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  Actualités - Avec Neornithes
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    Espagne - Décembre 2007.
Situation des Monegros en Aragon
Situation des Monegros
Un nouveau Las Vegas en Aragon!
Un véritable Las Vegas va sûrement bientôt pousser dans la zone de steppes des Monegros, en Aragon: 32 hôtels-casinos, des parcs d'attractions, un golf, un hippodrome, un centre de congrès, une salle d'opéra, des musées, des quartiers résidentiels devraient être réalisés.
Le consortium d'investisseurs International Leisure Development (ILD), basé au Royaume-Uni et promoteur du projet, prévoit à terme 25 millions de visiteurs par an pour une capacité de 35 millions de visiteurs.
L'objectif est la construction d'une "ville de loisirs intégrée" à environ une heure de route de Saragosse.
Cette ville-loisirs, articulée autour de 16 thèmes historiques, de la préhistoire à la Grèce antique et au monde contemporain, sera construite sur une superficie de 2 000 hectares, soit un carré de 4,5 km de côté dans les steppes uniques de Los Monegros. Elle sera desservie par deux routes à trois voies et on pourra y circuler en tramway. On ignore encore quand elle doit être achevée.
Ce projet de 17 milliards d'euros, provisoirement baptisé "Gran Scala", a obtenu le feu vert du gouvernement régional d'Aragon, favorable et qui se réjouit de la perspective de la création de 30 000 emplois.
La région compte aussi sur les répercussions de l'Exposition internationale de Saragosse en 2008.
Deux parcs d'attractions, "Spyland" et "Acquantica" (un parc aquatique), seront intégrés au projet géant et leurs travaux débuteront fin 2008.
Le projet "Gran Scala" doit être présenté à la presse le 12 décembre à Saragosse, en présence de tous les investisseurs, architectes et ingénieurs.
La SEO (Birdlife Espagne) met en avant la richesse naturelle des Monegros, où ont été désignées plusieurs zones importantes pour la conservation des oiseaux couvrant au total 103 000 ha. Ces secteurs protègent une faune et une flore typiques de la dépression de l'Ebre.
On y trouve une flore halophile originale adaptée aux dépressions salines, des oiseaux steppiques comme l'Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus), l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax), les Alouettes calandre (Melanocorypha calandra) et pispolette (Brachydactyla rufescens), le Sirli de Dupont (Chersophilus duponti), les Gangas cata (Pterocles alchata) et unibande (P. orientalis), le Faucon crécerellette (Falco naumanni), …
L'une des objections essentielles au projet Gran Scala sont ses énormes besoins potentiels en eau, alors que cette région est aride. La ville de Las Vegas, dans le Nevada, qui sert de modèle aux promoteurs, a entraîné le quasi-assèchement du Rio Colorado, ce qui pourrait préfigurer le sort réservé à l'Ebre.
La SEO/BirdLife rappelle qu'elle est favorable à un développement durable compatible avec les resources naturelles, associant les populations locales et respectant leur patrimoine culturel. Le parc national d'Ordesa, dans les Pyrénées, qui a bénéficié aux communes concernées, pourrait constituer une voie à suivre. Les Monegros devraient ainsi être protégées, comme cela était initialement prévu en 2004…
Sources: AFP,
www.seo.org
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    France - Décembre 2007.
Marais du Vigueirat
Ce projet d'autoroute traverserait le sud du marais du Vigueirat, en Crau humide
Photo: David Giraud / Marais du Vigueirat
Protestez contre un projet d'autoroute impactant la Camargue et la Crau.
Un projet de construction d’un contournement autoroutier entre Saint-Martin-de-Crau et Arles est en cours. Il apparaît aujourd’hui qu’un contournement par le sud d’Arles serait privilégié (le tracé sud-Vigueirat) et ferait l’objet d’une procedure d’avant-projet sommaire. Ce tracé, appelé VSV, traverserait le sud du Marais du Vigueirat, la Crau, la Camargue orientale et la Grande Camargue, et porterait atteinte de façon grave et irréversible à l'intégrité biologique de ces régions et au développement de leur réseau de protection. La Camargue et la Crau sont en effet des régions naturelles remarquables. Elles comprennent également des zones de cultures biologiques, des zones de cultures de foins et d'élevage de taureaux bénéficiant d'une AOC.
A noter qu'un projet de construction d'un luxueuse marina sur le site des Salins-de-Giraud serait à l'étude également, l'autoroute faisant ainsi peut-être partie d'un plan d'aménagement plus vaste.
L’association Arles Camargue Nature Environnement ("A.C.E.N.") rassemble des personnes soucieuses de préserver la faune et la flore du pays d’Arles, de la Camargue et de la plaine de la Crau dont les terres sont si précieuses. A ce titre, elle s’oppose vigoureusement à la construction du tracé autoroutier sud-Vigueirat. L'association propose d'aménager la route nationale existante, ce qui ne nuirait ni à l'environnement, ni aux monuments historiques mais tiendrait compte du développement économique d'Arles et de ses environs et s'incrirait dans un programme de développement durable.
Convaincue de la justesse et du bien-fondé de son action, l’association a décidé notamment de participer activement au débat public sur le nouveau projet de tracé et d’effectuer des démarches entre autres auprès de toutes les instances locales, nationales et européennes compétentes dans le domaine de la protection de l’environnement, afin d’obtenir la modification du tracé actuellement étudié.
Compte tenu des enjeux du projet, l’Association a également décidé de se faire conseiller et assister pour certaines de ces démarches par un avocat spécialisé.
Vous pouvez protester contre ce projet d'autoroute en signant la pétition sur www.camarguesansautoroute.com/petition.php.

Contact: vous pouvez soutenir l’action de l'ACEN en en devenant membre actif ou sympathisant. Renseignez-vous en téléphonant au 06 14 11 38 25 ou au 04 90 96 87 14. ou contactez-les électroniquement: masregala@neuf.fr.

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    Canada - Décembre 2007.
Paruline de Kirtland (Dendroica kirtlandii)
Paruline de Kirtland (Dendroica kirtlandii)
Source :
www.michigan.org
La Paruline de Kirtland de retour au Canada!
La Paruline de Kirtland (Dendroica kirtlandii) est une fauvette très rare ne nichant que dans des forêts de pins dans l'état du Michigan aux États-Unis. C'est l'un des oiseaux nicheurs les plus rares du pays, et elle a même failli en disparaître: en 1987, des observateurs n'avaient compté que 167 chanteurs dans le Michigan.
Bird Studies Canada (BirdLife Canada) a annoncé le 30/11/07 qu'un couple s'était reproduit en 2007 dans une base aérienne de l'est de l'Ontario. C'est le premier cas de nidification depuis plus de 60 ans.
Bien que les œufs produits étaient non viables (ils ont été offerts au Royal Ontario Museum), cette découverte a fourni d'utiles données sur les besoins écologiques de l'espèce.
Aux Etats-Unis, pour la première fois depuis longtemps, des couples ont niché en dehors du Michigan, dans l'état du Wisconsin. En 2006, plus de 1 500 mâles chanteurs ont été recensés dans le Michigan.
A lire aussi: De nouvelles informations sur la Paruline de Kirtland.
Sources: Birdlife International

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    Maroc - Décembre 2007.
Un projet immobilier destructeur
Le complexe Mediterrania-Saïdia-Maroc menace la biodiversité de la côte méditerrannéenne marocaine
Source:
http://hee.ouvaton.org
Protestez contre les effets du projet Mediterrania-Saïdia-Maroc.
Le site web www.cpnbrabant.be, relayant les inquiétudes d'associations marocaines, nous a transmis l'information suivante:
le projet de construction du complexe touristique "Mediterrania-Saïdia-Maroc" menace tout l'équilibre écologique de la région côtière de Saïdia, au Nord-est du pays; il s'agît d'une zone d'un grand intérêt écologique, à proximité immédiate de l'embouchure de la Moulaya et où subsistent les dernières dunes et forêts de genévriers de la côte méditerranéenne du royaume.
Dans le cadre du plan Azur 2010, une vaste politique de construction d’unités hôtelières et de résidences touristiques a en effet été initiée dans la région dans le but d'y développer le tourisme de masse.
Le groupe espagnol Fadesa (www.fadesa.ma) est le concessionnaire de ce projet qui vise à construire à terme un complexe touristique de 700 hectares sur un front de mer de 6 kilomètres. Ce complexe sera composé de 6 hôtels de haut standing (minimum 4 étoiles), 3 terrains de Golf de 18 trous, un port de plaisance disposant de 740 points de mouillage, des commerces et 3000 logements (villas et appartements).
Chercheurs et Associations de protection de l’Environnement ont évalué les conséquences tragiques de la construction de ce complexe:
- destruction des dunes de sables de la plage de Saïdia et pillage systématique du sable prélevé de la plage
- destruction de l'unique juniperaie (forêt de genévriers rouges) du Maroc
- destruction de la forêt de Tazgraret qui longeait le littoral de Saïdia
- menace irréversible sur des milliers de Tortues grecques
- destruction de la couverture végétale qui stabilisait le sable de ce littoral et de sa plage
Embouchure de la Moulaya
L'embouchure de la Moulaya est gravement impactée par le projet Mediterrania-Saïdia-Maroc
Photo: Imad Cherkaoui
L'embouchure de la Moulaya toute proche, la plus importante zone humide marocaine, est gravement impactée par ce projet: des engins de travaux publics déversent en effet jour et nuit des tonnes de gravas dans l'habitat des Sarcelles marbrées, Talèves sultanes, Echasses blanches, ...
La privatisation de l'accès à la mer, par un détournement à des fins commerciales de la route nationale qui liait Saïdia au Cap de l’Eau, doit aussi être signalée.
Ce projet est pourtant illégal d'un point de vue juridique, ne respectant pas un certain nombre de règles nationales ou internationales ratifiées par le Maroc (Convention de Ramsar, Convention Africaine pour la conservation de la nature et des ressources naturelles, ...).
Afin de vous faire une idée de la richesse de cette zone humide, lire Quelques observations d’oiseaux rares ou peu communs en hiver 2005-2006 à l’embouchure de la Moulouya et dans la plaine de Triffa (nord-est du Maroc).
Vous pouvez protester contre les conséquences du projet en signant cette pétition qui sera communiquée au gouvernement marocain.
Sources: www.echoway.org, hee.ouvaton.org,
www.cpnbrabant.be
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    Brésil - Novembre 2007.
Mérulaxe de la Diamantina (Scytalopus diamantinensis)
Des auteurs ont proposé la reconnaissance d'une nouvelle espèce, le Mérulaxe de la Diamantina (Scytalopus diamantinensis) (ici un mâle adulte)
Photo: Ricardo Belmonte- Lopes
Une possible nouvelle espèce, le Mérulaxe de la Diamantina.
Notre partenaire Scricciolo.com nous a communiqué une information publiée dans le numéro 137 (de sept./octobre 2007) de la revue brésilienne Atualidas Ornitologicas:
les biologistes Bornschein M.R.,, G. N. Mauricio, R. Belmonte-Lopes, H. Mata et S. L. Bonatto ont proposé la reconnaissance d'une nouvelle espèce dans un article intitulé "Diamantina Tapaculo, a new Scytalopus endemic to the Chapada Diamantina, northeastern Brazil (Passeriformes: Rhinocryptidae)" et qu'il est possible de lire dans la Revista Brasileira de Ornitologia (15: 151-174, 2007), la revue de la Sociedade Brasileira de Ornitologia.
Situation de la Chapada Diamantina (état de Bahia, Brésil)
Situation de la Chapada Diamantina
Cet article précise que cet oiseau, vivant dans la Chapada Diamantina, un massif montagneux de l'état de Bahia (nord-est du Brésil), pourrait porter le nom de Mérulaxe de la Diamantina (Scytalopus diamantinensis). Il appartiendrait au complexe taxonomique du Mérulaxe souris (S. speluncae).
Ce sont des éléments vocaux, de plumage et génétiques qui ont conduit les auteurs à distinguer le Mérulaxe de la Diamantina des espèces proches.
Bien que son chant ne présente que peu de différences avec les taxa proches, ses cris sont notablement différents.
La divergence génétique entre Scytalopus diamantinensis et les Mérulaxes de Brasilia (S. novacapitalis) et du Planalto (S. pachecoi) (lire notre brève sur cette espèce) est respectivement de 3,5% et de 5%.
La possible nouvelle espèce serait endémique de la Chapada Diamantina et vivrait dans la forêt entre 850 et 1600 m d'altitude.

Sources: Atualidas Ornitologicas, Sociedade Brasileira de Ornitologia, Scricciolo.com

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