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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Si vous
voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous
un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page
est sponsorisée par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux
du monde.
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France
- Février 2008.
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Le poudre d'argile peut être utile pour aider un oiseau
mazouté
Source: www.aroma-zone.com |
Oiseau mazouté:
le rôle de l'argile par Charles Bélart.
Le 17 février,
Charles Bélart, un visiteur d'Ornithomedia.com, nous a informé
avoir trouvé un jeune Guillemot de Troïl (Uria aalge)
sur la côte du Pas-de-Calais: il était bien mazouté,
du sternum au bec .C'est le premier qu'il a trouvé en 2008.
Il était prostré sur la plage, au soleil, essayant de se réchauffer
.
Charles l'a mis dans un carton après avoir saupoudré de poudre d'argile
sec la zone mazoutée de son plumage (et ses alentours pour
éviter qu'il ne se salisse en essayant de se nettoyer avec le bec).
L'argile en effet absorbe le mazout, et les boulettes tombent au fond
du carton. C'est selon Charles le meilleur traitement d'attaque pour
les oiseaux très touchés. Il faut recommencer l'opération
de temps en temps jusqu'à ce que l'oiseau retrouve ses plumes
lustrées (soit de trois à quatre 3 à 4 jours dans les
pires des cas) .
Cette méthode simple ne crée pas un stress comparable au bain et à
ses manipulations (parfois réalisées avec une machine),
puis au rinçage et au séchage (sans compter que les
oiseaux déjà considérablement affaiblis, utilisent leurs
dernières forces pour se sécher). Le lavage en outre détruit
le sébum qui recouvre les plumes et assure l'étanchéité.
Chez Charles, l'oiseau est resté en confiance et a dormi dans
son carton où il s'est réchauffé. Ayant été très
peu manipulé, il n'est pas trop stressé et garde ses forces.
Le plus difficile est le nourrissage du guillemot: des sprats ou des
sardines uniquement .L'oiseau prend très vite confiance et mange bien.
Il faut le relâcher le plus vite possible, sinon il refusera
de repartir.
Charles précise que cette méthode ne provoque pas l'enthousiasme
des centres de soins: un oiseau grisâtre, avec des taches noirâtres
ici et là, semble sale, mais en fait l'argile pompe toutes les saletés
et si l'oiseau en absorbe un peu, cela forme un cataplasme qui protège
les muqueuses du système digestif (le plus souvent irrémédiablement
détruit avec empoisonnement): cela lui fait plus de bien que d'avaler
du savon!
L'argile est en outre neutre chimiquement.
Attention: le mazout est une matière extrèmement cancerigène et il
faut absolument éviter le contact avec la peau. Charles précise
ainsi que son chien a été victime d'une tumeur à la patte suite à
une tache...
Le guillemot est ensuite parti dans un centre de soins de Calais:
il était presque propre, et a consommé 700 gr. de sardines en trois
jours.
Plusieurs autres alcidés mazoutés ont par ailleurs été
trouvés sur la côte du Pas-de-Calais, mais étant
donné le peu de mazout vu sur la plage, la pollution doit être
limitée (dégazage sauvage).
Contact: charles.belart
AT wanadoo.fr
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Etats-Unis
- Mars 2008.
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Pic
à bec d'ivoire (Campephilus principalis) mâle
Peinture: George M. Sutton / Cornell Lab of Ornithology |
Encore une saison
sans Pic à bec d'ivoire.
Dans un article publié le 9 mars 2008 dans le site web du Huntsville
Times (Alabama), on apprend que la quatrième année de recherche
du Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis) aux États-Unis
va prochainement s'achever, certainement sans résultats. Ainsi, en
dépit de recherches intensives menées depuis 2004-2005
dans de larges secteurs du Sud-est du pays (lire Les
indices de la présence du Pic à bec d'ivoire en Floride),
aucune donnée ou preuve n'ont jusqu'à présent été
rapportées. Toutefois bien sûr, cela ne prouve rien...
En février 2008 s'est tenu le second gala de l'Ivory-Billed Woodpecker
Foundation créée par le photographe Bobby Harrison afin
de lever des fonds. Jérôme Jackson, professeur à l'université
Florida Gulf Coast et spécialiste reconnu du Pic à bec d'ivoire y
a participé. Dans son discours, il a expliqué que depuis 2005,
les éléments réunis étaient "intrigants mais non concluants". A noter
qu'en 2006, il avait déjà émis des doutes sur
l'observation du Pic à bec d'ivoire dans l'Arkansas (lire Le
Pic à bec d'ivoire de l'Arkansas : un Grand Pic aberrant ?).
Ainsi, à propos des appels enregistrés, les fameux "kent!"
nasillards, le biologiste rappelle qu'ils ont pu être lancés
par d'autres animaux comme le Geai bleu (Cyanocitta cristata)
ou le Cerf de Virginie. Concernant les double coups que le Pic à bec
d'ivoire produit en tapant contre contre le tronc des arbres et qui
auraient été enregistrés à plusieurs reprises, il souligne que le
Grand Pic (Dryocopus pileatus) et le Pic à ventre roux
(Melanerpes carolinus) peuvent aussi faire le même bruit.
Jackson a remarqué en particulier que certains des double coups présentés
comme ayant été produits par un Pic à bec d'ivoire étaient
accentués sur le deuxième sur la fin ("bang-BANG!"), alors que Campephilus
principalis insiste sur le premier ("BANG-bang!").
Enfin, il affirme que les cavités découvertes dans des troncs d'arbre
dans l'Arkansas n'ont sûrement pas été creusés par un Pic à
bec d'ivoire: en effet, les Grands Pics creusent aussi parfois des
trous oblongs (= dont la hauteur est supérieure à la largeur), tout
simplement pour laisser passer leurs huppes! Jackson a étudié plusieurs
espèces de pics possédant une huppe à travers le monde, et
il a noté que la plupart creusaient des trous de cette forme.
Enfin, la photo réalisée en 2005 et qui était censée montrer
une épaule et le dos d'un Pic à bec d'ivoire agrippé sur la
face opposée du tronc d'un arbre n'est pas convaincante pour le spécialiste:
la partie noire et blanche visible, même si elle est floue, ne correspond
pas à celle que présenterait un Pic à bec d'ivoire dans une
telle situation, et s'agît plus probablement d'un Grand Pic descendant
brièvement tout en décollant du tronc.
Mais Jackson n'affirme pas que le Pic a bec d'ivoire a disparu, et
il pense même qu'il pourrait être redécouvert un jour: c'est
pourquoi il soutient les recherches sur le terrain, tout en faisant
remarquer que celles-ci sont souvent trop bruyantes et perturbantes.
Source: Huntsville
Times.
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Finlande
- Mars 2008.
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Coq
de Sonnerat (Gallus sonnerati) mâle
Photo: John Corder/World Pheasant Association |
Il y a du Coq
de Sonnerat dans nos poulets.
Charles
Darwin pensait que les poulets domestiques descendaient du seul Coq
bankiva (Gallus gallus), un gallinacé sauvage vivant actuellement
dans les forêts et broussailles du Sud de l'Asie.
Mais les résultats d'une nouvelle étude menée par des
biologistes de l'université d'Uppsala en Finlande démontrent que leur
origine est un peu plus complexe. L'étude génétique de poulets à la
peau jaune (= ceux des élevages modernes) a montré que ces derniers
possédaient une version différente (= allèle) d'un gène présent
aussi chez les poulets à peau blanche. Quand les scientifiques
ont recherché ce gène chez le Coq bankiva, ils n'ont trouvé
que l'allèle codant pour une peau blanche. Plus étonnamment, ils sont
découvert celui codant pour une peau jaune chez une autre espèce
sauvage, le Coq de Sonnerat (Gallus sonnerati), endémique de
l'Inde.
Jonas Eriksson, doctorant de l'Université d'Uppsala, explique: "Nos
études montrent que bien que la plupart des gènes des volailles proviennent
du Coq bankiva, il existe au moins une autre espèce sauvage qui a
contribué à leur apparence actuelle, le Coq de Sonnerat". Cette espèce
a probablement été croisée avec les premières formes du poulet domestique.
Les gènes codant pour la peau jaune se sont ensuite répandus parmi
les milliards de poulets domestiques autour du monde.
Greg Larson, chercheur dans les universités d'Uppsala et de Durham
(Grande-Bretagne), remarque que si Darwin avait bien pensé que plus
d'une espèce sauvage avait contribué à la "création" du chien, il
croyait qu'une seule espèce sauvage était à l'origine du poulet. Ce
n'est donc pas le cas. La couleur jaune des pattes du poulet est le
résultat de son alimentation: les caroténoïdes jaunes
du maïs dont ils se nourrit sont responsables de cette couleur. Le
gène que ces chercheurs viennent d'identifier code pour une enzyme
qui découpe les caroténoïdes et relâchent de la
vitamine A. Ces caroténoïdes sont emmagasiné dans la peau
de ces poulets.
Leif Andersson, qui a dirigé le projet, explique: «Notre étude est
un exemple de l'importance des mutations au cours de l'évolution.
Nous ne savons pas pourquoi les humains ont favorisé les oiseaux à
pattes jaunes. Peut-être qu'ils étaient considérés comme plus sains,
plus fertiles, ou bien plus beaux?".
Les scientifiques pensent que le même gène expliquerait la couleur
rose du Flamant rose, la couleur jaune des pattes de nombreux rapaces,
et la viande rougeâtre du saumon. Ces caractéristiques sont aussi
causées par les caroténoïdes. Ce gène pourrait influencer
la couleur de la peau de l'Homme, jusqu'à un certain point non encore
déterminé.
Source: MLA Uppsala University (2008, March 3). Darwin Was Wrong
About Wild Origin Of The Chicken, New Research Shows.
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International
- Février 2008.
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Gansus
yumenensis, un oiseau préhistorique de 110 millions
d'années. En dépit du fait qu'il était contemporain des
dinosaures, il était étonnament proche des oiseaux modernes
Dessin : Ornithomedia.com, d'après Mark A. Klingler/CMNH
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Les oiseaux
modernes seraient apparus bien avant l'extinction des dinosaures.
Il existe deux grandes méthodes pour étudier l'histoire de l'évolution:
se baser sur l'étude des fossiles, ou utiliser la notion d'horloge
moléculaire basées sur les données génétiques moléculaires.
Une étude récente menée par des chercheurs des Universités
du Michigan, de Chicago, de Boston ainsi que du Centre for Biodiversity
Conservation Mexico and Central America et dirigée par Joseph
Brown ont récemment présenté des résultats basés
sur des analyses génétiques démontrant que la famille
des oiseaux modernes était plus ancienne que ce que l'analyse des
fossiles suggérait: les premiers oiseaux auraient ainsi plus de 100
millions d'années (au milieu de la période Crétacé, dans l'Ère
Mésozoïque), et non pas de 60 à 65 millions d'années (périodes Paléocène,
Éocène et Oligocène, dans l'Ère Cénozoïque): ils auraient donc
survécu à la grande extinction des dinosaures à la fin du Crétacé
(KT) il y a environ 65 millions d’années (une découverte précédente
en Chine soutenait déjà cette hypothèse: lire
Un oiseau préhistorique
étonnamment moderne).
Cette étude, intitulée "Strong mitochondrial DNA support for
a Cretaceous origin of modern avian lineages" a été
publiée en
ligne le 28 janvier dans le journal BMC Biology
Pour Joseph Brown, le principal auteur, explique que les deux grandes
méthodes (étude des fossiles et horloge moléculaire)
ont chacune leurs faiblesses pour essayer de déterminer l'âge
des premiers oiseaux; ainsi, les fossiles tendent à surestimer le
temps qui s'est écoulé depuis que la lignée a divergé de celle des
dinosaures, car ils ne présentent que des informations sur
les caractères physiques distinctifs des oiseaux anciens, qui
apparaissent longtemps après une modification génétique.
En outre, ce n'est pas parce que l'on n'a pas trouvé de fossiles de
plus de 65 millions d'années qu'il n'en n'existe pas.
Quant aux données génétiques, l’horloge moléculaire n'est pas aussi
précise que ce que l'on croyait. Cette approche s'appuie en effet
sur l'observation des mutations qui, malgré leur caractère
aléatoire, suivent en fait un rythme d'apparition ("tick") relativement
constant sur une longue durée. Les biologistes moléculaires utilisent
ce taux pour reconstruire l'histoire de l'évolution des espèces: si
par exemple les séquences d'ADN divergent à une moyenne de 2 % par
million d'années, et si nous déterminons que deux espèces diffèrent
génétiquement de 10 %, nous pouvons estimer qu'elles ont eu un ancêtre
commun il y a cinq millions d'années. Mais le problème est que deux
lignées peuvent muter à des rythmes différents, et donc appliquer
un même taux d'apparition à un arbre généalogique entier peut aboutir
à des résultats très douteux.
Heureusement, de nouvelles méthodes existent qui corrigent le biais
induit par ces taux différenciés. Joseph Brown et ses collègues les
ont toutes appliqué, espérant que les résultats obtenus permettraient
de réduire l'écart entre les résultats paléontologiques et génétiques;
mais en fait, cet écart s'est renforcé, et l'âge des premiers oiseaux
modernes a finalement été estimé à 100 millions d'années.
Certains scientifiques ont toutefois des doutes sur ces résultats,
soulevant le fait qu'il pourrait exister une erreur systématique dans
l'analyse génétique. D'autres études sur des échantillons plus larges
seront nécessaires, ainsi qu’une collaboration plus étoite entre paléontologues
et phylogénéticiens moléculaires.
Sources: www.biomedcentral.com,
www.nationalgeographic.com.
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Kenya
- Février 2008.
Un énorme projet sucrier menace le delta de la Tana.
| Situation
du delta de la Tana (Kenya) |
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Le Delta de la
Tana est une vaste (130 000 ha) mosaïque de savanes, de prairies saisonnièrement
inondées, de fragments de forêt, de lacs et de mangroves. Cet ensemble
accueille plusieurs communautés locales et de grands troupeaux d'animaux
domestiques, ainsi qu’une faune riche.
Les populations locales ont adapté leur manière de vivre aux saisons:
certains cultivent leurs terres pendant que d'autres élèvent du bétail
ou pêchent.
Les terres marécageuses du delta agissent comme les éponges, absorbant
les effets des inondations, emmagasinant l'eau et restant vertes pendant
la saison sèche. Durant les périodes de sécheresse, les éleveurs conduisent
leurs bêtes jusqu'aux frontières de la Somalie et de l’Ethiopie.
Le delta accueille des milliers d'oiseaux aquatiques nicheurs et migrateurs.
Il a été désigné Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux
(ZICO). Il accueille des espèces menacées ou en voie de diminution
comme le Circaète barré (Circaetus fasciolatus) et le Pipit
de Melinda (Anthus melindae), et la Cisticole du Tana (Acrocephalus
griseldis) a été récemment notée. La Rousserolle d'Irak (Acrocephalus
griseldis) est une hivernante.
En
rouge, les limites prévues du Tana Integrated Sugar Project
(TISP) dans le delta de la Tana (Kenya) : en jaune, cultures
de canne à sucre, en rose, autres cultures et en vert,
zones de mangroves
Carte: Ornithomedia.com d'après Nature Kenya |
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Mais une société
commune créée entre la Mumias Sugar Company (MSC) Ltd
et la Tana and Athi River Development Authority (TARDA) veut créer
le Tana Integrated Sugar Project (TISP) dans le district de la Rivière
Tana et en partie dans celui de Lamu.
Le TISP est composé de 16.000 ha de cultures irriguées
de canne à sucre, de 4.000 ha d'autres cultures, d'une sucrerie, d'une
unité de CO-génération de 34 mégawatts, d'une unité
de production d'éthanol, et d'équipements agro-alimentaires dont des
pêcheries...
En décembre 2007, la National Environment Management Authority (NEMA)
a consulté certains organismes pour avoir leur avis sur le
TISP; l'association Kenya Nature, sollicitée, s’oppose au projet
pour les raisons suivantes :
- La destruction programmée d'au moins 20 000 hectares d'habitats
naturels dans un secteur à forte biodiversité dont dépendent
les populations locales. Il n'y a pas de plan de conservation ni d’information.
- Une forte compétition pour l’eau entre le TISP, un autre projet
sucrier proposé par MAT International, les plans du National Irrigation
Board, les autres projets de développement et les besoins du le bétail,
de la faune, et les besoins des pêcheries et de l’écosystème. Le TISP
utilisera au moins un tiers de l’eau du fleuve Tana, ce qui aura des
impacts très significatifs en aval.
- Le TISP aura des conséquences négatives d’un point de vue écologique,
économique et social, et aucun aménagement n’est prévu pour
faire face à ces impacts.
- Il n'y a pas eu d'évaluation des avantages économiques au niveau
national et local; les alternatives possibles (tourisme par exemple)
n'ont pas été étudiées.
Kenya Nature a demandé que la NEMA s'assure que ces problèmes écologiques
soient étudiés avant d’approuver éventuellement le projet.
Une zone protégée devrait également être mise en place.
Sources: www.naturekenya.org,
www.birdlife.org.
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