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- Avec Neornithes |
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Si vous voulez nous
proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Algérie - Février 2008.
| Situation du parc national d'El Kala (Algérie) |
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Le parc national d'El Kala à nouveau menacé.
Le parc national d'El Kala (PNEK) est une aire protégée de 80 000 ha
située dans l'extrême nord-est de l'Algérie (lire notre article sur ce parc). C'est l'un des plus
importants centres de biodiversité en Méditerranée. Il rassemble sur
une superficie relativement peu étendue plusieurs écosystèmes.
Sa partie marine protège des herbiers de posidonies et des récifs de corail rouge.
Sur la côte alternent caps, falaises et plages.
A l'intérieur des terres, de vastes zones humides sont dominées par des collines couvertes de forêts de chênes-lièges. Autour des
lacs et des cours d'eau, s'étendent de belles aulnaies,
un biotope rare en Afrique du Nord.
Le patrimoine naturel du parc est
impressionnant: on y a recensé 1264 espèces végétales, soit le tiers de la flore
d'Afrique du Nord, 21 rapaces nicheurs dont le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), le Faucon d'Eléonore (Falco eleonorae), et peut-être, selon certaines sources l'inattendu Aigle pomarin (Aquila pomarina), mais aussi 70 espèces oiseaux aquatiques nicheurs dont le Fuligule
nyroca (Aythya nyroca) et l'Erismature à tête blanche (Oxyura leucocephala), ... Le lac Tonga constitue ainsi la principale zone de nidification d’Afrique du Nord pour les oiseaux aquatiques.
Les zones humides d'El Kala représentent en outre une étape vitale pour des milliers d'oiseaux migrateurs.
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Le superbe lac Tonga
est l'un des principaux plans d'eau du parc d'El-Kala
Photo: Faouzi Haou |
37 espèces de mammifères vivent dans le parc: c'est ou c'était le domaine du Cerf de Barbarie, du Lynx caracal, de la Hyène
rayée, des Renard roux et dorés, de la Mangouste, de la Genette, du
Chat sauvage, du Porc-épic, du Hérisson d'Algérie, de la Loutre... Le Phoque-moine serait toujours présent.
Vous avez été des milliers en 2007 à vous mobiliser contre le passage de l'autoroute Est-Ouest à travers le Parc National d'El-Kala.
Grâce à cela, en juillet 2007, le Ministre des Travaux Publics s'était engagé à éviter le Parc.
Aujourd'hui, en dépit de l'article 4 du Décret Présidentiel N°83-458 du 23/07/83 portant Statut des Parcs Nationaux qui interdit formellement le passage d'une route importante, le chantier a repris.
Pour empêcher ce désastre, un Comité pour la sauvegarde du Parc National d'El-Kala s'est constitué.
Un site Internet www.sauvonsleparc.org a été lancé pour coordonner toutes les actions et les informations et héberger la pétition pour sauver le PNEK.
.Signez la pétition sur
www.sauvonsleparc.org/petition_elkala.php.
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Colombie - Février 2008.
Description d'une nouvelle espèce, le Tohi d'Antioquia.
| Situation de San Pedro de los Milagros, municipalité proche du lieu probable des collectes au 20ème siècle de plusieurs Tohis d'Antioquia |
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Une nouvelle espèce, baptisée Tohi d'Antioquia (Atlapetes blancae), a été décrite en Colombie à la suite d'études menées par l'association colombienne Fundación ProAves. Les biologistes sont toutefois inquiets sur son avenir, car on ne sait pas si l'espèce n'a pas déjà disparu!
La description officielle a été publiée par Thomas Donegan, de ProAves, dans l'édition de février 2008 du Bulletin of the British Ornithologists’ Club. Trois spécimens d'Atlapetes blancae collectés au milieu du vingtième siècle ont été trouvés dans des musées d'histoire naturelle de plusieurs universités colombiennes; ces oiseaux auraient tous été probablement capturés près de l'Université de LaSalle, à proximité de la localité de San Pedro de los Milagros, dans le département d'Antioquia.
Atlapetes blancae a un plumage distinct qui confirme son statut d'espèce non encore connue par la Science. Plusieurs expéditions ont été menées dans la région où l'espèce avait été collectée il y a plus de 35 ans, mais elles n'ont donné aucun résultat.
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Tohis d'Antioquia (Atlapetes blancae) adulte et juvénile
Dessin: Robin Restall |
Thomas
Donegan explique: "Nous espérons qu'une population de Tohis d'Antioquia puisse être trouvée puis protégée. Il est ironique de constater que l'espèce la plus récemment décrite au monde soit aussi la plus menacée".
Le statut provisoire du Tohi d'Antioquia est "en danger critique", en attendant de recueillir d'éventuelles nouvelles données.
Le nom d'espèce blancae accolé au genre Atlapetes honore le lépidoptérologue colombien Blanca Huertas, qui a participé avec Donegan à de nombreuses expéditions organisées par ProAves. Blancae se réfère aussi au plumage clair de l'oiseau, très différent de celui des autres tohis de la région.
Source: www.proaves org.
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Corée du Sud - Janvier 2008.
Les mauvaises nouvelles se suivent...
L'association Birds Korea (site web: www.birdskorea.org) nous a communiqué sa newsletter de janvier 2008 (n'hésitez-pas à vous inscrire à l'adresse newsletter@birdskorea.org), et nous vous en publions quelques passages.
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Goéland à queue noire (Larus crassirostris) souillé par le pétrole en Corée du Sud
Photo: Ju Yong-Ki |
En décembre 2007, la Corée du Sud a connu sa plus grave marée noire, celle du Taen. Une évaluation rapide menée les 19 et 20 décembre par Birds Korea a permis de découvrir 333 oiseaux touchés appartenant à 13 espèces, dont la grande majorité (289) étaient des Goélands à queue noire (Larus crassirostris). Il est probable qu'en fait plusieurs milliers d'oiseaux aient été souillés.
Birds Korea a essayé de trouver des moyens pour mettre en place une surveillance coordonnée, mais la dispersion des oiseaux impactés a fait que l'opinion publique n'a guère été sensible à leurs malheurs. L'effort de nettoyage s'est donc en fait presque unqiuement concentré aux plages et aux pêcheries.
En janvier, la marée noire a continué à se déplacer vers le Sud, le long de la côte occidentale: des plongeons, des grèbes et des guillemots ont été découverts jusqu'à Shinan-Gun, à l'extrémité Sud-ouest de la péninsule, soit 250 km du point de départ de la marée.
Bien qu'il y n'y ait pas eu de surveillance coordonnée de la faune et ni de programme d'évaluation mis en place, il semble probable que des milliers d'oiseaux soient déjà morts ou en voie de l'être. Il est regrettable que le gouvernement coréen n'ait pas réagit à cette catastrophe en mettant en place une structure prête à réagir aux futures marées qui ne tarderont certainement pas à se produire.
Après l'assèchement rapide et l'aménagement en cours des grandes vasières de Saemangeum en Mer Jaune, une nouvelle mauvaise nouvelle se pointe à l'horizon. Le 4 janvier 2008, un éditorial paru dans le journal Korea Herald décrivait le projet géant appelé "Canal Scheme", d'un montant de 20 milliards de wons (100 wons = 0.077 euros). Il consiste au creusement de 12 voies d'eau navigables à travers le pays, plus cinq autres vers la Corée du Nord, sur une longueur totale de 3 100 kilomètres.
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Le superbe Harle de Chine (Mergus squamatus) sera sûrement durement touché par le projet géant "Canal Scheme"
Photo: Robin Newlin |
Il
est clair que l'endiguement et le creusement de plusieurs rivières, la construction de digues et la mise en place d'une liaison entre les bassins fluviaux du Han et du Nakdong afin de construire des ports fluviaux causeront des dommages écologiques massifs. Birds Korea estime ainsi que ces aménagements entraîneront très probablement l'extinction de plusieurs poissons endémiques, le déclin et peut-être la disparition d'oiseaux comme le Harle de Chine (Mergus squamatus), la destruction de sites d'hivernage de la Grue moine (Grus monacha), comme celui de Gumi sur le Nakdong, et la poursuite de la dégradation des estuaires et milieux côtiers.
Dans le section de la newsletter concernant les observations remarquables réalisées entre le 10 décembre 2007 et le 31 janvier 2008, on notera par exemple le comptage record le 7 janvier de 690 000 Sarcelles élégantes (Anas formosa), le second ou troisième Bulbul de Chine (Pycnonotus sinensis) du pays (partie continentale) vu le 26 janvier à Suncheon City, et après une première donnée nationale en 2006, les observations de trois ou quatre Nymphées fuligineuses (Rhyacornis fuliginosus) sur la période.
Source:
www.birdskorea.org.
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Etats-Unis - Janvier 2008.
| Situations des Cheyenne Bottoms et de la Tallgrass Prairie N. P. (Kansas)
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Deux sites naturels classés parmi les "merveilles du Kansas".
Les sites naturels des Cheyenne Bottoms et de la Tallgrass Prairie National Preserve ont été déclarés "merveilles du Kansas" le 29 janvier par le gouverneur Kathleen Sebelius dans le cadre du concours "8 Wonders of Kansas Contest", dont voici le palmarès:
- le plus grand puits creusé à la main à Greensburg
- Cheyenne Bottoms et Quivira National Wildlife Refuge, comtés de Barton et de Stafford
- Bibliothèque et musée Eisenhower, Abilene
- Kansas Cosmosphere and Space Center, Hutchinson
- Underground Salt Museum, Hutchinson
- Monument Rocks et Castle Rock, comté de Gove
- St. Fidelis Church (Cathedral of the Plains), Victoria
- Tallgrass Prairie National Preserve, comté de Chase
Les Cheyenne Bottoms sont une zone humide de près de 16 000 ha située au centre du Kansas. Avec le National Wildlife Refuge, l'ensemble constitue l'une des étapes migratoires les plus importantes d'Amérique du Nord pour les limicoles et les canards. L'association The Nature Conservancy possède près de 3 000 ha des Botttoms, et le Kansas Department of Wildlife and Parks environ 8 000 ha.
La Tallgrass Prairie National Preserve, qui s'étend juste au nord de Strong City, au coeur des Flint Hills, illustre ce à quoi ressemblait le Kansas dans le passé. Les 4 500 ha de la zone protège des prairies naturelles et des vestiges de la culture des premiers ranchs de la région.
Un partenariat public-privé original en assure la protection. L'association The Nature Conservancy en est ainsi le propriétaire foncier principal et paie les impôts. Le National Park Service s'occupe de l'accueil des visiteurs et des travaux avec l'association. Le Kansas Park Trust gère la librairie, les activité pédagogiques et organise des événements.
Des feux contrôlés permettent de maintenir l'état de ces étendues de Panics érigés (Panicum virgatum), d'Herbes des Indiens (Sorghastrum nutans), de Schizachyriums à balais (Schizachyrium scoparium) et de Barbons à Gérard (Andropogon gerardii) qui servent à nourrir le bétail qui pâture ici de la fin du printemps au milieu de l'été.
Une grande variété de fleurs ponctuent ces étendues du printemps à l'automne. Les Barbons à Gérard et les Herbes des Indiens peuvent atteindre 2,5 m en septembre.
Le Tétras de sprairies (Tympanuchus cupido), la Bartramie des champs (Bartramia longicauda), la Sturnelle
des près (Sturnella magna), le Dickcissel d'Amérique (Spiza americana), le Bruant sauterelle (Ammodramus savannarum), l'Engoulevent de Nuttall (Phalaenoptilus nuttallii), l'Engoulvent d'Amérique (Chordeiles minor), le Faucon des prairies (Falco mexicanus), la Buse à queue rousse (Buteo jamaicensis), le Busard de l'Hudson (Circus hudsonius) et la Crécerelle d'Amérique (Falco sparverius) font partie des nicheurs typiques.
On y trouve aussi tout un cortège de mammifères remarquables, comme le Coyote (Canis latrans), le Chien des prairies (Cynomys Ludovicianus), ...
Sources:
www.nature.org, www.naturalkansas.org.
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