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  Actualités - Avec Neornithes
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
   
Ibis nippons (Nipponia nippon)
Ibis nippons (Nipponia nippon) dans un élevage japonais
Source : Internatioanal environnemental cooperation towards sustainable developpment
Asie - Février 2007
Coopération pour l'Ibis nippon.
Les Premiers Ministres chinois et japonais se sont rencontrés au début de l'année 2007 au cours d'une réunion de l'ASEAN (Association of Southeast Asian Nations), et ont discuté de la conservation d'un des oiseaux les plus rares d'Asie, l'Ibis nippon (Nipponia nippon).
Cet événement est une étape cruciale pour la protection de cette espèce.
Les deux chefs de gouvernement reconnaissent qu'une coopération est indispensable pour sauvegarder une espèce qui, dans les années 1980, était considérée comme étant au bord de l'extinction. Cette rencontre conclu des années de travaux de nombreux spécialistes, scientifiques, associations et des deux gouvernements pour favoriser le rétablissement de populations sauvages de l'ibis.
Noritaka Ichida, directeur de la division Asie de BirdLife International explique : "Nous espérons que ce bel oiseau volera librement dans les cieux de Chine et du Japon et sera dans le futur un symbole de l'amitié entre les deux pays ".
En 1981, les cinq derniers Ibis nippons avaient été placés en captivité, faisant disparaître l'espèce à l'état sauvage au Japon. Mais en mai 1981, sept ibis sauvages avaient été redécouverts en Chine centrale. En juin 2002, cette population sauvage avait continué à augmenter régulièrement, suite notamment aux efforts pour protéger les sites de nidification et de nourrissage. Les estimations récentes suggèrent qu'il y a désormais plus de 500 individus sauvages en Chine.
L'élevage en captivité, qui connaît de bons résultats, constitue une priorité importante pour la Chine et le Japon. Les deux nations travaillent à réintroduire ces populations dans la nature, avec un apport d'oiseaux chinois pour renforcer le patrimoine génétique de l'élevage japonais.
BirdLife International a salué cette coopération internationale.
Source : www.birdlife.net.

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    Cameroun - Janvier 2007.
Grave marée noire.
Alors que de plus en plus d'oiseaux sont trouvés morts sur les plages de Bretagne depuis le début de la semaine du 29 janvier 2007, une très grave marée noire touche les côtes de Cameroun, que les médias n'évoquent même pas.
Une fuite survenue dans un pipeline situé à Ebome, non loin de la cité balnéaire de Kribi, entraîne depuis le 16 janvier un déversement important de pétrole dans la mer.
Des infrastructures maritimes telles que des stations de stockage et de chargement ont été construites au large de la côte camerounaise. Ces installations servent de terminal à l'oléoduc long d’environ 1100 km qui relie la région de Doba au sud du Tchad au sud du Cameroun.
Les habitants du village d’Ebome sont en état d’alerte. La fuite de pétrole a été confirmée par les responsables locaux du consortium, mais les mesures tardent à être prises, tant au niveau de la société qui exploite les installations que des autorités.
Le président de l’ONG Save Nature déclare : "Cette catastrophe est très grave d’autant plus que le brut qui se déverse dans la mer n’est pas loin des côtes. Les espèces protégées comme les tortues marines vont mourir. Sans compter une vaste partie de la faune marine. L’Etat doit faire quelque chose rapidement avant qu’il ne soit trop tard".
Source : Agoravox.
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    Roumanie - Janvier 2007.
Eolienne
Des projets d'éoliennes menacent les oiseaux migrateurs du delat du Danube
Source : Eco Pontica
Développement éolien en Roumanie : menaces sur le delta.
Le delta du Danube et la Dobrogea sont deux régions caractérisées par une avifaune incroyablement riche. En effet, les habitats présents et leur situation sur la voie Pontique, une des voies migratoires les plus importantes d'Europe de l'Est, permettent des observations étonnantes tant par la variété des espèces que par la quantité d'oiseaux.
L'intérêt avifaunistique de ces deux sites tient en partie à l'avifaune nicheuse (les steppes Ponto-Sarmatiques de Dobrogea, uniques en Europe, représentant un habitat de grand intérêt pour la nidificiation de nombreuses espèces d'oiseaux) : Traquet isabelle (Oenanthe isabelina) et Traquet pie (Oenanthe plescheanca), Pie-grièche à poitrine rose (Lanius minor)… De très nombreux rapaces sont également présents et se nourrissent des Spermophiles (Spermophilus citelus) petits rongeurs inféodés aux milieux steppiques.
Le delta du Danube héberge quant à lui quelques-unes des plus grandes colonies d'oiseaux d'eau européennes : Pélicans blanc (Pelicanus onocrotalus) et frisé (Pelicanus crispus), Cormoran pygmée (Phalacrocorax pygmaeus), Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus) ... Cette zone humide, connue comme étant la plus grande d'Europe, abrite également des habitats originaux tels que les marais flottants (habitat de reproduction du Pélican blanc) ou les forêts inondées.
L'avifaune migratrice y est par ailleurs des plus impressionnantes. Chaque automne et chaque printemps des millions d'oiseaux transitent par ces deux régions situées entre les Carpates roumaines et la mer noire. Halte salvatrice entre l'Afrique, la Méditerranée et la Russie, d'importantes populations de limicoles, passereaux, anatidés, rapaces, survolent cette zone et s'y arrêtent.
Actuellement cette richesse est menacée. Autrefois, les zones humides du delta étaient convoitées pour l'agriculture et la populiculture. Aujourd'hui, la périphérie du delta et les steppes de Dobrogea sont convoitées par de nouveaux intérêts économiques… En effet ces deux régions, qui cristallisent quelques-uns des enjeux environnementaux les plus importants de Roumanie et d'Europe, possèdent le plus fort potentiel éolien du pays. L'apparition de nombreux projets de fermes éoliennes, motivés par des subventions et l'appât du gain, conduisent même à l'implantation sauvage de certains aménagements. Et si certains promoteurs ne sont tout simplement pas avertis des contraintes environnementales et réglementaires liées notamment à l'avifaune migratrice et à la prise en compte des habitats d'intérêt communautaire, la plupart n'a aucun scrupule.
Les naturalistes roumains se mobilisent pour que ce joyau de l'Europe reste une région où la richesse naturelle reste préservée et soit le moteur d'un développement respectueux de l'environnement. La fondation Ecopontica propose sur internet une pétition adressée aux autorités locale à signer.
Pour soutenir leur action, et permettre à nos enfants de contempler encore ces myriades d'oiseaux sur le delta, cliquez sur le site web d'Eco Pontica.

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Birds of Iraq
Lancement du guide de terrain en Arabe "Birds of Iraq"
Source : Nature Iraq
Irak - Janvier 2007
Création d'un guide en Arabe sur les oiseaux d'Irak.
La conservation de la nature en Irak connaît une étape importante avec la création du premier guide d'identification en Arabe des oiseaux du pays. BirdLife International et Nature Iraq, une association de protection récemment créée, ont ainsi publié le "Field Guide to the Birds of Iraq", qui couvre 387 espèces : une première dans un pays arabe.
Ali Douabul, de Nature Iraq, explique : "pour l'Irak, une nation qui a perdu une grande partie de sa faune au cours des vingt dernières années, ce livre contribue à développer l'intérêt croissant des habitants pour la protection de la nature. Les guides de terrain en langue locale sont des outils précieux, car ils permettent aux populations de se rendre compte et d'apprécier la diversité des oiseaux, et donc de leur nature. "
Le livre doit être prochainement présenté au Président irakien Jalal Talabani.
Un mouvement de conservation la nature a commencé à se développer dans le pays. Depuis la chute du gouvernement de Saddam Hussein en 2003, les marais de Mésopotamie, où l'on situerait le biblique Jardin d'Eden et qui abritent 28 Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux, ont fait l'objet d'efforts internationaux intenses pour tenter restaurer leurs richesses écologiques et socio-culturelles.
Sous le régime précédent, presque 90% des marais avaient été détruits par drainage. Avec la réduction du nombre de poissons et la chute des récoltes, beaucoup de gens ont été forcées de fuir en Iran et en Jordanie. Depuis que 40% des terres ont été ré-inondées et que la faune est de retour, les habitants reviennent (lire notre article sur La situation des marais irakiens depuis mars 2003).
Richard Porter, conseiller pour BirdLife International Middle-East et co-auteur du guide, "ces marais constituent certains des sites les plus riches du Moyen-Orient, mais souvent on n'entend parler que du conflit actuel".
R. Portier a récemment formé des biologistes d'Iraq Nature pour leur apprendre à étudier et à contrôler les zones humides du sud du pays. Il souligne que l'amélioration de la situation environnementale d'un pays peut améliorer la qualité de vie de ses habitants.
La réalisation de cet ouvrage a reçu le soutien du gouvernement canadien via la Canada-Iraq Marshlands Initiative, de la Banque Mondiale, de John D. et Catherine T. de la MacArthur Foundation, de l'Ornithological Society of the Middle East (OSME) et d'AviFauna.
Source : www.birdlife.net.

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    Italie - Janvier 2007
Le ski d'altitude menace les oiseaux alpins.

Perdrix bartavelle (Alectoris graeca)
Les pistes de ski de haute altitude menacent les espèces alpines, comme la Perdrix bartavelle (Alectoris graeca)
Photo : Leo Boon
Selon une étude publiée dans la revue Journal of Applied Ecology en janvier 2007, des écologues italiens ont démontré que les pistes de ski situées au-delà de la limite des arbres fragilisaient les populations d'oiseaux des prairies alpines. Les aménageurs doivent donc adopter de nouvelles techniques durables pour l'aménagement des futures pistes.
D'après le professeur Antonio Rolando et ses collègues de l'université de Turin, "les sports d'hiver constituent une sérieuse menace pour la conservation de la faune alpine. Des bulldozers et autres engins sont utilisés pour configurer les pentes pour les skieurs. La végétation peut aussi être endommagée par le véhicules de préparation et les skieurs. Les pistes étudiées constituent des zones dévastées, où la plupart de la végétation naturelle a disparu, tandis que les semis artificiels, quand ils existent, ne fournissent qu'une couverture végétale médiocre".
L'équipe, qui a étudié le sommet de la vallée de Susa (le site des Jeux Olympiques d'hiver de Turin de 2006) et les environs des Monte Rosa et Monte Bianco, a évalué le nombre et la diversité des espèces entre 2010 et 2892 mètres d'altitude : comparés aux zones intactes voisines, le nombre et la diversité en oiseaux est moindre. Il y avait en particulier moins d'arthropodes sur les pistes, ce qui laisse supposer que moins de nourriture est disponible pour les oiseaux.
Le professeur Rolando rappelle que "plus d'un quart des 26 espèces de l'étude, dont la Perdrix bartavelle, le Crave à bec rouge et le Traquet motteux sont menacées".
Avec le réchauffement climatique, les zones de haute altitude sont de plus en plus exploitées par l'industrie du ski. Les développeurs doivent changer leurs méthodes d'aménagement pour faire coexister les skieurs et la nature, en préservant par exemple au maximum la couverture végétale et la couche de sol.
Source : www.innovations-report.de
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    Madagascar - Janvier 2007.
Protection de la zone humide de Mahavavy-Kinkony
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L'une des zones naturelles les plus intactes de Madagascar (presque 3 000 km² de marais, forêts, savanes et grottes) va être protégée légalement. Vony Raminoarisoa, le directeur de BirdLife Madagascar, souligne l'importance de cette décision, ette zone humide abritant non seulement une faune riche, mais aussi un peuplement humain notable.
Le gouvernement malgache a accordé au secteur un statut de protection temporaire pendant deux ans, ce qui constitue une étape préliminaire vers une protection permanente.
Une autre zone humide, le lac Alaotra, situé dans l'est de Madagascar, a lui aussi bénéficié d'une protection similaire. Le décret est entré en vigueur au cours de la semaine du 22 janvier 2007.
La zone humide de Mahavavy-Kinkony accueille toutes les espèces aquatiques de l'ouest de l'île, dont certaines sont endémiques. Elle constitue un habitat-clé pour la Sarcelle de Bernier, le Râle de Sakalava, l'Ibis sacré de Madagascar et le Crabier de Madagascar, et l'un des derniers refuges pour le Pygargue de Madagascar, une espèce en danger critique avec une population de seulement 220 oiseaux.
En 1999, le secteur avait été déclaré "Important Bird Area" (IBA) par BirdLife International, d'après la présence de plusieurs espèces menacées.
Le secteur récemment protégé accueille aussi des mammifères et des reptiles en danger critique comme le Sifaka couronné (Propithecus (verreauxi) coronatus) et la Tortue Erymnochelys madagascariensis.
La décision de protéger le secteur s'inscrit dans la "vision de Durban" du Président Marc Ravalomanana, qui prévoit de porter le total des secteurs protégés de la Grande Ile à six millions d'hectares en 2008.
Cette nouvelle a bien sûr été reçue avec enthousiasme par BirdLife International, qui a travaillé avec le gouvernement et les communautés locales pour gérer de manière durable la zone humide de Mahavavy-Kinkony.
Ces lacs et marais constituent une ressource vitale pour les populations locales, et la protection de la zone constitue également une bonne nouvelle pour eux selon Roger Safford, responsable Programme & Projects chez BirdLife International.
Ramanitra Narisoa, président d'Asity, la seule association de protection des oiseaux du pays, qui a aussi été une partie prenante importante pour faire aboutir ce projet de conservation, se félicite également de cette événement.

Source : www.birdlife.net.


   
    Europe - Janvier 2007.
Oies naines (Anser erythropus)
Oies naines (Anser erythropus)
Source :
www.piskulka.net
Plus d'informations sur la migration des Oies naines.
Un suivi satellitaire mené en 2006 d'Oies naines (Anser erythropus) appartenant à la petite population finno-scandinave a permis d'en savoir plus sur leurs mouvements migratoires : cette étude a été financée par l'Union Européenne et coordonnée par le WWF-Finlande, impliquait également Norsk Ornitologisk Forening, NOF (BirdLife Norvège), BirdLife Finland et l'Hellenic Ornithological Society (HOS).
Des suivis antérieurs réalisées avec la même méthode avaient démontré que la population finno-scandinave suivait deux voies de migration, mais leur destination finale restait largement inconnue. On savait toutefois que certaines oies survolaient les montagnes scandinaves, puis la péninsule de Kanin en Russie, prenaient ensuite la direction de l'est de la Hongrie pour hiverner finalement dans le delta de l'Evros, à la frontière entre la Grèce et la Turquie. On avait également constaté que certains oiseaux empruntaient une route différente, survolant la péninsule de Kanin puis se dirigeant ensuite vers le nord du Kazakhstan. On ne connaissait pas la suite de leur trajet, mais on supposait que ces oies se dririgaient ensuite vers la Mer Caspienne, puis peut-être vers les marais de Mésopotamie en Irak.
Les resultats obtenus en 2006 ont démontré, à partir de troies oies équipées d'un émetteur, que ces oiseaux ne suivaient pas deux routes totalement séparées, celle-ci se rejoignant dans le delta de l'Evros après avoir effectué une impressionnante boucle passant par la péninsule de Taïmyr en Sibérie, le nord du Kazakhstan et la Mer Noire.
Yannis Tsougrakis, de l'association HOS, souligne l'importance du travail entre associations de différents pays pour parvenir à comprendre le phénomène de la migration.
Grâce aux derniers résultats obtenus, les partenaires de Birdlife travaillent désormais à protéger les sites de halte des Oies naines le long de leur voie de migration.
L'équipe a récemment visité les sites d'hivernage en Grèce et les participants ont eu la possibilité d'observer Finn et Nieida, deux oies équipées d'un émetteur satellite, dans une troupe de 42 oiseaux sur le lac Kerkini. Imre, le troisième oiseau suivi, avait hélas été abattu pendant les derniers jours d'octobre 2006 dans la region de Volgograd en Russie.
Après un déclin historique, la petite population finno-scandinave est tombée aujourd'hui à 20-30 couples. La chasse illégale est la menace la plus grave pesant sur ces oiseaux. Le projet prévoit de coopérer avec le FACE (Federation of Associations for Hunting and Conservation of the EU) pour tenter de régler ce problème.
Il est possible de suivre le trajet des Oies naines finno-scandinaves sur un site consacré à ce projet : www.piskulka.net.

Source : www.birdlife.net.
   
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