Recherche sur Ornithomedia.com

  Brèves
Publicité

  


  Actualités - Avec Neornithes
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
   
Mabira Forest
Vue de la Mabira Forest, l'une des plus riches d'Afrique, et dont un quart doit être transformé en champs de cannes à sucre ...
Photo : J. McMorrow
Ouganda - Décembre 2006.
Sauvez la forêt de Mabira !

Le président ougandais Yoweri Museveni poursuit son projet de transformer les dernières forêts pluviales de son pays en plantations de palmiers à huile et de cannes à sucre. C'est ce futur qui attend la Mabira Forest, l'un des joyaux de la biodiversité du pays, et même du continent africain : environ 7000 ha (un quart de sa surface) doivent être convertis en champs de cannes.
Plus de 3000 personnes (de l'Ouganda, d'Israël, des Etats-Unis, de l'Union Européenne) ont déjà protesté (voir les deux liens à la fin de cette brève) et demandé au gouvernement de ne pas attribuer à la Sugar corporation of Lugazi (SCOUL) des portions de cette forêt.
Il y a 40 ans, les forêts représentaient 20% de la surface du pays, contre 7% actuellement.
La destruction totale de ces forêts aura des impacts écologiques majeurs : baisse du niveau des eaux du lac Victoria et du Nil, diminution de la disponibilité en eau potable et des capacités hydro-électriques.
En outre, le gouvernement ne peut pas légalement autoriser les compagnies privées à détruire les forêts publiques.
La forêt de Mabira est aussi très importante pour les populations locales. Vous pouvez protester auprès des autorités ougandaises en signant la pétition sur les deux liens ci-dessous :
http://www.rainforestportal.org/alerts/send.asp?id=uganda
http://www.petitiontime.com/ViewPetition.aspx?key=savemabira



   
   
Situation de la Chepang Hill (Népal)
Situation de la Chepang Hill (Népal)
Népal - Décembre 2006.
Trois nouvelles espèces découvertes dans le district de Chitwan ?
[Three new bird species discovered in southern Chitwan district, Nepal ?] - Avec le logiciel taxonomique Neornithes.

Le journal local Rajdhani Daily a annoncé le 14 décembre que des ornithologues avaient découvert trois nouvelles espèces d'oiseaux (NDLR : sans préciser s'il s'agissait d'espèces nouvelles pour la science ou uniquement pour le pays ...) dans une forêt protégée difficile d'accès du sud du district du Chitwan, au Népal.
L'équipe, composée de spécialistes népalais et étrangers, a fait ces découvertes pendant qu'elle parcourait le Chepang Hill Siraichuli Trek, à environ 100 km au sud-ouest de Katmandou, la capitale.
Vue des forêts autour de la Chepang Hill Siraichuli Trek
Vue des forêts autour du Chepang Hill Siraichuli Trek, Népal
Source : www.asianheritagetreks.com
Ce secteur comprend de vastes forêts encore peu connues.
Hem Subedi, membre du Nepal Endangered Birds Committee, a annoncé que ces trois espèces ont été trouvé entre 1500 et 1930 mètres d'altitude. C'est lui, avec Amar Giri et l'ornithologue française Viwean Pullu, qui a fait les identifications.
Subedi précise que d'autres nouvelles espèces pourraient être trouvées si des recherches adéquates sont menées dans le secteur.
La rédaction d'Ornithomedia.com essaiera bien sûr d'en savoir plus dès que possible, et peut-être même d'obtenir des photos ...
Sources : Agence Xinhua
, The Ornithological Council.
Réagir sur nos forums.


   
   
Moqueur de Cozumel (Toxostoma guttatum)
Le Moqueur de Cozumel (Toxostoma guttatum) a sûrement disparu ...
Photo : John S. Dunning/VIREO-ANS
Mexique - Décembre 2006.
Le Moqueur de Cozumel a sûrement disparu.

Une équipe de chercheurs, financée par l'American Bird Conservancy (ABC), n'a pas trouvé de preuve concluante de la survie du Moqueur de Cozumel (Toxostoma guttatum) sur l'île de Cozumel, située près des côtes de la Péninsule du Yucatán au Mexique : ces résultats laissent à penser que l'espèce a disparu. Pourtant, il y a vingt ans, cet oiseau était commun et facile à observer (population initiale estimée à 10 000 oiseaux), mais les ouragans et les prédateurs introduits, comme le Boa constricteur et le chat, ont décimé l'espèce.
Après l'ouragan Gilbert, de catégorie 5 et qui a dévasté l'île en 1988, seules une ou deux observations sporadiques avaient pu être faites.
En 2004, une équipe financée également par l'ABC avait localisé un seul oiseau. Depuis, deux ouragans de catégorie 4 ont frappé Cozumel, et une bonne partie de la couverture forestière a été détruite. Néanmoins, quelques oiseaux pourraient subsister.
L'Ile abrite aussi deux espèces (le Viréo de Cozumel et le Troglodyte de Cozumel) et 15 sous-espèce endémiques.
Contact : Paul Salaman, American Bird Conservancy, psalaman@abcbirds.org.

Réagir sur nos forums.


   
    France - Décembre 2006.
Les Messagers divins
Les Messagers divins, de Pierre LE ROUX, Bernard SELLATO
Editions Connaissances et Savoirs
Parution de l'ouvrage de référence Les Messagers divins.
Les Editions Connaissances & Savoirs (Paris, www.connaissances-savoirs.com), les Editions SevenOrients (Paris, www.7orients.com), et l'Institut de Recherche sur l'Asie du Sud-Est (Paris et Bangkok, www.irasec.com) ont publié fin septembre 2006 un ouvrage de référence et pointu sur les "aspects esthétiques et symboliques des oiseaux en Asie du Sud-Est".
L'oiseau joue un rôle très important dans les cultures de l'Orient. Il est présent dans les cosmogonies, les structures sociales, les jeux, les rituels funéraires, le vocabulaire, les étoffes, les coiffes... En rassemblant dans un seul ouvrage les 24 contributions de chercheurs et spécialistes, tant ethnologues qu'historiens ou géographes, Pierre Le Roux et Bernard Sellato ont permis de mettre en relief l'importance de ces aspects esthétiques et symboliques.
En voici un résumé :
Existe-t-il une relation privilégiée entre hommes et femmes d'Asie du Sud-Est et oiseaux ? La faune aviaire joue en effet dans cette aire un très important rôle dans la cosmogonie, les croyances, la structure sociale, les rituels funéraires et la technologie rituelle inséparable des productions économiques : agriculture, pêche, cueillette, chasse, artisanat, commerce. La figure de l'oiseau en Asie du Sud-Est est à percevoir d'abord comme élément d'un couple symbolique essentiel, le serpent et l'oiseau, qui représentent d'une part la virilité, la séniorité, l'univers chthonien, les pluies et d'autre part la féminité, le ciel, la saison sèche et la juniorité, c'est-à-dire l'ensemble des dépendants. Au sein d'une région caractérisée par l'alternance régulière d'une saison des pluies et d'une saison sèche et souvent par une bipolarité culturelle, la plupart des sociétés y ont élaboré une conception dualiste de l'univers, parfois trialiste : deux avatars d'une totalité divine originelle. Une trinité composée de deux éléments principaux (l'aîné et le cadet) et d'un troisième (l'épouse), domine l'Asie du Sud-Est où l'opposition aîné/cadet est générale et concerne la plupart des systèmes de parenté, répondant à une constante de la culture. La position sociale de la femme y est, peut-être plus qu'ailleurs, privilégiée sinon primordiale. Si, bien souvent, l'oiseau est la métaphore d'une jeune fille, ses envols se confondent toujours avec ceux de l'âme des défunts, prémisses de vies nouvelles.
Notre avis :
Nous avons reçu un exemplaire de cet ouvrage de la part de l'éditeur : bien que ne parlant pas directement de l'observation des oiseaux, il séduira ceux qui aiment à la fois l'art (d'Asie du Sud et du sud-est) et nos amis ailés, et plus particulièrement la symbolique divine qu'ils représentent dans des sociétés souvent plus proches de la nature que les nôtres (même si ce lien disparaît extrêmement vite de nos jours !). Le livre est très riche, très documenté et très riche en exemples sur les légendes et coutumes locales, mais parfois très pointu !
A conseiller donc en priorité à un public passionné des cultures lointaines. Ainsi, si vous avez aimé le Musée des Arts Premiers à Paris, vous adorerez Les Messagers Divins.
Plus d'informations : http://www.connaissances-savoirs.com/pages/details-ouvrage.php?sp=liv&livre_id=63
Réagir sur nos forums.



   
    Liberia - Décembre 2006.
Bonne nouvelle pour les forêts du Liberia.
Après 14 années de conflit, Conservation Internationale (CI) et ses partenaires aident désormais le gouvernement libérien à mieux protéger les espèces du pays et ses écosystèmes, en contribuant notamment que les forêts ne pâtissent pas de la violence qui règne encore largement.
En octobre 2006, la nouvelle présidente Ellen Johnson-Sirleaf a lancé une réforme de l'exploitation des forêts qui vise à équilibrer la nécessité de protéger les forêts restantes avec les besoins des communautés locales. Pour Alex Peal, directeur de Conservation International-Liberia, "cela représente une nouvelle ère dans la façon de gouverner et de faire appliquer la loi; il y a maintenant un cadre légal concernant la protection, l'utilisation, et la conservation de cet héritage significatif qui a été exploité à des fins personnelles, a alimenté la guerre, et a privé une majorité de leurs droits".
La conservation et les utilisations humaines et commerciales ont été prises en compte dans la nouvelle loi. Certaines forêts seront protégées et les autres seront exploitées de façon plus durables. La "Liberia Forest Initiative", soutenue depuis 2004 par des agences gouvernementales américaines et internationales (dont CI), contribue à cet équilibre.
Dans le but d'aider le Liberia à relancer son économie et à protéger son environnement, CI aide à la protection de la faune et à la mise en place de zones protégées, tandis que l'United States Department of Agriculture (USDA) Forest Service contribue à remettre en marche la filière bois.
La nouvelle loi protégera 1,8 millions d'ha de forêt et stipule qu'un pourcentage des recettes sera prélevé sur l'exploitation forestière pour financer des mesures de protection.
Peal ajoute : "pour la première fois dans notre histoire, les communautés seront impliquées dans la gestion de leurs forêts, selon des règles de gestion durable, y compris dans les zones exploitées commercialement. La protection des habitats ne sera pas assurée si les populations ne peuvent accéder légalement à leurs ressources".
La période après la fin de la guerre civile a été marquée par le chômage et une pauvreté importante, et selon Pierson, la mise en place de ce plan a déjà été très bénéfique.
Le 20 octobre 2006, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a loué les efforts du pays pour réformer sa filière bois. Le Conseil a aussi décidé de supprimer les sanctions - déjà temporairement allégées en juin 2006 - si la nouvelle loi est exécutée dans la transparence et la responsabilité, comme convenu.
Le Liberia est l'un des hauts-lieux de la biodiversité mondiale. Le pays fait partie de l'écozone "Haute forêt Guinéenne d'Afrique de l'Ouest". Les 5,6 millions d'ha de forêt du pays représentent la moitié de la couverture forestière restante dans d'Afrique de l'Ouest.
Cet habitat abrite 2 000 espèces de plantes à fleurs, 150 espèces de mammifères, 620 espèces d'oiseaux, 125 de reptiles et d'amphibies (connus), et plus de 1 000 espèces d'insectes décrites.
Sous l'ancien président Charles Taylor, qui fait maintenant l'objet de poursuites pour Crime contre l'Humanité, le Liberia avait exporté du bois en échange d'armes. Ce trafic a alimenté un conflit qui a causé la mort de plus de 200 000 personnes, avant que Taylor ne soit exilé en 2003.
Aujourd'hui, les forêts font face à des menaces croissantes, dont la culture sur brûlis, la chasse, l'exploitation minière et l'exploitation forestière excessive. Mais si le pays réussit à exploiter durablement ses forêts, il s'assurera un futur plus souriant.
Source : www.conservation.org.

Réagir sur nos forums.


   
    Cambodge - Décembre 2006.
Outarde du Bengale (Eupodotis bengalensis)
Outarde du Bengale (Eupodotis bengalensis)
Photo : Allan Michaud / WCS
Bonne nouvelle pour l'Outarde du Bengale.
La Wildlife Conservation Society (WCS) a annoncé que le Cambodge avait décidé de protéger plus de 100 km² carrés d'habitats favorables à l'Outarde du Bengale (Eupodotis bengalensis), une espèce menacée.
Joe Walston, responsable du WCS Cambodia Program, précise: "Nous félicitons le gouvernement pour cette décision de protéger l'une des espèces les plus menacées du Cambodge. La protection de la population des Outardes du Bengale du pays représente le meilleur espoir pour l'espèce toute entière".
Cette outarde vit sur des prairies dispersées au Cambodge, au Viêtnam, au Népal et en Inde. Son habitat est menacé par l'agriculture intensive.
Les chercheurs du WCS et de BirdLife affirment que la plus grande population mondiale de cette espèce - moins que 1000 individus - subsiste dans les provinces du Kampong Thom et de Siem Reap.
Selon le WCS, c'est Nam Tum, le gouverneur provincial de la province de Kampong Thom, qui a pris cette décision de créer ce nouveau réseau de secteurs protégés.
Le Cambodge subit l'un des plus fort taux de perte d'habitats naturels dans le monde. Depuis 1970, la surface de forêts primaires est passée de 70 % à 3,1 % aujourd'hui ! Pire, le taux de déboisement accélère (+ 75 % depuis la fin des années 1990). Au total, le Cambodge a perdu 2,5 millions d'hectares de forêts entre 1990 et 2005, dont 334 000 hectares de forêts primaires. Aujourd'hui, il reste moins de 322 000 hectares de forêts primaires.

Source : www.mongabay.com.
Réagir sur nos forums.


   
    Cambodge - Décembre 2006.
Ibis de Davison (Pseudibis davisoni)
Ibis de Davison (Pseudibis davisoni)
Photo : J.-C. Eames
Bonne nouvelle pour l'Ibis de Davison.
Des effectifs records d'Ibis de Davison (Pseudibis davisoni), une espèce en danger critique, ont été récemment enregistrés sur deux sites du Cambodge, redonnant un espoir nouveau quant à sa survie.
En novembre 2006, les équipes des BirdLife's Cambodia Programme et du Wildlife Protection Office (WPO) ont compté 108 oiseaux dans deux sites du Siem Pang District dans la province de Stung Treng.
Dans le premier secteur, 28 oiseaux ont été observé dans des forêts inondées connues localement sous le nom de trapeangs. Le même jour, dans un autre site au sud du district, 80 oiseaux ont été vu en dortoir, constituant le plus grand groupe jamais noté de cette espèce.
En 2005, BirdLife et le WPO avaient compté 70 ibis dans des zones humides dans l'ouest du Siem Pang. Les observations récentes confirment donc l'importance internationale du district pour l'espèce.
La population globale cet Ibis avait été précédemment estimée à seulement 250 adultes.
Pour Prich Phirun, responsable du projet WPO/BirdLife au Vietnam, cette nouvelle est formidable car les deux sites sont éloignés, limitant les risques de doublons.
Pseudibis davisoni
est un grand ibis qui habite les trapeangs et les rives des cours d'eau de plaine traversant des forêts sèches de Dipterocarpus, souvent sujettes à des inondation saisonnières. Les raisons de son déclin ne sont pas bien comprises.
Pour Jonathan Eames, responsable de BirdLife International Indochina, l'établissement de forêts protégées serait une étape importante dans la protection de l'espèce.
Source : www.birdlife.net.

Réagir sur nos forums.

   
Retour   1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 - 58 - 59 - 60 - 61   Suite

 

   Infos

  Observations
  Agenda
  Brèves
  

  

 Neornithes Nomina Avium, le logiciel de taxonomie de référence
  

  
  
 
 
   
   Newsletter

   Recevez chaque mois
   notre lettre d'infos
   gratuite.
    Inscription
   
Desinscription
        
         


   
 
 
  
ORNITHOMEDIA (c) 2000 Tous droits réservés