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par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Corée du Sud - Juillet 2007.
Les nouvelles ornithologiques de juin.
Alors que certaines îles de la Mer Jaune sont protégées, comme celle de Chilbal Do (Province de Jeollanam) qui accueille des populations nicheuses significatives d'Océanites de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), de Puffins leucomèles (Calonectris leucomelas) et de Locustelles de Pleske (Locustella pleskei), les zones humides côtières restent l'habitat naturel le plus menacé de Corée du Sud. Ce n'est donc pas une surprise d'apprendre encore de mauvaises nouvelles à propos de deux zones d'importance internationale, Seongsan Po (province de Jeju) et Sihwa/Chanson (province de Do) dans la Baie de Gyeonggi.
Sur l'Ile de Jeju, selon les nouvelles transmises en juin part de Mr Jang Yong-Chang du Jeju Birdwatcher's Group, le gouvernement local maintenant a apparemment confirmé la conversion du lac de Tongbadal en un complexe touristique marin avec organisation de courses de bateaux. Ce secteur est pourtant bien connu comme étant la principale zone d'hivernage de la Petite Spatule (Platalea minor) en Corée du Sud, une espèce globalement en danger, avec régulièrement plus de 1% de sa population mondiale (estimée à 1500 selon Wetlands International, 2006).
La présence d'au moins 1% de la population connue d'une espèce menacée dans une zone doit entraîner le classement de celle-ci en site Ramsar, et non pas en espace pour courses de bateaux … Ironiquement, dans le même temps, un pittoresque affleurement volcanique dominant ce site a (selon un éditorial du 30/06/07 du journal Korean Herald) été désigné comme Site de l'Héritage Mondial par l'UNESCO.
A Sihwa, juste au sud d'Incheon,
des informations communiquées par Mr Kim Chanté-Hwan font état d'un nouveau projet d'assèchement qui doit commencer en juillet 2007.
Alors que peu de détails sont encore disponibles, il semblerait que les dernières vasières entre la nouvelle ville de Song Do et Shiheung City devraient disparaître.
Des comptages conduits au printemps 2007 dans le secteur de Song Do par des membres de Birds Korea (dont Robin Newlin, Tim Edelsten, et Nial Morres et un groupe de visiteurs) avaient permis de noter des concentrations d'importance internationale de Petites Spatules (24 individus, soit 1,5% de la population mondiale), de Mouettes de Saunders (Larus saundersi) (317 oiseaux 2007, soit plus de 1,5% de la population mondiale), de Courlis cendrés orientaux (Numenius arquata orientalis) (pic de 1000 individus en 2007, soit près de 3% de la population migratrice), de Courlis de Sibérie (Numenius madagascariensis) (pic de 870 oiseaux, soit de la population totale) et de Bécasseaux de l'Anadyr (Calidris tenuirostris) (pic de 4600 individus, soit plus de 1% de la population mondiale).
D'autres espèces menacées y ont aussi été vues, comme la Mouette relique (Larus relictus) (vulnérable), l'Aigrette de Chine (Egretta eulophotes) (vulnérable), et la Barge à queue noire (Limosa (limosa) melanuroides) (en déclin sérieux).
L'Aigrette de Chine et la Mouette relique mais aussi le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna) ont aussi été notés à Song Do avec des effectifs d'importance internationale au cours des dernières années. Cette zone devrait donc absolument être préservée, d'après les traités signés par la Corée du Sud (la Convention Ramsar et le Korea-Australia Migratory Bird Agreement (ROKAMBA)). Le Bécasseau de l'Anadyr et le Courlis sont inclus dans l'Annexe du ROKAMBA.
En janvier 2007, le Ministre de l'Environnement avait affirmé que la conférence de la Convention de Ramsar devrait se tenir en Corée en octobre 2008, ce qui " sera l'occasion pour le pays de promouvoir sa politique de protection des zones humides et d'améliorer l'image du pays en terme d'environnement". Birdskorea continue de soutenir toutes les actions de protection entreprises par le Ministry of Environment and the Ministry of Maritime Affairs and Fisheries, qui ne sont guère facilitées par les contextes politiques et diplomatiques actuels.
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Les vastes vasières de Saemengeum ont été très dégradées par la construction d'une digue
Source : www.birdskorea.or.kr
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Cependant, il est difficile d'être satisfait du respect de la convention Ramsar par la Corée du sud, avec les menaces continuelles qui pèsent sur les zoes humides du pays.
Actuellement, le Pays du Matin Calme n'a désigné que cinq sites (63ème rang sur 155 pays). En outre, la surface totale désignée ne couvre que 4 450 hectares (132ème rang mondial). Les destructions ou menaces qui pèsent par exemple sur Song Do, Seongsan Po, Saemangeum, l'estuaire de Nakdong et Mokpo n'arrangent guère l'image du pays.
Nous vous demandons de vous rendre sur le site web www.restoresaemangeum.com pour participer à la campagne "Forty Thousand Hectares: Forty Thousand E-mails" (40 000 ha: 40 000 e-mails) qui a pour but de demander au gouvernement de ne pas clore la digue qui doit assécher la baie, et de désigner l'estuaire de Geum comme zone Ramsar.
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La couvertue du rapport du Saemangeum Shorebird Monitoring Program (SSMP)
Source : www.birdskorea.or.kr
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Une bonne partie du mois de juin a été consacré au traitement des données du Saemangeum Shorebird Monitoring Program (SSMP) pour la rédaction du rapport 2007 (prévu pour septembre/octobre) et pour des présentations à venir. Les points importants qui se dégagagent du SSMP 2007 sont les suivants:
- alors que les effectifs d'oiseaux dans le secteur asséché de Saemangeum à la mi-avril 2007 étaient globalement similaires à ceux de 2006 ( 71 711 en 2006 contre 68 743 en 2007), leur nombre à la mi-mai a par contre chuté (176 955 en 2006 contre seulement 51 768 en 2007).
- Une certaine augmentation de la fréquentation des sites adjacents a été notée. Cependant, cette augmentation insignifiante
de 4.550 limicoles sur deux sites (Baie de Gomso et Estuaire de Geum) n'explique que 4% de la diminution de 120 148 oiseaux constatée à la mi-mai sur l'ensemble du complexe Saemangeum-Geum-Gomso (244 349 oiseaux en 2006, 124 201 en 2007).
- L'espèce qui a le plus souffert de l'assèchement semble être le Bécasseau de l'Anadyr, qui se nourrit de bivalves (116 126 oiseaux en 2006, 83 403 en 2007).
- Le nombre total minimum d'oiseaux fréquentants les trois sites pendant toute la migration printanière est passé de 283 203 en 2006 à 207 178 en 2007, l'estuaire de Geum accueillant désormais la majorité des oiseaux (119 425).
Source : www.birdskorea.or.kr.
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Etats-Unis - Juillet 2007.
Chute des populations d'espèces familières.
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Le Gros-bec errant (Hesperiphona vespertina) a subit aux Etats-Unis un déclin de presque 78% en 40 ans suite à la destruction de son habitat
Photo : Leo Gobeil
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Une récente étude de la National Audubon Society (titrée "Common Birds in Decline")
révèle que les populations de certaines espèces familières d'Amérique du Nord ont chuté au cours des quarante dernières années, avec dans certains cas des diminutions de 80%.
Ces déclins dramatiques sont attribués à la destruction de certains habitats naturels et à d'autres menaces croissantes comme l'intensification de d'agriculture.
Cette étude note que ces problèmes se combinent maintenant aux effets du réchauffement climatique. Elle décrit un avenir sombre pour de nombreuses espèces autrefois communes et souligne notre impact croissant sur l'environnement.
Carol Browner, présidente de l'Audubon Society, explique: "nous ne parlons pas ici d'espèces rares ou exotiques, mais bien de celles qui fréquentent nos lacs et nos bois, et qui disparaissent jour après jour. Leur déclin nous rappelle les efforts que nous devons fournir pour protéger les habitats et lutter contre le réchauffement climatique".
Selon l'Audubon Society, 20 espèces communes ont vu leur populations chuter d'au moins 54% depuis 1967. Voici ci-dessous celles qui ont le plus souffert:
- Les populations de Colin de Virginie (Colinus virginianus) ont diminué de 82% et ont disparu principalement dans le nord de leur aire (Wisconsin, Michigan, New-York et Nouvelle-Angleterre principalement) en raison de la diminution des habitats favorables (urbanisation, expansion agricole et pratiques d'exploitation forestière).
- Le Gros-bec errant (Hesperiphona vespertina), qui est présent des montagnes de l'Ouest au Nord-est des États-Unis, a subit un déclin de presque 78% suite à la destruction de son habitat (urbanisation, coupes, exploitation minière).
- Les populations de Canard pilet (Anas acuta) des États-Unis ont baissé de presque 78% du fait de l'activité agricole grandissante sur ses lieux de reproduction dans les prairies.
- Les populations les plus importantes de Fuligules milouinans (Aythya marila), qui nichent en Alaska et hivernent dans la région des Grands Lacs et le long des côtes de l'Atlantique et du Pacifique sont très touchées par le f réchauffement (fonte du permagel et invasion d'espèces autrefois plus méridionales): la chute est de près de 75%.
- Les Sturnelles des prés (Sturnella magna), dont le nombre a chuté de 71%, souffre des pratiques agricoles intensives dans les prairies. La demande croissante en biocarburant menace des terres autrefois non cultivées. La Sturnelle de l'Ouest (Sturnella neglecta) souffre également énormément.
- Les Sternes pierregarins (Sterna hirundo), qui nichent sur les îles et pêchent sur les côtes d'océan, les lacs et les rivières, sont vulnérables à l'urbanisation, la pollution et la hausse du niveau de la mer. Les populations dans les colonies non suivies ont chuté de 70%, et l'espèce est de plus en plus dépendante des efforts de conservation.
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Les populations de Bruants des neiges (Plectrophenax nivalis) ont baissé de 64% suite au réchauffement climatique
Photo : Jacques-André Leclercq
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Les Bruants des neiges (Plectrophenax nivalis) qui nichent en Alaska et dans le nord du Canada souffrent de la diminution de leur habitat de toundra suite au réchauffement de l'atmosphère. Ses populations ont baissé de 64%.
- Les populations de Colibri roux (Selasphorus rufus) ont décliné de 58% suite à la perte de son habitat forestier et au développement de l'urbanisation et des infrastructures dans son aire de nidification du Nord-ouest du Pacifique et sur ses sites d'hivernage au Mexique.
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L'Engoulevent bois-pourri (Caprimulgus vociferus), qui a diminué de 57%, est vulnérable au morcellement et aux modifications de son habitat forestier.
- Il ne reste plus que 150 000 Aigrettes bleues (Egretta caerulea) aux États-Unis et 110 000 au Mexique, soit une baisse de 54%. Leur déclin est lié à la destruction de zones humides (urbanisation) et à la dégradation de la qualité de l'eau qui diminue leurs ressources alimentaires.
Les pratiques agricoles et l'urbanisation sont fatales pour de nombreux oiseaux de prairie, mais aussi pour les espèces nichant dans les zones buissonneuses, les marais et les forêts.
Pour Greg Butcher, auteur de l'étude, le réchauffement climatique modifie certains habitats et favorise l'expansion d'espèces invasives. La demande croissante pour les carburants à base de maïs augmente la mise en culture de zones autrefois en jachère qui constituaient des habitats importants pour des espèces comme les Sturnelles de l'Est et de l'Ouest, ou la Pie-grièche migratrice (Lanius ludovicianus).
Les personnes qui s'intéressent aux oiseaux et à la qualité de la vie doivent s'impliquer dans l'amélioration de leur environnement immédiat et dans la prise de mesures de protection nationales" ajoute G. Butcher.
Mais ces oiseaux étant souvent au-dessus du seuil des 500 000 individus, ils ne sont pas considérés par les pouvoirs publics comme étant en danger immédiat d'extinction...
Cette étude de l'Audubon Society combine pour la première fois les résultats des comptages annuels (Christmas Bird Counts) et ceux de l'étude annuelle ' Breeding Bird Survey' réalisée par l'U.S. Geological Survey.
Cela démontre, selon l'auteur Scott Weidensaul, que "le travail de milliers de volontaires a une grande utilité dans la collecte d'informations".
Greg Butcher ajoute: "les citoyens peuvent changer le sort de ces oiseaux de différentes façons:
- rejoindre des groupes locaux de l'Audubon Société pour participer à des actions de protection
- exiger une politique agricole plus durable dans le cadre du Federal Farm Bill et du Conservation Reserve Program
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demander une législation forestière durable, notamment dans les forêts boréales
- soutenir les programmes de conservation des zones humides
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combattre le réchauffement climatique (mesures individuelles et collectives)
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combattre les espèces invasives en demander des mesures fédérales et locales".
Source : Audubon Society.
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