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- Avec Neornithes |
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Si vous voulez nous
proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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États-Unis - Mai 2007.
Disparitions programmées pour l'Akikiki et l'Akekee.
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Akikiki ou Grimpeur de Kaui (Oreomystis bairdi)
Source : ABC
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La chute dramatique du nombre d'observations de l'Akekee ou Loxopse de Kauai (Loxops caeruleirostris) et de l'Akikiki ou Grimpeur de Kauai (Oreomystis bairdi), deux espèces très rares de l'île hawaïenne de Kauaï, est un fait inquiétant quant à leur survie. En avril 2007, l'Hawaii Department of Land and Natural Resources a débuté une étude sur les populations d'oiseaux forestiers de Kauaï pour vérifier si ce déclin est confirmé.
Pour George Fenwick, Président de l'American Bird Conservancy (ABC), "toutes les mesures d'urgence comme l'élevage en captivité, la clôture de zones et l'élimination d'espèces invasives doivent être envisagées pour éviter que ne se reproduise le scénario dramatique qui a conduit à la disparition dans des circonstances identiques d'autres espèces de l'archipel".
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L'Akekee ou Loxopse de Kauai (Loxops caeruleirostris)
Source : ABC
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L'Akekee possède un curieux bec à la mandibule inférieure orienté de côté pour lui permettre d'ouvrir les bourgeons des feuilles et des fleurs à la recherche des insectes.
Hawaii possède le plus grand nombre d'espèces en danger de tous les états américains, avec 329 recensées, et plus de 1000 plantes et animaux y ont disparu depuis que les humains ont colonisé les îles. Quand le capitaine Cook a atteint ces îles en 1778, il y avait au moins 71 espèces d'oiseaux endémiques. Depuis, 26 d'entre elles ont disparu, et 32 maintenant sont actuellement en danger. Plusieurs d'entre elles, comme le Poouli et le Ou ont probablement récemment disparu avant que des mesures ne soient appliquées.
Il reste moins de 1 500 Akikikis, et leur population continue à décliner.
David Kuhn, Doug Pratt, et Alvaro Jararillo, qui guident des sorties ornithologiques sur Kauaï, ont récemment alerté les scientifiques, les officiels et l'U.S. Fish and Wildlife Service sur la chute du nombre d'observations d'Akekees, autrefois relativement abondant.
David Kuhn, guide ornithologue sur l'île de Kauaï, explique : "les personnes qui s'intéressent aux espèces menacées de Kauaï pensent que l'Akiki sera la prochaine espèce à disparaître. Alors que le déclin de l'Akikiki est linéaire et relativement lent, celui de l'Akekee est brusque. Actuellement, il est encore possible trouver ces deux espèces après des recherches assidues, on ne sait pas combien de temps cela va durer ".
Doug Pratt décrit un tour qu'il a mené en mars 2007 : "une sortie le long du sentier des marais d'Alakai a été décevante. Nous n'avons fait aucune observation, et nous n'avons eu que quelques contacts auditifs possibles avec l'Akekee. Cette espèce était pourtant commune ici lors de ma visite durant l'automne 2004 ".
L'Akikiki est un petit oiseau bicolore qui vit dans les forêts humides de montagne du centre de Kauaï. Il resterait moins de 1 500 individus et il n'occupe aujourd'hui que 10% de son ancienne aire de répartition. Les études indiquent que la population a décliné de 64% dans son bastion des marais d'Alakai de 1970 à 2000 en raison de la perte et de l'altération de son habitat, de l'introduction d'espèces invasives, de maladies transmises par les moustique comme le paludisme aviaire et la variole, et les impacts des ouragans.
L'U.S. Fish and Wildlife Service avait annoncé en 2005 que l'Akikiki devrait être officiellement désigné comme étant une espèce en danger, mais avait renoncé à le faire pour des raisons budgétaires.
L'Akekee est un petit oiseau jaune et vert qui habite les forêts tropicales d'altitude de Kauaï. On pensait jusqu'il y a peu que sa population était stable, estimée à 20 000 individus. Comme l'Akikiki, l'Akekee est menacé par la perte de son habitat, les espèces introduites et les maladies.
Les biologistes sont inquiets sur son sort car l'élévation des températures pourrait permettre aux moustiques de se développer dans son habitat forestier de montagne, exposant les oiseaux à des maladies mortelles. Les chercheurs de l'U.S. Geological Survey ont conclu qu'une petite augmentation des températures supprimerait les zones d'où les moustiques étaient absents et entraônerait une progression du paludisme aviaire.
Mike Parr, vice-président de l'American Bird Conservancy, précise : "l'ABC a démontré à quelle point une protection concertée d'une espèce pouvait être efficace. La Nouvelle Zélande a pris la décision d'investir pour protéger ses endémiques, alors que les États-Unis ont regardé les espèces insulaires disparaître les unes après les autres. Il est grand temps de réagir et de renforcer les programmes de conservation pour que les générations futures puissent admirer ces deux espèces".
Source : www.abcbirds.org.
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Etats-Unis - Avril 2007.
Des nouvelles de la recherche du Pic à bec d'ivoire en Floride.
Geoff Hill, l'un des coordinateurs des recherches menées en Floride dans le bassin de la Choctawhatchee River pour prouver l'existence d'une population de Pics à bec d'ivoire (Campephilus principalis) (lire Les indices de la présence du Pic à bec d'ivoire en Floride), a publié le 16 avril 2007 sur son site web (www.auburn.edu/ivorybill) un état des recherches :
"Nous avons obtenu cinq contacts sonores convaincants de l'espèce par des membres de notre équipe de recherche au cours de la première moitié d'avril, ce qui fait de cette période l'une des plus actives de la saison.
L'un de ces contacts a concerné deux observateurs qui ont entendu trois doubles coups nets suivis deux minutes plus tard d'un kent !. Ce dernier appel a été décrit comme un bruit d'instrument musical.
Tous ces contacts ont eu lieu dans un rayon de 2 km de l'endroit où Tyler Hicks avait vu une femelle de Pic à bec d'ivoire en décembre 2006, un secteur dans lequel se sont concentrés nos contacts pendant toute l'année précédente.
Le sixième contact a été obtenu par moi, dans un autre coin; le vendredi 13 avril, j'étais sur le site et avait décidé d'explorer à la limite de notre secteur d'étude, où peu de nos chercheurs avaient été présents dernièrement. Nous avions en effet concentré nos efforts dans le secteur où nous avions eu des contacts depuis décembre 2006. J'ai pagayé pratiquement toute la journée. A 15 h. J'étais à environ 5 km de notre secteur traditionnel, dans une zone inondée où poussaient d'énormes cyprès et de grands tupelos.
C'était un après-midi chaud, et peu d'oiseaux chantaient, exceptés des Viréos aux yeux rouges (Vireo olivaceus) et des Parulines orangées (Protonotaria citrea).
Alors que je dérivais sans pagayer, j'ai entendu un double coup en haut sur ma gauche. La distance est très difficile à juger, mais ces bruits étaient proches, à environ 200 pieds de moi. 10 secondes plus tard, j'ai entendu un second double coup sur ma gauche et derrière moi. Ce deuxième contact m'a semblé beaucoup plus loin, à peut-être deux cent yards ou plus, mais cette distance était également très difficile à juger. Je pense qu'il s'agissait de deux oiseaux se répondant, mais il aurait pu s'agir aussi du même individu ayant volé entre les deux doubles coups.
Dix secondes ont été à priori nécessaires à l'oiseau pour se positionner avant de frapper.
Je suis certain que ces deux doubles coups ont bien été produits par quelque chose cognant sur du bois. Ils ne ressemblaient pas à des coups de fusil. Ils n'étaient pas particulièrement puissants et il n'y avait pas d'écho. Le tempo semblait très bon, avec un espacement entre les deux doubles coups proche à 100 ms. Au cours des deux dernières années, j'ai écouté des centaines de doubles-coups supposés de Pic à bec d'ivoire en Floride et en Arkansas, ainsi que de nombreux enregistrements d'autres pics du genre Campephilus. Dan Mennill et moi classons les doubles coups en précisant s'ils sont trop lents, trop rapides ou OK, suivant leur correspondance à ceux des autres espècs de Campephilus (d'autres critères que le tempo sont également pris en compte). Un espacement de 100 ms est considéré comme correct.
Ce même après-midi, Lawson Yow a entendu vers 14h30 un clair double coup, à environ 5 km de mon contact, 30 minutes plus tard.
Ces détection récentes ont re-stimulé les troupes. Nous sommes toujours optimistes dans l'obtention d'une preuve définitive de l'existence de Pics à bec d'ivoire avant la fin des recherches cette année".
Source : www.auburn.edu/ivorybill.
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| Aider l'INE à réaliser son étude sur la protection des zones humides |
Mexique - Avril 2007.
Un questionnaire pour protéger les zones humides.
Les zones humides sont importantes pour la conservation des limicoles, et beaucoup sont menacées par les activités humaines. Une étude académique est actuellement menée par l'INE (National Institute of Ecology-Mexico) pour prouver la "valeur économique" (grâce à la possibilité du tourisme écologique) de la protection des migrateurs le long des côtes mexicaines du Pacifique.
Vous pouvez répondre au formulaire en ligne ci-dessous afin d'aider l'institut à développer ses arguments auprès des autorités en faveur de la conservation des zones humides littorales. L'étude est anonyme.
www.ine.gob.mx/dgipea/birdwatchers_survey/cuestionario.html
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Brésil - Avril 2007.
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Aras de Lear (Anodorhynchus leari)
Photo : Mark Stafford |
Bonne nouvelle pour l'Ara de Lear.
L'American Bird Conservancy s'est associée à la Fundação Biodiversitas (Brésil) et au Disney Wildlife Conservation Fund pour acheter plus de 1 500 hectares pour protéger l'Ara de Lear (Anodorhynchus leari), l'un des oiseaux les plus rares du monde. Le projet protégera ses sites de nidification, engagera en place des gardes forestiers et comprendra une sensibilisation des communautés locales.
George Fenwick, président de l'American Bird Conservancy, précise : " l'Ara de Lear est une espèce en danger critique, l'un des plus rares et des plus spectaculaires perroquets du monde. Nous remercions le Disney Wildlife Conservation Fund pour son soutien, et soulignons le travail remarquable de Biodiversitas pour la préservation d'une espèce à deux doigts de l'extinction".
L'Ara de Lear et la protection de son habitat constituent une des priorités pour l'Alliance for Zero Extinction (AZE), une initiative globale qui vise à protéger les espèces en danger critique qui dépendent de seulement quelques sites pour leur survie. Des études récentes ont suggéré qu'il ne restait que 451 aras dans l'état de Bahia, au nord-est du Brésil.
Pour Eduardo Figueiredo, Coordinateur du Programme de Conservation de l'Ara du Lear chez Biodiversitas, explique : "l'extension de la Canudos Biological Station est une étape importante pour la préservation de l'espèce, et l'American Bird Conservancy et Disney sont des partenaires importants dans ce projet ".
Michael J. Parr , vice-président d'ABC et co-auteur de l'ouvrage A Guide to the Parrots of the World, conclue: "ce grand ara bleu fait face à plusieurs menaces sérieuses sur sa survie, comme le commerce illégal des oiseaux sauvages et la disparition du palmier licuri dont il dépend. Le secteur clé pour l'espèce inclut des falaises de grès où il se perche et où il niche, et où il est vulnérable au braconnage".
Source : www.abcbirds.org.
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La friche militaire de Cuis (Marne) avant le "nettoyage", riche en orchidées, papillons, oiseaux
Source : http://moinault.unblog.fr/ |
France - Avril 2007.
33 ha dévastés aux portes d'Epernay.
Sans analyse préalable de la nature des pollutions, sans débat public quant aux méthodes utiliséess, sans aucune information transmise aux habitantss,
sans tenir compte de la richesse de la faune (Oedicnème criard, Locustelle tachetée, Chevêche, ...) et et de la flore (orchidées, ..),
sans association du public à la prise d’une décision concernant notre patrimoine collectif
, il a été décidé de pratiquer « une dépollution » agressive, en force, débouchant sur une éradication complète d'une friche militaire sur la commune de Cuis, aux portes de la ville d'Epernay (Marne). Son usage n’a pas été encore entériné, conformément au code de l’ environnement .
L'Association Marne Nature Environnement a constaté :
- la coupe de plus de 300 pins sylvestres, de bouleaux verruqueux, d’arbres fruitiers sauvages et de toute la flore buissonnante.
- la mise à blanc du sol mettant en péril la flore spécifique au terrain constituée de 12 espèces d’orchidées dont certaines en voie de disparition
- une modification apocalyptique du paysage
- la suppression radicale de ce halo de verdure
Alors que le code de l’environnement pose le principe général de la protection de l’environnement en rappelant que :
- les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et paysages, les espèces végétales et animales, la diversité et les équilibres biologiques font partie du patrimoine commun de la nation
- leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état et leur gestion sont d’intérêt général et concourent à l’objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Dans l’attente de l’enquête publique et de débats contradictoires, l'association exige au titre du principe de précaution, au nom du droit, de la préservation de la nature, de l’environnement et des écosystèmes, l’arrêt immédiat du décapage du sol de 50 cm à 2m 50. Cette action entraînerait de façon irréversible la disparition du site .
Plus d'informations et de photos sur : http://moinault.unblog.fr/.
Vous pouvez signer la pétition sur le lien suivant.
N’hésitez pas à faire signer vos amis, vos proches, associations et collectifs.
Contact : Jean-Pierre PARIS - Association Marne Nature Environnement
- Musée du Pays du Der
51 290 Sainte Marie du Lac – Nuisement.
Sources : http://moinault.unblog.fr/, www.cpnbrabant.be.
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International
- Avril 2007.
Plus de petits avec l'âge.
On considère généralement que si une femelle veut avoir beaucoup
de petits, il vaut mieux qu'elle s'y mette le plus tôt possible dans sa
vie.
Mais cette hypothèse est remise en cause par les résultats d'une
étude menée par des chercheurs des universités de Bristol
(Grande-Bretagne) et du Cap (Afrique du sud) publiés le 9 avril dans la
revue Current Biology sur l'Irrisor moqueur (Phoeniculus purpureus).
L'Irrisor moqueur est une espèce sociable qui vit en groupes permanents
et sédentaires de 2 à 12 individus dans lesquels seul un couple
niche par saison. Les autres individus aident à élever la progéniture
du couple dominant, en attendant de pouvoir se reproduire eux-mêmes. Par
conséquent, bien que tous les mâles et les femelles atteignent la
maturité sexuelle à un an, la plupart des individus ne peuvent pas
commencer à se reproduire avant plusieurs années.
En utilisant des données rassemblées sur plus de 24 ans, le docteur
Andy Radford et ses collègues ont démontré que les femelles
qui commencent à nicher tard dans leur vie ont plus de progéniture
que celles qui ont commencé précocément. Les mâles
par contre ont moins de descendants s'ils se reproduisent plus tard.
Les chercheurs pensent que cette situation étonnante et paradoxale serait
liée au fait que les femelles qui se reproduisent tôt ont un taux
de mortalité très élevé. Par opposition, les femelles
qui commencent à élever plus tard ont tendance à avoir une
"carrière reproductrice" plus longue et donc à avoir plus
d'oisillons.
Le docteur Radford, de la Bristol University's School of Biological Sciences explique
: "Il est généralement admis que les mâles et les femelles
subissent le même délai avant de se reproduire pour la première
fois, et beaucoup d'études ont examiné comment les oiseaux non nicheurs
pouvaient tirer partie de cette contrainte. Cependant, il existe de fortes différences
entre les sexes : les irrisors mâles supportent mal le fait de ne pas se
reproduire le plus tôt possible, alors que les femelles profitent mieux
de ce délai".
Les auteurs pensent que le fort taux de mortalité des jeunes femelles est
lié à une forme biologique moindre que celle des femelles mâtures.
Etant donné que la femelle pond tous les oeufs et dirige toute l'incubation,
elle paie un "coût" biologique élevé. Ceci est aggravé
par le fait que les oeufs sont incubés de nuit : la femelle qui niche dort
seul, tandis que le reste du groupe forme un dortoir; elle subit donc d'une dépense
thermoregulatrice élevée, en plus de celles de la ponte et de l'incubation.
Si les jeunes femelles sont dans une condition moindre que les femelles plus âgées,
elles ont une plus forte probabilité de mourir que ces dernières.
Source : Current Biology.
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Pérou
- Avril 2007.
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Pour
la première fois, la spectaculaire parade nuptiale de la Loddigésie admirable
(Loddigesia mirabilis) a été filmée
Photo : Greg Homel |
Première vidéo
de la parade de la Loddigésie admirable.
L'American Bird Conservancy (ABC) a publié le 5 avril 2007 la première
vidéo jamais réalisée de la spectaculaire parade nuptiale
de la Loddigésie admirable (Loddigesia mirabilis), un colibri incroyable et en
danger qui vit sur les montagnes du nord du Pérou.
La vidéo a été réalisée par le cinéaste Greg Homel,
responsable de la compagnie Natural Elements Productions (NDLR : Ornithomedia
avait sponsorisé partiellement l'une de ses expéditions lors de
la recherche
du pic impérial au Mexique).
Pour visualiser un extrait de ce document unique, cliquez sur le lien http://www.abcbirds.org/membership/birdwire_spt.cfm
(bas débit "dial-up" ou haut débit "broadband")
La Loddigésie admirable est unique parmi les colibris car sa queue n'a que quatre
plumes. Mais la queue du mâle adulte mesure plus de deux fois la longueur de son
corps, et se termine par deux « spatules » en forme de cuillère, d'une couleur
violet métallique. Les mâles paradent pour séduire les femelles en tournant
leur queue autour de leur corps d'une façon stupéfiante, une danse
qui n'avait été précédemment observée que par quelques ornithologues,
et qui n'avait jamais été filmé. Cette danse est considérée comme étant
l'une des plus bizarres dans le monde des oiseaux.
Les mâles s'attaquent dans les aires à plusieurs reprises, bougeant leurs corps
et leurs queues à une vitesse incroyable.
Pour Mike Parr, vice-président de l'American Bird Conservancy, "la
Loddigésie admirable est un rêve pour de nombreux observateurs du fait de
sa rareté, de sa queue et de sa parade spectaculaires. Cette espèce
met en avant la nécessité de protéger ce secteur, l'un des
plus riches d'Amérique du sud".
L'ABC travaille avec l'Asociación Ecosistemas Andinos (ECOAN) pour protéger
cette espèce, l'un des colibris les plus menacés du monde. Les deux
associations ont établi un projet d'éco-tourisme local qui devrait pour
profiter aux communautés locales, et ont financé un programme de reboisement
dans le secteur.
Pour soutenir ces projets, vous pouvez donner votre argent à : https://www.abcbirds.org/membership/donate_spt.cfm.
La Loddigésie admirable est devenue l'oiseau-symbole de l'état péruvien
d'Amazonas, il figure sur les brochures touristiques du pays et est l'une des
vedettes de la Northern Peru Birding Route (www.perubirdingroutes.com).
Source : American Bird Conservancy (www.abcbirds.org).
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Malte
- Avril 2007.
Un Busard pâle abattu.
BirdLife Malta annoncé
le 2 avril 2007 qu'un Busard pâle (Circus macrourus), un rapace très rare, avait
été abattu dans le sud de l'île: son cadavre a été apporté aux bureaux de Birdlife.
Des photos d'un Héron pourpré (Ardea purpurea), un nicheur peu commun en Europe,
mort avaient été communiquées par des touristes anglais visitant l'île de
Gozo la semaine précédente.
Le Busard pâle est une espèce en danger, avec de 310 à 1200 couples pour toute
l'Europe, dont 5 à 51 couples hors de Russie. Au cours des sept dernières années,
l'espèce a disparu de deux des six pays où il nichait en Europe.
Andre Raine, responsable de Birdlife Malta, précise : "ce Busard pâle, qui est
protégé par les lois européennes, avait des blessures sur les ailes et la poitrine,
avec une aile si abîmée que l'os était apparent; il y aura donc un nicheur de
moins sur notre continent, ce qui est catastrophique pour l'avenir de l'espèce".
La prochaine saison de chasse de printemps ouvrira à Malte du 10 avril
au 20 mai.
Sources : www.birdlifemalta.org,
www.proact-campaigns.net
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Tanzanie - Avril 2007.
Extension de l'aire de répartition du Gladiateur des Uluguru.
Jusqu'en janvier 2007,
seule une donnée non confirmée 1981 constituait l'indice de la présence du Gladiateur
des Uluguru (Malaconotus alius), une espèce en danger critique, dans la Uluguru
South Forest Reserve (Tanzanie) : on pensait que celle-ci s'etendait au-dessus
de la limite altitudinale de sa répartition. Plusieurs expéditions ne l'avaient
pas retrouvé.
Début 2007, une équipe de la Wildlife Conservation Society of Tanzania (WCST,
BirdLife Tanzanie) a aperçu à plusieurs reprises un oiseau dans cette réserve,
ce qui suggère que l'espèce niche dans la zone.
En 1999-2000, un recensement mené par la WCST avait estimé la population totale
de l'espèce à 1 200 couples, dont la majorité dans les 84 km2 de l'Uluguru North
Reserve Forest et dans une forêt s'étendant sur un plateau voisin
entre 1.200-1.500 mètres d'altitude.
Les réserves nord et sud sont séparées par le "Bunduki Gap" (1.5 km
de large), que l'on croyait être un obstacle potentiel aux mouvements de l'espèce
qui dépend fortement de la canopée de la forêt.
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| Découvrez
la version 2005 de l'excellent Birds of Kenya and Northern Tanzania de Dale A.
Zimmerman et al. (commandez
sur Amazon) |
Jasson John (WCST), qui a dirigé
l'éxpédition, avait affirmé que le 24 janvier 2007 janvier un couple
avait été attiré par un enregistrement de leurs appels à un point de recensement
à une altitude de 1 739 mètres.
Il précise que "ce secteur de la North Reserve est le moins éloigné
de la South Reserve, et elle présente presque la même structure de forêt. Il est
situé à 3,4 kilomètres du site de nidification le plus proche dans la North Uluguru
Reserve".
Il ajoute : "nous pensons que la femelle était probablement sur son nid ". Plus
tard au cours de la même matinée, l'équipe a entendu un autre individu
à environ 400 mètres du premier couple, à 1 885 m d'altitude.
Entre le 23 et le 28 février 2007, Jasson, accompagné d' Elias Mungaya
de la WCST, sont retournés dans la South Uluguru Reserve au même point de recensement,
dans le but de capturer le premier couple en posant des filets dans la canopée,
mais sans succès.
L'équipe de la WCST était financée par le Critical Ecosystem
Partnership Fund (CEPF).
Source : www.birdlife.org
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Syrie
- Avril 2007.
Le retour printanier de l'Ibis chauve.
L'Ibis chauve, l'un des oiseaux
les plus rares du Moyen-Orient, est retourné en mars sur ses lieux de reproduction
syriens, tout en ayant fourni des données de leur route de migration et ses sites
d'hivernage qui vont permettre de mieux les protéger (lire Salam,
Sultan et Zenobia suivis par satellite). Mais le mystère demeure sur les sites
d'hivernage des oiseaux non-nicheurs.
Le retour d'un Ibis chauve (Geronticus eremita) à Palmyre, suivis de deux autres
peu après, a été annoncé comme constituant le couronnement du suivi par satellite
mené pendant neuf mois grâce à la pose de trois émetteurs sur trois
adultes durant l'été 2006.
Pour Ibrahim Khader, responsable de BirdLife Moyen-Orient, "la migration est dangereuse,
et c'est notre travail que de la rendre plus sûre. Sans ce projet, l'ibis syrien
aurait été relégué aux oubliettes ".
Le trio Sultan, Salam et Zenobia ont volé plus de 5 000 km à travers sept pays,
et ont passé l'hiver dans une zone montagneuse montagne éthiopienne à environ
70 km de la capitale du pays, Addis-abeba.
Le trajet du retour était étonnant : ils se sont dirigés vers le rivage ouest
et non pas est de la Mer Rouge, traversant ensuite celle-ci entre le Soudan et
l'Arabie saoudite à son point le plus large (250 km).
Aucune d'information sur le trajet des neuf jeunes oiseaux qui sont partis de
la colonie syrienne en même temps que les adultes en juillet 2006 n'a été
recueillie. Lubomir Peske, qui a posé les émetteurs sur Sultan, Salam et Zenobia,
retournera en Syrie au printemps 2007 dans l'espoir d'équiper un jeune ibis.
Source : www.birdlife.org
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