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Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
   
Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis)
Pic à bec d'ivoire, Singer Tract, Louisiane, 1935 : des oiseaux auraient été vus en Floride en mai 2005 !
Photo : David Allen / www.ivorybill.org
Etats-Unis - septembre 2006.
Une population de Pics à bec d'ivoire en Floride ?

Un article incroyable est publié ce mois-ci dans le numéro 3 volume 1 de la revue canadienne Avian Ecology and Conservation (Ecologie et Conservation des Oiseaux).
Il est intitulé: "Données suggérant la présence du Pic à bec ivoire (Campephilus principalis) en Floride (États-Unis)" et a été rédigé par Geoffrey E. Hill, Daniel J. Mennill, Brian W. Rolek, Tyler L. Hicks et Kyle A. Swiston.
La totalité de l'article est publié en ligne (www.ace-eco.org/vol1/iss3/art2/) sur le site web de la revue, et en voici le résumé :
"Le Pic à bec ivoire (Campephilus principalis) a disparu des forêts du sud-est de l'Amérique du Nord au début du 20e siècle et pendant plus de 50 ans, cette espèce a été considérée comme étant éteinte. Le 21 mai 2005, nous avons détecté un individu que nous avons identifié comme étant un Pic à bec ivoire dans une forêt marécageuse à maturité le long de la rivière Choctawhatchee, dans l'extrême nord-ouest de la Floride (États-Unis).
En mai 2005, des Pics à bec d'ivoire auraient été vus et entendus le long de la Choctawhatchee River en Floride
Carte : Ornithomedia.com

Choctawhatchee River

Durant l'année qui a suivi, les membres de notre petite équipe de recherche ont observé des individus identifiés comme étant des Pics à bec ivoire à 14 occasions. Nous avons entendu des sons qui correspondent aux descriptions des signaux acoustiques du Pic à bec ivoire à 41 occasions. Nous avons enregistré 99 tambourinages qui pourraient être des double knocks et 210 cris qui ressemblent au kent émis par ce pic. Nous avons trouvé des cavités de taille semblable à celles rapportées pour le Pic à bec ivoire et de taille plus grande que celles rapportées pour le Grand Pic (Dryocopus pileatus) tant dans la littérature que dans notre aire d'étude en Alabama. Nous avons également photographié des excavations qui correspondent à celles qui seraient associées à la quête de nourriture chez le Pic à bec ivoire. Ces données suggèrent que le Pic à bec ivoire pourrait être présent dans les forêts situées le long de la rivière Choctawhatchee et justifient une recherche plus approfondie dans ce secteur de forêt marécageuse."
Sources : www.ace-eco.org, www.birdlife.org
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Trajet de Max, une Cigogne blanche équipée d'une balise et suivi par satellite: carte établie d'après celle disponibles sur le site du Musée d'histoire naturelle de Fribourg
Carte : Ornithomedia.com

Trajet de Max

Suisse - Septembre 2006.
Max suivi par satellite.

Le Musée d'histoire naturelle de Fribourg sabre le champagne ! Max, la Cigogne blanche (Ciconia ciconia) balisée la plus célèbre au monde, a battu le record mondial de longévité de l'animal suivi par satellites !
Afin de pouvoir la suivre dans tous ses déplacements, le Musée a muni la cigogne Max (une femelle) d'une balise (avec panneau solaire) le 5 juillet 1999. Elle la porte donc depuis 2628 jours. Ce faisant, elle détrône l'ancien tenant du titre, un Pygargue à tête blanche. La cigogne Max a été proposée pour le Guinness book of records.
Le 1er septembre 2006, Max a quitté son site de nidification de Tüfingen (DE) au nord du lac de Constance, pour se diriger vers son quartier d'hiver. En ce moment, elle survole l'Andalousie et, dans quelques jours, elle traversera le détroit de Gibraltar pour la 15ème (!) fois.
Max sur son nid
Max sur son nid à Tüfingen (DE) au nord du lac de Constance (Suisse)
Source : Muséum d'Histoire Naturelle de Fribourg
Jusqu'à présent, Max a passé tous les hivers au nord du Maroc, et tout laisse penser qu'elle s'y rend cette année encore. Après le premier hiver, elle s'est rendue en Espagne où elle a passé tout l'été dans une grande décharge au sud de Madrid. L'année suivante, elle a visité son futur site de nidification, au nord du lac de Constance. Elle a niché pour la première fois dans cette région au printemps 2002. Depuis, elle y élève chaque année plusieurs jeunes.
Le 15 septembre, Max était toujours en Espagne, au nord de la Sierra Morena. Bien qu'il faisait beau, elle n'a pas continué son voyage vers le détroit de Gibraltar.
Le 19 septembre, Max a traversé pour la 15ème fois de sa vie le détroit de Gibraltar et a atteint le Maroc. Après avoir dormi une nuit à 40 km au sud-ouest de Tétouan, elle s'est dirigée encore un plus vers le sud et a passé la nuit dernière à 50 km à l'est de Rabat!! Va-t-elle hiverner à Guercif ou à Fès comme les années précédentes?
Le trajet de Max peut être suivi sur le site du Muséum d'Histoire Naturelle de Fribourg : www.fr.ch/mhn

Contact : André Fasel - Musée d'histoire naturelle de Fribourg-Suisse - Email : FaselA@fr.ch - Site web : www.fr.ch/mhn.
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Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis)
Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis) en vol : image extraite d'une affiche d'identification gratuite téléchargeable sur le site de Nature.org
Photo : www.nature.org
Etats-Unis - Septembre 2006.
IBW Wanted for 10 000 $ !
Devant l'absence de résultats probants suite aux recherches menées dans le secteur de la Cache River Wildlife Management Area et de la White Rive Refuge depuis l'observation possible du Pic à bec d'ivoire en 2004 (lire Le Pic à bec d'ivoire de l'Arkansas : un Pic aberrant ?), des responsables de The Nature Conservancy et de l'Arkansas Game and Fish Commission ont annoncé en juin 2006 qu'une prime de $10.000 serait versée à toute personne qui fournirait une information pouvant permettre à des biologistes de découvrir un nid, un dortoir ou un site de nourrissage de Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis).
L'association The Nature Conservancy a en effet reçu un don de $10.000 de la part de Mitchell Massey, un agent immobilier habitant Fayetteville, Arkansas, dans le but de récompenser tout observateur ayant fourni une information cruciale. Les biologistes ne prendront seulement en compte que des pistes comprenant une photographie, un enregistrement ou une autre preuve solide.
L'affiche présentant cette récompense est téléchargeable sur www.nature.org/ivorybill/files/ibw_reward_flyer3.pdf.
Source : www.nature.org.

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    Etats-Unis - Septembre 2006.
Analyses ADN sur le Pic à bec d'ivoire.

De l'ADN de spécimens empaillés de Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis) âgés de 80 à 150 ans originaires des États-Unis (ssp principalis) et de Cuba (ssp bairdii) et détenus dans les collections du National Museum of Natural History (NMNH) a été récemment extrait et séquencé. Ces séquences ont été aussi comparées aux séquences d'ADN du Pic Impérial (Campephilus imperialis) qui vivait autrefois dans l'ouest du Mexique.
Les scientifiques du NMNH, Robert Fleischer et Carla Dove, et leurs collègues ont débuté le projet comme un simple exercice de décodage afin d'ajouter la séquence du génome dans la Life Database (BoLD). Ils voulaient également déterminer si une plume trouvée en 1968 en Floride appartenait à cette espèce. Mais les recherches ont évolué vers une analyse des relations évolutives entre les populations américaines et cubaines du Pic à bec d'ivoire et le Pic impérial. L'analyse des séquences d'ADN a révélé qu'il s'agît de trois lignées génétiques distinctes qui ont divergé à partir d'un ancêtre commun au milieu du Pléistocène (il y a un million d'années). Chaque lignée constitue probablement une espèce à part entière.
L'ADN de ces spécimens de musée constitue également une source importante d'information pour identifier d'autres échantillons ou restes de pics empaillés.
Source : Smithsonian Institute.
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Habitat favorabele au Pic à bec d'ivoire dans le Cache River N. W. R.
Habitat à priori favorable au Pic à bec d'ivoire dans le Cache River N. W. R. (Arkansas)
Photo : www.ivorybill.org
Etats-Unis - Septembre 2006.
La NASA s'implique dans la recherche du Pic à bec d'ivoire.

Une technologie avancée d'imagerie à trois dimensions développée par la NASA va aider à la localisation du Pic à bec d'ivoire.
Installé à bord d'un avion de recherche au printemps et en été 2006, le Laser Vegetation Imaging Sensor (LVIS) a été utilisé pour scruter près de 600 000 ha de forêt de l'est de l'Arkansas, dans le secteur où l'espèce aurait été observée en 2004.
Contrairement aux systèmes de surveillance comme Landsat, ce laser peut "voir" à travers la canopée et établir ainsi des cartes précises. Ces cartes fourniront des vues en trois dimensions de la structure de la forêt.
"La structure verticale de la végétation est d'une importance suprême pour beaucoup d'espèces, y compris pour le Pic à bec d'ivoire" précise le chercheur Ralph Dubayah, professeur à l'Université du Maryland. L'équipe de Dubayah collabore avec Bryan Blair, de la NASA, qui a mis au point l'instrument laser.
Depuis qu'un Pic à bec d'ivoire aurait été vu le long du Bayou de View dans le Cache River National Wildlife Refuge en 2004, les scientifiques ont parcouru 250 000 hectares de forêt à pied, dans le cadre du Big Woods Conservation Partnership, dirigé par le laboratoire d'ornithologie de la Cornell University et l'association The Nature Conservancy. Equipés de caméras et de GPS, les scientifiques espèrent non seulement voir un pic, mais aussi localiser des trous où les oiseaux dorment le soir. En trouvant de tels trous, les biologistes installeront des systèmes de surveillance vidéo et des détecteurs acoustiques. Mais parcourir minutieusement des milliers d'hectares de marais boisés est une tâche énorme pour les quelques dizaines de biologistes de terrain concernés.

"Ce genre de technologie de surveillance permet d'étudier la forêt depuis le ciel et de réduire les efforts au sol" précise Martjan Lammertink, un directeur de recherche et un scientifique de la Cornell University.
L'instrument envoie des rayons laser à la surface de la Terre : les feuilles, les branches et le sol les réfléchissent et l'appareil récupère ce signal qui est ensuite analysé.
Comme l'appareil peut scanner de grandes surfaces en une seule fois (un cercle de 15 mètres), les scientifiques peuvent recueillir des informations (hauteurs des arbres, diamètres des troncs, nombre de troncs au mètre carré) sur de vastes zones en assez peu de temps.
En se basant sur des études menées dans les années 30 sur le Pic à bec d'ivoire, les biologistes savent quel genre de milieu l'espèce préfère. Les cartes en trois dimensions produites permettent ainsi aux équipes de se concentrer sur les zones potentiellement favorables.
Une nouvelle saison de recherche doit débuter au cours de l'automne 2006 pour tenter de répondre de façon définitiveà la question "le Pic à bec d'ivoire existe-t-il vraiment encore ?".

Source : Discovery Channel.
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Vautour fauve (Gyps fulvus)
Vautour fauve (Gyps fulvus)
Photo :
V. Rhont
France - Septembre 2006.
Des nouvelles des vautours du Sud-est de la France.

Jean-Pierre Choisy (jean-pierre.choisy@pnr-vercors.fr), du Parc Naturel régional du Vercors, transmet régulièrement par e-mail les dernières informations concernant la situation des vautours des quatre espèces (Vautours percnoptère, fauve et moine) hors Pyrénées. Voici ci dessous quelques passages extrait du courrier de la mi-septembre.
- Vautour moine (Aegypius monachus) :

19 oiseaux ont été identifiés dans la Drôme (Dios-Baronnies) en 2006 : 5 venus des Causses, 1 du Verdon (Arnhem), 2 d'origine inconnue (22 - 25 août), 11 réintroduits dans les Baronnies, dont 7 toujours observés dans la Drôme.
Un couple en formation, constitué d'Alep, un mâle lâché en 2005 dans les Baronnies, et de Jonte, une femelle née dans les Causses, a été observé. Alep est né en 2002 mais Jonte...en 2005 ! Premier cas dans les Alpes, ce qui nous fera fermer les yeux sur ce détournement de mineure par un jeune moine.... Un autre couple possible a été noté sur le site bas de Chamaloc.

Un autre oiseau a été vu sur les Hauts-Plateaux du Vercors le 29/08, et un à Thorame Haute au-dessus du Couradour dans les Alpes-Maritimes. Il suivait 7 Vautours fauves.
Guernica, un oiseau des Causses né en 2002, a été retrouvé épuisé à environ 1200 km dans le sud-ouest de l'Allemagne. Remis en forme puis lâché le 19/12/2005 dans les Baronnies, il a été ensuite vu en juillet dans les Causses.
Asphodèle lâchée le 1er mars 2006 dans les Baronnies, où elle n'a plus été observée après le 7, a été observée en Chartreuse (région de Grenoble) du 19 au 22 mars, puis dans le Mercantour le 19 avril dans le massif de l'Authion et enfin dans l'Aude les 16 et 24 août, puis les 1, 5 et 6 septembre, dans le secteur Espezel-Quillan, avant-pays des Pyrénées.
Vautour fauve (Gyps fulvus) :
Dans le Verdon, le '"pic des oiseaux venus d'autres régions a été noté entre entre la mi-juin et la mi-juillet : on est passé de 80-90 vautours à 110-120, le surplus constitué en majorité d'oiseaux non bagués. Le reste de l'année, cette frange ne dépasse généralement pas 10 individus. [...] Une fois en été, ces oiseaux ont été comptés avec une bonne précision le 18 juin de 15 h à 18h; 107 vautours ont été identifiés, bagués ou pas, mais arrivant progressivement, ce qui a permis de discriminer les vautours qui avaient dèjà mangé de ceux qui arrivaient. Au total, 60 oiseaux ont été comptés [...]. Il est difficile d'affirmer le lien direct entre ces effectifs importants d'oiseaux non bagués et les problèmes d'alimentation dans certaines régions d'Espagne (lire Les vautours d'Europe menacés par une décision européenne). Il y a ainsi une attractivité croissante de la colonie et une connaissance des lieux par un nombre croissant de vautours extérieurs." (source LPO-PACA).

Synthèse : Jean-Pierre Choisy (jean-pierre.choisy@pnr-vercors.fr)
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    Espagne - Septembre 2006.
Vautours en Espagne : c'est la catastrophe au nord du pays.

Jean-Pierre Choisy, dans sa synthèse régulière envoyée par e-mail concernant la situation des vautours dans le Sud-est de la France, a transmis un témoignage intéressant (traduit partiellement) daté de septembre 2006 concernant la situation catastrophique des Vautours en Espagne (lire Les vautours d'Europe menacés par une décision européenne): "nous sommes allés à Riglos, et les gens étaient au courant de la situation (retrait des cadavres); le forestier nous a raconté que jamais il n'avait vu une telle situation; deux jours plus tôt, il avait vu comment les vautours s'attaquaient entre eux. Ils ont mangé un cadavre de chien sur la route, et une voiture a cogné trois d'entre eux : les autres vautours les ont mangé ! ".
Pour un membre de la LPO Grands Causses, "l
a fermeture des charniers espagnols est effective dans le nord du pays, incluant toutes les Pyrénées. Les grosses populations du sud ne sont pas touchées, ou en tout cas pas pour l'instant. Les Vautours moines sont donc à l'abri, de même que les Vautours fauves méridionaux... Ces différences de traitement sont dues en partie grâce (ou à cause !) de la décentralisation espagnole, chaque communauté autonome étant plus ou moins libre d'adopter les directives nationales ou européennes à son rythme ou avec plus ou moins de souplesse." (source : Fondoamigosdelbuitre.org).
Pour Jean-Pierre Choisy, "apparemment les communautés du nord de l'Espagne sont d'une redoutable rigidité bureaucratique, du moins sur ce point. Ce qui lamentable c'est que, devant le désastre, ni les communautés concernées, ni Bruxelles, n'ont eu la réaction pragmatique qui s'imposait :
· à très court terme, tout arrêter et revenu au statu quo ;
· au cours des deux années qui viennent, appliquer la réglementation européenne en substituant des charniers organisés aux décharges laxistes.[...]. Apparemment, la pollution induite par l'incinération de ces tonnes de charognes ne semble pas avoir été prise en compte non plus".

Synthèse : Jean-Pierre Choisy (jean-pierre.choisy@pnr-vercors.fr)
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