Recherche sur Ornithomedia.com

  Brèves
Publicité

  


  Actualités - Avec Neornithes
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    Argentine - Juillet 2007.
Le plus grand oiseau ayant volé n'arrivait pas à décoller du sol.

Tailles comparées

Tailles comparées:
1- Argentavis magnificens, 2- Vautour fauve (Gyps fulvus), 3- Homme
NB: les couleurs du plumage d'Argentavis magnificens sont hypothétiques
Dessin : Ornithomedia.com

Le plus grand oiseau qui ait jamais volé, le vautour préhistorique Argentavis magnificens, était un excellent planeur mais était trop lourd pour battre des ailes, selon un article récemment publié dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences. Décoller était en effet un challenge pour cet oiseau de 70 kg qui vivait dans les Andes et la pampa de l'actuelle Argentine il y a environ 6 millions d'années.
Malgré ses puissants muscles alaires et son envergure de 6,4 m, l'oiseau gigantesque ne pouvait probablement pas décoller depuis le sol.
Pour Sankar Chatterjee, de la Texas Tech University, Argentavis devait sûrement courir le long d'une pente dans le sens contraire du vent comme les avions planeurs pour pouvoir décoller.
Selon lui, "la capacité de décoller est le facteur limitant dans la taille des oiseaux volants, et Argentavis avait presque atteint la limite supérieure. Des oiseaux plus lourds, comme l'Autruche, ont du ainsi renoncer au vol".
Une fois dans le ciel cependant, Argentavis était un excellent planeur.
Cette nouvelle découverte sur la technique de vol d'Argentavis a été obtenue grâce à une collaboration insolite entre des paléontologistes et un ingénieur en aéronautique à la retraite. Les chercheurs ont mesuré des fossiles d'Argentavis et ont utilisé un programme informatique conçu pour étudier les performances de vol des hélicoptères. Sankar Chatterjee explique en effet que "si le vol des oiseaux est ordinairement comparé à celui d'un avion, il y a plus d'analogies avec un hélicoptère".
Contrairement aux avions à moteur, les oiseaux utilisent leurs ailes pour créer la poussée et le décollage vertical, les deux composants initiaux nécessaires au vol. Bien qu'Argentavis ne pourrait pas s'envoler par ses propres forces, il pouvait atteindre de hautes altitudes en utilisant les ascendances thermiques qui se forment au pied des reliefs (lire Ascendances thermiques et dynamiques).
Le rapace pouvait parcourir des centaines de km en utilisant ces colonnes d'air chaud. Certains des plus grands oiseaux actuels, tels que les condors et les les aigles, utilisent la même technique. Bien que capables de voler activement, ces espèces économisent de l'énergie en se laissant porter volontiers par les courants.
Dans le passé, les chercheurs se demandaient si Argentavis était un prédateur ou un charognard. Chatterjee et le co-auteur de l'étude, Kenneth Campbell, du Natural History Museum of Los Angeles County, pensent que l'espèce était un prédateur actif.
Campbell explique: "le crâne de cet oiseau était adapté pour attraper des proies et les avaler. Sa mâchoire n'était pas conçue pour déchirer de la chair comme celle des vautours, ni pour déchirer les proies comme les aigles et les hiboux".
Mais pour Paul Palmqvist, de l'Université de Malaga (Espagne), une espèce aussi grande devait être nécrophage. Son argument est basé en partie sur la relation entre la taille du corps et celle du territoire d'alimentation que l'on constate chez les rapaces actuels. Étant donné sa taille énorme, un Argentavis prédateur n'aurait pas pu couvrir une distance assez grande et localiser assez de proies pour couvrir ses besoins quotidiens. Un comportement de charognard était donc plus probable, les cadavres étant davantage disponibles que les proies vivantes.
Une récente analyse de son vol soutient d'ailleurs cette hypothèse. Palmqvist relève "qu'étant donné son manque d'agilité, un prédateur de cette taille aurait eu des difficultés à fondre sur ces victimes".
Mais Chatterjee et Campbell estiment que l'espèce était certainement capable de s'abattre sur des proies vivantes, probablement des mammifères de la taille d'un lapin.

Source : www.nationalgeographic.com.
Réagir sur nos forums

   
    Ile Maurice - Juillet 2007.
Découverte d'un squelette bien conservé de Dodo.

Des scientifiques ont annoncé le 3 juillet que des spéléologues avaient découvert dans une grotte de l'île Maurice (dans l'Océan Indien) le squelette de Dodo (Raphus cucullatus) le plus complet et le mieux conservé jamais trouvé. Cette découverte permettra probablement de recueillir les premiers échantillons utiles d'ADN de cet espèce disparue et incapable de voler.
On connaît peu de choses sur le dronte (sur son allure exacte, sur son régime alimentaire, ...), celui-ci ayant disparu dans les années 1600.
Ce nouveau squelette serait complet et bien conservé. La découverte a été faite en juin 2007, mais l'information a été tenue secrète jusqu'à l'exhumation complète du squelette le 29 juin. Surnommé "Fred" selon le prénom du spéléologue qui a trouvé les os, l'oiseau était gardé pendant les fouilles.
Jusqu'à présent, la plupart des informations sur les dodos provenaient de fragments d'os dispersés. Un autre squelette complet avait été déterré en 1860, mais l'emplacement de sa découverte n'a jamais été révélé. Des restes bien conservés ont aussi été déterrés en juin 2006 (lire Découverte de vestiges bien conservés de Dodo).
Pourtant, pour Kenneth Rijsdijk, un scientifique du Geological Survey of the Netherlands, "connaître le lieu de la découverte est important pour imaginer l'écologie de l'oiseau. Le site et le tracé de ses os ont été précisément enregistrés, ce qui sera très utile. Nous pourrons prélever des échantillons de sol et découvrir comment et pourquoi l'animal s'est trouvé là".
Beth Shapiro, généticienne à l'Université d'Oxford, ajoute "que l'emplacement -une grotte- rend beaucoup plus probable la possibilité d'obtenir des échantillons d'ADN". Les os de la plupart des autres dodos proviennent en effet d'une zone humide, la Mare aux Songes. Shapiro explique "que des centaines d'os avaient été exhumés de ce site, mais l'environnement chaud, humide et acide dégradait l'ADN".
Comme les dodos pondaient leurs œufs au sol, ils constituaient des proies faciles pour des prédateurs tels que rats et les cochons introduits par les Européens il y a 400 ans.
L'homme l'a aussi chassé cet oiseau qui était de la taille d'une dinde. 80 ans après sa découverte, l'oiseau avait disparu. Depuis, le seul échantillon d'ADN prélevé l'avait été sur un spécimen importé au Royaume-Uni par un collectionneur au 15ème siècle.
Shapiro explique "qu'à partir d'un petit fragment d'ADN analysé en 2002, la proximité taxonomique du dronte avec les pigeons avit pu être prouvée".
Le nouveau squelette permettra sûrement de prélever un échantillon d'ADN correct, car les os n'ont pas été exposés à la lumière du soleil et la température était assez constante.

Source : www.nationalgeographic.com.
Réagir sur nos forums

   
    Australie - Juin 2007.
Perruche nocturne (Pezoporus occidentalis)
Perruche nocturne (Pezoporus occidentalis) femelle
Dessin : Ornithomedia.com
Découverte d'un cadavre de Perruche nocturne.
Un garde-forestier du Diamantina National Park, Queensland, Robert Cupitt, a découvert en septembre 2006 sur un chemin le corps décapité d'une perruche avec une ventre jaune, qu'il a apporté aux experts du Queensland Museum. Ils l'ont identifié comme étant un juvénile de Perruche terrestre
(Pezoporus occidentalis), l'un des oiseaux les plus mystérieux et énigmatiques d'Australie, pourtant encore commun au 19ème siècle dans le centre de l'Australie, mais qui a mystérieusement décliné depuis et qui a été déclaré éteint en 1915.
La découverte de Robert Cupitt est la seconde en plus d'un siècle, et constitue donc un évènement. Pourtant, aucune action n'avait été entreprise depuis, du fait de la décision de la Queensland Environmental Protection Agency de ne pas diffuser l'information immédiatement. Actuellement toutefois, une coalition d'experts, appelée National Night Parrot Network, comprenant entre autres l'Australian Wildlife Conservancy et Birds Australia, vient d'être mise en place pour effectuer des recherches.
Selon un article paru dans Wingspan, le magazine de l'association Birds Australia, ce délai s'expliquerai par la peur des autorités de voir affluer des centaines d'observateurs "excités" dans le parc. Même le personnel du parc n'a pas été informé.
Le porte-parole de l'Environmental Protection Agency, qui a rejeté au cours de la semaine du 18 juin toute les accusations de dissimulation d'information, a annoncé que des recherches avaient été menées sans succès sur le site de la découverte, et que ce dernier avait été protégé par une clôture pour empêcher toute incursion du bétail.
La polémique devrait cesser prochainement, et cet évènement devrait servir à améliorer la réactivité des organismes après d'éventuelles nouvelles données.
Au cours de la dernière décennie, il y a eu plusieurs données non vérifiées de Perruches terrestres dans le vaste désert australien. Plusieurs recherches, avec pour certaines une récompense proposée par l'homme d'affaires et aventurier Dick Smith, n'ont pas permis de détecter l'espèce. Des observations occasionnelles suggèrent pourtant que des oiseaux survivent quelque part dans des secteurs arides et semi-arides. Le problème est que leur biologie est mal connue, et qu'on ne connaît pas par exemple l'importance des chutes de pluies dans leur écologie.
Quelques dates importantes:
- 1845: Découverte par John McDouall Stuart près de Cooper Creek (état de South Australia) par John McDouall Stuart. Nommée par John Gould 16 années plus tard
- 1870: Plusieurs oiseaux ont été collectés par Frederick Andrews pour le Museum of South Australia près des Monts Gawler et du lac Eyre
- 1912: Dernier spécimen vivant collecté. L'absence d'observations par la suite a conduit à la déclaration de l'extinction de l'espèce trois années plus tard
- 1979: Une donnée rapportée par un expert au cours d'une sortie à dos de chameau près d'Alice Springs organisée par le tour-opérateur Rex Ellis
- 1988: L'entrepreneur Dick Smith offre $50.000 de récompense pour toute preuve de l'existence de la perruche
- 1990: Une perruche morte est trouvée sur le bord d'une route près de Boulia (Queensland) par Walter Boles de l'Australian Museum
- 1996 :Un couple est vu par des observateurs confirmés dans un lit de rivière à Camel Bore, Newhaven Station (Northern Territories)
- 2005: Donnée non confirmée de perruches à Pilbara (Western Australia), entraînant un retard dans un projet de mine de fer (lire Trois Perruches nocturnes auraient été observées !).
- 2006: Cadavre sans tête trouvé par un garde-forestier dans le Diamantina National park (Queensland). La découverte est restée secrète jusqu' à février 2007.
Source : www.brisbanetimes.com.au.

Réagir sur nos forums

   
    France - Juin 2007.
Destruction de la Saligue dans le Sud-ouest de la France.

Destruction en cours de la saligue
"Nettoyage" au bulldozer des bordures de la saligue à Labastide-Cézéracq (Pyrénées-Atlantiques), pourtant zone inscrite au programme Natura 2000
Photo : Roger Cazenave
La saligue est un boisement humide des bords du Gave de Pau (Pyrénées-Atlantiques) où abondent les saules. Par extension, il caractérise désormais l'ensemble de la zone de divagation du Gave, constituée de bans de graviers, de chenaux, de bras secondaires, de fourrés et de boisement inondables.
Les saligues occupent de Lescat à Artix une zone de 15 km de long sur 400 à 800 m de large, et constitue la dernière zone humide pour les migrateurs avant le franchissement des Pyrénées.
Une retenue artificielle, le lac d'Artix, créée en 1957 pour refroidir une centrale thermique et depuis comblée en partie, est devenue une riche zone humide impénétrable.
Toute cette zone constitue un secteur ornithologique de grande valeur, inscrit au programme Natura 2000: au printemps, les bois humides accueillent une héronnière importante constituée d'Aigrettes garzettes (Egretta garzetta), de Bihoreaux gris (Nycticorax nycticorax), et de Hérons cendrés (Ardea cinerea). Depuis quelques années, des Crabiers chevelus (Ardeola ralloides) et des Hérons gardeboeufs (Bubulcus ibis) se sont installés.
Bulldozer dans la saligue
Bulldozer en action sur les berges de la saligue à Labastide-Cézéracq (Pyrénées-Atlantiques)
Photo : Roger Cazenave
En fait, plus de 54 espèces se reproduisent sur le lac et dans les saligues, et pour certaines, il s'agît du seul site de nidification en Aquitaine. Le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), la Spatule blanche (Platalea leucorodia), la Grue cendrée (Grus grus) sont des migrateurs réguliers. En hiver, des milliers de canards font une halte dans la zone.
Mais ce secteur si riche subit plusieurs menaces, comme l'extraction du gravier, le pompage de l'eau pour l'irrigation, et depuis quelques temps, l'établissement de digues de canalisation.
Dernière mauvaise nouvelle (source : www.sudouest.com): le syndicat intercommunal du Gave de Pau, entre Nay et Puyoô a engagé, suite à une enquête publique, un chantier de protection et de restauration des berges. Vingt communes ont été consultées entre le 14 et le 30 septembre 2005. Actuellement, les bulldozers sont à l'oeuvre à Labastide-Cézéracq.
Jacques Mauhourat, de la Maison de la nature et de l'environnement-Sepanso, et Roger Cazenave, résidant de Labastide qui nous a alerté, estiment que les travaux sur les deux rives, au milieu d'un site Natura 2000, détruisent l'habitat.
Sur un peu moins d'un kilomètres, en effet, un engin de terrassement vient de reprofiler une courbe du Gave et de dégager des rives de leur végétation, afin "d'aménager un chemin en bordure au lieu d'éloigner le public de ces zones". Celles-ci font partie au demeurant, toujours dans le cadre Natura 2000, d'un territoire de protection des oiseaux (ZICO) et le " jardinage " de ces espaces compromet leur première utilité. Jacques Mauhourat estime que ces travaux pourraient menacer en outre les îlots de graviers et de terre en milieu du lit du torrent, reconquis pour partie par la végétation.
La Sepanso proteste, tandis que la mairie de Labastide-Cézéracq avait émis un avis favorable et que celle voisine de Bésingrand attaque même le principe de Natura 2000 ...
Cliquez sur ces liens pour voir d'autres photos de la destruction en cours réalisées par Roger Cazenave:
- http://picasaweb.google.fr/cazenave.roger/Saligue
- http://picasaweb.google.fr/cazenave.roger/DocSaligueEnquTeDIntRTGNRal
Source : Roger Cazenave, quotidien Sud-ouest
Réagir sur nos forums


   
Retour 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 - 58 - 59 - 60 - 61 Suite

 

   Infos

  Observations
  Agenda
  Brèves
  

  

 Neornithes Nomina Avium, le logiciel de taxonomie de référence
  

  
  
 
 
   
   Newsletter

   Recevez chaque mois
   notre lettre d'infos
   gratuite.
    Inscription
   
Desinscription
        
         


   
 
 
  
ORNITHOMEDIA (c) 2000 Tous droits réservés