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  Actualités - Avec Neornithes
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    France - Avril 2008.
Ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus)
Ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus)
Photo:
Alain Fossé / www.digimages.info
Opération à venir de régulation du nombre d'Ibis sacrés dans l'Ouest de la France.
Selon le site web du Télégramme de Brest, une opération de régulation de la population d'Iibis sacrés (Threskiornis aethiopicus)
va être menée dans les départements du Morbihan, de la Loire-Atlantique et de la Vendée. Cette espèce originaire d'Afrique tropicale s'est établie à l'état sauvage dans l'Ouest de la France à partir d'oiseaux échappés dans les années 1980 du parc de Branféré (56). En 2007, sa population était estimée à 5 000 oiseaux. Selon certains ornithologues, l'Ibis sacré constituerait un danger pour certaines espèces, les sternes notamment (lire: Faut-il éliminer l'Ibis sacré de France ?); d'ailleurs, certains les gestionnaires d’espaces naturels avaient demandé aux pouvoirs publics d’intervenir pour limiter la prolifération des ibis sacrés (lire: Faucon pèlerin et Ibis sacré en Bretagne : des présences discutées).
Une première opération de destruction avait organisée au cours du premier semestre 2007 en Loire-Atlantique avec un bilan de 270 oiseaux éliminés. Un groupe de travail mis en place par les préfets du Morbihan, de Loire-Atlantique et de Vendée a décidé de poursuivre la limitation de l’espèce au cours de l’année 2008 par des opérations de tir réalisées par des professionnels et menées par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Elles devraient s'étaler sur plusieurs années.
De 5000 oiseaux, l'objectif est de ramener la population d’Ibis sacrés à 3500.

A noter que le Collectif pour la Protection de l'Ibis de Bretagne, qui a pour but de s'opposer à l'éradication programmée de cette espèce en Bretagne et au-delà par l'information et la mobilisation, a lancé une pétition.
Un communiqué du Collectif, dans lequel il présente ses arguments, est en outre visible sur http://ibisdebretagne.bloguez.com.

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    Israël - Avril 2008.
Situation d'Eilat et du kibboutz Samar (israël)
Situation d'Eilat et du kibboutz Samar
Nidifications d'espèces remarquables.
Décidément, Eilat, à la pointe sud d'Israël, est réellement un "point chaud" pour l'observation des oiseaux du Paléarctique occidental.
En prolongement des raretés vues au cours de l'Eilat Spring Festival (www.eilatbirdsfestival.com) qui s'est tenu du 24 au 31 mars 2008, nous vous reportons dans cette note des informations très intéressantes concernant les nidifications certaines ou probables d'espèces remarquables dans le pays:
- Tout d'abord, un poussin de Sterne caspienne (Sterna caspia) a été découvert le 15 avril 2008 sur une île artificielle bordant le "lagon" de la marina d'Eilat. Il était nourrit par un adulte. Le 16 avril, des nageurs sont allés sur l'île, permettant indirectement aux ornithologues de l'IBRCE de constater qu'il était trop jeune pour voler, et prouvant ainsi qu'il était né ici. C'est le premier cas de nidification de l'espèce en Israël (source: Israbirdnet).
Agrobate podobé (Cercotrichas podobe)
Agrobate podobé (Cercotrichas podobe), parc de l'IBRCE (Eilat), mars 2008
Photo:
Thomas Krumenacker / www.birdingisrael.com
- L'Agrobate podobé (Cercotrichas podobe) est une espèce africaine sub-saharienne occasionnelle dans le sud d'Israël: il a été observé la première fois en avril 1981, et depuis il est annuel au printemps et en été dans la vallée de l'Arava et à Eilat.
Les ornithologues pensaient que comme pour la Tourterelle masquée (Oena capensis), également d'origine africaine, l'espèce s'installerait un jour, mais ce ne fut pas le cas jusqu'à présent.
Le 28 mars 2008, un adulte fut observé par des ornithologues espagnols dans le parc de l'IBRCE (International Birding & Research Center in Eilat). Il fut observé par près de 200 ornithologues pendant une semaine au cours du Spring Festival! Le 21 avril 2008, Noam Weiss, de l'IBRCE a posté sur le forum de www.israbirding.com un message annonçant que l'oiseau avait été revu et qu'il avait été rejoint par une femelle, présentant une plaque incubatrice...
- L'Iranie à gorge blanche (Irania gutturalis) est un bel oiseau qui niche dans les montagnes de Turquie et du Moyen-Orient, quelques couples atteignant le Mont Hermon au nord d'Israël. Sur le forum de site www.israbirding.com, Noam Weiss de l'IBRCE nous informe également qu'un mâle de cette espèce avait été observé le 21 avril au nord du kibboutz Samar, dans le sud du pays, tandis qu'une femelle se trouvait dans le petit zoo pour enfants de ce même kibboutz; et comme pour l'Agrobate podobé, la femelle présentait aussi une plaque incubatrice...
Installations piscicoles
Au fond, les installations piscicoles au large d'Eilat où niche le Héron strié
Photo:
Ornithomedia.com
- Le Héron strié (Butorides striatus) est un petit héron tropical qui niche notamment dans les mangroves le long des côtes de la Mer Rouge, atteignant le sud du Sinai. Son aire de nidification n'atteint donc pas le Golfe d'Eilat, mais il y est toutefois observé régulièrement en petit nombre en dehors de la saison de reproduction, en particulier en été après l'élevage des jeunes. Depuis la construction de cages de pisciculture en mer (par les compagnies Dag Suf et Ardag) au large d'Eilat, l'espèce est devenue plus commune et a même commencé a niché. Le Héron strié a choisi des filets et des plates-formes pour installer son nid.
En 2004, Dag Suf a coopéré avec l'IBRCE et un nichoir (en fait un simple baril en plastique) a été placé sur l'eau. Ainsi, depuis 3 ans au moins, l'espèce niche sur les installations et trois nids sont comptés chaque année. Les petits sont bagués par l'IBRCE, avec l'aide de l'équipe de Dag Suf. Mais pendant l'été 2008, les cages devraient été retirées...

L'International Birding & Research Center in Eilat (IBRCE) a été créé en 1984: c'est une organisation à but non lucratif qui a pour objet l'étude des oiseaux, l'éco-tourisme et l'éducation. En 1992, un terrain de 50 ha, une ancienne décharge, lui a été attribué, et l'IBRCE l'a progressivement réhabilité pour en faire aujourd'hui une vraie halte pour les oiseaux migrateurs. Plus d'informations sont disponibles sur www.birdsofeilat.com.
Sources: www.israbirding.com, www.birdsofeilat.com.
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    Irlande - Avril 2008.
Situation des Copeland Islands en Irlande du Nord (Royaume-Uni)
Situation des Copelands Islands (Royaume-Uni)
Première reproduction prouvée du Goéland à bec cerclé en Europe.
Dans un message posté le 20 avril 2008 par Dominic Mitchell sur la liste de diffusion WestPalBirds, on apprend que pour la première fois la nidification d'un Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis) a été prouvée en Irlande du Nord (et donc en Europe et même dans le Paléarctique occidental) par deux ornithologues, Derek Charles et Richard Weyl.
Le Goéland à bec cerclé est une espèce nord-américaine de plus en plus souvent observée en hiver sur les côtes de l'ouest de l'Europe (lire Identifier le Goéland à bec cerclé et le chercher en France).
Au mois d'avril 2004, Anthony McGeehan avait observé un Goéland à bec cerclé dans la colonie de Goélands cendrés (Larus canus) de Big Isle, dans l'archipel des Copelands, non loin de Belfast (Irlande du Nord, Royaume-Uni). En dépit de recherches intensives, seul un adulte avait été vu.
Au mois de février 2008, Derek Charles avait photographié un Goéland à bec cerclé à Millisle, non loin des Copelands. Quelques jours plus tard, il a
remarqué sur ses photos que l'oiseau était bagué. Malgré plusieurs visites, il n'a plus revu l'oiseau.
Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis)
Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis) adulte
Photo:
Frédéric Portier
Cependant, au cours du week-end des 22 et 23 mars, Richard Weyl a retrouvé le goéland et l'a observé pendant des heures autour de Millisle. Il a pu lire les informations inscrites sur sa bague, EG55164, indiquant qu'il avait été bagué dans les Copelands. Richard et Derek avaient donc sûrement vu le même oiseau. L'examen attentif des photographies semble montrer que l'oiseau pourrait être en fait un hybride de Goéland à bec cerclé et de Goéland cendré.
Ce goéland a été bagué poussin sur Big Isle le 16 juin 2004. D'autres informations devraient être diffusées ultérieurement.

Big Isle est la plus riche des trois îles qui composent les Copelands. On y trouve des habitats variés: falaises et marais salants sur la côte, et prairie inondée et marais à son centre. Mew Island et Lighthouse Island sont plus petites et plus pauvres, et ne sont couvertes que de prairies rases et de rochers.

L'archipel est d'importance internationale pour ses populations de Puffins des Anglais (Puffinus puffinus) et de Sternes arctiques (Sterna paradisaea), et d'une importance nationale pour la Mouette mélanocéphale (Larus melanocephlaus) (1er cas constaté de nidification pour l'Irlande du Nord), le Goéland cendré et l'Eider à duvet (Somateria molissima).
La colonie de Puffins des Anglais des îles Copeland représente plus de 1,7% de la population mondiale (plus de 4 000 couples): les oiseaux occupent les nombreux terriers de lapins.
550 couples de Sternes arctiques nichent sur Big isle, soit la plus grande colonie pour cette espèce pour l'île d'Irlande. Avec 250 couples, les Copelands accueillent plus grande colonie de Goélands cendrés d'Irlande du Nord. Les trois îles abritent aussi 14% des couples d'Eiders à duvet de l'île d'Irlande.
Le Guillemot à miroir (Cepphus grylle), le Râle d'eau (Rallus aquaticus) et le Pigeon biset (Columba livia) (100 couples) nichent aussi dans l'archipel. Le Vanneau huppé (Vanellus vanellus) et la Bécassine des marais (Gallinago gallinago) pourraient se reproduire dans les zones humides de l'intérieur de Big Isle.
Le Phoque gris et le Phoque veau-marin sont communs dans les Copelands et s'y reproduisent.
Un centre ornithologique a été créé, le Copeland Bird Observatory (www.cbo.org.uk).

Sources: Wikipedia, WestPalBirds.
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    Grande-Bretagne - Avril 2008.
Sittelle torchepot (Sitta europaea)
Sittelle torchepot (Sitta europaea) fréquentant une mangeoire
Photo:
Frédéric Calmant
Nourrir les oiseaux n'a pas que des effets positifs. Chaque année, des millions de personnes nourrissent les oiseaux sauvages dans leurs jardins ou sur leurs balcons. Mais alors que l'on connaît bien les effets d'une modification de la disponibilité en nourriture dans la nourriture sur le comportement des oiseaux, les impacts de ce comportement généreux sont peu connus. Dans une synthèse publiée en avril 2008 dans la version électronique de la revue "Frontiers in Ecology and the Environment" et réalisée à partir de plusieurs études, on apprend que les effets de cet apport élémentaire ne sont pas toujours positifs.
Les quatre biologistes (Gillian N. Robb, Robbie A. McDonald, Dan E. Chamberlain et Stuart Bearhop) rappellent toutefois que ce nourrissage a aussi des impacts immédiats bénéfiques: les poussins qui reçoivent davantage de nourriture ont un taux de survie plus élevé.
Mais l'intervention humaine perturbe aussi le discernement des oiseaux; en effet, les mangeoires peuvent constituer des "pièges écologiques" qui les encouragent à rester dans un secteur qui ne leur serait autrement pas favorable si ce nourrissage cessait. Un apport artificiel provoquerait aussi une croissance de la population incompatible avec des conditions alimentaires naturelles.
Parfois, ce nourrissage affecte la biologie des oiseaux de façon inattendue: une étude a ainsi montré que les Geais à gorge blanche (Aphelocoma coerulescens) qui vivent dans un milieu semi-urbain et qui fréquentaient les mangeoires pondent plus tôt que les autres; mais les jeunes naissent alors à une période de l'année où les aliments qui leur sont nécessaires sont indisponibles. Dans ce cas, on constate alors une augmentation du taux d'échec de la nidification.
Étonnamment, l'équipe de chercheurs a aussi constaté que l'activité autour des mangeoires n'augmentait pas le risque de prédation par les chats, bien au contraire!
Étant donné la variété des résultats trouvés, G. Robb et S. Bearhop et leurs collègues estiment que des études plus complètes et plus ambitieuses (sur plus de deux ans, sur plusieurs espèces simultanément) devraient être menées, étant donné l'ampleur du phénomène du nourrissage des oiseaux: une enquête menée aux États-Unis en 2003 a en effet révélé que plus de 43% des sondés nourrissaient les oiseaux, et au Royaume-Uni, les sondages indiquent que 75% de la population faisait de même.
Sources:
- www.sciencedaily.com,
Food for thought: supplementary feeding as a driver of ecological change in avian populations
- Gillian N Robb, Robbie A McDonald, Dan E Chamberlain, and Stuart Bearhop , Food for thought: supplementary feeding as a driver of ecological change in avian populations
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    Pays-Bas - Avril 2008.
Ornithopter
Un exemple d'Ornithopter, un cyber-rapace
Source:
www.rc-airplane-world.com
Un cyber-rapace pour effrayer les oiseaux. L'Aéroport de Schiphol d'Amsterdam aux Pays-Bas a annoncé en mars 2008 avoir adopté une nouvelle technique pour effrayer les oiseaux qui volent autour des pistes et qui constituent un danger potentiel pour les avions: un "cyber-rapace".
Cet épouvantail volant nommé Ornithopter, imite les battements d'ailes d'un faucon afin d'être plus effrayant.
Cette technique va compléter toute une série de méthodes plus ou moins efficaces, comme les rayons lasers, les hauts-parleurs, les chiens spécialement entraînés...

Sur le site web www.rc-airplane-world.com, on peut lire une description du fonctionnement d'autres "cyberhawks", qui battent des ailes pratiquement comme de vrais oiseaux (130 cycles par minute), tandis que leur queue sert à la manœuvre. Il semblerait que de vrais oiseaux aient tellement été "bluffés" qu'ils auraient suivi de tels objets!
La vitesse du moteur électrique qui alimente les ailes peut être contrôlée, permettant de décider à quelle hauteur le cyberhwak vole, et la queue sert à le faire tourner à gauche ou à droite. Une batterie en polymères de lithium autorise une autonomie de vol d'environ 15 à 20 minutes, et l'émetteur-radio dirige deux servomoteurs.

Mais on est encore loin de la solution futuriste que des scientifiques chinois auraient présenté en 2007: ils auraient implanté des microprocesseurs dans le cerveau de vrais pigeons pour influencer leur vol en leur envoyant des signaux électroniques!
Sources: UPI, www.rc-airplane-world.com

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