en analysant
les oiseaux et leurs habitudes dans le Détroit de Gibraltar, il est possible
d'estimer si leurs populations augmentent ou diminuent dans le temps, ce qui est
utile pour étudier la biodiversité en utilisant les oiseaux comme des bio-indicateurs.
Et dans le détroit, Cazalla joue un rôle unique pour déterminer l'état de
santé environnementale des continents européen et africain. Pour garantir que
Cazalla puisse continuer à servir de base d'étude, la mairie de Tarifa, avec l'approbation
de tous ses représentants, a décidé de céder cette zone, son utilisation et sa
gestion au Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra. En 2005, plusieurs équipes nationaux
et étrangers ont utilisé cette zone :
- Estación Biológica de Doñana (EDB) pour le suivi du Percnoptère d'Egypte (Neophron
percnopterus) par radio-émetteur (www.ebd.csic.es)
- Programa Migres (Junta de Andalucía y Seo/Birdlife) pour le suivi des oiseaux
planeurs dans le delta de Gibraltar (www.fundacionmigres.org/Proyect_planeadoras.htm)
- Centro de Estudos da Avifauna Ibérica (CEAI) du Portugal pour le suivi de l'Aigle
botté (Hieraaetus fasciatus) par radio-émetteur (www.ceai.rcts.pt)
- Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra (Cocn) pour le suivi des Cigognes blanches
(Ciconia ciconia) en migration post-nuptiale dans le Détroit de Gibraltar (cocn.tarifainfo.com)
- Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra (Cocn) pour le suivi des Cigognes noires
(Ciconia nigra) par satellite dans le cadre du projet européen Flying Over Nature
2000 (www.alados.org,
www.flyingover.net
et www.rozhlas.cz/flyingover/portal).
- Le Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra (Cocn) pour l'étude des mouvements migratoires
printaniers des grands planeurs (cigognes et rapaces) (cocn.tarifainfo.com)
Mais les municipalités de Campo de Gibraltar et de Tarifa ont décidé de construire
à Cazalla un "Mirador touristique" incluant entre autres un restaurant, comme
l'a annoncé Paola Moreno, responsable régional de l'Environnement et vice-président
de la communauté de communes (www.europasur.com).
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Depuis
l'observatoire de Cazalla, Tarifa,Espagne
Photo : Colectivo Ornitológico
Cigüeña Negra |
Le Colectivo Ornitológico
Cigüeña Negra, ayant reçu de la mairie elle-même l'utilisation et la gestion de
cette zone, s'oppose à la mise en place d'installations pouvant nuire aux
études, sachant qu'il existe d'autres lieux plus adéquats sur la commune et peu
sur la planète de cette qualité pour les recherches biologiques. Ce projet risque
donc de menacer une importante zone d'étude de la migration des oiseaux.
Le Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra n'est pas disposé à perdre la gestion
de cette zone essentielle pour l'étude et la recherche ornithologiques. La convention
actuelle qui lie la mairie et l'association assure la garantie maximale de conservation
de Cazalla en tant qu'observatoire scientifique.
Nous demandons donc le soutien du maximum de scientifiques et d'individus sensibilisés
pour garantir que Cazalla conservera une fonction scientifique et noon pas touristique.
N'hésitez donc pas à envoyer votre avis, mais aussi les informations pouvant appuyer
notre position.
Contact : Colectivo
Ornitológico Cigüeña Negra - Ctra. N-340 Km 78,5 Tarifa (Cádiz)
- Site web : cocn.tarifainfo.com
- E-mail : cocn@tarifainfo.com
- Tel : 639859350.
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France
- Novembre 2005
Enquête nationale sur les espèces d'oiseaux " envahissantes " en France.
Depuis quelques décennies des espèces d'oiseaux non indigènes, le plus souvent
introduites par l'homme, ont vu leurs effectifs croître considérablement en France.
Certaines d'entre elles nichent à présent tout à fait régulièrement dans le pays
et sont d'ailleurs inscrites dans la catégorie C de la liste des Oiseaux de France.
D'autres n'en sont qu'aux prémices de leur installation. Certaines ne semblent
pas poser de problème (au moins pour l'instant) à l'avifaune autochtone, alors
que d'autres, comme l'Ibis sacré ou l'Erismature rousse par exemple, constituent
une menace réelle pour d'autres oiseaux et pour les milieux où ils sont présents.
La LPO souhaite donc, au travers de cette enquête qu'elle lance, faire le point
sur le statut, la distribution, les effectifs et leur tendance, pour ce qui est
de certaines espèces concernées (voir liste ci-dessous). Pour d'autres, comme
l'Ibis sacré, une enquête récente a fait le point récemment (ONCFS/INRA, mars
2005) et ne nécessitent pas d'actualisation particulière.
Pour éviter de surcharger les ornithologues et pour faire un premier point, le
protocole de l'étude sera simple.
Les espèces retenues sont les suivantes :
- Pélican frisé Pelecanus crispus (populations plus au moins férales de l'Ain
et de l'Aude)
- Cygne noir Cygnus atratus
- Bernache du Canada Branta canadensis
- Bernache nonnette Branta leucopsis (population férale)
- Ouette d'Egypte Alopochen aegyptiacus
- Tadorne casarca Tadorna ferruginea
- Canard mandarin Aix galericulata
- Erismature rousse Oxyura jamaicensis (données d'oiseaux nicheurs uniquement)
- Faisan vénéré Syrmaticus reevesii
- Perruche à collier Psittacula krameri
- Inséparable de Fischer Agapornis fischeri
- Inséparable masqué Agapornis personatus
- Léiothrix jaune Leiothrix lutea
- Martin triste Acridotheres tristis
- Capucin bec-de-plomb Euodice malabarica
De même, certaines espèces qui se reproduisent ou se sont reproduites au moins
une fois ou très localement, en France ou en Europe occidentale :
- Spatule d'Afrique Platalea alba
- Flamant nain Phoenicopterus minor
- Flamant du Chili Phoenicopterus chilensis
- Oie à tête barrée Anser indicus
- Canard carolin Aix sponsa
- T ourterelle maillée Streptopelia senegalensis
- Conure veuve Myiopsitta monachus
- Bulbul des jardins Pycnonotus barbatus
- Corbeau familier Corvus splendens
- Spréos sp. Spreo sp. et choucadors sp. Lamprotornis sp.
- Tisserin gendarme Ploceus cucullatus
- Capucin bec-d'argent Euodice cantans (et toute autre espèce de capucin) Et toute
autre espèce allochtone connue pour s'être reproduite ou avoir tenté de se reproduire
en France. Outre l'Ibis sacré, précédemment cité, sont exclus le Cygne tuberculé,
le Faisan de Colchide, les Colins de Californie et de Virginie comme la Perdrix
choukar et le Pigeon biset des villes.
Pour les espèces des listes ci-dessus, il est demandé, dans la mesure du possible
: de préciser le statut dans le département ou la région concerné, de préciser
les effectifs globaux (nombre d'individus) et, si possible, des effectifs nicheurs
(nombre de couples), de donner également un bref historique de l'installation
de l'espèce dans le département ou la région, d'évaluer la tendance actuelle de
la population (en augmentation, stable, en diminution, disparue). Enfin, dans
la mesure du possible, de signaler les interactions possibles ou observées avec
les espèces indigènes voisines, tant sur le plan comportemental que biologique.
Toutes ces données sont d'ores et déjà les bienvenues. Cependant, le printemps
2006 pourrait être l'occasion de préciser le statut nicheur de certaines espèces
et notamment de recenser plus précisément le nombre de couples. C'est pourquoi
les données seront recueillies jusqu'à la fin de la saison de reproduction 2006.
Un compte-rendu sera ultérieurement publié et porté à la connaissance de tous.
Contact : Toutes ces données peuvent être transmises à Philippe J. Dubois
(c/o LPO 62 rue Bargue 75015 Paris ou pjd1@free.fr)
qui coordonne l'enquête.
Source : http://fr.groups.yahoo.com/group/FeralBirds/
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Panama - Novembre 2005
L'Upper Bay of
Panama rejoint la WHSRN.
L'Upper Bay of Panama est le premier site d'Amérique centrale à rejoindre
le Western Hemisphere Shorebird Reserve Network (WHSRN), un regroupement d'organismes
(dont l'ANAM - National Environmental Authority of Panama - et la Panama Audubon
Society) travaillant à la protection des limicoles et de leurs habitats au travers
d'un réseau de zones naturelles à travers tout le continent.
En raison de son importance pour les oiseaux migrateurs, Birdlife a identifié
la baie comme étant une région importante pour la conservation des oiseaux (IBA)
en 2003. Elle est également inscrite sur la liste Ramsar des zones humides d'importance
internationale. Chaque année, la baie est visitée par plus de 2 millions de limicoles
voyageant entre l'Amérique du nord et du sud par l'intermédiaire de l'Isthme du
Panama. A certaines périodes, les recensements de limicoles le long de la côte
du Panama excèdent parfois les 10 000 oiseaux par kilomètre. Plus de 1 300 000
échassiers transitent chaque année dans la baie de Panama.
La baie est utilisée par plus de 30 % de la population mondiale de femelles de
Bécasseaux d'Alaska (Calidris mauri), et est globalement importante pour au moins
six autres espèces d'échassiers. En se basant sur ces comptes, le secteur a été
identifié comme un site d'importance continentale par le WHSRN.
Les limicoles sont menacés entre autres par la destruction de leur habitat, la
pollution et les perturbations humaines. Plus d'un quart des espèces et sous-espèces
de limicoles américains ont subit un sévère déclin selon le WHSRN. Certaines d'entre
elles, comme la sous-espèce nord-américaine du Bécasseau maubèche (Calidris canutus
ssp.), sont en voie de disparition si la tendance actuelle se poursuit.
Source : www.birdlife.net.
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Espagne
- Novembre 2005
Le personnes voyageant en avion sont de possibles vecteurs de la grippe aviaire
- avec ProLabEx.
Selon Alejandro Sanchez, directeur de la Société d'ornithologie espagnole (SEO),
les personnes qui circulent en avion sont probablement davantage susceptibles
d'introduire la grippe aviaire en Espagne que les oiseaux sauvages. L'ornithologue
rappelle que les routes de migration des oiseaux sauvages venant du Sud-est asiatique
ne passent pas par l'Espagne, et que par conséquent, les risques de contamination
des oiseaux sauvages dans le pays étaient moindres que pour d'autres contrées.
Source : XINHUANET
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