Recherche sur Ornithomedia.com

  Brèves
Publicité

  


  Actualités
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
  Mexique - Novembre 2005
Situation du Copper Canyon
Situation du Copper Canyon
Une femelle de Pic impérial aurait été vue !
Un nouvel évènement majeur va-t-il secouer l'ornithologie mondiale ? Après l'annonce en avril 2005 de la rédecouverte du Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis) dans des forêts de l'Arkansas aux Etats-Unis (lire Un Pic à bec d'ivoire dans le Cache River N.W.R.), deux professeurs d'université viennent d'annoncer sur la liste Mexico-Birding Yahoo! group qu'ils auraient observé une possible femelle de Pic impérial (Campephilus imperialis) au Mexique.
Le Pic impérial est le plus grand pic du monde, et il aurait disparu dans les années 60 (lire L'extinction du Pic impérial).
Couple de Pics impériaux (Campephilus imperialis)
Couple de Pics impériaux (Campephilus imperialis) naturalisés
Source : redescolar.ilce.edu.mx
L'oiseau aurait été noté dans le Copper Canyon, dans l'état de Chihuahua, près de Divisadero, et cela dans de bonnes conditions de lumière...
Voici le message original traduit posté par John Spencer sur la liste de diffusion :
"Ron et Sarojam Makau sont des observateurs qui sont de bons amis. Ils vivent (à temps partiel) près de Cabo Pulmo, BCS. Ils sont tous les deux professeurs au laboratoire de biologie d'UC Riverside (University of California).
Ils reviennent juste d'un voyage dans le Copper Canyon, où ils ont fait de splendides observations ... ils ainsi sont sûrs, mais absolument certains, d'avoir vu une femelle de Pic impérial (!) près de Divisadero, sur la crête nord de la gorge.
Je les ai interrogé longuement, et ils étaient certains de leur identification, basée sur la description de Peterson. Howell avait dit que l'oiseau s'était éteint en 1956, tandis que Peterson pensait lui que l'espèce était très rare mais pas disparue.
Ils jurent qu'ils ont vu une femelle, avec une huppe très originale, orientée vers l'avant (NDLR: voir photo ci-dessus). Ce sont des observateurs expérimentés et des professeurs de biologie à UC Riverside. Ils ont observé partout dans le monde et sont vraiment bons. Je crois à leur observation.
Ils ont vu l'oiseau à environ 9 m de haut dans un pin, s'accrochant au tronc.
Ils étaient placés à environ 15 à 20 m, avec une bonne lumière. Ils ont observé l'oiseau pendant environ 2 minutes, pendant lesquelles l'oiseau a tourné sa tête, permettant de voir sa huppe sous plusieurs angles, correspondant tout à fait au dessin de Peterson. L'oiseau est parti au loin avec un vol lent et lourd (comme celui d'un corbeau). Aucun bruit n'a été entendu.
L'observation a été faite à 7h du matin sur le sentier près du grand hôtel sur la crête de la gorge.
S'ils ne se sont pas trompés (et j'en suis persuadé), je vais moi aussi
passer plusieurs jours à observer dans ce secteur après Thanksgiving [...]".
Mais selon un participant à la liste de diffusion, les deux observateurs ne semblent pas apparaîre sur le site web de l'University of California - Riverside, ni dans la liste des membres du département de Biologie de l'université ... Donc, à suivre !

Mise à jour du 14/11

L'identité des observateurs est confirmée : il s'agît du Dr Sarojam K Manakau, professeur émerite au Biology Dept. Calif State University San Bernadino, et résidant à Riverside en Californie.
Ornithomedia.com a donc décidé de sponsoriser le départ sur place d'un ornithologue californien, GREG R. HOMEL, qui a pu obtenir des détails intéressants sur l'observation. Nous espérons ainsi pouvoir vous présenter le plus vite possible des photos de l'expédition, et peut-être de l'oiseau !
John Spenser, le rapporteur de l'observation, est parti sur place, dans le Parque Nacional Barranca del Cobre, pour tenter de voir l'espèce.

Mise à jour du 15/11

Hôtel El Mirador
La femelle de Pic impérial aurait été vue à environ 2 km de l'hôtel El Mirador, dans la Sierra Madre Occidentale
Source : www.mexicotravelnet.com
Sarojam et Ron Manakau ont donné des détails sur l'observation: la zone est une forêt de pins, près de la gare de Posada Barranca, 2 km avant l'hôtel El Mirador (accessible uniquement par bus), et à 2 km de Creel (en venant de Divisidero). L'oiseau a été vu sur un pin mort, d'abord à l'œil nu.
Leur première réflexion a été "ce n'est pas un pic, c'est trop grand !". Mais ils ont vu la huppe (très longue, noire, mais ils n'ont pu vérifier si elle était incurvée vers l'avant). Ils ont essayé de se rapprocher, mais une femme est passée et l'oiseau s'est envolé... C'était un grand oiseau entièrement noir. Quand il s'est envolé, ils n'ont pu voir les taches blanches sur les ailes à cause du soleil (et les observateurs ne connaissaient pas les critères). Le bec semblait noir, mais là encore c'était lié au contre-jour.
Sarojam avait déjà observé plusieurs Pics à bec blanc, une espèce proche et plus petite. En outre, il n'existe pas d'autres grands pics dans les forêts de pins de la Sierra Madre Occidentale.
GREG R. HOMEL a pu interviewer Sarojam Manakau, et il l'a trouvé crédible (calme, beaucoup de détails, regrets de ne pas avoir noter tous les critères).
Greg pense que l'oiseau pouvait se chauffer simplement au soleil après une nuit froide de montagne. Étant donné que l'espèce est territoriale, il y a une chance de relocaliser l'oiseau.

Nous vous tiendrons au courant de la suite.

Source : Mexico-Birding Yahoo! group.
Réagir sur nos forums.



 
 
Tamiflu
Tout miser sur le Tamiflu peut-il être dangereux ?
Source : escuela.med.puc.cl
Vietnam - Octobre 2005
Un virus résistant au Tamiflu !

Alors que plsuieurs pays dont la France ont acquis d'énormes stocks de Tamiflu, le seul médicament considré comme efficace contre le virus H5N1 de la grippe aviaire, la revue Science révèle qu'une équipe de chercheurs japonais dit avoir recensé au moins un cas humain de virus résistant au Tamiflu, une jeune vietnamienne de 14 ans tombée malade au printemps 2005. Etait-ce un cas unique ?
La jeune fille s'était occupée d'un frère plus âgé atteint de la maladie et avait pris de faibles doses de Tamiflu en prévention. Elle est ensuite tombée malade et a reçu des doses plus importantes. Elle a fini par se rétablir et a pu quitter l'hôpital en mars.
Pour l'équipe, il est donc important de ne pas tout miser sur un seul médicament; le Relenza, un autre produit, doit aussi être utilisé.
Source : d'après A.P.

Réagir sur nos forums.


 
  Roumanie, Turquie - Octobre 2005
Un deuxième foyer de grippe aviaire détecté en Roumanie.

Le ministère roumain de l'Agriculture annoncé la découverte d'un deuxième foyer de grippe aviaire le 14 octobre à Maliuc, un village du delta du Danube situé à environ 60 km de Ceamurlia de Jos, le premier foyer découvert le 8 octobre. Un laboratoire britannique doit préciser si le virus isolé est bien le dangereux H5N1, qui a provoqué la mort d'une soixantaine personnes en Asie.
Et la Turquie a reçu les résultats de tests confirmant que le virus de la grippe aviaire détecté dans une ferme du nord-ouest du pays le 7 octobre était bien le H5N1, selon un porte-parole du ministère turc de l'Agriculture. Plus de 6 000 animaux ont été abattus dans une zone autour de la localité de Kiziksa, foyer de la maladie où une quarantaine est imposée. (GFR)
Source : d'après BELGA/AG.
Réagir sur nos forums.



 
Colombie - Octobre 2005
Premiers cas suspects de grippe aviaire.

Le le ministère de l'Agriculture colombien a annoncé le 10 octobre que les premiers cas suspects de grippe aviaire avient été détectés en Colombie, dans trois fermes de l'état de Tolima, dans l'ouest du pays. Toutrefois, la souche du virus ne représente pas un danger pour les humains.

Source : d'après A.P.
Réagir sur nos forums.

  Turquie et Roumanie - Octobre 2005
Le delta du Danube accueille en octobre des milliers d'oiseaux migrateurs, comme le Canard colvert (Anas platyrhynchos), susceptibles de transporter le virus H5N1
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com
La grippe aviaire aux portes de l'Europe ?
Les autorités roumaines ont détecté le 8 octobre trois premiers cas de grippe aviaire chez des canards dans le delta du Danube, fréquenté par des milliers d'oiseaux migrateurs à l'automne. Plus de 200 volailles de cette région suspectées d'avoir contracté le virus ont été abattues, et le village de Ceamurlia de Jos, où ce virus a été identifié sur trois canards, a été fermé à la circulation. Les habitants ont été vaccinés et les sols décontaminés. Dans les villages voisins, les volailles ont été enfermées. Un appel a par ailleurs été lancé aux éleveurs afin qu'il préviennent les autorités sanitaires en cas de nouveaux cas suspects. La chasse est désormais interdite dans la région.
Selon le ministre de l'agriculture, Gheorghe Flutur, "le virus a probablement été apporté en Roumanie par des oiseaux migratoires en provenance de Russie".
Une campagne nationale de vaccination anti-grippale gratuite a débuté, le ministère de la santé roumain affirmant disposer de quelque 500 000 doses.
Ces trois premiers cas de grippe aviaire qui affectent la Roumanie vont toutefois être analysés par un laboratoire britannique agréé par l'Union européenne.

Bucarest a annoncé samedi avoir renforcé le contrôle à la frontière orientale avec la Moldavie voisine.
En Turquie, environ 2 000 volailles sont mortes de la grippe aviaire dans la nuit de vendredi à samedi en Turquie. Vendredi 7 octobre, les tests ont confirmé que le virus était bien celui de type H5 de la grippe aviaire, a précisé l'agence de presse Anatolia en citant des responsables. Ces oiseaux appartenaient à une ferme situé près de Balikesir, dans l'ouest de la Turquie, et une interdiction de transport d'animaux a été imposée depuis cette zone.
Des responsables du ministère de la Santé et de l'Agriculture ont été envoyés sur place pour enquêter sur les causes de l'apparition de la maladie dans cet élevage. Par mesure de précaution, ils ont ordonné l'abattage de tous les animaux ailés dans le village touché, ainsi que des chiens errants.
Selon le ministre, la maladie a probablement été apportée en Turquie par des oiseaux migrateurs venus des montagnes de l'Oural.
Lire notre article sur la grippe aviaire.

Sources : d'après XINHUANET, Le Monde, Euronews, NouvelObs.
Réagir sur nos forums.



 
  Maroc - Septembre 2005
Situation de la lagune de Smir
Situation de la lagune de Smir
La lagune de Smir en danger.
L'une des zones humides les plus importantes du nord du Maroc, la lagune de Smir Restinga est sur le point de disparaître sous la pression de l'urbanisation, d'un comblement progressif et de la sécheresse.
En effet, le complexe des marais de "Restinga-Smir", par exemple, est l'unique représentant des zones humides de la façade méditerranéenne du Rif occidental. Il comprend une lagune, des zones de tamaris et des roselières, des marais salants et une zone périphérique riche.
Cet écosystème humide présente un intérêt écologique exceptionnel par le rôle qu'il joue en tant qu'étape migratoire vitale pour les oiseaux d'eau douce qui traversent la Méditerranée par le détroit de Gibraltar. Il constitue aussi une source de vie importante pour la population riveraine, en supportant un certain nombre d'activités de production et de récréation. Le gouvernement marocain a lui-même reconnu son importance en la désignant comme SIBE (Site d'Intérêt Biologique et Écologique).
Bien que le site n'ait pas été suivi régulièrement, les quelques données disponibles indiquent qu'environ 5 000 anatidés y hivernent chaque année, et 70 espèces y nichent. Des oiseaux bagués en Pologne, en France, en Suède sont régulièrement repris, et les cigognes et flamants venus d'Espagne y font halte. Elle est donc d'une grande importante pour les populations nicheuses de cigognes, de hérons et de spatules de la zone.
La lagune de Smir
La lagune de Smir est menacée de disparition
Source :
GONH
Depuis presque deux années, le GONH (Gibraltar Ornithological Et Natural History Society), en collaboration avec l'Institut Scientifique de Rabat, a mis en place le projet européen Interreg IIIA (GIBMANATUR) qui comprend parmi d'autres activités le baguage dans cette lagune de plus de quatre mille oiseaux de plus de 40 espèces différentes.
En effet, l'expansion démographique de la zone, la complexité des structures foncières existantes, et la sous-estimation des valeurs intangibles que la zone humide fournit sont à la base d'un certain déséquilibre entre les potentialités du site et les exigences croissantes d'exploitation des ressources. La construction du barrage Smir (inauguré en 1992) en amont a perturbé le régime hydrique de la zone humide et a causé l'assèchement d'une grande partie de la lagune surtout du côté Ouest, entraînant ainsi une menace de salinité du site. Cette salinité menace non seulement la biodiversité mais également les activités de production telles que l'agriculture et le parcours. Ajoutons à cela, le phénomène d'urbanisation qui sacrifie le paysage naturel au profit des résidences de loisirs, et qui est à l'origine d'effluents domestiques provenant de la ville M'diq et des complexes touristiques avoisinants.
La situation s'est aujourd'hui aggravée de façon tragique, ce
qui fait penser, que, dans quelques mois, cette précieuse zone humide cessera d'exister pour toujours, sa surface étant couverte de déchets et partiellement comblée dans le but de mettre en place des aménagements
touristiques.
Le 8 septembre dernier, le roi Mohamed VI a annoncé lors d'une conférence de presse la prochaine construction dans la zone de dix hôtels, de deux domaines de golf, d'un parc aquatique, ainsi que des zones résidentielles, et des centres commerciaux. Le projet se déroulera en trois ans pour un investissement prévu de de 2.3 à 2.6 millions de dirhams.
En outre, la zone occupée par la lagune est l'emplacement choisi pour la construction d'une université privée, l'Université des Deux Rois, qui doit ouvrir en 2 008 avec une capacité de trois mille élèves. Ce projet est le fruit de la collaboration entre les Ministères l'Éducation et de la Science de l'Espagne et le Ministère de l'Éducation Nationale du Maroc.
Parallèlement, l'Assemblée d'Andalousie (Junta de Andalucía) a inclus la Lagune de Smir dans son projet de Réserve de la Biosphère transcontinentale entre l'Andalousie et le Maroc, considérant cette zone
comme l'une des plus riches du nord marocain. Les derniers événements remettent donc en cause la proposition des autorités andalouses ...

Contact : Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra - Ctra. N-340 Km 78,5 Tarifa (Cádiz) - Site web : cocn.tarifainfo.com - E-mail : cocn@tarifainfo.com - Tel : 639859350.
Réagir sur nos forums.



 

Espagne - Septembre 2005
Le détroit de Gibraltar menacé de toutes parts.

Port Tanger-Méditerranée
La construction du Port Tanger-Méditerranée bouleverse le côté marocain du détroit de Gibraltar
Source :
GONH

L'Assemblée d'Andalousie (Junta de Andalucía) a proposé de déclarer le Détroit de Gibraltar comme Réserve de la Biosphère transcontinentale entre l'Andalousie et le Maroc, une "réserve dans le but de rapprocher deux territoires qui partagent sites d'un grand intérêt et un patrimoine naturel et culturel commun" (lire la proposition).
Mais depuis plusieurs années une série d'aménagements et de projets catastrophiques ont détruit ou projettent de détruire cette richesse naturelle.
Du côté espagnol du détroit, la Rivière Palmones qui était autrefois un refuge et un oasis pour des milliers d'oiseaux au milieu des complexes industriels et touristiques de la Baie d'Algésiras est sur le point de disparaître (lire l'article).
Le Parque Natural de los Alcornocales déjà divisé du nord au sud par une nouvelle voie ferrée et d'est en ouest par une ligne à haute tension de 400 KW, est menacé par l'installation d'une nouvelle ligne. Curieusement, peu de mesures compensatoires sont destinées à l'environnement. Plus au sud en territoire marocain on note aussi une absence de mesures associées au projet.
La ligne de chemin de fer Veger - Algésiras est un autre projet imminent (lire sur le site www.autoviatarifa.com), qui, avec le Plan d'Aménagement "Tarife 2 015" (lire sur
www.aytotarifa.com/urbanismo/pgmo/avance/index.htm), modifieront définitivement le paysage de la région déjà encombré de zones industrielles, de domaines de golf et d'hôtels. Sans compter la présence de plusieurs centaines d'éoliennes (avec de nouvelles en projet) installées sur la plus importante voie de migration des oiseaux d'Europe de l'ouest.
Au Maroc, le port Tanger- Méditerranée et la création des voies de transport adjacentes transforment la région de façon définitive et à très grande vitesse. Et comme nous l'avons vu plus haut, des zones très riches comme la lagune de Smir sont sur le point de disparaître.
Le détroit de Gibraltar constitue pourtant un territoire singulier et unique, une étape écologique indispensable pour la faune migratrice entre l'Afrique et l'Europe. C'est aujourd'hui l'une des zones les plus menacées de la planète.
Contact : Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra - Ctra. N-340 Km 78,5 Tarifa (Cádiz) - Site web : cocn.tarifainfo.com - E-mail : cocn@tarifainfo.com - Tel : 639859350.
Réagir sur nos forums.


 

France - Septembre 2005
Grand Rassemblement National pour la nature le samedi 5 novembre 2005.
Des protections en recul... Des loups abattus pour rien... Le retour des ours reporté ... Des promesses démenties par les faits...
Un collectif d’associations (FERUS, WWF, L’ASPAS, La SPA, La fondation Brigitte Bardot, AVES, loup.org) appelle à une manifestation POUR la nature qui n’a jamais été aussi en danger et CONTRE les concessions faites par le gouvernement aux lobbies rétrogrades en violation de ses propres promesses et des traités signés par la France.
La date retenue est le samedi 5 novembre, date anniversaire de la mort de l’ourse Cannelle. Elle aura lieu à Paris à 14h30, place du Panthéon.
Après avoir été éliminé de France, le Loup d'Europe s'est à nouveau installé en 1992, d’abord dans le massif du Mercantour, et aujourd’hui dans une partie des Alpes. Plus d'infos sur www.loup.org.

Loup d'Europe
Signez la pétition pour sauver les loups en France
Source :
loup.org

D'autre part, nous vous convions à signer la pétition pour la protection du loup en France, dont voici un extrait du texte :
"Combien sont-ils chez nous ? Peut-être une trentaine, ce qui serait déjà trop à en croire certains. Plusieurs loups ont été tués, le plus souvent empoisonnés, comme jadis. D’autres le seront peut-être au printemps par des chasseurs hors-la-loi. Or, aucune autorité publique n’a le courage d’élever la voix pour rappeler que le loup est un animal protégé par une convention internationale signée à Berne, ainsi que par la directive Habitats. Et qui oserait reconnaître que le retour du loup est au fond un magnifique hommage qui nous est fait ? [...]
Certes il tue chaque année quelques centaines de brebis, ce qu’il a d’ailleurs toujours fait. C’est infiniment moins que les pertes dues à la foudre ou à la morsure des chiens errants mais, pour les éleveurs déstabilisés par une crise sans fin, c’est un traumatisme insupportable. Ils ont le droit d’être écoutés, d’être entendus. Pour autant, cela ne les autorise pas à faire de cet animal le bouc émissaire, sans jeu de mots, de difficultés économiques qui ne sont évidemment pas de son fait.
En attendant qu’elles soient résolues, il va de soi qu’il faut pouvoir défendre les troupeaux dans des conditions raisonnables. En cas d’attaque et de perte d’animaux, des indemnités appropriées doivent être versées qui prennent en compte la dimension psychologique - entre autres, le stress de l’éleveur - d’un tel face-à-face. Ceci étant, il nous semble qu’une question plus fondamentale s’impose à tous : la coexistence entre le monde sauvage et notre civilisation est-elle encore possible ?
Certes, rien n’est simple, rien n’est facile. Mais nous pensons qu’un pastoralisme rajeuni, s’appuyant, comme dans tant d’autres pays, sur la présence très efficace de chiens de protection et de l’indispensable berger, permettrait de poser la question du loup en termes nouveaux. Dans le Montana, comme dans de nombreuses régions sauvages du continent américain, des troupeaux de plusieurs milliers de bêtes passent des mois à proximité de grizzlis et de loups, sans être pour autant décimés. La France peut sans aucun doute abriter quelques dizaines de loups sans sombrer dans un mauvais psychodrame.
Nous appelons solennellement le gouvernement français à assumer son devoir de protection et à faire respecter la convention de Berne, en sanctionnant notamment tout acte de braconnage. Rien ne saurait justifier que, après avoir laissé l’ours disparaître peu à peu du paysage pyrénéen, on autorise aujourd’hui l’élimination du loup. Cet animal est d’évidence un symbole et un puissant miroir dans lequel nous pouvons et devons tous regarder. Mais c’est aussi un animal vivant. Vivant ! Vivant tant que les hommes accepteront qu’il le demeure. Bienvenue et longue vie, grand méchant loup !"

Source : www.loup.org.
Réagir sur nos forums.

Retour   1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 - 58 - 59 - 60 - 61   Suite

 

   Infos

  Observations
  Agenda
  Brèves
  

  

 Neornithes Nomina Avium, le logiciel de taxonomie de référence
  
  
  
  
 
 
   
   Newsletter

   Recevez chaque mois
   notre lettre d'infos
   gratuite.
    Inscription
   
Desinscription
        
         


   
 
 
  
ORNITHOMEDIA (c) 2000 Tous droits réservés