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Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    Etats-Unis - Novembre 2007.
Trois Pics à bec d'ivoire photographiés?
Trois oiseaux mystérieux
Trois oiseaux mystérieux, évoquants des Pics à bec d'ivoire (Campephilus principalis), photographiés en Floride en novembre 2006
Source: Geoffrey Hill / www.americanbirding.org
Dans le numéro de novembre 2007 du magazine Birder's World est publié un interview du Professeur Geoffrey Hill, le responsable des recherches de l'existence d'une population de Pics à bec d'ivoire (Campephilus principalis) menées en 2006 et en 2007 en Floride (lire Les indices de la présence du Pic à bec d'ivoire en Floride) et dont Ornithomedia.com était l'un des partenaires.
Il y explique pourquoi, malgré l'absence de preuves irréfutables (photos et vidéos nettes) obtenues, les recherches doivent être continuées dans les marais boisés du Sud-est des États-Unis.
Dans cet article, il aborde entre autres les limites du matériel utilisé, des appareils-photos Reconyx déployés en 2007. Leur grossissement de 2,5x était insuffisant, et les appareils devaient donc être installés près des cavités ou des arbres où les pics étaient supposés se nourrir, provoquant sûrement des dérangements. Les nouveaux appareils-photos devront donc avoir un grossissement de 10x ou même de 20x: ils pourraient ainsi être placés assez loin afin de ne causer aucune perturbation.
Geoffrey présente également un cliché (voir ci-dessus) de trois oiseaux en vol obtenu le 21 novembre 2006 dans le bassin de la Choctawhatchee River, qui évoquent vraiment par leur forme trois Pics à bec d'ivoire (qu'en pensez-vous?); mais l'image, en noir et blanc, ne permet pas de conclure de façon définitive... La photo a été présentée dans un jeu de l'Américan Birding Association.
Sources: Birder's World, American
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    Grande-Bretagne - Octobre 2007.
Le Prince Harry interrogé sur le tir de deux Busards Saint-Martin!

Busard Saint-Martin (Circus cyaneus)
Le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) est l'un des rapaces les plus menacés de Grande-Bretagne
Photo: Joël Bruezière / www.eyesonsky.com
Selon le Journal The Daily Telegraph, le Prince Harry (23 ans), membre de la famille royale britannique, vient (NDLR: le 30 ou le 31/10, le journal ne le précise pas) à nouveau d'être interrogé par la Police concernant le tir la semaine dernière de deux Busards Saint-Martin (Circus cyaenus) en limite de la Propriété Royale de Sandringham. Le prince avait déjà été questionné précédemment, mais il a de nouveau nié être au courant de ces faits. Un dossier a été ouvert et transmis au Ministère Public.
Harry est l'une des trois personnes interrogées
Le tir d'un Busard Saint-Martin, l'un des rapaces nicheurs les plus menacés de Grande-Bretagne, peut être puni au maximum de six mois de prison et d'une amende de £5,000.
Les deux rapaces ont été abattus à proximité de la Dersingham Bog Nature Reserve, qui n'est située qu'à 1 km environ de Wood Farm, où la Famille Royale s'installe lors de ses parties de chasse.
Deux promeneurs et un gardien de Natural England, l'organisme qui gère la réserve, ont été témoins des faits. Ils ont vu les oiseaux voler au-dessus des arbres, ont entendu deux coups de fusils, et ont vu les rapaces tomber. Ils ont de suite transmis l'information à la Police. Les cadavres des busards n'ont pas été retrouvés. Les témoins n'ont toutefois pas vu qui a tiré.
Aucune personne n'a jusqu'à présent été arrêtée et la Police continue ses recherches afin de savoir qui était présent aux moments des faits.
Un porte-parole de Clarence House (NDLR: la maison du Prince de Galles à Londres) a déclaré qu'Harry et son ami, membre de la famille Van Custem, avaient nié les faits.
Grahame Madge, un porte-parole de la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB), l'association qui conseille la Police, annonce que l'affaire est suivie très sérieusement.
La Reine est la Présidente de la RSPB.
Source: la dépêche complète peut être lue sur www.telegraph.co.uk
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    Portugal - Octobre 2007.
Le Roitelet de Madère est enfin considéré comme une espèce.

Situation de l'île de Madère
Situation de l'île de Madeire
Le Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapilla) (Sibley et Monroe 1990, 1993) avait été "splitté" en R. ignicapilla et R. madeirensis par Sangster et al. dès 2005, mais cette décision taxonomique n'avait pas été suivie par le BirdLife Taxonomic Working Group; en effet, malgré plusieurs différences morphologiques complétées d'éléments vocaux et génétiques, BirdLife était persuadé que l'échantillon de 580 paires de bases d'ADN pris en compte pour le séquençage génomique n'était pas assez représentatif. Et le roitelet vivant sur l'île de Madère restait donc jusqu'à présent une sous-espèce endémique du Roitelet triple-bandeau.
Mais notre partenaire www.scricciolo.com nous a informé que Birdlife International avait finalement reconnu le Roitelet de Madère (Regulus madeirensis) comme étant une espèce à part entière. Cette information peut également être lue sur le site portugais www.centrofunchal.com.
Roitelet de Madère (Regulus madeirensis)
Roitelet de Madère (Regulus madeirensis) adulte
Source: www.madeirabirds.com
Les différences morphologiques (bec plus long, longueur de l'aile distincte) et de couleurs (dessus de la tête plus orange, davantage de gris sur le cou) par rapport au Roitelet triple-bandeau, et les résultats d'études génétiques et mophométriques ont donc finalement convaincu le BirdLife Taxonomic Working Group de séparer le Roitelet de Madère de son "cousin" d'Europe continentale.
Le Roitelet de Madère, appelé localement "Bisbis", mesure de 8 à 8,5 cm, pèse 6 grammes, et est sédentaire dans les forêts et les zones agricoles de Madeire et de Porto Santo. Pour Ana Isabel Fagundes, directrice de la Sociedade Portuguesa para o Estudo das Aves (SPEA-Madeira), la "reconnaissance du caractère unique du Bisbis attirera de nombreux ornithologues étrangers sur notre île".
Sources: Birdlife International, www.centrofunchal.com, www.scricciolo.com.
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    Allemagne - Octobre 2007.
Les oiseaux visualiseraient le champ magnétique terrestre.

Situation du  Cluster N
Situation du Cluster N dans le cerveau d'un oiseau: cette région servirait à la navigation nocturne
Dessin: Ornithomedia.com
Une étude publiée récemment dans le journal en ligne www.plosone.org de la Public Library of Science démontre que les oiseaux pourraient "voir" le champ magnétique terrestre.
Une région de leur cerveau (le Cluster N), responsable de la vision, serait impliquée dans la navigation magnétique.
Henrik Mouritsen, de l'Université d'Oldenburg (Allemagne) et co-auteur de l'étude, précise: "quand vous examinez le cerveau d'un oiseau s'orientant de nuit, seul le secteur cérébral responsable de la vision est très actif". Remarquant que de nombreuses espèces migrent de nuit, il avance l'idée que l'oiseau pourrait "voir" le magnétisme de la Terre pour s'orienter.
Les chercheurs avaient précédemment découvert l'existence dans les rétines des migrateurs de molécules appelées cryptochromes qui changent de composition chimique en présence d'un champ magnétique.
Mouritsen précise: "quand la lumière frappe ces molécules, leur chimie change et le magnétisme peut les influencer. Ces molécules pourraient agir sur les cellules photosensibles de la rétine et créer des images qui aideraient l'oiseau à naviguer".
Mais jusqu'à présent, l'existence d'une connexion directe entre les cellules photosensibles et la région du cerveau active pendant l'orientation magnétique n'avait jamais été démontrée. Or Mouritsen et son équipe ont découvert une connexion entre les cellules rétiniennes et le "Cluster N", la partie du cerveau impliquée dans la vision (lire Le cerveau et l'intelligence des oiseaux).
Les chercheurs allemands ont injecté chez dans des yeux de Fauvettes des jardins Sylvia borin) en migration un traceur spécial coloré dont le trajet à travers les nerfs optiques peut être suivi. Ils ont également injecté un autre type de traceur dans le Cluster N. On constate que pendant que l'oiseau s'oriente, ces deux substances se déplacent et se rencontrent dans le thalamus. Cela démontre le lien direct entre les yeux et le Cluster N.
Mourtisen ajoute en outre que les oiseaux sédentaires ne semblent pas utiliser cette région cérébrale pendant le vol nocturne.
Le champ magnétique ou la direction magnétique seraient perçus comme un point sombre ou lumineux s'ajoutant à la vision oculaire.
Le chercheur temporise toutefois la portée de sa découverte, qui ne constitue pas une preuve directe que les migrateurs puissent "voir" le magnétisme terrestre pendant les vols nocturnes.
Il précise à ce sujet que "s'il était possible analyser les connexions neurales entre les cellules rétiniennes et le Cluster N et de démontrer que des signaux influencés par le camp magnétique sont transmis au cerveau, alors cela constituerait vraiment une preuve".
Le chercheur ajoute: "les oiseaux utilisent aussi le soleil et les étoiles pour naviguer, mais nous ne savons pas trop comment (lire
Comment les oiseaux s'orientent-ils la nuit ?). Mais comment intègrent-ils toutes ces données pour la transformer en une information directionnelle?".

Source : www.livescience.com.
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