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Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    Algérie - Juin 2007.
Situation du parc national d'El Kala (Algérie)
Situation du parc national d'El Kala (Algérie)
Protestez contre la destruction du parc national d'El Kala.
Le parc national d'El Kala (PNEK) est une aire protégée de 80 000 ha située dans l'extrême nord-est de l'Algérie (lire notre article sur ce parc). C'est l'un des plus importants centres de biodiversité en Méditerranée. Il rassemble sur une superficie relativement peu étendue plusieurs écosystèmes typiques de cette région de la planète.
Sa partie marine est peuplée de faune et de flore qui ont pour habitat ses herbiers de posidonies et ses récifs de corail rouge. La côte que se partagent des criques rocheuses et de petites plages de sable servaient il n'y a pas si longtemps encore d'abris pour le Phoque moine ou de lieu de ponte pour la Tortue verte ou la Tortue caouanne.
Vue du lac Tonga
Le lac Tonga est l'un des principaux plans d'eau du parc d'El-Kala
Photo : Salah Telailia
Les maquis littoraux de chêne kermès et les forêts de chêne- liège couvrent les basses collines qui enserrent le complexe de zones humides unique en Méditerranée. Ils cèdent la place au majestueux Chêne zen dans la partie montagneuse du sud. C'est ou c'était le domaine du Cerf de barbarie, du Lynx caracal, de l'Hyène rayée, des Renard roux et dorés, de la Mangouste, de la Genette, du Chat sauvage, du Porc-épic, du Hérisson d'Algérie, de la Loutre... Autour des lacs et des cours d'eau qui les alimentent, dans les marécages et les sols détrempés, le chêne s'efface pour laisser la place à l'aulnaie, la forêt humide de nos contrées.
Le patrimoine du parc est impressionnant : 850 espèces végétales, le tiers de la flore d'Afrique du Nord, 37 espèces de mammifères dont 2 chiroptères et l'hypothétique phoque moine, 21 rapaces nicheurs dont le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) et le Faucon d'Eléonore (Falco eleonorae), 70 espèces oiseaux aquatiques dont le Fuligule nyroca (Aythya nyroca) et l'Erismature à tête blanche (Oxyura leucocephala), des centaines d'espèces végétales parfois très rares, ...
Toute sa biodiversité a besoin de la conservation des habitats. Il y a 25 ans, en 1983, l'Algérie a décidé de protéger l'inestimable patrimoine naturel de cette région. L'Etat algérien a ainsi pris l'engagement de léguer cette zone intacte aux générations futures. Mais au fil des ans, elle eu à subir des dégradations dont certaines sont extrêmement graves et probablement irréversibles, mais elles ne causeront pas, mêmes toutes réunies, autant de tort que le tronçon de 20 km de l'autoroute Est- Ouest qui doit le traverser dans sa partie centrale.
Ce petit bout d'autoroute, en dehors des nombreux dommages qu'il va engendrer, va déclasser le parc national en lui faisant perdre son statut d'aire protégée. Ainsi, ce parc national ne pourra plus être appelé parc national. Il va donc disparaître et il n'y aura plus rien pour assurer le minimum de protection à son territoire. Voilà où réside le véritable danger apporté par ce bout d'autoroute.
Il faut à tout prix empêcher cela. Il faut différer la réalisation de ce tronçon et chercher des solutions qui contribuent à la fois aux objectifs de conservation de la nature assignés au parc et à ceux du développement du réseau routier. Les solutions existent. Elles font appel à l'imagination, à la compétence, à la probité.
Pour toutes ces raisons, les signataires de la pétition qui sera adressée à Monsieur le Président de la République demandent de surseoir à la réalisation du tronçon de l'autoroute pour permettre de rechercher des tracés qui ne compromettent pas l'existence du parc national d'El Kala.
Signez la pétition sur
www.ranahna.dz/fr/solidarite/petition_elkala.php.
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    France - Juin 2007.
3 500 ha bientôt achetés par le Conservatoire du Littoral.

Selon l'hebdomadaire Le Point du 14 juin, le Conservatoire du Littoral et des Espaces Lacustres s'apprête à acheter 3 500 ha aux Salins du Midi après de longues négociations. Soit 1 250 en Languedoc-Roussillon et 2 300 ha en Camargue dont l'étang du Fangassier, site de la seule colonie française de Flamants roses. Le tout pour 35 millions d'euros, payables ne huit ans et avec l'aide financière de deux régions et de l'agence du bassin. Mais tout n'est pas encore gagné, car les salariés du site de Salin-de-Giraud en Camargue contestent la décision de réduire l'exploitation saline de 15 000 à 7 000 ha. Même si les 2 000 ha promis au Conservatoire sont situés en dehors des zones concernées, la transaction est retardée.
Source : Le Point.
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    Etats-Unis - Juin 2007.
Fin des recherches du Pic à bec d'ivoire en Floride.

Recherches en Floride
Biologistes installant des stations d'enregistrement le long de la Choctawhatchee River en Floride
Source : www.auburn.edu/ivorybill
Les recherches du Pic à bec d'ivoire dans le nord-ouest de la Floride (lire Les indices de la présence du Pic à bec d'ivoire en Floride) se sont arrêtées à la fin du mois de mai 2007, de la même façon qu'elles ont débuté : avec de l'espoir.
Les chercheurs des universités d'Auburn (Alabama) et de Windsor (Ontario, Canada) n'ont finalement pas réussi à obtenir de preuve concrète de la présence du Pic à bec d'ivoire, malgré deux saisons de recherches de cinq mois chacune dans les forêts inondables le long de la rivière Choctawhatchee dans les comtés de southern Walton méridional et de Washington.
Geoffrey Hill, de l'Auburn University, explique sur son site web (www.auburn.edu/ivorybill) : "Nous avons obtenu au cours de nos recherches de 2006 et de 2007 davantage que des preuve anecdotiques que l'espèce n'est pas éteinte".
Il rappelle les nombreuses observations réalisées, et les centaines de sons typiques enregistrés. Mais la communauté ornithologique attend des images, des vidéos ou des prélèvements d'ADN, sur une plume par exemple. Geoffrey Hill pense que dans un futur proche une preuve concluante pourrait être ramenée un jour par l'un des habitants locaux, par exemple un chasseur ou un pêcheur.
Un résumé des résultats des recherches de 2007 sera publié cet été.
Trois autres recherches, financées par la Nokuse Plantation, ont été menées par la Choctawhatchee Audubon Society entre Holmes Creek jusqu'à la nationale 20, et aux alentours de l'East River Island.
Lenny Fenimore, qui y a participé , estime que cet habitat est vraiment idéal pour le Pic à bec d'ivoire, et il reste optimiste, bien que déçu. La meilleure façon selon lui d'obtenir une photo serait de laisser des appareils-photos à déclenchement automatique.
Source : www.auburn.edu/ivorybill.

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    Etats-Unis - Juin 2007.
Canard chipeau (Anas strepera)
Canard chipeau (Anas strepera)
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com
Les claquements d'ailes du Canard chipeau pris pour des tambourinages?
Sur le blog du magazine Birdwatch, on peut lire une hypothèse intéressante sur l'origine possible des présumés doubles tambourinages du Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis) enregistrés en Floride et dans l'Arkansas : après que certains aient avancé la possibilité de les confondre avec des appels de Cerfs de Virginie, des ornithologues estiment désormais qu'il pourrait ne s'agir que de claquements d'ailes de Canards chipeau (Anas strepera). Ces doubles tambourinages ont été enregistrés par des stations placées dans des forêts des deux états du Sud autrefois fréquentés par le Pic à bec d'ivoire. Ces témoignages sonores ont constitué, avec une vidéo peu nette, les seules preuves de la possible survie de l'espèce dans l'Arkansas. Mais la communauté scientifique attend des preuves plus tangibles.
Clark Jones et d'autres auteurs ont publié dans le Wilson Journal of Ornithology (119(2): 259-262) un article dans lequel ils expliquent qu'il pourrait y avoir eu une confusion entre les tambourinages supposés de pic et des claquements d'ailes de Canards chipeau du fait "de similarités dans l'amplitude, la durée de la période entre les deux pics sonores, et la ressemblance entre les enregistrements des deux sources".
Cette hypothèse plausible semble éloigner encore un peu plus l'hypothèse de la survie du Pic à bec d'ivoire. Il reste toutefois un mince espoir qu'un proche cousin du Pic à bec d'ivoire survive encore dans des forêts reculées de Cuba, selon des rumeurs persistantes (lire notre article sur Cuba et notre brève Expédition à la recherche du Pic à bec d'ivoire). Autrefois considérées comme appartenant à une même espèce, les populations du sud-est des États-Unis et de la grande île des Antilles seraient distinctes génétiquement, d'après les analyses d'ADN de Fleischer et al (2006) effectuées sur des spécimens de musées (lire notre brève Analyses ADN sur le Pic à bec d'ivoire).

Source : http://birdwatchmagazine.blogspot.com.
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    États-Unis - Juin 2007.
Découverte d'une nouvelle population de Pétrels des Hawaï.

Pétrel des Hawaii (Pterodroma sandvichensis)
La biologiste Darcy Hu relâchant un Pétrel des Hawaii (Pterodroma sandwichensis)
Source : www.nps.gov
Des biologistes du Department of Land and Natural Resources (DNLR), de l'Université d'Hawaii et de l'U.S. Fish and Wildlife Service travaillant en collaboration avec la société immobilière Castle and Cooke (www.castle-cooke.com/Mililani) ont annoncé la découverte d'une grande population de Pétrels des Hawaii (Pterodroma sandwichensis), une espèce en danger, dans des montagnes retirées de l'île de Lana'i. Les oiseaux ont été vus nichant sur un bassin versant où Castle and Cooke applique un programme de protection des ressources en eau.
La découverte de cette population a été faite en 2006 et le DLNR a déployé sur place une équipe de biologistes pour en apprendre plus sur ces oiseaux et sur leurs besoins en termes de conservation.
Allan Smith, responsable de DLNR, explique : "le travail de Castle and Cooke permet non seulement de protéger les ressources en eau, mais aussi la faune; nous avons été ravis de collaborer avec leur équipe et de développer de nouveaux projets plus vastes. Nous apprécions le fait qu'ils permettent aux biologistes de venir sur place, et leur volonté d'éliminer les prédateurs des poussins des pétrels".
Scott Fretz, directeur du programme sur la faune du DNLR, précise: "le plateau de Lana'i Hale n'a pas été prospecté depuis les années 1980. Nous savions qu'il y restait des oiseaux, mais nous n'avions pas d'idée sur les effectifs. Quand nous commencé nos études, nous avons constaté qu'il y a avait des centaines d'oiseaux, peut-être plus, ce qui en ferait l'une des plus grandes populations connues de l'état. Cette découverte suppose que cette population a augmenté de façon importante au cours des 20 dernières années.
Cette espèce passe la plupart de son temps en mer, ne venant à terre que pour nidifier. Elle retourne seulement dans son terrier de nuit, retournant en mer avant l'aube pour pêcher. C'est donc un oiseau très difficile à étudier et les biologistes emploient des méthodes spéciales comme les images thermiques, la technologie de vision nocturne et les radars marins pour rassembler des informations permettant de développer des programmes de conservation.
Le Pétrel des Hawaii était autrefois commun dans tout l'archipel, mais il a décliné suite à l'introduction de prédateurs tels que les chats, les rats, et les Effraies des clochers, et la perte de son d'habitat.
Castle and Cooke projette un nouveau plan qui protégera de plus vastes secteurs.
Source : http://birdwatchmagazine.blogspot.com.
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