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Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    Australie - Novembre 2006.
Des doutes sur la redécouverte du nouveau psittacule.

L'un de nos visiteurs, Daniel Philippe, nous a transmis deux liens vers des articles du site web du journal The Australian (article 1 et article 2), dans lesquels des doutes sérieux sont émis concernant l'annonce de la découverte d'une nouvelle espèce de psittacule au front bleu par John Young (voir brève ci-dessous).
Voici quelques éléments de ces articles :
La ministre australienne de l'environnement, qui avait estimé la découverte comme authentique, a ensuite nuancé son soutient, précisant que des experts devaient d'abord voir l'oiseau ou la cavité du nid.
John Young n'a pas voulu divulguer le lieu de la découverte, dans une forêt tropicale de sud-est du Queensland.
Un spécialiste des perroquets, Joseph Forshaw, a précisé que J. Young lui avait déjà annoncé dans les années 90 avoir photographié une nouvelle espèce de psittacule dans le secteur de l'Hastings River, mais il ne lui a jamais montré les photos promises à l'époque. A l'époque, John était à la recherche du Psittacule de Coxen, un oiseau jamais photographié et extrêmement rare.
Gordon Beruldsen, ornithologue de Brisbane, a avancé : "je ne dis pas que la photographie [du psittacule au front bleu "] n'est pas authentique, mais il n'est pas difficile de modifier des couleurs".
L'ornithologue Glenn Holmes, qui a étudié les psittacules de 1987 à 1995, estime que le bec de l'oiseau photographié a la forme du taxon du nord du Queensland. Les spécimens du Sud-est de l'état ont tendance à avoir un bec plus grand et plus long.
Le consultant écologique Glen Ingram rappelle-lui que toute découverte zoologique importante doit être validée par plusieurs observateurs puis publiée dans une revue de bonne réputation avant d'être acceptée. La Ministre de l'Environnement avait dit que J. Young devait publier un article dans le revue Emu, ce que J. Young a refusé de commenter ...
Source : www.theaustralian.news.com.au

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    Australie - Novembre 2006.
Nouveau Psittacule (Cyclopsitta sp.)
Le nouveau Psittacule (Cyclopsitta sp.) découvert par John Young au Queensland
Dessin : Ornithomedia.com (d'après une photo de John Young - (droits non obtenus)
Un nouveau perroquet découvert au Queensland.
(New Fig-Parrot Cyclopsitta sp. discovered in Queensland, Australia).

John Young, naturaliste et cameraman du nord du Queensland en Australie a annoncé le 8 novembre 2006 sur son site web (www.johnyoungwildlife.com) avoir découvert et photographié une nouvelle espèce (ou sous-espèce) de Psittacule (Cyclopsitta sp.) dans une zone montagneuse escarpée et boisée après une recherche longue et approfondie à travers deux états australiens.
Le nouveau psittacule a été découvert dans la région de Burnett
Situation de Burnett
Bien que John se doutait de l'existence de cette (sous-)espèce depuis une décennie, il n'a obtenu que très récemment la preuve que ce taxon différait du rare et insaisissable Psittacule de Coxen (Cyclopsitta diophthalma coxeni) dont les aires de répartition se chevauchent. Étonnamment, l'oiseau est resté inaperçu pendant 130 ans depuis que John Gould a décrit le premier psittacule en Australie.
Précédemment, seuls trois psittcules étaient connus dans le pays, et tous sont considérés comme des sous-espèces du Psittacule double-oeil (Cyclopsitta diophthalma).
Le superbe nouveau "Psittacule à front bleu" trouvé par John représente, au moins, une quatrième sous-espèce, et peut-être même une espèce à part entière.
Les psittacules habitent les forêts tropicales tropicales et subtropicales d'Asie et d'Océanie, se nourrissent de fruits et de fleurs, et creusent leur nid dans les arbres morts.
La Ministre de l'Environnement Lindy Nelson-Carr a félicité John Young pour sa découverte et sur sa pugnacité dans la chercher de ces perroquets insaisissables : "l'avancement des connaissances sur les espèces insaisissables et rares des forêts du Queensland dépendent des avancées de la science et de la persévérance de personnes dévouées. Il s'agit d'une découverte passionnante, et je suis enchanté que le Queensland Parks and Wildlife Service et John Young Wildlife Enterprises aient collaboré pour qu'elle puisse avoir lieu et pour et déterminer son statut taxonomique par analyse génétique. Cette découverte est importante en termes de conservation de l'oiseau et de son habitat. Beaucoup d'études seront nécessaires pour déterminer la répartition de cet oiseau par rapport à à celui du Psittacule de Coxen. En tout cas, cela met en avant les richesses cachées que recèlent encore l'Australie sauvage".
Le Queensland Parks and Wildlife Service ont reçu au cours des 30 dernières années plusieurs données de psittacules non déterminés dans les régions de Burnett et à l'arrière des Sunshine Coast et Gold Coast, mais aucune photo, film ou enregistrement n'avaient été réalisés. La question est maintenant de savoir à quel taxon ces données se rapportent.
John Young a passé les 30 dernières années à localiser et à filmer les espèces rares et en danger du Queensland. Il travaille en ce moment avec le New South Wales National Parks and Wildlife Service pour localiser des nids et des adultes de Dasyornes bruns (Dasyornis brachypterus), une espèce en danger , dans le cadre d'un programme de rétablissement des populations.
Parrots of the World
Un ouvrage indispensable sur le perroquets du monde : Parrots Of The World: An Identification Guide (Relié) de Joseph M. Forshaw, Frank Knight (Illustrations), Princeton University Press (février 2006) , 45,55 Euros (commander sur Amazon)
Avant cette découverte passionnante, on estimait que l'Australie n'abritait qu'une seule espèce de psittacule, le Psittacule double-oeil (Cyclopsitta diophthalma), divisé en trois sous-espèces géographiques :
- Cyclopsitta diophthalma coxeni, décrit par John Gould en 1867, présent dans le sud-est du Queensland sud-est et au nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud
· Cyclopsitta diophthalma macleayana, décrit en 1874, présent de Cooktown à Paluma dans le nord du Queensland du nord
· Cyclopsitta diophthalma marshalli, le plus petit perroquet australien, seulement décrit en 1946, présent dans l'est de la Péninsule de York.
Une cinquième sous-espèce est présente en Nouvelle-Guinée et sur les Îles de l'ouest de la Papouasie.
Les psittacule sont de petits oiseaux dont le plumage a une prédominante verts avec des motifs colorés et distinctifs sur la tête. Ils ont une apparence rondouillarde caractéristique en raison de leurs queue courte.
Leur plumage et leur comportement peuvent les rendre difficiles à repérer quand ils sont perchés dans le feuillage. Ils se nourrissent principalement sur de graines de "figues", mais ils mangent aussi d'autres fruits et et des fleurs.
Bien documentée, la nouvelle découverte de John Young est un psittacule bien différent, au front bleu. Sa distribution, du sud du Queensland à la Nouvelle-Galles du Sud, chevauche celle du Psittacule de Coxen.
Une comparaison de matériel génétique des autres sous-espèces sera nécessaire, et cette étude est en route.
Le Psittacule de Coxen est considéré comme un étant un oiseau en danger par le Queensland's Nature Conservation (Wildlife) Regulation de 1994, le Threatened Species Conservation Act de 1995 de la Nouvelle-Galles du Sud et par le Commonwealth's Environment Protection and Biodiversity Conservation Act de 1999. C'est actuellement l'un des oiseaux les plus menacés et les plus mal connus d'Australie.
Des observations de cette sous-espèce sont réalisées régulièrement, mais aucunes photographies ou enregistrements récents n'ont été fournis. Il semble que son habitat favori soit la forêt tropicale de plaine, un écosystème qui a beaucoup souffert depuis l'arrivée des colons européens. Les estimations de la taille de sa population ne sont actuellement pas possibles.
Field Guide to the Birds of Australia
Un très bon guide sur les oiseaux d'Australie : Field Guide to the Birds of Australia (Broché) de Ken Simpson, Nicolas Day, C. Helm Édition (7 juin 2004), 31,12 Euros
(commander sur Amazon)
Les menaces qui pèsent sur cet oiseau sont la perte, le morcellement et la dégradation de son habitat. Un projet national de restauration des populations a été mis à sa place en 2001 et des actions ont été appliquées depuis. Il convient de préserver et de remettre en état des secteurs d'habitat favorables suffisamment vastes, reliés entre eux par des corridors.
Ces mêmes mesures seront nécessaires pour le psittacule récemment découvert. Nos connaissances actuelles sont extrêmement faibles, mais son habitat sont les forêts de montagne, et sa population est sûrement faible et fragile.
Ouvrages utiles :
- Parrots Of The World: An Identification Guide (Relié) de Joseph M. Forshaw, Frank Knight (Illustrations), Princeton University Press (février 2006) , 45,55 Euros
- Field Guide to the Birds of Australia (Broché) de Ken Simpson, Nicolas Day, C. Helm Édition (7 juin 2004), 31,12 Euros
- Slater's Field Guide to Australian Birds (Broché) de Peter Slater, Pat Slater, Raoul Slater, New Holland Publishers (1 novembre 2003), 23,33 Euros.
Source : www.johnyoungwildlife.com
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    Brésil - Novembre 2006. Info signalée par Neornithes, LE logiciel taxonomique de référence.
Possible Pic d'Obrien (Celeus obrieni)
L'une des photos du très probable Pic d'Obrien (Celeus obrieni) redécouvert en octobre 2006 à Goiatins au Brésil
Photo : Guilherme R. C. Silva / O Eco
Redécouverte possible du Pic d'Obrien !
(Possible rediscovery of the Rufous-headed Woodpecker
C. obrieni).
Le 24 novembre 2006 a été publiée par João Teixeira da Costa, sur le site web brésilien O Eco l'article suivant :
Le 21 octobre 2006, le biologiste Advaldo do Prado effectuait une étude dans le secteur de la ville de Goiatins, au nord des Tocantins, le long de la route BR-010 (Belém-Brasilia).
Suivant une procédure standard, il effectuait un recensement par capture des espèces. Il captura un étrange pic qui ne figurait pas dans le guide d'identification qu'il avait emporté avec lui. Il mesura et photographia l'oiseau, et sa conclusion "l'effraya" : il ressemblait au Pic d'Obrien, ou de Caatinga (Celeus spectabilis obrieni ou C. obrieni), identifié en 1926 jamais revu depuis !
Il envoya sa description et une photo (voir d'autres photos sur le site O Eco) au célèbre ornithologue Fernando Pacheco, membre du comité brésilien d'ornithologie (Comitê Brasileiro de Registros Ornitológicos (CBRO), et qui avait redécouvert plusieurs espèces : le Manakin neigeux (Lepidothrix vilasboasi), le Cotinga roitelet (Calyptura cristata), et l'Ibijau à ailes blanches (Nyctibius leucopterus).
Il fut absolument sidéré par cette observation : c'était peut-être l'occasion résoudre l'une des plus grandes polémiques de l'ornithologie brésilienne de ces dernières années !
Pacheco a précisé à Fábio Elms, rédacteur au site web O Eco : "cette espèce n'est connue que d'un seul spécimen collecté en 1926 à Uruçuí (à 331 km de Goiatins) sur le Rio Parnaíba, dans l'état de Piauí, à l'est du centre du Brésil.
Comme aucun oiseau similaire n'avait été revu depuis, on a pensé qu'il s'agissait d'un hybride, ou d'une "chimère". Le spécimen est conservé à l'American Museum of Natural History à New York".
Pendant de nombreuses années, il était considéré comme une sous-espèce du Pic à tête rousse (Celeus spectabilis), présent dans les forêts de bambous d'Amazonie occidentale. Le problème est que l'oiseau du musée américain diffère de C. spectabilis par de nombreux critères, et que l'aire de répartition de ce dernier se situe à plus de 3 000 km.
Situation de Goiatins, où le Pic d'Obrien (Celeus obrieni) a été redécouvert en octobre 2006
Situation de Goiatins
Aujourd'hui, les ornithologues considèrent généralement Celeus obrieni comme une espèce à part entière. Pour Pacheco, il est possible de penser qu'une une petite population de cette oiseau ait pu subsister dans ce secteur isolé du Brésil. Pour lui, Advaldo est un biologiste sérieux, sa découverte a été faite au hasard, sans volonté de trouver des raretés "à tout prix". En outre, eu de biologistes explorent cette région. Et Goiatins n'est pas si éloignée d'Uruçuí. Enfin, l'habitat du secteur n'est pas incompatible (ceci est une hypothèse, selon Johan Ingels) avec la présence de cette espèce.
La découverte a été faite à la limite de quatre municipalités (Tocantins, Maranhão, Piauí, Bahia), près de plusieurs zones protégées.
Pacheco aimerait faire une analyse génétique du spécimen du Celeus obrieni de New York, pour le comparer à l'oiseau de Goiatins et ainsi éliminer tout doute sur son identité. Il sera donc nécessaire d'effectuer une prise de sang.
La région est très peu connue des scientifiques. L'ornithologue qui s'est intéressé le premier à cette zone a été José Hidasi, qui l'a parcouru dans les années 1950 et 1960, et qui a collecté de nombreuses informations. Mais beaucoup reste à découvrir, et il est donc possible qu'une petite population de C. obrieni puisse exister au sud de Piauí et de Maranhão.
La zone est toutefois menacée par la déforestation, facilitée par la construction des routes BR-010 et BR-163, mais aussi de voies ferrées qui favorisent la colonisation et l'exploitation agricole. Elms et Pacheco espèrent que cette redécouverte puisse mettre en avant le potentiel scientifique de la région et attirer des touristes.
Le gouvernement régional des Tocantins fait réaliser des études supplémentaires pour créer des zones protégées, en espérant qu'elles voient le jour avant que les nouveaux champs de soja ne les rendent inutiles.
Source : O Eco.
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    Guinée - Novembre 2006.
Vautour oricou (Torgos tracheliotos)
Le Vautour oricou (Torgos tracheliotos) est en fort déclin en Afrique de l'Ouest
Photo : Michel et Chrstine Denis-Huot
La Guinée crée le premier sanctuaire pour les vautours sur le continent africain.
La République de Guinée vient de créer le premier sanctuaire pour les vautours du continent africain. Cette nouvelle aire protégée localisée dans le Massif du Fouta Djallon, d'une superficie d'environ 450 000 ha, a été établie afin de conserver l'une des dernières populations de vautours identifiées en Afrique de l'Ouest.
En effet, les effectifs des populations des six espèces de vautours présentes dans cette immense région se sont presque totalement effondrés.
Selon Guy Rondeau, Coordonnateur du programme de conservation des rapaces de l'ONG Afrique Nature International, "la disparition généralisée des vautours d'Afrique de l'Ouest a pour principale cause la persécution par l'homme, notamment l'abattage pour la médecine traditionnelle et le fétichisme ainsi que leur chasse pour la consommation de viande.
En outre, la lutte des éleveurs contre les animaux dits nuisibles (chacals, hyènes, lions, etc.), en recourant à l'emploi de carcasses empoisonnées, serait aussi responsable, par intoxication indirecte, d'une part significative de la baisse drastique des effectifs".
Il semblerait que la diminution radicale de la disponibilité en carcasses, due en grande partie à la disparition quasi totale de la grande faune en Afrique occidentale et à l'effet conjugué d'un meilleur état de santé du bétail, ait aussi contribué au déclin constaté.
Le rôle du diclofenac, anti-inflammatoire utilisé en médecine vétérinaire et à l'origine du déclin des vautours d'Asie du Sud, fait par ailleurs l'objet d'investigations.
Les récents travaux d'inventaire, qui ont confirmé la gravité du déclin à l'échelle régionale, ont aussi eu pour résultat de déceler, en Guinée, au Mali et en Gambie, quelques rares populations reliques de vautours dont les effectifs ne cessent de s'amoindrir.
Dans le cadre du programme régional de conservation des vautours d'Afrique de l'Ouest (le programme Duga - "Vautour" en langue bambara), mis en place par Afrique Nature International, en collaboration avec les ONG Fauna and Flora International (FFI) et Endangered Wildlife Trust (EWT - Birds of Prey Working Group) et en partenariat, pour la Guinée, avec Guinée Écologie, l'ONG nationale membre du réseau africain de BirdLife International, la priorité est de stabiliser ces populations retrouvées dans ces refuges situés dans le domaine rural et ne bénéficiant actuellement d'aucune protection.
Pour ce faire, la Guinée, qui abrite, la principale population relique de vautours de la sous région, a créé, en septembre dernier, le premier sanctuaire en Afrique spécifiquement dédié à leur protection. "En raison de l'importance culturelle que les communautés ouest-africaines accordent à ces " géants des airs ", le sanctuaire a été particulièrement bien accueilli par les habitants de cette zone et ce, d'autant plus, qu'ils ont intimement été associés à sa mise en place et à la détermination de ses limites", précise le Dr Daniel Pouakouyou, Chargé de programme à FFI.
"Le but du sanctuaire des vautours du Fouta Djallon, et de ceux prévus au Mali et en Gambie, est de conserver ces effectifs reliques, à partir desquels les populations régionales pourront être reconstituées" - André Botha, Gestionnaire du EWT - Birds of prey Working Group.
Afrique Nature International
Afrique Nature International accomplit un travail de conservation et de sensibilisation
En plus des actions de conservation prévues au sein du sanctuaire (protection, placettes d'alimentation, suivi des populations, recherche), des campagnes d'information et d'éducation seront réalisées, à l'échelle nationale, pour faire face aux problèmes récurrents de persécution et d'empoisonnement.
Selon Christine Sagno, Directrice générale des Eaux et Forêts de la Guinée, "le sanctuaire des vautours, qui vise à maintenir l'important rôle de "cul-de-sac épidémiologique" joué par les charognards et à éviter la disparition de certains repères et tabous importants pour les communautés locales, constitue une composante primordiale du Projet de Gestion Intégrée des Ressources Naturelles du Massif du Fouta Djallon (FEM-FAO) qui est géré par l'Union africaine".

Contact : Guy Rondeau, Coordonnateur du Programme Duga - Afrique Nature International - Site web : www.afnature.org - E-mail : g.rondeau@afnature.org.
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    Suisse - Novembre 2006.
Paul Géroudet
Paul Géroudet et Pierre Charvoz
Photo : Laurent Vallotton / Muséum de Genève
Paul Géroudet est mort.
Ce grand écrivain naturaliste s’est éteint dans la nuit du 2 novembre 2006 des suites d’une double-pneumonie (suite à un cancer), à l’âge de bientôt 89 ans [...].
Naturaliste de terrain, il est notamment connu pour ses talents d'écrivain : son style élégant et évocateur a séduit des générations d'observateurs, et sans doute fait naître de nombreuses vocations.
Ses oeuvres sont ainsi toujours aussi recherchées, et figurent souvent en bonne place dans les bibliothèques des naturalistes, à côté des guides d'identification.
L'un des célèbres ouvrages de Paul Géroudet : Grands échassiers, gallinacés et râles d'Europe (commander sur Amazon)
Quelques titres qu'il est possible de se procurer (sur Amazon par exemple) : Les passereaux d'Europe, tome 1, Les passereaux d'Europe, tome 2, Grands échassiers, gallinacés, râles d'Europe, Les palmipèdes d'Europe, ...
Suisse francophone, il était également largement connu en France, soutenant notamment l'action de la LPO.
Humble, drôle, gai, il avait consacré sa vie à l'observation et à la protection de la nature, ainsi qu'à la sensibilisation du public.
Malgré un grand réalisme ("Les hommes ont commis et commettent toujours de graves erreurs"), il restait optimiste sur la prise de conscience des sociétés occidentales.
Il fut notamment le premier à traduire en français les cris et les chants des oiseaux par des syllabes et des onomatopées. Il fut aussi, avec Michel et Jean-François Terrasse, l’un des fondateurs du Fonds d’Intervention pour les Rapaces (FIR), qui milita pour faire voter puis appliquer la loi de protection de la nature de 1976. Il fut aussi le rédacteur en chef de la revue Nos Oiseaux pendant plus de 55 ans.
Source : www.lpo.fr.

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