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  Actualités - Avec Neornithes
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
   
Vanneaux sociables (Vanellus gregarius)
Vanneaux sociables (Vanellus gregarius) sur un site d'hivernage syrien, février 2007
Photo : M. Sheish Abdallah / www.birdlife.net
Syrie - Mars 2007.
Découverte d'un site d'hivernage majeur de Vanneaux sociables.

Une expédition syro-néerlandaise organisée en Syrie a annoncé le 3 mars avoir découvert de la plus grande population hivernante d'Eurasie d'une des espèces les plus menacées de la région, le Vanneau sociable (Vanellus gregarius).
Les estimations précédentes évaluaient la population globale de cette espèce entre 400 et 1500 individus (un effectif réévalué déjà par la découverte d'une énorme troupe en halte migratoir dans le sud de la Russie au cours des automnes 2005 et 2006. Lire : Une troupe de 1200 Vanneaux sociables dans le sud de la Russie !). L'équipe a observé plus de 1200 oiseaux en un jour, et plus de 1500 durant tout le voyage, dans quelques secteurs de steppe du sud de la Syrie.
Cette découverte constitue un encouragement pour les équipes de conservation opérant en Asie Centrale (où le vanneau niche) et au Moyen-Orient (où il hiverne).
Pour Remco Hofland, l'ornithologue néerlandais qui conduisait la Syrian Sociable Lapwing Team :"c'est une découverte de rêve. Nous avons découvert un matin un secteur où 400 oiseaux ont été comptés, un chiffre exceptionnel pour cette espèce menacée, l'une des plus rares du monde. Quand l'équipe s'est séparée en deux, nous avons alors décroché le jackpot: un groupe de 838 oiseaux, dont 700 depuis un seul point d'observation".
Pour Stuart Butchart, coordinateur au Global Species Programme de BirdLife International, "c'est une incroyable découverte [..]. La seconde étape est la protection des sites, l'espèce dépendant de peu de secteurs et étant donc très vulnérable".
Les deux causes majeures de perte de biodiversité en Syrie sont la chasse illégale et la dégradation de l'habitat, qui constituent tous deux une menace immédiate pour le Vanneau sociable : les conservateurs du Moyen-Orient doivent agir vite pour limiter leurs effets.
Pour Sharif Jbour de BirdLife Middle-East, "nous devons agir rapidement avec les agences gouvernementales syriennes et la Syrian Society for the Conservation of Wildlife pour protéger le site". L'expédition a été financée partiellement par la RSPB (au travers d'un don du gouvernement britannique dans le cadre de la Darwin Initiative), l'Ornithological Society of the Middle East et la Dutch Van Tienhoven Foundation.
David Conlin, de Proact Campaigns (e-mail : proact-campaigns@online.de) nous a communiqué le 28 février l'information suivante en provenance justement du secteur d'observation des Vanneaux sociables (Ar Ruweida Rangeland reserve) : dans la partie est du secteur (3 km au sud de la route M4), un camp de chasse qatari, organisé par un prince du pays, a été établi le 26 au soir. Ce camp devrait rester un mois environ, faisant peser un grave danger pour les Vanneaux sociables du secteur. Il est nécesaire que les autorités syriennes prennent les mesures nécessaires pour empêcher un désastre, en éloignant ces chasseurs.

Source : www.birdlife.net.
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Cagesan "I love machine"
Quelques titres du CD "I love machine" de Cagesan, édité par la société Beaubrun
Source :
www.beaubrun.net
France - Février 2007.
Un CD original.

Ornithomedia.com est consacré à l'observation des oiseaux, et à leur étude, mais, une fois n'est pas coutume, nous allons vous parler de musique, et plus précisément d'une alliance entre la musique électronique et les chants d'oiseaux.
La société d'Edition Beaubrun nous a en effet transmis un CD intitulé Cagesan "I love machine". Cagesan est un Diamant de Bicheno, un oiseau d'Australie de petite taille. Il fut remarqué par son futur label alors qu'il chantait avec ses camarades dans une cage, sur le marché des oiseaux de Paris.
Son premier album a été produit à partir de son chant naturel par 15 artistes issus de la scène électronique et pop internationale : Momus, Felix Kubin, Montag, O. Lamm, Davide Balla, Digiki, ... Chacun a été invité à se mettre au service de Cagesan en vue de produire l'une de ses chansons.
I love machine est accompagné de la vidéo Spring Spring réalisée par l'artiste Elisabeth Creseveur. La collection de vêtements pour oiseaux Sring Spring a été coçue/cousue par Florence Manlik, dessinatrice qui a également créé les illustrations du disque.
Les sons sont originaux, curieux, parfois dérangeants, lancinants … en tout cas difficiles à décrire avec des mots, mais à découvrir. On se rend ainsi compte ainsi que les chants d'oiseaux peuvent être pris en compte parmi les mouvements musicaux avant-gardistes.
Quicktime video (ou à priori tout autre lecteur vidéo téléchargeable gratuitement sur le web) est nécessaire pour lire le CD.

Plus d'informations : Gilles Weinzaepflen - Beaubrun, 3 rue des martyrs, 75009 Paris - E-mail : contact@beaubrun.net - Site web : www.beaubrun.net.

   
   
Phragmite aquatique dans le parc national du Djoudj
Phragmite aquatique tenu par Indega Binda, ornithologue au parc national du Djoudj au Sénégal
Photo : Martin Flade / www.birdlife.net
Sénégal - Février 2007.
Le mystère du Phragmite aquatique résolu.

Après cinq années de recherches, une expédition a permis de repérer au Sénégal les sites d'hivernage de la fauvette nicheuse la plus menacée d'Europe, le Phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola).
L'expédition a été co-organisée avec la BirdLife International Aquatic Warbler Conservation Team et l'association SEPNB-Bretagne Vivante. L'expédition a permis d'observer de nombreux (estimation : 5000 à 10 000 oiseaux) Phragmites aquatiques dans un secteur d'environ 100 kilomètres carrés dans le parc national du Djoudj, une zone importante pour la conservation des oiseaux (IBA) situé au nord-ouest du Sénégal.
Les chercheurs de BirdLife International et de la RSPB ont combiné une approche scientifique ultra-moderne avec un travail de terrain traditionnel. L'équipe a analysé des plumes de Phragmites aquatiques attrapés en Europe : en effet, pour savoir si celles-ci avaient mué sur des sites d'hivernage africains, les biologistes ont effectué une analyse isotopique et les ont comparé avec la carte des isotopes d'Afrique d'ouest.
Cette étude a révélé que les oiseaux passaient l'hiver dans une zone située juste au sud du Sahara. Une synthèse des rares données africaines disponibles combinée aux résultats d'un modèle informatique prenant en compte les conditions climatiques potentiellement favorables ont conduit les chercheurs a retenir les zones humides bordant le fleuve Sénégal.
Pour Paul K Ndanganga, le coordinateur de l'African Species Working Group de BirdLife Africa, "il s'agît d'une découverte attendue depuis longtemps, qui encourage les protecteurs de la nature en Europe et en Afrique. La prochaine étape sera de protéger et de gérer convenablement les zones d'hivernage ".
Martin Flade, président de AWCT, ajoute : "Heureusement, la plupart des secteurs d'hivernage sont déjà protégés, et le parc national du Djoudj accueille probablement à lui seul pendant la mauvaise saison jusqu'à un tiers de la population mondiale. Mais cette zone est menacée par l'avancée du Sahara et le changement de climat".
Le Phragmite aquatique a décliné de façon spectaculaire en Europe au cours du dernier siècle, et sa population globale est maintenant estimée à moins de 15 000 couples, principalement à cause du drainage de ses sites de nidification (marais). On a estimé que 95% de son habitat avait été perdu au cours du dernier siècle !
De nouvelles études sur le terrain et une analyse des cartes satellite aideront à identifier d'autres sites potentiels dans le sud de la Mauritanie et ailleurs en Afrique de l'Ouest. L'expédition a été financée par la RSPB, le gouvernement du Royaume-Uni (DEFRA), la Convention de Bonn (CM), et la German Ornithological Society.

Source : www.birdlife.net.
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Méliphage hihi (Notiomystis cincta)
Méliphage hihi (Notiomystis cincta)
Source : Forest & Bird / www.birdlife.net
Nouvelle-Zélande - Février 2007.
Le retour du Hihi.

L'un des oiseaux les plus rares de Nouvelle-Zélande, le Méliphage hihi (Notiomystis cincta), appelé localement "Hihi" a été relâché le 23 février sur l'île d'Auckland, dans les Monts Waitakere, 125 ans après sa disparition. 30 oiseaux y ont été transférés depuis les îles Matangi Tiritira, elles-mêmes un site de réintroduction. Autrefois répandu dans l'Ile du Nord et dans les petites îles adjacentes, cette espèce a beaucoup souffert des prédateurs introduits et de la destruction de son habitat.
Forest & Bird (BirdLife New Zealand) est l'une des organisations impliquées dans l'opération appelée 'Ark in the Park'. Sandra Jack, de Forest & Bird, précise que l'espèce est toujours vulnérable, et qu'il est prudent d'établir des populations supplémentaires, comme dans les forêts des Monts Waitakere. Un second transfert de 30 oiseaux aura lieu en avril.
Bien que la nourriture et des nichoirs supplémentaires soient fournis au début, l'espèce devrait trouver dans les 1000 ha de forêts de la zone les sites de nidification et la nourriture indispensables L'usage intensif de pièges et de poison, pris en charge par de nombreux volontaires, devrait permettre d'éliminer sarigues et rongeurs. Les oiseaux seront équipés d'émetteurs afin d'être suivis efficacement jusqu'à six semaines après leur lâcher.
Source : www.birdlife.net.
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    France - Février 2007.
Le rapport du CHR PACA est disponible.

Le rapport du CHR PACA est disponible sur le site http://oiseauxprovence.free.fr. A noter que la liste des espèces soumises à homologation a été sérieusement remaniées afin de corriger des erreurs de jeunesse, mais aussi suite au déclassement de certaines espèces du CHN. Merci à toutes les personnes qui ont pris le temps de faire une fiche et à tous ceux qui vont s'y mettre ! Une place est à pourvoir au CHR PACA. Votre candidature est à adresser au secrétaire.
Contact : Amine Flitti, secrétaire - CHR PACA - 16 Faubourg Reyre 13430 Eyguières - Tél : 04 90 57 89 76.


   
   
Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica)
Le CREA veut étudier les dates de retour de plusieurs espèces, dont l'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica)
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com
France - Février 2007.
Participez à Phéno'piaf.

Le centre de Recherches sur les Ecosystèmes d'Altitude lance pour la deuxième année le programme participatif Phéno'piaf sur l'ensemble des Alpes. Participez-y en notant votre première observation des oiseaux migrateurs suivant : Hirondelles rustiques (Hirundo rustica) et Hirondelles de fenêtre (Delichon urbica), des Martinets noirs (Apus apus) et des Rougequeues (Phoenicurus sp.). De plus, on notera aussi le premier chant de Coucou gris (Cuculus canorus). Un formulaire de saisie est disponible.
Ce programme est associé à un programme d'observation de la végétation Phénoclim et doit permettre d'évaluer l'impact des changements climatiques sur les êtres vivants dans les Alpes.
Pour en savoir plus et saisir vos observations, rendez-vous sur le site : www.crea.hautesavoie.net/phenoclim.
Source : CREA
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    France - Février 2007.
Recherche informations sur la bouscarle en Champagne-Ardenne.

En vue de la publication prochaine d'un article sur la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti), Yohann Brouillard collecte actuellement les données effectuées en Champagne-Ardenne depuis les années 1990.
Il souhaiterait que les ornithologues extra-régionaux qui auraient contacté l'espèce en Champagne lui envoient leurs données.
La Bouscarle est en limite d'aire en Champagne et fluctue en fonction de la rudesse des hivers.
Contact : Yohann Brouillard (auryos@orange.fr).
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Situation du Havre de Regnéville-sur-Mer (Manche)
Situation du Havre de Régneville-sur-Mer (Manche)
France - Février 2007.
Le havre de Regnéville et la pointe d’Agon sont menacés !

Malgré toutes les protections mise en place, un dangereux projet, sur le point d’avoir l’accord préfectoral, fait courir de graves risques à ce site naturel remarquable.

Le havre de Regnéville un vaste estuaire où l’océan et un petit fleuve côtier s’allient pour donner vie à un écosystème très riche. Les oiseaux sont omniprésents dans le havre, plus discrets en période de reproduction, leur nombre, tant en individus qu’en espèces, augmente très sensiblement lors des migrations post et pré-nuptiales.
A la mauvaise saison, les vastes étendues de sable, vasières et prés salés sont un vrai havre de paix pour de nombreux hivernants. C’est un site de première importance pour plusieurs espèces de limicoles et d’anatidés.
Bernaches cravants à ventre pâle (Branta bernicla hrota)
Le havre de Regnéville-sur-Mer, menacé par des travaux titanesques, est le plus grand site d'hivernage pour la Bernache cravant à ventre pâle (Branta bernicla hrota) en Europe continentale
Photo : Alain Livory / Sauvegarde du Havre de Regnéville
La plus emblématique est sans conteste la Bernache cravant à ventre pâle (Branta bernicla hrota) car le havre de Regnéville est le premier site en Europe continentale pour cette sous-espèce.
Bien évidemment, les oiseaux ne sont que la partie la plus visible de la diversité biologique du site et les naturalistes ont su, depuis de nombreuses années, mettre en évidence et faire découvrir à tous la richesse faunistique et floristique de ce vaste écosystème.
L’ensemble du havre de Regnéville et de la pointe d’Agon a été reconnu comme particulièrement intéressant sur le plan écologique par le Muséum national d’histoire naturelle et désigné comme SIC (Site d’Importance Communautaire) au titre de la Directive “Habitats”.
De même, en raison de sa grande valeur ornithologique, le site a été désigné officiellement ZPS (Zone de Protection Spéciale) sous l'appellation "Havre de la Sienne" par le Ministère de l’écologie et du développement durable au titre de la Directive “Oiseaux”. Ces deux reconnaissances font que ce site exceptionnel fait désormais partie intégrante du réseau européen Natura 2000 (lire natura2000.ecologie.gouv.fr/sites/FR2512003.html) sous l’appellation "Littoral ouest du Cotentin de Bréhal à Pirou" en application de la Directive "Habitats".
Mais au beau prétexte de lutter contre l’érosion, un vaste projet envisage de déplacer le lit de la rivière et de l’obliger à se jeter en mer plus à l’ouest en arasant l’extrémité de la pointe d’Agon. Comme le signale le Commissaire enquêteur : « …par incidence, les travaux sont de nature à améliorer l’accès au mouillage du havre de Regnéville » et de permettre à bon compte le rechargement en sable des stations balnéaires locales…
Ces travaux projetés dans le havre de Regnéville sont demandés par l’Association syndicale de défense contre la mer d’Hauteville-sur-Mer et le Syndicat intercommunal de défense du littoral et d’aménagement touristique de la Baie de Sienne dans le but d’éviter l’érosion littorale, de préserver les ouvrages existants et d’accroître l’accessibilité aux zones de mouillages. En pratique, il s’agit de l’élargissement et du déplacement du chenal de la passe d’entrée du havre, de la construction de six épis rocheux sur la plage d’Hauteville et son rechargement en sable avec les sédiments prélevés en creusant le nouveau chenal et en arasant l’extrémité de la pointe d’Agon. Ces travaux sont prévus en plusieurs tranches étalées sur dix ans (plus les années d’entretien ultérieur), ils comportent l’extraction et le transport d’environ 300 000 m3 de sédiments sableux. Rien que pour la première tranche, consacrée au rechargement en sable du littoral face à Hauteville, c’est 80 000 m3 de sédiments qui seraient déplacés, soit 5 330 rotations de “dumper” (d’une capacité de 15 m3) à raison de 300 chaque jour !
Evidemment, la pointe continuant de s’allonger, l’étude prévoit pour les années futures de faire un épi pour stopper le sable venant du nord et pouvoir ainsi régulièrement venir y charger du sable pour les plages de Hauteville et d’Agon-Coutainville. Cela fera l’objet d’une autre enquête...

Pour en savoir plus sur le havre et faire reconnaître l’aberration d’un tel projet dans un site protégé, consultez le blog http://sauvegarde-havre-regneville.over-blog.org/.

Vous pouvez signer la pétition contre les travaux.
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Mouette ivoire (Pagophila eburnea)
Mouette ivoire (Pagophila eburnea) premier hiver
Photo : Paul Hackett
Canada - Février 2007.
La Mouette ivoire menacée par le mercure.

Les niveaux élevés de mercure pourraient être à l'origine de la chute de la populations de Mouettes ivoires (Pagophila eburnea) ) au Canada.
Cette espèce rare est désormais considérée depuis 2006 comme étant "en danger" dans le pays. La population de l'espèce a baissé d'environ 80 %, passant de 2 400 à 300 oiseaux.
Birgit Braune, d'Environment Canada, précise : "on a trouvé dans des oeufs de Mouettes ivoires de très fortes concentrations de mercure, parmi les plus hautes jamais constatées chez une espèce marine arctique. Les concentrations trouvées sont proches et même dans quelques cas au-dessus des seuils pouvant compromettre le succès de la reproduction".
La Mouette ivoire a un fort métabolisme, ce qui l'oblige a manger davantage que les autres laridés, ce qui pourrait expliquer métabolisme ces fortes concentrations. Toutefois, il est encore trop tôt pour conclure que ce métal lourd est directement responsable du déclin de l'espèce.
Le changement climatique, la pollution et la chasse au Groenland pourraient affecter aussi ses populations. Le nombre de Mouettes ivoires a également baissé en Norvège et en Russie.

Source : CBC Canada.
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Serra dos Orgãos
La Forêt Atlantique dans le parc national de la Serra dos Orgãos au Brésil
Photo : CI, John Martin
Brésil - Février 2007.
Une loi pour protéger la Forêt Atlantique.
Une loi signée par le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva en décembre 2006 fournit désormais un cadre clair pour la protection de la Forêt Atlantique du pays.
La constitution brésilienne avait déjà déclaré la forêt "héritage national" en 1988, mais le Congrès avait bloqué la promulgation de la loi pendant 14 années. Pendant ce temps, la Forêt Atlantique avait souffert d'un déboisement sévère, et seuls 7 % de sa surface originale subsiste aujourd'hui.
La nouvelle loi a pour but de renverser cette tendance. Elle établit des règlements stricts sur l'utilisation de la forêt et prévoit des peines dans le cas de coupes illégales. Le développement futur sera limité aux projets durables, et les propriétaires privés qui consentiront à préserver ou à restaurer la végétation naturelle bénéficieront d'incitations fiscales.
Pour Gustavo Fonseca , responsable de Conservation Internationale (CI), "cette loi est une étape majeure pour la protection de l'une des forêts tropicales les plus importantes du monde. Maintenant, le défi sera de mettre en place des modèles de conservation pour permettre aux communautés locales et à la nation de profiter de cette ressource naturelle."
La signature de la loi a suivi l'annonce au cours de l'automne 2006 par le Ministre de l'Environnement d'un plan pour améliorer la gestion des secteurs protégés actuels de la Forêt Atlantique. La direction intégrée de plus que 50 zones dans trois états du Sud-est (constituant le corridor biologique de la Serra do Mar) offrira davantage de ressources et de possibilités d'action pour les sites isolés.
CI-Brésil et ses partenaires travaillent maintenant avec le Ministère de l'Environnement pour augmenter de six fois le réseau de secteurs protégés de l'état de Bahia. Le projet établira un groupe de travail qui aura pour but de créer 14 nouveaux secteurs protégés fédéraux et d'augmenter la surface de trois secteurs protégés du sud de Bahia inclus dans le corridor biologique central. L'association aide aussi les propriétaires fonciers privés qui veulent mettre en réserve une partie de leur exploitation.
Le programme comprend la protection de ces volontaires par le gouvernement, la création d'un réseau de secteurs protégés, et l'augmentation de la surface totale des habitats protégés. Il a déjà permis d'établir plus de 100 réserves privées, avec le soutien du Critical Ecosystem Partnership Fund (qui a investi $8 millions depuis 2002).
La Forêt Atlantique constitue l'un des hauts-lieux de la biodiversité mondiale, et sa conservation est critique pour la préservation de ressources naturelles vitales et du climat. Des milliers de plantes et d'animaux sont menacés par la perte et le morcellement de cet habitat fragile, qui doit accueillir 70 % de la population brésilienne.
La politique brésilienne de conservation semble efficace : une étude menée en 2006 par la SOS Atlantic Forest Foundation et le National Institute for Space Researca ont montré que le taux de déboisement de la région a chuté de 70 % au cours des dernières années, et des zones de reconquête dans certains secteurs sont possibles.
Source : Conservation Internationale (CI).
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    International - Février 2007.
Un point sur la grippe aviaire.
Birdlife International a publié sur son site web www.birdlife.net un point sur les foyers de grippe aviaire détectés entre la fin 2006 et le début 2007.
Nous vous en proposons ci-dessous une traduction (lire notre dossier sur la grippe aviaire).
A la fin de l'année 2006 et au début de 2007, de nouveaux foyers de grippe aviaire (souche H5N1) dans des élevages de volaille ont été rapportés au Vietnam (où la maladie se diffuse rapidement), au Nigéria, en Thaïlande (la première éruption depuis six mois), en Corée du Sud et au Japon. Il n'y avait pas de cas d'oiseaux sauvages contaminés dans derniers pays. La cause des foyers en Corée du sud et au Japon, non touchés par le H5N1 depuis 2004, est inconnue.
A Hong-Kong, la présence du H5N1 a été confirmée dans un poulet qui avait été illégalement importé de Chine, et dans plusieurs oiseaux sauvages morts, sûrement à l'origine des animaux captifs achetés pour être relâchés selon une coutume religieuse. Cependant, cette hypothèse reste non confirmée. Aucun autre cas d'oiseaux sauvages touchés par le H5N1 n'a été noté depuis août 2006.
Plus récemment, deux foyers ont été rapportés le 7 février au Pakistan : dans l'un des cas, ce sont des volailles du pays qui avaient été touchées, dans l'autre des volailles d'ornement (paons, faisans, pigeons et perruches). Un rapport de l'OIE (World Organisation for Animal Health) a précisé que la présence du virus était liée à l'introduction d'animaux sauvages, sans préciser leur origine.
Le virus H5N1 a continué à infecter et à tuer "quelques" personnes en Indonésie, en Chine, en Égypte et au Nigeria.
En Hongrie, la souche H5N1 a été confirmée le 24 janvier 2007 dans un élevage de 3 000 oies dans une ferme au sud-est de Csongrád. Csongrád borde la province où des foyers avaient été constatés au milieu de l'année 2006 dans des élevages d'oies et de canards. Les détails de la génétique virale ne sont pas encore disponibles, mais les premiers résultats semblent indiquer que le virus impliqué est différent de celui détecté en 2006. La cause de l'éruption hongroise est inconnue.
Au Royaume-Uni, le H5N1 a été détecté le 3 février dans un énorme élevage de dindes (159 000 oiseaux) du Suffolk, dans l'est de l'Angleterre. Les autorités du Royaume-Uni estiment que cette contamination était probablement issue d'animaux infectés venants de Hongrie. La compagnie Bernard Matthews, qui possède la ferme de Suffolk, a en effet une filiale de transformation de volailles en Hongrie; chaque semaine, autour de 38 tonnes de viande hongroise était transférée dans la ferme du Suffolk, à côté du hangar où l'éruption a débuté. La presse britannique a d'ailleurs relevé que le virus trouvé dans le Suffolk était génétiquement identique à celui noté en Hongrie 10 jours plus tôt.
Les autorités hongroise et britannique ont agi rapidement en éliminant les oiseaux et en établissant des zones de restriction conformément à la législation de l'Union européenne. Plusieurs britanniques sont tombés malades mais n'ont pas été testés positifs au H5N1.
Le directeur de la protection à la RSPB, Mark Avery précise : "plusieurs commentateurs et experts non-ornithologues ont émis des hypothèses non fondées sur la responsabilité des oiseaux sauvages dans la diffusion du H5N1". Il ajoute : "s'il est raisonnable de supposer que ce virus est présent chez quelques oiseaux sauvages en Europe, il est peu probable que des animaux sauvages aient transmis le virus H5N1 dans les hangars scellés du Suffolk. L'accusation non justifiée des oiseaux sauvages pourrait en outre empêcher une compréhension correcte des mécanismes de transmission de cette maladie aviaire".
Les autorités russes ont aussi rapporté des éruptions du virus H5N1 à la fin janvier dans la région de Krasnodar (proche à la Mer Noire et de l'Ukraine), avec trois villages différents impliqués. Cependant, ces foyers (et l'identification de la souche H5N1) n'ont pas encore été confirmé.
Les autorités doivent avoir une approche plus équilibrée et ne pas impliquer automatiquement les oiseaux non domestiques comme étant les vecteurs les plus probables à chaque fois qu'un foyer de grippe est localisé.
Au Royaume-Uni et en Hongrie, la presse, les "experts" et quelques responsables, y compris des ministres, ont rapidement accusé les espèces sauvages. Au Royaume-Uni, on par exemple suggéré qu'un petit oiseau aurait pu pénétrer dans la ferme de Suffolk par une bouche d'aération, ou que des matières fécales de mouettes infectées auraient été découvertes dans le bâtiment.
Si la contamination anglaise a été causée par le transport de volailles, ceci démontrera à quelle point la diffusion de la maladie est facile entre pays.
En février, les oiseaux sauvages ne migrent pas encore et (contrairement au début de l'année 2006) il n'y a pas eu cette année de mouvements importants d'hivernage en Europe suite à des conditions météorologiques sévères. Une surveillance active de la présence du H5N1 parmi les oiseaux sauvages en Hongrie et au Royaume-Uni a été mise e place. Aucune mort suspecte d'oiseaux sauvages n'a été rapportée.
Au Royaume-Uni, 2 344 oiseaux sauvages (trouvés mort ou tués par des chasseurs) ont été analysés depuis septembre 2006, et le virus H5N1 n'a pas encore été découvert. Des tests similaires en Hongrie (y compris chez des oiseaux vivants au cours de séances de baguage) n'ont pas non plus permis de déceler le H5N1.
Les deux contaminations ont éclaté dans des exploitations fermées, dont l'une était bio-sécurisée. Si le virus H5N1 était présent dans l'environnement et était porté par les oiseaux sauvages, il serait beaucoup plus probable que le virus apparaisse en premier dans des élevages en plein air, ce qui n'a pas été le cas. L'action rapide des autorités semble avoir contenu ces deux éruptions. Le risque sur la santé publique du H5N1 est très faible.
Source : www.birdlife.net.
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