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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Si vous voulez nous
proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Venezuela - Mai 2008.
Observation d'un mystérieux todirostre.
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Situation de la vallée Uaiparu (Venezuela) |
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Du 16 au 21 mai 2008, dans
la vallée Uaiparu située au sud de la Gran Sabana (savane) du Venezuela,
J. Kvarnbäck, T. Crease et Ivan Tepedino, ont observé à trois
reprises un todirostre mystérieux du genre Poecilotriccus (ex-Todirostrum).
Ils ont réalisé deux photographies et l'ont également enregistré.
Après avoir consulté les ouvrages Birds
of South America de Ridgely and Tudor, Birds
of Northern South America de Restall et al,
Birds of Venezuela et Birds
of Colombia de S. Hilty, ils en ont conclu que cet oiseau ressemblait étroitement
au Todirostre à front gris (Poecilotriccus fumifrons) tel qu'il
est illustré dans le Birds
of South America de Ridgely and Tudor et dans le Birds
of Northern South America de Restall et al. Il évoque aussi énormément
le Todirostre à front roux (Poecilotriccus latirostre).
J. Kvarnbäck, T. Crease et Ivan Tepedino travaillent actuellement sur
l'identification du todirostre de la vallée Uaiparu, et seraient très
intéressés par toute information (photos) ou commentaires concernant
l'identification de P. fumifrons ou de toute sous-espèce ou espèce
apparentée.
Vous pouvez les contacter par e-mail: jkvarn@gmail.com
et trcrease@gmail.com.
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Possible Todirostre à front gris (Todirostrum fumifrons), Vallée
Uaiparu, Veneuela, le 17/05/08 (agrandir
la photo):
Photo: John Kvarnbäck
si vous avez un commentaire à faire sur l'identification, vous pouvez contacter
directement l'auteur
jkvarn@gmail.com |
La Gran Sabana du Venezuela
est une région naturelle qui se caractérise par de vastes savanes
et des zones buissonneuses, traversées par des cours d'eau bordés
de forêts-galeries.
Les sols sont pauvres, et les feux sont fréquents, empêchant la progression
de la forêt.
La Gran Sabana fait partie de l'ensemble des savanes qui s'étendent aussi
aunord du Brésil, au Guyana et au Surinam.
Réagissez
à cet article sur notre forum Identification
par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).
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Côte-d'Ivoire
- Mai 2008.
La Forêt des Marais Tanoé menacée par les Palmiers à
huile.
Zones de forêt primaire en Côte-d'Ivoire en 1988 (la situation s'est
encore dégradée depuis). En vert sombre, situation de la forêt
des marais Tanoé
Carte: ornithomedia.com d'après l'UNEP, l'IRD et Le Monde |
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La Forêt des Marais Tanoé
(FMT), le dernier massif forestier situé dans lextrémité
sud-est de la Côte-dIvoire, mérite dêtre considérée
comme un site prioritaire pour la conservation des primates en Afrique de lOuest.
Elle constitue lun des tous derniers refuges pour plusieurs primates, dont
le Colobe bai de Miss Waldron (Piliocolobus badius waldronae), le Cercopithèque
diane roloway (Cercopithecus diana roloway) et le Cercocèbe couronné
(Cercocebus atys lunulatus), les trois espèces de singes les plus
menacés dextinction en Afrique de lOuest.
En outre, la flore de la FMT est dune richesse remarquable: un inventaire
préliminaire effectué en 2007 a permis dy recenser 19 espèces
endémiques ouest-africaines, 15 espèces endémiques de la
région phytogéographique de Haute-Guinée et 13 espèces
inscrites sur la liste rouge de lUICN (Union Internationale de Conservation
de la Nature).
A lissue dun atelier international qui s'est tenu au Ghana en décembre
1999, un rapport de lO.N.G. Conservation International indique que la Forêt
des Marais Tanoé est située dans une zone dimportance internationale
pour la biodiversité.
Elle est classée par les experts comme étant:
- dune importance exceptionnelle parmi les aires prioritaires de conservation
régionale pour la forêt de Haute-Guinée
- dune haute importance pour la conservation des mammifères
- dune haute importance pour la conservation des oiseaux
- dune très haute importance pour la conservation des écosystèmes
deau douce.
Pourtant ce massif forestier
ne bénéficie pas dun statut officiel de protection. Outre
braconniers qui sattaquent à sa faune exceptionnelle, les menaces
les plus préoccupantes, en ce moment, sont les défrichements entamés
depuis février 2008 pour la création de vastes plantations de palmiers
à huile.
La plus vaste plantation en cours de création est le fait de la PALMCI,
une compagnie agro-industrielle dont le Groupe UNILEVER est lactionnaire
principal. Si rien nest fait pour arrêter durgence ces défrichements,
la FMT sera complètement rasée en peu de temps.
Vous pouvez protester contre cette destruction programmée en signant
ce manifeste: www.manifeste-fmt.org.
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Brésil
- Mai 2008.
Construction programmée de deux barrages géants en Amazonie.
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Situation des deux nouveaux barrages prévus |
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Le Rio Madeira est le plus
important affluent du fleuve Amazone, drainant plus d'un quart du bassin amazonien.
Il traverse des zones forestières d'une très grande biodiversité,
et il abrite au moins 750 espèces de poissons et le fameux Dauphin rose.
Un grand nombre de poissons migrent sur 4 500 km pour aller se nourrir et frayer
dans les zones riches en nutriments du cours supérieur du cours d'eau.
Mais tout cela est gravement menacé par la construction prévue de
deux nouveaux barrages en amont dans l'état de Rondônia, appelés
Jirau et Santo Antonio, qui transformeraient plus ou moins la Madeira en un canal
de transport de marchandises des ressources de la marchandise et en une source
d'énergie.
Le gouvernement brésilien
vient de donner son feu vert à l'édification des deux barrages hydroélectriques
suite à l'approbation de l'agence de protection de l'environnement du Brésil,
l'Ibama, et des enchères ont été ouvertes pendant une semaine
pour choisir les candidats à la construction et à l'exploitation
de l'ensemble qui devrait fournir 6 450 mégawatts et autoriser la navigation
vers le Pérou et la Bolivie.
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Le Rio Madeira est le plus grand affluent de l'Amazone
Photo: Amigos da Terra Brasil (www.natbrasil.org.br) |
A la tête d'un consortium
regroupant des entreprises brésiliennes publiques et privées, le
groupe français Suez a décroché lundi 19 mai la construction
et l'exploitation du barrage de Jirau, d'un coût estimé de 3,4 milliards
d'euros. Alors que le critère déterminant des candidatures était
d'obtenir le prix le plus bas possible d'électricité pour les clients,
le consortium de Suez s'est engagé à vendre l'électricité
de Jirau, à 71,4 reais (soit environ 28 euros) par MWh, ce qui est 21,5%
inférieur au prix de base retenu pour la procédure d'enchères.
Dans un communiqué,
le groupe français a précisé que le barrage de Jirau devrait
commencer à fournir de l'électricité en mars 2012 et non
en janvier 2013 comme cela était initialement prévu.
Son concurrent, un fond d'investissement de la banque espagnole Santander a remporté
la concession du barrage de San Antonio avec un prix de fourniture de 78,9 reais
par MWh.
Les deux barrages devraient fournir 8% de la demande d'électricité
du Brésil. Ils s'inscrivent dans le cadre de l'Integration of South American
Infrastructure (IIRSA), un schéma énergétique entre la Bolivie,
le Pérou et le Brésil.
Situation des deux barrages prévus sur le Rio Madeira, dans l'état
brésilien du Rondônia. Notez en clair les principales zones déjà
déboisées (situation en 2006)
Carte: ornithomedia.com d'après GoogleEarth |
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Mais ce projet est fortement
critiqué pour ses conséquences écologiques et humaines.
Des milliers de km2 de forêts, abritant près de 800 espèces,
seront inondées. Or l'état de Rondônia est fortement touché
par la déforestation: dans les années 1980, un projet de colonisation
financé par la Banque Mondiale avait déjà entraîné
la destruction de plus de 25% de sa couverture forestière sur 10 ans.
Les scientifiques de l'Institut National pour la Recherche en Amazonie estiment
que le secteur inondé par le Jirau pourrait atteindre une surface presque
deux fois plus grande qu'estimée, atteignant la Bolivie.
Les barrages pourraient aussi entraîner l'extinction de nombreuses espèces
animales et végétales. L'une des spécificités du cours
de la Madeira impacté sont les hautes berges exposées ("barreiros")
essentielles à plusieurs espèces de perroquets (aras, amazones,
piones) qui y trouvent les substances minérales indispensables à
leur digestion.
Les autres conséquences potentielles sont nombreuses: développement
du paludisme, progression des plantations de soja au détriment de la forêt
et des zones de savanes, ou pollution accrue des ressources alimentaires par le
mercure résultant de l'extraction de l'or.
L'Ibama (l'institut pour l'environnement brésilien) a toutefois imposé
plus de 30 restrictions pour donner son accord à la construction des barrages
pour réduire leur impact écologique.
Le bassin amazonien couvre 60% de Brésil. Bien que le gouvernement affirme
que le taux de déboisement est tombé à son plus bas depuis
1991, les experts estiment eux qu'un cinquième de la surface forestière
a déjà été détruit.
Pour en savoir plus:
- http://internationalrivers.org/en/latin-america/amazon-basin/madeira-river/amazon-under-threat-damming-madeira
- www.amazonia.org.br/
- www.rebia.org.br/noticias//not1.php?id=217
- www.riosvivos.org.br/canal.php?canal=318&mat_id=8657
- http://philip.inpa.gov.br/publ_livres/Preprints/2005/SAMUEL-EM-8.htm
- www.gentedeopiniao.com.br/ler_noticia.php?codigo=28383
- Amigos
da Terra Brasil
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