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proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. |
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Hocco
de Koepcke (Crax unicornis koepckeae)
Dessin : Ornithomedia.com |
Pérou - Août
2005
Premières
observations du Hocco de Koepcke depuis 36 ans.
Au début de l'année 2005, une équipe de l'association
Armonía (Birdlife Bolivia) a observé et entendu trois Hoccos de
Koepcke (Crax unicornis koepckeae) dans les monts Sira dans le Pérou central.
C'est le première fois depuis 1968 que cette sous-espèce péruvienne
endémique distincte est notée.
Un projet environnemental d'éducation, soutenu par le Nuttall Ornithological
Club Charles Blake Fund Grant, a informé les habitants locaux de l'existence
de cet oiseau unique en distribuant des T-shirts et des cahiers scolaires avec
une peinture de Waldo Huaman accompagnée du slogan "al Piuri porque
está desapareciendo. Sólo vive en los cerros de El Sira - Peru.
Nuestros hijos también quieren conocerlo (protégez le Piuri - le
nom régional du hocco - parce qu'il est en voie de disparition. Il vit
seulement dans les Monts Sira au Pérou. Nos enfants veulent également
le connaître)."
Les habitants locaux chassaient autrefois l'espèce, mais on a constaté
un vrai désir de sauvegarder cet oiseau unique au monde. L'équipe
souhaite mettre en place projet de conservation à long terme dans les monts
Sira, en sensibilisant les populations, en gérant durablement les ressources
naturelles et en embauchant des gardes. Elle retournera dans le secteur en octobre
2005 grâce à un don du Sweden's Club 300.
Source : www.birdlife.net.
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Amérique
du Sud - Août 2005
La moitié
des ZICO andines sans protection.
L'inventaire le plus complet réalisé jusqu'ici sur certaines
Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (IBA en anglais) et pour la
biodiversité en Amérique du Sud a révéléque
plus de la moitié d'entre elles n'a aucune désignation légale.
L'ouvrage intitulé "Important Bird Areas in the Tropical Andes",
édité début août 2005 par BirdLife International et
par Conservation International, identifie 455 sites couvrant 17% de la surface
de la région, dont 250 (55%) ne sont pas protégés.
2 681 espèces - soit plus qu'un quart du total mondial - sont présentes
dans les cinq pays andins tropicaux (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou et
Venezuela). Une telle diversité vient de la variété des habitats,
des neiges éternelles aux forêts tropicales humides des contrebas
de l'Amazone. Le secteur accueille également 180 espèces migratrices
d'Amérique du nord.
Pour Ian Davidson, responsable de BirdLife Americas : "nous croyons que cet
inventaire fournira une base solide pour la mise en place de stratégies
nationales de conservation et pour la gestion d'espaces protégés.
L'expérience acquises dans d'autres régions a permis de mettre en
avant le rôle essentiel des IBAs pour la protection des espèces animales
et végétales et pour le développement durable de l'économie
des
communautés locales".
Environ 60 000 espèces végétales sont également connues
dans la région, ainsi que 686 mammifères (dont 208 endémiques)
et 1 383 amphibies (dont 1 009 endémiques), sur seulement 3% de la surface
du monde.
L'inventaire met en garde sur le risque d'extinction de 201 oiseaux (13%) , dont
23 sont en danger critique, exigeant une action immédiate de conservation.
Cet ouvrage est la synthèse d'importantes études scientifique. Au
cours des huit dernières années, près de 600 ornithologues
et volontaires ont ainsi recueilli des données dans les cinq pays.
Source : www.birdlife.net.
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Espagne - Avril 2005
Les oiseaux des
steppes menacés par un aéroport.
SEO/Birdlife Spain lance un appel pour l'appuyer dans ses efforts pour empêcher
la construction d'un aéroport privé proche d'une Zone Protégée
Spéciale (SPA en anglais) et sur le territoire d'une Important Bird Area
(IBA) près de Ciudad Real, à environ 185 kilomètres au sud
de Madrid).
La SPA/IBA accueille des populations importantes d'oiseaux des steppes comme la
Grande Outarde (Otis tarda), l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax), l'Oedicnème
criard (Burhinus oedicnemus), les Ganga unibande (Pterocles orientalis) et cata
(P. alchata), et le Faucon crécerellette (Falco naumanni).
Il y a quelques temps, la SEO avait déjà protesté contre
le choix du site de l'aéroport, avec le dépôt d'une plainte
officielle auprès de la Commission européenne. Les plans avaient
été changés, mais seulement pour déplacer le projet
en bordure immédiate de la SPA et toujours dans l'IBA. Après une
autre plainte, les travaux ont été temporairement interdits. La
SEO, qui a étroitement surveillé le sujet pendant plusieurs années,
est toujours très préoccupée par cette menace potentielle.
La construction de l'aéroport dans l'IBA détruirait en efeft l'intégrité
de la steppe en raison de la construction des bâtiments, des pistes et d'autres
infrastructures associées.
Ce sujet reste prioritaire pour le SEO, alors que hommes politiques soutiennent
fortement le projet en raison de sa proximité avec une station de train
à grande vitesse. L'association ne s'oppose pas à la construction
d'un aéroport dans la province, mais souhaite le choix d'un nouvel emplacement,
à une distance acceptable de la SPA et en dehors de l'IBA.
Vous pouvez soutenir la campagne en envoyant un e-mail au ministère espagnol
de l'environnement (dgcyea@mma.es,
avec conservacion@seo.org
et info@proact-campaigns.net
en copie) dès que possible. Un modèle vous est proposé sur
www.proactnow.org,
mais un mail personnalisé, même plus court aurait plus de poids.
Source : www.proactnow.org.
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France
- Août 2005
Chasse : le
Conseil d'Etat donne raison à la LPO.
Le Conseil d'Etat vient
de suspendre l'arrêté du ministre de l'Ecologie et du développement
durable, en date du 21 juillet 2005, qui autorisait la chasse des canards et rallidés
sur le domaine public maritime des départements côtiers de la Manche
et de l'Atlantique, de l'Estuaire de la Gironde et sur les plans d'eau douce de
Gironde et des Landes.
Par son arrêté d'ouverture en date du 21 juillet, paru au J.O., Nelly
Olin, la ministre de l'Ecologie privilégiait un rapport de l'Office National
de la Chasse sévèrement critiqué par la LPO, notamment sur
les points suivants :
- aucune référence aux espaces protégés du littoral
(terrains du Conservatoire du Littoral et les 20 réserves naturelles concernées)
;
- méthodologie insuffisante et mal adaptée (données des seuls
chasseurs et agents de l'ONCFS) ;
- destruction possible d'oiseaux, gibiers ou protégés, qui n'ont
pas encore terminé leur reproduction sur le littoral ;
- non validation du rapport ONCFS par les scientifiques reconnus (MNHN, CNRS,
Universités
)
Il y a une semaine, la LPO avait décidé de déposer un recours
en référé auprès du Conseil d'Etat. Dénoncée
par la LPO car ne s'appuyant que sur un seul rapport de l'Office National de la
Chasse, cette décision constituait un véritable privilège
accordé aux chasseurs du Sud-Ouest.
Pour le Conseil d'Etat, le rapport de l'ONCFS n'apporte pas de données
scientifiques nouvelles ou crédibles. Après audition du président
de la LPO et de représentants d'autres associations, opposés à
cet arrêté contraire aux objectifs de la directive " Oiseaux
", le Conseil d'Etat a décidé de ne pas suivre les recommandations
de la Ministre.
Suite à la décision du Conseil d'Etat, Allain BOUGRAIN DUBOURG,
Président de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a déclaré
:
" Au lieu de reconduire avec sagesse le compromis historique accepté
l'année dernière par les protecteurs de la nature et les chasseurs,
le MEDD a préféré, une nouvelle fois, satisfaire l'extrême
chasse, sans tenir compte des élémentaires données scientifiques
et juridiques.
Résultat : le MEDD est discrédité devant la Haute Assemblée.
La LPO regrette sincèrement de devoir, une nouvelle fois, " colmater
l'arche " alors qu'il y a urgence à préserver la biodiversité.
En attendant, ce sont des milliers d'oiseaux qui, durant cette période
de reproduction, seront sauvés grâce à l'action des associations
de protection de la nature."
Source : www.lpo.fr.
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Vietnam
- Août 2005
70 % des oiseaux aquatiques touchés par la grippe aviaire !
Plus de 70% des oiseaux aquatiques capturés ont été testés
positifs au virus H5N1 de la grippe aviaire dans le delta du fleuve Mékong,
dans le sud du Vietnam, a rapporté le journal local "Labor" en
juillet.
Selon le quotidien, le Comité national de la direction anti- grippe aviaire
du Vietnam a indiqué que des agences vétérinaires locales
ont sélectionné 4620 volailles, principalement des canards et des
poulets, après avoir détecté quelques cas de grippe aviaire
le mois dernier, à Hanoï et dans trois localités du sud du
Vietnam, Can Tho, Ben Tre et Dong Thap.
Afin d'éviter de nouveau cas de grippe aviaire, le Vietnam est en train
de vacciner les poulets et les canards dans la province de Nam Dinh (nord) et
dans la province de Tien Giang (sud) contre les virus touchant les oiseaux, dont
celui du H5N1. Le pays vaccinera environ 43 millions de volailles, dont les poulets,
oies, canards et colombes, dans les prochains mois à partir début
août 2005.
Source : www.french.xinhuanet.com.
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Vue des Marismas
de Joyel, dans le nord de l'Espagne
Source : www.seo.org |
Espagne - Août 2005
Sur-fréquentation des Marismas de Joyel, en Cantabrie.
La SEO/BirdLife
a constaté cet été encore la dégradation quotidienne
les Marismas de Joyel, en Cantabrie (nord de l'Espagne) suite à la sur-fréquentation
des baigneurs, des pêcheurs ou des chiens. Cette zone classée en
réserve naturelle est très sensible.
L'association dénonce les conditions d'accès à cette zone
en été, qui n'ont pas été approuvée par l'assemblée
de la réserve qui s'est tenue le 9 février 2005.
La récolte des fruits de mer (palourdes, couteaux, crabes,...) est importante,
alors même qu'elle est
complètement interdite du 15 mai au 15 août. Entre le 1er et 20 juillet,
des volontaires de la SEO ont comptabilisé une moyenne de 30 pêcheurs
dans la zone intertidaleà marée basse. Et lors d'un week-end, ce
chiffre a doublé, atteignant 79 personnes à la fois sur une zone
de moins de 5 hectares !
Cette pression a des conséquences très négatives sur les
habitats du marais; d'une part, la récolte diminue les populations naturelles
des espèces capturées; en outre, le piétinement des zones
intertidales détruit les formations végétales propres au
marais en même temps qu'il réduit la disponibilité des ressources
pour les oiseaux; l'utilisation de pelles altère et modifie les caractéristiques
de ces zones en impactant négativement les communautés bentiques;
enfin, la présence continue des visiteurs empêche les oiseaux de
se nourrir lors de leur halte migratoire.
Contact : Felipe González, Delegado de SEO/BirdLife en Cantabria
- Tel. 659 28 91 32
Source : www.seo.org.
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Etats-Unis
- Août 2005
Les Bécasseaux maubèches menacés par la sur-pêche.
Chaque année, des millions de limicoles, dont des Bécasseaux maubèches
(Calidris canutus), font une halte sur les côtes du Delaware sur leur migration
entre l'Arctique et l'Amérique du Sud. Ils s'y nourrissent des ufs
de limules qui arrivent sur les plages au même moment. Mais en raison d'une
récolte excessive de ces oeufs qui servent d'appâts pour la pêche
aux conques et aux anguilles, ils sont désormais en quantité insuffisante.
La recherche pour mettre en place des amorces artificielles donnera probablement
bientôt des résultats, mais en attendant, la récolte continue.
L'ABC et ses partenaires ont déjà obtenu des restrictions significatives
de celle-ci, mais les dernières recherches ont permis de constater qu'elles
étaient insuffisantes. Sans un moratoire de plusieurs années, la
sous-espèce rufa du Bécasseau maubèche pourrait être
proche de l'extinction vers 2010.
Une lettre a été envoyée par plusieurs organismes aux gouverneurs
du New Jersey et du Delaware pour demander une fermeture de la récolte.
Vous pouvez soutenir cette demande en allant sur le lien suivant : www.saveourbirds.org/red_knot.htm.
Source : ABC
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Equateur
- Août 2005
Nouvel espoir pour le Grand Ara vert.
Le ministre équatorien de l'environnement a signé un décret
mettant en uvre un plan de conservation du Grand Ara vert (Ara ambigua),
une espèce en danger et comptant moins de
de 2.500 individus en Amérique centrale et du Sud, dont juste 60-90 individus
de la sous-espèce guayaquilensis présente dans l'ouest de l'Equateur (provinces
d'Esmeraldas et de Guayas).
Ce plan a été élaboré après un atelier de travail
qui s'est déroulé septembre 2003 organisé par la Fundaciòn
Pro-Bosque, et financé par le Neotropical Bird Club et le Zoo des Sables,
et impliquant le ministère de l'environnement, la fondation Pro-Bosque
et le personnel du Great Green Macaw project au Costa Rica.
En janvier 2005 un groupe de travail a été constitué des
représentants du ministère équatorien de l'environnement,
de la municipalité de Guayaquil, de la Fundaciòn Pro-Bosque et de
la Fundaciòn Rescate Jambelí. Il a mis en place un programme de
recensement et de contrôle de tous les nids.
Les actions futures se concentreront sur la protection et la restauration de l'habitat
par la création de secteurs protégés et la mise en place
d'accords avec les propriétaires de terrains privés concernés.
Contact : Eric Von Horstman - Great Green Macaw Working Group.
Source : www.birdlife.net.
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Bulgarie
- Août 2005
Les migrateurs bulgares menacés par les éoliennes.
Plus d'un demi-million
d'oiseaux européens sont désormais en danger lors de leur trajet
le long de la côte nord de la Bulgarie sur la Mer Noire, suite à
une décision du Ministère Bulgare de l'Environnement d'accepter
trois fermes éoliennes sur le cap Kaliakra, une Zone Importante pour la
Conservation des Oiseaux (IBA).
La Bulgarian Society for the Protection of Birds (BSPB) / Birdlife Bulgaria et
d'autres associations avaient lancé un appel contre ces projets, mais le
gouvernement a passé outre, donnant finalement le feu vert à la
construction de 80 turbines de 120 m de haut.
Pour le Dr Nikolai Petkov, directeur de la BSPB, "plus de 500 000 grands
planeurs sont menacés. C'est le second itinéraire de migration le
plus important d'Europe, et la Bulgarie a une obligation internationale de le
protéger". La BSPB n'est pas opposé au développement
de l'énergie éolienne [...], mais les turbines devraient être
construites à un emplacement où elles n'auraient pas d'impact négatif
sur la nature. La position de Kaliakra est stratégique, sur le trajet des
oiseaux volant d'est en ouest le long du littoral."
L'étude d'impact (EIA) n'a pas pris en compte le projet alternatif ni l'importance
ornithologique du secteur. Petkov ajoute : "les experts semblent également
avoir ignoré les recommandations de la convention de Bonn sur les projets
éoliens et les rapports de la convention de Berne. La Bulgarie est un pays
candidat à l'Union Européenne, et ce projet constitue une infraction
grave de la Directive habitats [...]."
Les rapports officiels de la BSPB et des autres associations (Bulgarian Association
of Alternative Tourism et le National Natural History Museum), ainsi que les avis
négatifs de la Bulgarian Academy of Sciences ont été ignorés.
La BSPB projette maintenant de faire appel devant la Cour Régionale contre
la décision du ministère, et étudie la possibilité
de déposer une plainte officielle auprès des institutions européennes
pour exercer des pressions internationales sur le gouvernement bulgare.
Source : www.birdlife.net.
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Nouvelle-Zélande
- Avril 2005
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Monarque de
Rarotonga (Pomarea dimidiata)
Photo : Hugh Robertson / Dept. of Conservation |
Le Monarque de Rarotonga
menacé par des cyclones.
En juillet 2005, cinq cyclones ont frappé en cinq semaines le sud de
l'archipel des îles Cook, causant des dommages matériels importants.
L'impact sur la faune des îles est actuellement inconnu, mais de nombreux
Monarques de Rarotonga (Pomarea dimidiata) pourraient avoir disparus; il s'agît
d'une espèce endémique appelée localement Kakerori et dont
la population était remontée à 290 individus en 2003 grâce
à un plan de soutien soutenu par les propriétaires fonciers de Kainuku,
de Karika et de Manavaroa dans la région de Takitumu (la seule localité
de Rarotonga où l'espèce subsiste). Les mesures prises comprenaient
notamment le contrôle du nombre de rats dans le secteur.
Avec le soutien de la communauté d'Atiu et du New Zealand's Department
of Conservation, un total de 30 oiseaux avient été transférés
sur Atiu pendant trois années de suite à partir de 2001, afin de
se prémunir d'une éventuelle catastrophe (voir World Birdwatch 23(4)
: 5 et 25(1) : 9).
Atiu est situé à approximativement 200 kilomètres au nord-est
de Rarotonga. Cet îlot a aussi, comble de malchance, été frappé
par un très puissant cyclone en février 2005; en conséquence,
la petite population de monarques (16 oiseaux en janvier 2005) a aussi pu été
dévastée.
Pour Ian Karika, de la Taporoporo'anga Ipukarea Society (TIS, BirdLife Cook Islands),
"l'établissement d'une population d'appoint était opportune,
et le fait que deux cyclones aient frappé les deux secteurs au cours de
la même saison était très peu probable. Actuellement, nous
ne pouvons pas nous rendre dans la région de Takitumu pour évaluer
les dommages; Il y a pourtant un besoin urgent de rouvrir les 35 kilomètres
de voies d'accès; nous savons que les bâtiments ont été
très endommagés, de même que plusieurs stations de contrôle
des rats. Et nous ne pouvons laisser les monarques se reproduire sans l'élimination
suivie des rongeurs, ce serait un désastre ".
D'autres espèces vulnérables ont été affectées
et ont besoin d'être suivies, comme le Stourne de Rarotonga (Aplonis cinerascens),
la Salangane de Cook (Collocalia sawtelli), le Martin-chasseur de Mangaia (Todiramphus
ruficollaris), le Ptilope de Rarotonga (Ptilinopus rarotongensis) et le Lori nonnette
(Vini peruviana).
Le Disney Wildlife Conservation Fund (DWCF) a généreusement versé
15 000 dollars US pour des mesures de protection immédiates, et le New
Zealand Government's New Zealand Aid a aussi apporté de l'argent; mais
des sommes plus importantes sont nécessaires pour reconstituer les populations
de monarques sur Rarotonga et sur Atiu.
Source : www.birdlife.net.
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Territoires
britanniques d'Outre-Mer - Août 2005
Des souris géantes menacent les oiseaux de Gough.
Des souris "géantes" trois fois plus grandes que nos souris domestiques,
dévastent actuellemnt les populations d'oiseaux marins de l'île de
Gough dans le sud de l'Océan atlantique. Cette île est la plus australe
de l'archipel britannique de Tristan da Cunha. 22 espèces y nichent, dont
20 sont des oiseaux marins.
Pour Geoff Hilton, biologiste à la RSPB, "cette catastrophe pourrait
entraîner des extinctions locales; il y a environ 700 000 souris, qui se
sont adaptées pour manger les poussins vivants."
Parmi les espèces affectées on note l'Albatros de Tristan (Diomedea
dabbenena), dont environ 2 000 couples nichent sur Sainte-Hélène
et Gough.
Le docteur Hilton précise : "les poussins d'albatros pèsent
jusqu'à dix kilogrammes. Ironiquement, les albatros ont évolué
pour nicher sur Gough parce qu'il n'y avait aucun mammifère prédateur
, et c'est pourquoi ils sont si vulnérables. Les souris pèsent seulement
35 grammes : c'est comme si un chat attaquait un hippopotame ! " .
L'île accueille également 99 % (autour de 1,8 million de couples)
de la population mondiale de Pétrels de Schlegel (Pterodroma incerta),
une espèce vulnérable. Environ 60 % des poussins (700 000) meurent
avant de pouvoir voler, probablement en raison de la prédation des souris.
Ross Wanless, un étudiant de l'Institut Percy FitzPatrick de l'université
du Cap (Afrique du Sud), a filmé une de ces attaques en 2004.
Geoff Hilton est particulièrement inquiet pour la Rowettie de Gough (Rowettia
goughensis), une espèce endémique nichant au sol. On a noté
qu'elle avait du quitter ses sites de reproduction favorables pour des secteurs
montagneux moins appropriés.
La RSPB a reçu £62.000 de la part du gouvernement britannique dans
le cadre de l'Overseas Territories Environment Programme pour effectuer des recherches
sur les souris de l'île et la faisabilité d'un plan de contrôle.
Ces fonds serviront aussi à étudier un problème de prédation
par les rats sur l'île de Tristan.
Source : www.birdlife.net.
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Territoires
britanniques d'Outre-Mer - Août 2005
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Timbre en l'honneur
de l'Ascension Seabird Restoration Project
Source : www.birdlife.net |
Le retour des oiseaux marins
d'Ascension.
L'une des colonies d'oiseaux
marins les plus importantes du monde semble désormais avoir un futur moins
sombre grâce à un projet innovateur qui a pour objet de favoriser
l'installation de nicheurs.
Une série de timbres vient d'être éditée pour célébrer
le travail de l'Ascension Seabird Restoration Project qui, en juin 2005, a favorisé
le retour de 348 couples de cinq espèces sur l'île.
Ascension est située dans l l'Océan Atlantique, à mi-distance
entre l'Afrique et l'Amérique du Sud, et est riche d'une flore et d'une
faune uniques. Lors de sa colonisation par les Européens en 1815, on estime
que 20 millions d'oiseaux de différentes espèces y nichaient ! Mais
les couvées ont été dévastées entre autres
par les chats introduits au 19ème siècle pour éliminer les
rats et les souris.
Après une chute de 98% des effectifs, la population d'oiseaux marins de
ce territoire britannique d'outre-mer avoisine maintenant les 400 000 individus,
confinés sur les îlots et falaises inaccessibles.
La Frégate aigle-de-mer (Fregata aquila) est l'une de ces espèces
: elle est globalement menacée et ne niche nulle part ailleurs dans le
monde. Elle semble préfèrer nicher au sein de grandes colonies,
et il faudra donc attendre quelques années avant qu'elle ne revienne sur
l'île principale à partir de son site de nidification actuel, un
rocher isolé en mer.
En 2001, le "UK Foreign and Commonwealth Office " a alloué des
fonds (£500 000) à la RSPB pour un important projet de restauration.
Celui-ci a été un grand succès. Pour Douglas Alexander du
Foreign Office, "il contribuera positivement à la conservation des
populations d'oiseau marins du monde ".
Les chats ont été progressivement éliminés et aucun
n'a été observé depuis février 2004, encourageant
le retour des oiseaux.
Les espèces qui ont recolonisé l'île principale sont le Phaéton
à bec rouge (Phaethon aetherus), les Fous brun ( Sula leucogaster) et masqué
(Sula dactylatra) et le Noddi brun (Anous stolidus).
L'île continue à être surveillée intensivement pour
s'assurer que les chats ne réapparaissent pas.
Source : www.birdlife.net.
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