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  Actualités - Avec Neornithes
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    Espagne - Mars 2007.
Flamants nains (Phoenicopterus minor)
Deux Flamants nains (Phoenicopterus minor) probablement en train de nicher sur la lagune de Fuentedepiedra (Espagne), le 17 mars 2007
Photo : Paco Chiclana
Possible nidification du Flamant nain en Espagne.
D'après le site www.rarebirdspain.net, cinq Flamants nains (Phoenicopterus minor) ont été observés sur la lagune de Fuentedepiedra, dans la province de Málaga (Andalousie) le 17 mars 2007, dont deux étaient apparemment en train de nicher (postures de nidification) au sein de la colonie de Flamants roses (P. ruber). Une photo a été prise par Paco Chiclana. Ces deux oiseaux avaient été vus paradant le 14 mars (Juan Luis Muñoz sur la Naturand list).
Les observations de cette espèce africaine se sont multipliées en Espagne au cours des dernières années (avec par exemple trois oiseaux le 10 mars sur la Laguna Veguilla, Alcázar de San Juan, Ciudad Real - source : Xurxo Pinheiro, Maria José Valencia); si leur origine sauvage n'est pas toujours confirmée, certains oiseaux d'Afrique de l'Ouest auraient très bien pu suivre des Flamants roses lors des mouvements de ceux-ci entre l'Espagne et le continent africain.
Pour R. Guttierez, responsable du site www.rarebirdspain.net, les observations récentes concernent au moins partiellement des oiseaux sauvages : si un oiseau échappé de captivité et bagué en Allemagne avait bien été vu il y a quelques années sur la lagune de Fuentedepiedra, il n'y a pas eu d'autres données d'oiseaux échappés depuis, tandis que les dates et les conditions d'observation des cinq oiseaux de la lagune correspondraient bien à une origine sauvage.

A noter qu'un Flamant nain avait aussi été observé au cours de l'hiver 2006 sur l'étang des Impériaux en Camargue (France) ...
Source : www.rarebirdspain.net
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    Etats-Unis - Mars 2007.
Nouvelle étude sur les raisons de la migration.

Des biologistes américains viennent de proposer une hypothèse expliquant pourquoi certaines espèces migraient sur de longues distances chaque année, tandis que d'autres étaient sédentaires; ils suggèrent que le fait de manger des fruits ou de vivre dans des environnements non boisés sont les facteurs qui ont développé le comportement migratoire.
Mais W. Alice Boyle et Courtney Conway de l'Université d'Arizona ne sont pas d'accord avec, estimant que la pression migratoire provient de la rareté saisonnière de la nourriture disponible. Boyle explique : "l'important n'est pas de manger des insectes ou des fruits, ni où vous les mangez, mais c'est plutôt la quantité de nourriture disponible quotidiennement. Par exemple, quelques migrateurs sur de longues distances comme la Sterne arctique ne sont pas des mangeurs de fruits".
Les chercheurs ont déterminé aussi que les oiseaux qui se nourrissent en groupe sont moins susceptibles de migrer. Boyle complète : "se regrouper peut être une technique pour compenser le manque de nourriture : quand des oiseaux cherchent ensemble de la nourriture, leur probabilité d'en trouver est supérieure à celle d'un individu isolé".
L'étude est publiée dans le numéro de mars 2007 de la revue American Naturalist (www.journals.uchicago.edu/AN/).
Source : American Naturalist.

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Vautour à long bec (Gyps tenuirostris)
Plusieurs aires de Vautours à long bec (Gyps tenuirostris) ont été découvertes au Cambodge
Photo : Wildlife Conservation Society
Cambodge - Mars 2007.
Découverte d'une population de Vautours à long bec.
Une "colonie" de Vautours à long bec (Gyps tenuirostris) a été découverte dans une région forestière de l'est du Cambodge, à l'est du Mékong, dans la province de Stung Treng. Ce spot représente donc l'un des derniers sites de nidification de cette espèce (récemment reconnue) dans le monde, et donc l'un des derniers espoirs de rétablir sa population. Ce rapace est classé comme étant "en danger critique" par l'UICN.
Pour Song Chansocheat, responsable du Cambodia Vulture Conservation Project, a projet gouvernemental financé par la WCS, BirdLife International, World Wildlife Fund, le Disney Wildlife Conservation Fund, et la Royal Society for the Protection of Birds, "nous avons découvert les aires sur une colline; deux autres espèces de vautours étaient présentes, dont le Vautour chaugoun (Gyps bengalensis), également en danger critique. Étonnamment, il y avait aussi un grand nombre d'autres espèces menacées d'oiseaux et de primates. C'est un endroit très spécial."
L'équipe de S. Chansocheat a tout de suite mis en place des mesures de protection de 24 heures contre le braconnage et le cueillette des oeuf, et elle travaille désormais avec les communautés locales pour les impliquer et travailler à long terme.
Song ajoute "nous avons déjà un exemple réussi d'un projet de la WCS dans les plaines du Nord, où les populations locales profitent des activités de conservation. Je pense que nous avons un bon espoir de mettre en place la même chose ici, si nous trouvons des soutiens".
Source : Wildlife Conservation Society (www.wcs.org).
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    Espagne - Mars 2007.
Un Corbeau pie en Galice!

Corbeau pie (Corvus albus)
Corbeau pie (Corvus albus), com Ruivo, O Grobe, Pontevedra, 2006
Photo : Cosme Damián Romai Cousido (SGO)
Un Corbeau pie (Corvus albus), une espèce africaine, a été découvert en août 2006 par Emilio Martínez Sabarís sur la plage de Con Roibo d'O Grove (Pontevedra, Galice). Il était encore présent dans le secteur le 11 mars 2007.
Il avait été pris au départ pour une Corneille noire (Corvus corone) atteint de leucisme (lire albinisme et leucisme) partiel. Mais l'ornithologue César Vidal a pu l'identifier avec certitude grâce à des photos de Samuel Paz.
Son origine sauvage était à priori douteuse, et on a tout d'abord cru qu'il s'était échappé d'une collection privée ou d'un zoo. Mais son comportement farouche et l'absence de bague plaident plutôt pour un oiseaux ayant effectué la traversée de la Méditerranée à bord d'un bateau ayant accosté par exemple à Vilagarcía. Cosme Damián Romai Cousido, biologiste de la Sociedade Galega de Ornitoloxía (SGO) rappelle à ce sujet l'exemple d'un autre Corbeau pie qui était arrivé au Mexique à bord d'un bateau.
Le Corbeau pie reste au nord d'O Grove, dans un secteur compris entre Laxe de Rons, Con Roibo, Porto dos Padroneses et Boibas. Il a rejoint un groupe de Corneilles noires qui l'aident ainsi à s'adapter à l'environnement local.
Il s'agît probablement d'un mâle, car on l'a vu à plusieurs reprises hérisser ses plumes blanches pour parader.
Cette espèce africaine semble apprendre rapidement. Cosme Damián Romai Cousido décrit ainsi qu'il "apprend à se nourrir sur les tas de coquilles de moules, mangeant les petits invertébrés qui s'y trouvent, imitant ainsi les modes d'alimentation des corneilles, des bergeronnettes ou des tournepierres".
L'oiseau est devenu célèbre, attirant de nombreux observateurs jusqu'à O Grove venus pour le voir ou le photographier. Des photos ont été publiées dans les sites web de la Société Espagnole d'Ornithologie (SEO/BirdLife : www.seo.org), de la SGO (www.sgosgo.org) et sur www.rarebirdspain.net.
Voir les photos sur :
- www.sgosgo.org/fotos.asp?id_fotos=629
- www.rarebirdspain.net/arbsr608.htm#coralb
Les corvidés nous réservent bien des surprises : on récemment découvert en Australie qu'ils sont capables de construire des outils complexes pour se nourrir avec habilité, rappelant ainsi les primates.
Sources : SGO (www.sgosgo.org),
www.lavozdegalicia.es.
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Ancienne situation (avant son assèchement) de la lagune d'Antela en Galice
Ancienne situation de la lagune d'Antela
Espagne - Mars 2007.
Restauration de la lagune d'Antela.

La lagune d'Antela (Espagne) a été asséchée à la fin des années 1950 à des fins agricoles.
Mystérieuse et objet de nombreuses légendes, elle était située dans la plaine de Limia, au centre de la province galicienne d'Ourense à 615 mètres d'altitude, à cheval sur les communes de Sandiás, Sarreaus, Vilar de Barrio, Xinzo de Limia et Xunqueira de Ambía.
Ce secteur constituait jusqu'à la première moitié du 20ème siècle l'une des plus vastes zones humides de toute la péninsule ibérique. La surface inondée en hiver couvrait alors entre 6 900 et 7 500 hectares, dont 3 400 pour la seule lagune d'Antela (qui atteignait par endroits trois mètres de profondeur). En été, 1 340 ha restaient en eau, plus 150 à 250 ha dans les vallées inondables adjacentes.
Lagune d'Antela
La lagune d'Antela (Galice) avant son assèchement dans les années 1950
Source : Codosedo
La zone était connue pour la diversité et l'abondance des oiseaux migrateurs et nicheurs, et son assèchement a entraîné la disparition de 11 espèces en tant que nicheuses en Galice : Butor étoilé (Botaurus stellaris), Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), Aigrette blanche (Egretta garzetta), Oie cendrée (Anser anser), Canard pilet (Anas acuta), Canard souchet (Anas clypeata), Sarcelle d'été (Anas querquedula), Barge à queue noire (Limosa limosa), Chevalier gambette (Tringa totanus), Sterne pierregarin (Sterna hirunda) et Guifette moustac (Chlidonias hybrida). Deux autres espèces, la Cigogne blanche (Ciconia ciconia) et le Courlis cendré (Numenius arquata) sont devenues des nicheurs occasionnels.
Travaux d'assèchement
Les travaux d'assèchement de la lagune d'Antela (Galice) dans les années 1950
Source : Codosedo
D'autres ont fortement chuté dans la région suite à cet assèchement (Grèbe castagneux, Blongios nain, Canard colvert, Sarcelle d'hiver, Râle d'eau, Foulque macroule, Outarde canepetière, Petit Gravelot, Vanneau huppé et Bécassine des marais).
303 vertébrés (sept poissons, 12 amphibiens, 13 reptiles, 231 oiseaux et 44 mammifères) vivaient dans la zone.
Serafín González, directeur d'un institut de recherches agrobiologiques (le CSIC) et auteur d'une étude sur "l'histoire naturelle du secteur de Limia et la lagune d'Antela" précise : "la perte de la lagune d'Antela a provoqué la disparition du dernier site régional de reproduction de l'Oie cendrée, ainsi qu'un secteur très important pour la reproduction du Butor étoilé, du Vanneau huppé, de la Bécassine des marais et de la Sterne pierregarin. Elle a aussi causé la disparition d'une importante zone d'alimentation et de repos pour de nombreux migrateurs et hivernants ".
Grâce aux précipitations et aux arrivées d'eau de la rivière Limia et ses affluents, la zone s'est naturellement progressivement et partiellement restaurée, et elle remplit actuellement au moins 10 des critères exigés par l'UE pour être déclarée Zone de Protection Spéciale pour les Oiseaux (ZEPA).
Un nouveau projet, mené par le gouvernement autonome de Galice, a pour objet de restaurer partiellement cette zone humide. La Confédération Hydrographique du Nord, un organisme dépendant du Ministère de l'Environnement, a présenté en mars à Oviedo une étude qui servira de base au projet de restauration de la zone humide de la Limia. L'intervention sera réalisée en concertation avec les habitants et avec les différentes administrations locales et autonomes. A ce sujet, Serafín González souligne que "tout ce qui sera fait ne devra pas avoir d'impact négatif sur l'activité économique ".
Le projet prévoit la remise en eau de cinq vallées inondables sur une surface de 1 000 et 1 300 hectares, et la restauration de 50 à 60 hectares de cours d'eau actuellement canalisés. Il s'agît de recréer les anciens méandres et la végétation riveraine, qui permettront le retour de la faune et de la flore, l'amélioration de la qualité de l'eau et favoriseront le maintien de l'humidité des sols en été.
Sources :
Serafín González, Wikipedia, www.geocities.com/codosedo/antela/maantela.html.
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    Suisse - Mars 2007.
Max la cigogne a trouvé un partenaire.

La Cigogne blanche (Ciconia ciconia) balisée Max était pendant plusieurs jours à la recherche d'un partenaire. Elle faisait beaucoup de déplacements, mais revenait régulièrement vers son nid à Tüfingen.
Le mâle avec lequel Max (qui est une femelle) était appariée en 2005 et 2006, n'est jamais revenu très tôt dans la colonie. Le 26 février 2007, une autre Cigogne mâle a atterri sur le nid et était observée par Max qui se trouvait sur le toit en face. Un peu plus tard, les deux oiseaux se sont envolés ensemble mais peu après, Max est revenue seule. L'idylle n'a pas duré longtemps!
Le 1er mars, deux cigognes avaient été découvertes sur le nid. Il s'agissait de Max et du mâle "1124" , le même mâle qu'en 2005 et 2006! Tout rentrait dans l'ordre. Il est encore un peu tôt pour pondre des œufs, mais il va bientôt avoir des luttes et bagarres pour les différents nids et partenaires.
Max a été équipé d'un émetteur satellitte, qui a permis de suivre son trajet de migration en Afrique. Lire www.fr.ch/mhn/cigognes/Max.htm.
Source : Musée d'histoire naturelle de Fribourg.
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