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proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Equateur
- Octobre 2007.
L'analyse génétique des parasites de la Buse des Galapagos permet
de comprendre l'évolution de ce rapace.
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Buse des Galápagos
(Buteo galapagoensis)
Photo: Frédéric Leviez
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Des scientifiques de l'Université
du Missouri à Saint-Louis ont analysé les séquences ADN d'insectes
parasites de la Buse des Galápagos (Buteo galapagoensis) pour étudier
comment les ancêtres de cette espèce endémique ont colonisé l'archipel à partir de l'Amérique du Sud.
Les chercheurs ont comparé le passé phylogéographique, la
structure génétique et les temps de divergence de trois espèces
d'insectes ectoparasites phylogénétiquement indépendants,
deux poux et une mouche, ainsi que ceux de leur hôte, la Buse des Galápagos.
Ce rapace est récemment arrivé sur l'archipel et la population de
chaque île diverge génétiquement de celles des autres.
Chaque parasite diffère des deux autres dans sa capacité de dispersion
relative et dans sa distribution chez la buse, ce qui a permis aux biologistes
de faire des estimations sur leur structure génétique et de savoir
s'ils ont accompagné le flux de gènes de la buse, et suivi son historique de la colonisation des différentes îles.
Les chercheurs ont séquencé une petite partie de l'ADN mitochondrial
des quatre animaux (les trois insectes et l'oiseau) à partir d'échantillons
recueillis sur les huit îles. Ils ont ensuite retracé l'arbre généalogique
de chaque insecte et de l'oiseau. Ils ont constaté chez le rapace que les régions mitochondriales étaient
constantes, tandis que chez les parasites, elles étaient variables. Les
différences notées chez ces derniers correspondaient comme prévu
aux évolutions de chaque parasite, comme les flux de gènes
inter-insulaires, et aux arrivées des buses sur chacune des îles.
L'ADN mitochondrial des insectes étant plus variable que celui
de de la buse, l'étude de l'arbre généalogique des parasites a permis de
retracer l'historique de l'arrivée du rapace aux Galápagos et la progression de son peuplement: on a ainsi par exemple, pu établir des liens plus étroits entre quatre des huit
populations de buses. Toutes ces relations étaient en fait cachées par la faible variation
génétique de la buse.
L'analyse des structures génétiques
des parasites pourrait ainsi aider à retracer l'évolution de son
hôte.
La Buse des Galápagos est une espèce qui intrigue les biologistes
depuis des décennies à cause de son système reproductif original,
la polyandrie coopérative (lire notre article La polyandrie chez les oiseaux) qui s'applique chez certaines
populations de ce rapace dans l'archipel: une femelle et jusqu'à huit mâles
non apparentés constituent un groupe territorial stable qui coopèrent
pour élever les poussins. Ce système est rare chez les oiseaux,
et la compréhension de la séquence de colonisation des îles
pourrait révéler dans quels secteurs les premiers oiseaux
sont arrivés et aider à comprendre l'évolution de ce comportement coopératif.
Source: NOAH K. WHITEMAN, REBECCA T. KIMBALL, PATRICIA G. PARKER, "Co-phylogeography
and comparative population genetics of the threatened Galápagos hawk and
three ectoparasite species: ecology shapes population histories within parasite
communities",
Molecular Ecology.
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International
- Septembre 2007.
La diminution de la taille des dinosaures serait une première étape
vers l'apparition de la capacité à voler.
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Mahakala omonogovae
reconstitué d'après son fossile récemment découvert
en Mongolie
Dessin: Ornithomedia.com, d'après un dessin de Frank Ippolito
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Mahakala omnogovae,
un dinosaure de 80 millions d'années dont le fossile a été
découvert récemment dans le désert de Gobi (Mongolie) (et
dont le nom de genre dérive de celui d'une divinité tibétaine)
pourrait constituer un chaînon essentiel pour comprendre comment les dinosaures,
souvent de grande taille, ont évolué vers les oiseaux, aux dimensions
bien plus modestes. Une étude sur ce sujet a été publiée
le 7 septembre dans le journal Science.
Mahakala omnogovae mesurait seulement 70 centimètres de la tête à la pointe
de sa queue emplumée.
Au cours des dernières années, de nombreux fossiles de dinosaures
à plumes ont été découverts, notamment en Chine, mettant
en avant leur lien de parenté avec les oiseaux. La petite taille de Mahakala
suggère que certains théropodes (les dinosaures carnivores bipèdes)
ont vu leur taille diminuer, et que cette miniaturisation a constitué un
élément crucial à l'origine du vol et à l'apparition des
oiseaux. Mahakala permet de comprendre les premiers étapes de ces
transformations.
Les paléontologues ont reconstitué le Mahakala à partir d'éléments
fossilisés de son crâne, de ses membres et de sa colonne vertébrale. Ces
éléments montrent que cette nouvelle espèce avait non seulement
des plumes, mais aussi des prémices d'ailes sur les quatre membres.
Le Mahakala faisait partie d'une ramification de la famille des Droméosauridés,
des dinosaures carnivores comprenant par exemple le célèbre Velociraptor
(vous savez, dans Jurassic Park de S. Spielberg!).
Selon le chercheur chinois Xu Xing, expert dans l'évolution de dinosaures à
plumes, cette nouvelle découverte conforte parfaitement la théorie selon laquelle certains
dinosaures seraient à l'origine des oiseaux.
Si cette parenté est reconnue par la plupart des paléontologues, les spécialistes
sont en désaccord pour expliquer pourquoi les oiseaux primitifs ont échappé
à la disparition massive des dinosaures il y a 65 millions d'années; leur
capacité à voler ne semble pas être à l'origine de
leur survie, des dinosaures volants comme les Ptérosaures ayant eux disparus.
Pour Xu, ce serait une combinaison de leur capacité à voler et à évoluer
rapidement qui serait à l'origine de leur survie: les oiseaux sont en effet
mâtures en une année seulement, ce qui leur donne les moyens pour
s'adapter très rapidement aux changements de l'environnement.
Les chercheurs ont découvert que la petite taille de Mahakala omnogovae
était un caractère partagé avec d'autres dinosaures
présentant des caractères communs avec les oiseaux primitifs et
regroupés dans un clade (= groupe de dinosaures aux caractères communs)
appelé Paraves.
Paraves était divisé en trois branches, dont une seule, constituée
d'espèces à la taille modeste, est à l'origine des oiseaux.
Celles des deux autres branches ont vu au contraire leur taille augmenter progressivement,
comme Velociraptor.
Mais Mahakala appartenait à la même famille que le terrible
Velociraptor, ce qui suggère qu'au cours du Crétacé, certains
dinosaures apparentés aux oiseaux ont évolué dans une autre
direction, leur taille augmentant au lieu de rester faible. Et la découverte
du Mahakala suggère également que la miniaturisation de certains
espèces était antérieure à l'apparition de la capacité
à voler.
Auparavant, les paléontologues associaient miniaturisation, changement
de métabolisme et capacité à voler; en réalité,
il semble donc que la diminution de la taille de certains dinosaures soit antérieure
aux autres étapes évolutives.
Sources: "A Basal Dromaeosaurid and Size Evolution Preceding Avian Flight", Alan
Turner, American Museum of Natural History, Diego Pol, Museo Paleontologico Egidio
Feruglio in Argentina; Julia Clarke, North Carolina State University; Gregory
Erickson, Florida State University; Mark Norell, American Museum of Natural History,
Science (7/09/07), National Geographic, Sciencedaily.
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