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le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Etats-Unis
- Mars 2008.
La triste histoire de la macreuse géante de Californie.
| Situation de
Sand Hill Bluff, en Californie centrale, où des ossements de Chendytes
lawi ont été trouvés |
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Des fouilles archéologiques
menées en 1974 sur le site de Sand Hill Bluff, dans le nord de la Californie,
par . V. Morejohn ont permis de découvrir une grande quantité d'ossements
d'une macreuse incapable de voler de la taille d'une Bernache du Canada nommée
Chendytes lawi. En fait, cet oiseau étrange avait des ailes rudimentaires,
et son envergure était celle d'une sarcelle, pour un corps d'une taille
bien supérieure. Cette incapacité à voler en avait fait apparemment
un gibier privilégié des Amérindiens qui avaient alors installé
leur campement dans cette région proche de l'actuelle Santa Cruz, non loin
de San Francisco. Des restes d'huîtres et de moules ont aussi été
exhumés sur le site. Un datage au Carbone 14 avait permis de démontrer
que cette espèce avait survécu au moins jusqu'il y a 1 500 ans avant
Jésus-Christ, et qu'elle avait sûrement disparu sous l'effet d'une
chasse excessive (Moretto, 1984).
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Représentation
de la macreuse disparue Chendytes lawi qui avait la taille d'une Bernache
du Canada et qui ne pouvait pas voler, et d'une espèce qu'elle a cotoyé
jusqu'au Pléistocène sur la côte californienne, le saumon
géant Oncorhynchus rastrosus qui pouvait atteindre 2,5 m de long
et qui avait deux dents comme des sabres à l'avant de son rostre!
Schéma: Ornithomedia.com d'après Stanton F. Fink |
D'autres ossements ont été
par la suite été découverts jusqu'en Oregon, plus au nord.
Ses restes étaient particulièrement abondants dans l'archipel d'îles
(Channel Islands) qui se trouve au large de l'actuelle Los Angeles, où
cette macreuse devait nicher, ainsi que sur d'autres îlots de la côte
Pacifique.
En mars 2008, l'anthropologue Terry L. Jones et ses collègues du California
Polytechnic State University ont publié une étude dans la revue
Proceedings of the National Academy of Sciences rapportant que l'extincion avait
en fait sûrement eu lieu il y a seulement de 2 400 à 2 200 ans. Les
Amérindiens avaient chassé cette macreuse pendant plus de 8 000
ans, à partir de l'installation de tribus dans les Channel Islands. Ces
oiseaux incapables de voler ont donc disparu relativement vite après leur
découverte par l'Homme, comme cela sera plus tard le cas (entre autres)
du Dodo de l'île Maurice dans l'Océan Indien qui avait été
éliminé en un peu plus d'un siècle à partir de l'arrivée
des Européens en 1581.
En 1955, on a découvert que C. alwi avait un ancêtre plus
petit qui pouvait voler, nommé C. milleri. En 1993, Bradley C. Livezey,
taxidermiste au Carnegie Museum of Natural History, avait classé cet oiseau
dans le même genre que celui des eiders. Il avait précisé
que C. lawi était le plus grand canard marin jamais découvert.
Son incapacité à voler et ses sites de nidification relativement
accessibles en avaient fait une proie rêvée, et sa disparition en
fait l'un des premiers exemples de l'impact catastrophique d'une utilisation non
durable des ressources naturelles.
Sources:
- 1984, Moratto, Michael California Archaeology. Academic Press.
- 1974, Morejohn, G.V., Personal communication regarding bones of Chendytes
lawi from site SCR-7. San Jose: Department of Biology, San Jose State University.
- www.parks.ca.gov,
www.bidersworld.com
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Indonésie
- Mars 2008.
Description offficielle du Zostérops des Togian.
| Situation des
îles Togian (Indonésie) |
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L'Institute
of Science de Jakarta a annoncé le 14 mars 2008 qu'un zostérops
observé pour la première fois en 1996 sur l'archipel indonésien
des Togian venait officiellement d'être considéré comme une
nouvelle espèce: sa description vient en effet d'être publiée
en mars 2008 dans une revue scientifique prestigieuse, le Wilson Journal of Ornithology.
Le Zostérops des Togian (Zosterops somadikartai) doit son nom latin
au taxonomiste indonésien Soekarja Somadikarta, récemment déclaré
Président d'honneur du 25ème International Ornithological Congress.
Deux biologistes indonésiens, Mochamad Indrawan, de l'Université
d'Indonésie, et Sunarto (actuellement étudiant au Virginia Tech
aux États-Unis), l'avaient observé pour la première fois
en 1996 au cours d'un voyage dans les Îles Togian, mais ils n'avaient alors
pas obtenu l'autorisation de collecter un spécimen. Quelques années
plus tard, ils ont pu cpaturer un zostérops qui a ensuite été
envoyé au MSU Museum (Chicago).
Ils ont travaillé sur la taxonomie pendant plusieurs années de cet
oiseau avec l'ornithologue Pamela Rasmussen, de la Michigan State University (Pamela
est l'auteur entre autres de l'excellent Field
guide Birds of South Asia: The Ripley Guide).
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Le
tout récemment décrit Zostérops des Togian (Zosterops
somadikartai)
Dessin: Agus Prijono / Michigan State University |
P. Rasmussen a réalisé
une étude minutieuse pour déterminer si ce zostérops constituait
bien une espèce à part entière en le comparant avec des oiseaux
similaires présents dans les collections de la Smithsonian Institution,
de l'American Museum of Natural History, du Natural History Museum de Londres
et du musée Naturalis (Pays-Bas). Elle a déterminé que s'il
partage de nombreuses caractéristiques avec le Zostérops à
front noir (Zosterops atrifrons), l'espèce la plus proche, il en
diffère sur plusieurs points: Zosterops somadikartai n'a pas l'iris
blanc, son chant est distinct, plus aigu et moins varié, son bec a une
forme particulière, et surtout il n'a pas le cercle orbital blanc typique
des zostérops (appelés communément pour cette raison "oiseaux
à lunettes"), mais rouge.
Zosterops somadikartai n'est présent que le long des côtes
de trois petites îles de l'archipel des Togian (Togean), dans la province
de Sulawesi, en Indonésie centrale. Son habitat couvre moins de 5 000 kilomètres
carrés. Somadikarta précise que cet oiseau très actif, qui
se déplace en petites bandes, est menacé.
Chairul Saleh (WWF) estime que sa population compte moins de 1 000 individus.
Sources: Michigan
State University, www.sciencedaily.com.
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