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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Si vous voulez nous
proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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France-
Le parc de la Haute-Ile de Neuilly-sur-Marne ouvre en partie.
| Situation du
Parc régional de la Haute-Ile (Val-de-Marne) |
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Le 23 février 2008,
le parc départemental de la Haute-Île, dans la ville de Neuilly-sur-Marne
(Val-de-Marne), dans la proche banlieue parisienne, a ouverte une première
tranche de 25 hectares sur un total final de 65 Ha en tout.
Ce parc est situé entre la Marne et la nationale 34, entre la pointe de
Gournay et Neuilly-sur-Marne.
Cet espace vert, qui a été classé Natura 2000, comprendra
un marais recréé de 20 hectares destiner à favoriser le retour
de la faune. Depuis les différents travaux daménagement, près
de 40 espèces d'oiseaux ont été notées, dont le Petit
Gravelot (Charadrius dubius) qui y a déjà niché.
Plus de 120 espèces doiseaux sont attendues à terme.
Six observatoires seront aménagés
pour observer discrètement les oiseaux.
Les responsables de ce parc ont pour ambition de reconstruire un écosystème
typique de la région, les paysages de zones alluviales le long de la Marne.
Le parc sera soumis aux variations du niveau de leau.
Pour mener à bien ce projet, la direction des espaces verts du département
sest attaché la collaboration et le savoir-faire de deux grandes
associations, la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et le Corif (Centre
ornithologique dIle-de-France), ainsi que du Muséum national dHistoire
Naturelle et dune équipe de maîtres duvre dirigée
par le paysagiste Alain Provost.
Plus d'informations sur: www.parcs93.info/fr/parcs/haute-ile/index.php
D'autres photos sur : gournayenvironnement.org/HauteIleSep07/index.htm
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Espagne
- Mars 2008.
| Situation des
Monegros en Aragon |
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Pétition contre un
futur "Las Vegas" en Aragon!
Un véritable Las Vegas
va sûrement bientôt pousser dans la zone de steppes des Monegros, en Aragon:
32 hôtels-casinos, des parcs d'attractions, un golf, un hippodrome, un centre
de congrès, une salle d'opéra, des musées, des quartiers résidentiels devraient
être réalisés.
Le consortium d'investisseurs International Leisure Development (ILD), basé au
Royaume-Uni et promoteur du projet, prévoit à terme 25 millions de visiteurs par
an pour une capacité de 35 millions de visiteurs.
L'objectif est la construction d'une "ville de loisirs intégrée" à environ
une heure de route de Saragosse.
Cette ville-loisirs, articulée autour de 16 thèmes historiques, de la préhistoire
à la Grèce antique et au monde contemporain, sera construite sur une superficie
de 2 000 hectares, soit un carré de 4,5 km de côté dans les steppes uniques de
Los Monegros. Elle sera desservie par deux routes à trois voies et on pourra y
circuler en tramway. On ignore encore quand elle doit être achevée.
Ce projet de 17 milliards d'euros, provisoirement baptisé "Gran Scala", a obtenu
le feu vert du gouvernement régional d'Aragon, favorable et qui se réjouit
de la perspective de la création de 30 000 emplois.
La région compte aussi sur les répercussions de l'Exposition internationale
de Saragosse en 2008.
Deux parcs d'attractions, "Spyland" et "Acquantica" (un parc
aquatique), seront intégrés au projet géant et leurs travaux
débuteront fin 2008.
Le projet "Gran Scala" doit être présenté à la presse le 12 décembre à Saragosse,
en présence de tous les investisseurs, architectes et ingénieurs.
La SEO (Birdlife Espagne) met en avant la richesse naturelle des Monegros, où
ont été désignées plusieurs zones importantes pour
la conservation des oiseaux couvrant au total 103 000 ha. Ces secteurs protègent
une faune et une flore typiques de la dépression de l'Ebre.
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Les Monegros accueillent une importante population d'Outardes canepetières
(Tetrax tetrax) (photo prise dans les Bouches-du-Rhône, France)
Photo: André Mallen |
On y trouve une flore halophile
originale adaptée aux dépressions salines, des oiseaux steppiques comme l'Oedicnème
criard (Burhinus oedicnemus), l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax),
les Alouettes calandre (Melanocorypha calandra) et pispolette (Brachydactyla
rufescens), le Sirli de Dupont (Chersophilus duponti), les Gangas cata
(Pterocles alchata) et unibande (P. orientalis), le Faucon crécerellette
(Falco naumanni), …
L'une des objections essentielles au projet Gran Scala sont ses énormes besoins
potentiels en eau, alors que cette région est aride. La ville de Las Vegas, dans
le Nevada, qui sert de modèle aux promoteurs, a entraîné le quasi-assèchement
du Rio Colorado, ce qui pourrait préfigurer le sort réservé à l'Ebre.
La SEO/BirdLife rappelle qu'elle est favorable à un développement durable compatible
avec les resources naturelles, associant les populations locales et respectant
leur patrimoine culturel. Le parc national d'Ordesa, dans les Pyrénées, qui a
bénéficié aux communes concernées, pourrait constituer une voie à suivre.
Les Monegros devraient ainsi être protégées, comme cela était initialement prévu
en 2004…
Une pétition contre ce projet a été lancée: vous
pouvez la signer à l'adresse: www.firmasonline.com/1Firmas/camp1.asp?C=1278
Sources: AFP, www.seo.org
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Colombie
- Mars 2008.
| Situation
de la Reserva Natural de las Aves Pauxi Pauxi |
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Création de la Reserva
Natural de las Aves Pauxi Pauxi.
Dans le but de protéger
l'habitat du Hocco à pierre (Pauxi pauxi) et d'autres espèces
endémiques de la Cordillère Orientale en Colombie, l'association
ProAves, avec le soutien de l'American Bird Conservancy et de la National Fish
and Wildlife Foundation, a créé la Reserva Natural de las Aves Pauxi
Pauxi, sur la Cerro de la Paz ("colline de la paix"), dans le département
de Santander.
Le Hocco à pierre est une espèce endémique des forêts
nébuleuses de Colombie et du Venezuela: elle n'est présente en Colombie
que dans la chaîne de Perijá et dans la Cordillère Orientale.
Elle est classée comme étant en danger de disparition par l'UICN.
Cette réserve, très accidentée, est située sur les
communes de Betulia et de San Vicente de Chucurí et couvre 1 600 ha, à
une altitude comprise entre 650 et 1400 mètres. 90% de cette surface sont
couverts d'une forêt tropicale humide et 10% de cultures de café,
de cacao et de prairies.
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Femelle
de Hocco à pierre (Pauxi pauxi)
Source: ProAves |
Parmi
les espèces importantes présentes dans la réserve, on note
l'Ariane à ventre roux (Amazilia castaneiventris), le Hocco d'Albert
(Crax alberti), le Caïque de Bonaparte (Pionopsitta pyrilia),
le Cabézon à manteau blanc (Capito hypoleucus), le Tangara
fuligineux (Habia gutturalis), la Paruline azurée (Dendroica
cerulea), la Pénélope aburri (Aburria aburri), le Toucan
tocard (Ramphastos ambiguus), le Toucan à gorge citron (Ramphastos
citrolaemus) et le Pic splendide (Melanerpes pulcher).
Les forêts abritent des mammifères menacés comme l'Ours à
lunettes (Tremarctos ornatus) et le Pacca, ainsi qu'une flore variée.
On y trouve aussi des vestiges historiques, comme la route de Lenguerke construite
en pierre en 1840.
Source: www.proaves.org.
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Bulgarie
- Mars 2008.
Des sangliers ont dévasté la colonie de Pélicans frisés
de Srebarna.
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La colonie de Pélicans frisés de Srebarna a été dévastée
par des sangliers
Source: Le Balkan |
En dépits des efforts
de la fondation Le Balkan-Bulgarie et de ses partenaires pour protéger
la colonie de Pélicans frisés (Pelecanus crispius) installée
dans la réserve de Srebarna, située au nord de la Bulgarie le long
du Danube, à la frontière avec la Roumanie, les sangliers ont dévasté
pour la seconde année de suite la zone de nidification, compromettant la
reproduction des premiers nicheurs.
Le 19 mars 2008, une troupe de sangliers a en effet détruit plusieurs nids
et de 55 à 60 oeufs. En conséquence, environ 40 couples ont quitté
les lieux et se sont installés dans un second site. Le reste de la colonie
s'est dispersée sur d'autres lacs le long du Danube.
Le Balkan-Bulgarie demande donc le soutien du gouvernement, des donateurs et du
public:
- réalisation d'une clôture de protection
- création d'un observatoire discret pour surveiller la colonie
Vous pouvez agir de différentes façons:
- Faire un don: www.branta-tours.com/donation.php
- Signer la pétition: www.petitiononline.com/srebarna/
- Participer à un séjour naturaliste (20% des recettes sont destinées
à des actions de protection): www.branta-tours.com
Source: www.branta-tours.com.
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Espagne
- Mars 2008.
| Situation
de la zone d'étude, au Nord-est de l'Espagne |
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La variété
du chant du Sirli de Dupont est liée à la viabilité de sa
population.
Le chant des passereaux
sert à la fois au cours de la compétition entre mâles pour
la délimitation des territoires et pour l'attraction des femelles. Au niveau
d'un individu, il est un indicateur de sa "viabilité génétique".
Paola Laiolo et d'autres biologistes espagnols de l'Instituto Cantábrico
de Biodiversidad (CSIC) ont étudié du printemps 2004 au printemps
2007 différentes populations (constituées de 2 à 48 mâles)
de Sirlis de Dupont (Chersophilus duponti) sur 10 500 km² dans la
vallée de l'Ebre, au Nord-est de l'Espagne. Dans cette zone, des lambeaux
de steppe, l'habitat de cette alouette menacée, sont disséminés
dans un "océan" de cultures de céréales.
Le Sirli de Dupont est un habitant typique des steppes parsemées d'arbustes
bas et de touffes de graminées, et il a subit un déclin dramatique
au cours des dernières années suite à la destruction et au
morcellement de son habitat, entraînant un isolement des populations (lire
Le Sirli du Dupont
aurait disparu de Catalogne).
Les biologistes espagnols ont
découvert un lien entre la diversité des chants de chaque oiseau
et la viabilité de la population à laquelle il appartient. Cette
viabilité a été mesurée par le taux annuel de renouvellement,
la productivité et la taille de la population.
Les mâles des
populations les plus nombreuses et les plus productives, c'est-à-dire les
moins fragiles, chantent d'une façon plus élaborée et plus
variée. En effet, un grand nombre de mâles augmente le "pool"
des chants disponibles, dans lequel il est possible de "puiser" pour
en élaborer de nouveaux.
Un répertoire plus élaboré a en outre été constaté
dans les populations présentant une grande proportion de juvéniles.
Ce lien pourrait résulter du rôle sexuel du chant, qui constitue
un indicateur fiable de l'état de santé individuel. Il est toutefois
possible que l'état du biotope et la période de l'année puissent
modérer cette relation.
Les interactions entre voisins n'a pas d'effet significatif sur la diversité
des chants, mais les mâles de Sirlis de Dupont chantent plus rapidement
lorsque un grand nombre de mâles paradent en même temps.
Les Sirlis de Dupont
des plus petites populations chantent plus simplement car ils vivent dans un environnement
musical plus pauvre (le chant étant un caractère appris et non inné),
et ils ont en retour un taux d'accouplement plus faible.
Ainsi les éléments "culturels" agissent-ils non seulement
au niveau individuel, mais aussi au niveau d'une population.
On a aussi observé chez les mammifères que la réduction d'une
population pouvait simplifier les comportements nuptiaux, et chez l'Homme, la
réduction du nombre de personnes parlant une langue peut entraîner
la disparition de celle-ci.
Les résultats de cette étude pourraient donc être élargis
aux populations humaines baignant dans un environnement culturel global de plus
en plus simplifié. Elle ouvre aussi de nouvelles perspectives dans le suivi
de populations d'oiseaux fragmentées et menacées, l'étude
duchant des mâles pouvant constituer un premier indice d'un processus de
déclin.
Source: Laiolo
P, Vögeli M, Serrano D, Tella JL (2008) Song Diversity Predicts the Viability
of Fragmented Bird Populations. L'article complet est lisible sur ce lien.
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