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Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    Etats-Unis - Janvier 2007.
Cavité favorable
L'une des cavités pouvant avoir été creusée par un Pic à bec d'ivoire dans le bassin de la Choctawhatchee River en Floride
Photo : Geoff Hill
Des nouvelles de la recherche du Pic à bec d'ivoire en Floride.
Geoff Hill, professeur à l'Université Auburn (Alabama), qui trouvé avec Dan Mennill (Université de Windsor, Ontario) de nombeux indices de la présence du Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis) dans le bassin de la Choctawhatchee River en Floride (lire Les indices de la présence du Pic à bec d'ivoire en Floride), a publié le 7 janvier 2007 sur son site web un état de l'avancement des recherches.

NB : Ornithomedia.com est l'un des partenaires de ce projet, et nous espèrons (croisons les doigts) publier dès que possible des photos de l'oiseau mythique !

"Notre camp a été établi dans la forêt, et chercheurs et bénévoles s'activent. Le recensement des cavités est loin d'être terminé. Une estimation fait état de l'existence de 1000 à 2000 cavités (trous de pics et autres) d'une taille favorable à prospecter dans le secteur. Bien sûr, tous les trous n'ont pas été creusés par des Pics à bec d'ivoire. Un petit nombre d'entre eux ont une hauteur supérieure à cinq pouces (12,7 cm), et certains seulement ont été fraîchement creusés. En fait, une vingtaine de cavités sont vraiment intéressantes et seront explorées avec des appareils-photos Reconyx.
En novembre 2006, le docteur Bruce Lyon, un ornithologue de l'université de Santa Cruz, et un ancien étudiant de troisième cycle, Jeff Barna, ont visité le site. Ils ont campé dans le secteur pendant une semaine. Jeff a eu plusieurs contacts probables avec des Pics à bec d'ivoire, avec notamment un oiseau passant au dessus de lui au lever du soleil.
En décembre 2006, au moins 15 tambourinages et double "kent !" (cris typiques de l'espèce) ont été recensés.
Il y a eu trois observations très récentes, dont deux par Bob Anderson, un volontaire de Virginie. Il a en particulier très bien observé un pic à 25 mètres de lui, s'envolant du sol et se posant sur une branche basse.
A Noël, Tyler Hicks a extrêmement bien vu une femelle sur un tronc, posée pendant une seconde, et deux autres personnes (Greg and Diane Lewbart ) ont pu entendre les cris de l'oiseau. Une photo aurait pu être prise, mais malheureusement une erreur de manipulation n'a pas permis d'en réaliser une.
Source : Site perso de Geoff Hill.
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    Australie - Janvier 2007.
Situation d'Esperance, où des milliers d'oiseaux sont morts mystérieusement
Situation d'Esperance
Des milliers d'oiseaux tombant du ciel !
Le 10 janvier a été publiée dans le journal The Australian une information très troublante : des milliers de cadavres d'oiseaux ont été comptés dans la ville d'Esperance, sans que personne ne sache pourquoi. Était-ce du à une maladie, à des toxines, à un phénomène naturel?
Des autopsies réalisées à Perth n'ont pas permis de lever le mystère. Les habitants de la ville récemment inondée ont noté depuis une absence totale de chants le matin ...
Les principales victimes étaient des méliphages du genre Anthochaera, des Méliphages à cou jaune (Manorina flavigula), de Nouvelle-Hollande (Phylidonyris novaehollandiae) et chanteurs (Lichenostomus virescens), même si des corneilles, des rapaces et des pigeons morts ont aussi été trouvés.
Les responsables de la protection de la nature sont perplexes par cette situation. Le Department of Environment and Conservation précise que ces morts ont débuté avant l'ouragan qui a touché la ville la semaine du 3 janvier. Le 8 janvier, la ville a été déclarée en "catastrophe naturelle".
Mike Fitzgerald, coordinateur local pour la protection de l'environnement, précise que les premières données de chutes d'oiseaux ont été constatées il y a trois semaines. Plus de 500 cadavres ont depuis été recensés. Mais les appels ont cessé brusquement la semaine du 3 janvier, car ... il n'y avait plus aucun oiseau dans le secteur !
Mr Fitzgerald ajoute "nous estimons que plusieurs milliers d'oiseaux sont morts, bien que nous pouvions faire d'estimation précise du fait de la grande surface de bush à couvrir".
Birds Australia (www.birdsaustralia.com.au), la plus grande association de protection des oiseaux du pays, confirme qu'aucun autre phénomène semblable n'a jamais été constaté auparavant, en tout cas "jamais à cette échelle, simultanément et touchant différentes espèces". Graeme Hamilton, responsable de l'association, pense "que les oiseaux reviendront une fois les causes du problème auront disparu".
Le Department of Agriculture and Food, qui a réalisé les autopsies, a écarté le risque d'une épidémie, estimant que des toxines (algues ? produits chimiques ? pesticides ?...) sont sûrement en cause. Mais il existe des milliers de variétés de toxines possibles ...
Certains oiseaux ont été vus se convulsant avant de mourir. Une habitante d'Esperance, qui a trouvé 80 cadavres dans son jardin, n'entend plus aucun chant désormais, et les oiseaux ne semblent plus revenir ...
Source :
The Australian.
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    Brésil - Janvier 2007. Info sponsorisée par Neornithes, LE logiciel taxonomique de référence.
Sporophile bouvreuil de Sao Paulo  (Sporophila bouvreuil saturata)
Le Sporophile bouvreuil de Sao Paulo (Sporophila bouvreuil saturata) a été redécouvert dans les marais de Mogi das Cruzes
Photo :
Antonio Wuo
Redécouverte du Sporophile bouvreuil de São Paulo.
(Rediscovery of Sporophila bouvreuil saturata).

Le 5 janvier 2007 a été publié sur le site web brésilien O Eco l'article suivant, rédigé par Aline Ribeiro :
Après un siècle sans donnée, le mystérieux Sporophile bouvreuil de São Paulo (Sporophila bouvreuil saturata) a été redécouvert dans les marais de Mogi das Cruzes, dans la region du "grand São Paulo".
Cette sous-espèce, connue seulement par cinq spécimens détenus dans des musées du Brésil et dans celui de Vienne (Autriche), le plus récent ayant été collecté en 1901, était autrefois présent autour de São Paulo, dans des communes telles que Vila Ema et Ipiranga. Toutefois, l'urbanisation et l'agriculture ont détruit son habitat naturel. Sa population a décliné au point que les ornithologues se sont demandés si cet oiseau avait survécu, étant donné l'absence de données.
Mais il y a trois mois, une information importante a été révélée à l'occasion de la parution d'une publication sur les marais de Mogi das Cruzes. En 2004, alors qu'il prenait des photos pour un livre, Antonio Wuo a été attiré par un chant curieux près du village de Vila Suíça. Il n'avait aucune idée du statut de l'espèce, et il l'a photographié, après trois tentatives. Les images ont été mises de côté pendant deux ans.
En octobre 2005, Wuo les a montré à l'ornithologue Luís Fernando Figueiredo, du Centro de Estudos Ornitológicos (I DINE), et à Fábio Schunck. Il voulait leur aide pour identifier les oiseaux photographiés. Ils ont immédiatement reconnu l'importance des photos du sporophile et ils en ont informé la communauté scientifique.

Situation des marais de Mogi das Cruzes, près de Sao Paulo
Situation des marais de Mogi das Cruzes, près de Sao Paulo
Une expédition devrait se tenir ce mois.
On ne connaît pas avec précision sa biologie, son habitat. Mais on sait que cet oiseau ne pèse que 9 grammes, qu'il vole rapidement, qu'il mange des graines et qu'il vit le long des rivières et dans les zones humides.
Luís Fernando Figueiredo précise : "son aire de distribution est très limitée. Il est possible qu'il migre vers le sud du pays, mais nous n'en savons pas beaucoup plus".
La région est la même où en février 2005 le professeur Luís Fábio Silveira, de l'université de São Paulo, avait découvert une nouvelle espèce, le
Grisin de São Paulo, déjà menacée de disparition suite à la construction d'un barrage. Cette espèce avait été relocalisée par la suite dans un autre endroit où était concentrée 70 % de la population.
La redécouverte du sporophile est le signe que la région des marais de Mogi das Cruzes réserve de nombreuses surprises, le secteur servant de refuge pour des espèces rares chassées par le développement urbain et agricole.
D'une manière générale, les découvertes ornithologiques dans les régions urbaines du Brésil se multiplient, comme celle du Grisin du Paraná (Stymphalornis acutirostris) par Marcos Bornschein en 1995, et du Mérulaxe herbicole (Scytalopus iraiensis) en 1997 par Bianca Reinert, tous deux près de la ville de Curitiba.
Aves de Itapety
Les photos du Sporophile bouvreuil de Sao Paulo sont disponibles dans l'ouvrage "Aves de Itapety" d'Antonio Wuo (antoniowuo@uol.com.br)
Pour Figueiredo, cela s'explique par le fait que ces "marais urbains" sont souvent négligés par les ornithologues, par rapport par exemple à la Forêt Atlantique (Mata Atlântica). Ces secteurs sont aussi dangereux : "il faut parfois observer les oiseaux avec des gardes municipaux" précise-t-il.
Il ajoute que ces zones humides sont très menacées par l'urbanisation et les assèchements, et qu' il faut absolument que des parcs municipaux soient créés, et des plans d'urbanisme stricts soient mis en place.
Les différentes espèces et sous-espèces de sporophiles sont en outre très recherchées par les collectionneurs comme oiseaux de cage. Aroldo da Costa Saraiva, secrétaire du Controle e Estratégia de Mogi das Cruzes, précise que la municipalité est consciente de la présence d'espèces endémiques dans les marais de la commune, mais qu'elle ne compte par créer une zone protégée supplémentaire, la zone humide étant proche du parc municipal de la Serra do Itapety.
Le Sporophile bouvreuil de São Paulo a été décrit pour la première fois en 1904 en tant que sous-espèce du Sporophile bouvreuil (Sporophila bouvreuil), mais pour Figueiredo, il présenterait suffisamment de caractéristiques différentes pour être considéré comme une espèce à part entière. Mais des études supplémentaires devront être mise en œuvre.
Pour vous procurer le superbe livre (80 pages) d'Antonio Wuo "Aves de Itapety", vous pouvez le contacter par e-mail : antoniowuo@uol.com.br.
Source : O Eco.

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