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Cette rubrique est publiée en partenariat avec www.scricciolo.com, le site web de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.

    Mexique - Octobre 2008.
Aras rouges (Ara macao)
Les Aras rouges (Ara macao) font partie des perroquets menacés au Mexique
Photo: Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com
Un décret pour stopper le commerce des perroquets au Mexique.
Le Président mexicain Felipe Calderón Hinojosa a signé en ce mois d'octobre un décret qui interdit la capture et l'exportation des perroquets sauvages mexicains. Ce décret, proposé il y a un an par la Commission Environnement de la Chambre des Députés, a été approuvé par le Sénat mexicain le 22 avril 2008 avec un soutien proche de l'unanimité (66 votes pour, 0 contre, et 1 abstention).

Le décret a été élaboré suite à la présentation en 2007 par les associations Defenders of Wildlife et Teyeliz A.C du rapport intitulé "The Illegal Parrot Trade in Mexico: A Comprehensive Assessment".
Ce rapport révélait pour la première fois l'ampleur du commerce illégal des perroquets au Mexique: entre 65 000 et 78 500 oiseaux sont illégalement capturés chaque année, plus de 75% d'entre eux mourant avant d'être achetés; approximativement 50 000 à 60 000 perroquets meurent ainsi de cette façon chaque année au Mexique.
Pour Roger Schlickeisen, président de Defenders of Wildlife, "les niveaux actuels du commerce des perroquets sont intenables. Ce décret est une étape essentielle pour empêcher la disparition de certaines espèces. Il assurera aussi l'avenir de l'écotourisme au Mexique. Les États-Unis comptent à eux seuls 85 millions d'ornithologues amateurs, beaucoup d'entre eux voyageant uniquement pour voir certaines espèces".
Le Mexique accueille 22 espèces de perroquets dont six sont endémiques. Approximativement 90% de ces espèces sont en déclin: la dernière classification nationale énumère 11 espèces en danger, cinq
menacées, quatre exigeant la protection spéciale, et deux étant sans statut.
Pour Juan Carlos Cantú Guzmán, le directeur des programmes mexicains de Defenders of Wildlife: "en 2007, seules six espèces de perroquets au Mexique étaient considérées comme en danger, et cette nouvelle classification double presque ce nombre. Il est clair que si nous ne stoppons pas tout de suite la capture et le commerce de tous les perroquets, plusieurs d'entre eux disparaîtront. Ce décret constitue une étape pour mettre en place une politique de conservation et de rétablissement des populations".
Bien que cet événement constitue une victoire immense, beaucoup de travail reste à faire. María Elena Sanchez Saldana, de Teyeliz A.C., précise: "
Defenders of Wildlife et Teyeliz informeront le public de la nouvelle législation. Si l'on veut que les perroquets sauvages survivent, les gens doivent arrêter d'acheter leurs animaux favoris".
Defenders of Wildlife et Teyeliz A.C. mènent déjà une campagne d'éducation binationale aux États-Unis et au Mexique, et ces deux associations cherchent des fonds pour résoudre les défis du commerce illégal des perroquets.
Pour en savoir plus sur l'association Defenders of Wildlife: www.defenders.org.
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    Corée du Sud - Octobre 2008.
Ibis nippons (Nipponia nippon)
Ibis nippons (Nipponia nippon)
Source: Préfecture de Niigata
Arrivée d'un couple d'Ibis nippons au Pays du Matin Calme.
L'Ibis nippon (Nipponia nippon) vivait autrefois dans la péninsule de Corée, en Chine, en Mongolie et en Russie, mais il est maintenant proche de l'extinction. Il mesure 76 cm de long, est huppé, entièrement blanc avec des plumes grises sur la tête, un long bec recourbé noir, une zone nue autour de l'oeil et des pattes rouges, et il émet un croassement que l'on pourrait retranscrire par des "caw caw!". Jusque que les années 1960, près de 2 000 ibis hivernaient en Corée, mais les derniers ont été vus en 1979 à Panmunjom, près de la province du South Gyeongsang.
Mais le Comté de Changnyeong va bientôt accueillir à nouveau l'Ibis nippon sur le sol du Pays du Matin Calme à l'occasion de la prochaine assemblée de la Convention de Ramsar le 28 octobre 2008: un couple d'ibis donné par le président chinois Hu Jin-tao lors de sa visite en Corée du Sud en mai dernier doit en effet arriver le 17 octobre. Ces deux oiseaux de cinq ans chacun ont été élevés dans un centre dans la province du Shanxi et ont déjà élevé des poussins.
Alors qu'il ne restait que sept Ibis nippons en Chine en 1980, le pays a réussi à faire remonter ce nombre à près de 1 000 grâce à un programme d'élevage. Et l'oiseau y est maintenant révéré.
Situations de Gyeongsang (Corée du Sud) et de Niigata (Japon)
Situations de Gyeongsang et de Niigata
Le couple va faire le voyage entre la Chine et le Comté de Changyeong dans des boîtes spécialement conçues et à bord d'un vol charter: le but est d'optimiser les conditions de voyage afin d'éviter de répéter l'erreur qui avait conduit à la mort, un mois après leur arrivée, d'un couple d'ibis offert par la Chine au Japon dans les années 1990. Le Comté a déplacé 13 habitations d'un village près de la zone humide d'Upo pour construire un centre d'élevage, qui comprendra un zone de quarantaine, une dl'incubation et une d'élevage. Deux experts chinois se rendront en Corée pour surveiller les oiseaux pendant un an. Entre six et huit des œufs que les oiseaux pondront annuellement seront naturellement couvés, tandis que les autres le seront artificiellement.
L'Ibis nippon a disparu de l'archipel japonais en 2003, mais le pays a fait remonter 122 le nombre de couples s'y reproduisant à partir d'un couple donné par la Chine en 1999. Le 25 septembre 2008, le Japon a même libéré cinq couples sur une île dans la Préfecture de Niigata, la seule zone du pays où nichait autrefois l'espèce. Avant de les relâcher, des experts les ont entraînés à trouver leur nourriture et à construire des nids.
Si les experts réussissent à créer une population d'au moins 100 oiseaux en Corée du Sud, quelques-uns devraient aussi être libérés..
Source: Chosun Ilbo.
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