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proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Répartition
de l'Okapi (orange : certaine, jaune : probable) et situation du P. N. des Virungas
en RDC où des traces de 17 Okapis ont été découvertes
Carte : Ornithomedia.com |
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R.D.C. - Septembre 2006.
L'Okapi découvert dans le Parc National des Virungas.
Certes, ce n'est pas de l'ornithologie, mais l'information mérite d'être
reprise sur Ornithomedia.com.
L'Okapi (Okapia johnstoni), le plus proche parent connu de la Girafe, vient dêtre
redécouvert dans l'est de la République Démocratique du Congo
(RDC), dans le parc national des Virungas.
Cette redécouverte a eu lieu durant une opération de recensement
global menée récemment par le W.W.F. et son partenaire gouvernemental
congolais, l'l.C.C.N. (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature).
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Jeune
Okapi (Okapia johnstoni) confisqué à Goma (RDC) par l'armée
congolaise à des braconniers
Source :
WWF EARPO |
L'Okapi, une espèce
rare et menacée, ne vit que dans les forêts primaires mâtures
de l'est de la R.D.C. L'essentiel de la population se trouve dans la forêt
de l'Ituri, dont un cinquième environ est inclus dans la Réserve
des Okapis d'Epulu (du nom d'un village situé au centre de cette réserve
couvrant près d'1,5 million d'hectares, où se trouve une station
d'élevage de l'espèce). Mais dans le passé, l'espèce
était également connue plus à l'Est, dans les forêts
qui sétendent dans la vallée de la Semliki. Une partie de ces forêts
est actuellement intégrée dans le Parc national des Virungas, créé
en 1925 et qui a été élevé au rang de Site du Patrimoine
de l'Humanité par l'U.N.E.S.C.O.
Végétation
du P.N. des Virungas : l'Okapi a été redécouvert dans les
forêts humides de plaine (en vert) au nord du parc
Source : WWF EARPO |
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L'équipe chargée
du recensement était également composée de membres de l'association
américaine Gillman International Conservation. Des pisteurs pygmées
appartenant aux éthnies Bambabuti et Batwa, et qui sont très doués
pour repérer les indices de présence de l'Okapi, avaient été
engagés pour accompagner les scientifiques. Le but du recensement était
de déterminer l'état de la forêt de même que le statut
d'espèces protégées comme les éléphants et
les chimpanzés.
A sa grande surprise, l'équipe a découvert 17 traces d'Okapis, dont
des empreintes dans la boue, des excréments et de la végétation
broutée par ces animaux. Elle a put également confirmer la présence
du Bongo, une grande antilope forestière rare qui, tout comme l'Okapi,
n'avait plus été signalée dans la région depuis près
d'un demi-siècle.
Les zones du Parc national des Virungas situées en plaine ont servi de
repaires pour différents groupes rebelles au cours des vingt dernières
années, ce qui a empêché l'I.C.C.N. d'y effectuer des patrouilles
régulières.
La nature difficile du terrain a heureusement empêché l'exploitation
forestière illégale et l'installation d'agriculteurs en quête
de terres. Cest, selon le W.W.F., ce qui explique pourquoi des espèces
rares ont pu survivre jusqu'à nos jours sans être remarquées.
«La redécouverte de l'Okapi dans le Parc national des Virungas après
cinquante ans est un signe très positif. A l'heure où la paix revient
progressivement en R.D.C., les sites protégés redeviennent des sanctuaires
pour la faune sauvage menacée dans cette région trop longtemps ravagée
par des troubles incessants» a déclaré Marc Languy, du programme
régional du W.W.F. en Afrique de l'Est. «Des espèces prestigieuses
ont survécu aux périodes de trouble, mais il reste beaucoup à
faire pour les sauvegarder ».
Le W.W.F. et l'I.C.C.N. collaborent avec les communautés locales depuis
1987 dans le Parc national des Virungas, en dépit des de l'insécurité
permanente qui a régné dans cette région. Parmi les activités
de conservation menées avec les populations locales, on peut citer la participation
volontaire des villageois à la démarcation des limites du parc national,
l'évacuation pacifique d'immigrants installés illégalement
dans le parc national, le développement de projets communautaires dagro-sylviculture
et l'éducation à l'environnement.
Le W.W.F. reste cependant très préoccupé par les nombreuses
activités illégales qui continuent à l'intérieur des
limites du parc, de même que par les appels lancés par des politiciens
locaux invitant les agriculteurs à s'installer dans la zone protégée.
« L'Okapi est l'animal national de la R.D.C. : sa survie dans les Virungas
est un encouragement pour les gardes du parc national qui ont traversé
des périodes particulièrement difficiles. Cest également
un hommage à leur dévouement légendaire », a ajouté
Norbert Mushenzi, le conservateur en chef de l'I.C.C.N. chargé de la zone
des Virungas dans laquelle a été effectuée la redécouverte
de lokapi. «l'I.C.C.N. a besoin du soutien continu de ses partenaires et
des populations locales afin de mettre fin à toutes les activités
illégales qui affectent le parc et protéger la forêt et la
faune pour les générations à venir ».
Le W.W.F. demande instamment au gouvernement de la R.D.C. de prendre toutes les
mesures appropriées pour assurer la protection à long terme du Parc
national des Virungas. Faute de quoi, le « retour » de l'Okapi ne
pourrait être quun simple sursis.
Pour plus d'informations : Anne Bellens, contact presse W.W.F.-Belgique, 02 340
09 92 - 0498 905 951 - anne.bellens@wwf.be.
- Marc Languy, Programme régional du W.W.F. pour l'Afrique de l'Est (EARPO),
tel : 254 20 387 26 30/31, mobile : 254 733 227 650, e-mail : Mlanguy@wwfearpo.org
ou info@wwfearpo.org.
Notes pour les journalistes :
Source : WWF-Belgique.
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France - Septembre 2006.
Des passereaux piégés par des dalles de calcaire.
Depuis novembre 2005, des milliers d´oiseaux ont été tués
par des tendelles sur les Causses à l´ouest du parc national des
Cévennes avec la permission du Ministère de l'Environnement.
La tendelle est un piège qui consiste en une dalle de calcaire pesant plusieurs
kilogrammes posée sur de petits morceaux de bois et entourée de
baies de genévriers comme appât. Il suffit que les oiseaux qui viennent
manger les fruits frôlent les brindilles pour qu'ils soient écrasées
sous la dalle ou pris au piège dans la cavité située sous
celle-ci.
Les victimes de ce piège digne de l'Âge de Pierre sont des passereaux
(grives, rougegorges, pipits et pinsons). Or ces espèces sont protégées
par la législation européenne qui interdit en outre l'usage de ces
pièges.
Sans aucune pression, la Ministre français pour l'Écologie et le
Développement, Madame Nelly Olin, a signé une loi en novembre 2005
qui a légalisé ce "passe-temps" dans les départements
de la Lozère et de l'Aveyron. Dès le début du mois de novembre
jusqu'à ce qu'à la fin janvier, ces pièges pourront être
posés dans 31 communes du sud du massif Central. Le Ministre a justifié
sa décision en précisant que ces pièges ne tuaient pas les
oiseaux, mais les "prenaient vivants" ...
En quelques jours, des observateurs ont compté plusieurs douzaines de tendelles,
dont certaines situées à la limite même du Parc National des
Cévennes. Des contrôles à proximité des villes de Millau
et de Florac ont permis de trouvé des grives (3 espèces), trois
rougegorges, un Pipit des près et un Pinson des arbres qui ont tous été
relâchés. Une projection sur la totalité du secteur donnerait
un total compris entre 75 000 et 125 000 pièges. Beaucoup de victimes ne
sont pas tuées sur le coup mais agonisent, suffoquent, meurent de soif
ou de stress. Ceux qui survivent ont leur cou cassé par le chasseur plus
tard.
La conclusion est que les chasseurs français ont « vendu »
ce piège au Ministre comme étant une tradition sélective
et humaine ...
Vous pourrez trouver un modèle de lettre de protestation à envoyer
au Ministère de l'Ecologie à l'adresse : www.proact-campaigns.net/localcampaigns/stone_traps.html
Source : www.proact-campaigns.net.
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Le Martin-pêcheur
à poitrine bleue (Alcedo cyanopecta) est l'un des 180 endémiques
de Philippines
Source : www.birdwatch.ph |
Philippines - Septembre
2006.
Festival des Oiseaux des Philippines.
Le Wild Bird Club of the Philippines (WBCP) soutient le deuxième Festival
d'Oiseaux des Philippines dont le thème est "Endemik : Pinas de sa
de lang de Dito" et insistant sur la convergence entre la protection des
oiseaux endémiques de l'archipel, la pratique de l'ornithologie et l'amour
simple de la nature.
Ce festival est le seul dans son genre dans le pays. Il se tiendra les 22 et 23
septembre à l'adresse suivante : Crossroad 77 Convenarium, au coin de la
Mother Ignacia Avenue et de la Scout Reyes Street à Quezon City. Il présentera
des expositions préparées par le Wild Bird Club of the Philippines
et par 14 associations et fondations. En outre, les visiteurs pourront assister
à des conférences publiques sur l'ornithologie, participer à
des ateliers artistiques et acheter des articles sur le thème de l'oiseau.
Le WBCP espère que ce festival sensibilisera le public sur la nécessité
de protéger la faune unique des Philippines.
La directrice du festival, Alice Villa-Real, rappelle qu'il existe plus de 570
espèces d'oiseaux aux Philippines, dont 180 sont endémiques. "Parmi
les oiseaux uniques au monde du pays, on compte le Phapitréron à
oreillons blancs présent dans plusieurs parcs et secteurs boisés
du centre de Manille".
Contact: Alice Villa-Real - 0917-5397861 / Michael Lu - 0926-6902972 - Site web
: www.birdwatch.ph
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France - septembre 2006.
Le Pic cendré nicheur sur la Côte de Granite Rose.
Selon un article publié le 6 septembre sur le site www.spectrosciences.com,
le Pic cendré (Picus canus), est noté depuis 2004 sur la Côte
de Granite Rose (Côtes dArmor, 22), et sa nidification y est possible.
Jusqu'à présent, l'espèce n'était connue pour la Bretagne
qu'en Ile-et-Vilaine. Ce Picidé a été observé dans
les zones boisées de la vallée des Traoüeros (nidification
probable au niveau du débouché de celle-ci), mais aussi sur le Grand
Site Naturel de Ploumanach et sur la commune de Pleumeur-Bodou.
Le Pic cendré
est classé dans la catégorie des espèces à surveiller
dont la Conservation Mérite une Attention Particulière (CMAP 5).
Ses effectifs en France sont évalués à moins de 10 000 couples
maximum (de 1 000 à 10 000 couples). La tendance est mal connue depuis
les années 1970, l'espèce est probablement stable sur le plan national
(CUISIN, 1999), mais en forte régression dans les régions du Centre
et de lEst, comme en Auvergne ou encore dans le Limousin.
Source : lire l'article
complet sur www.spectrosciences.com/article.php3?id_article=47
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Labbe à
longue queue (Stercorarius longicaudus) juvénile
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
Groenland - Septembre 2006.
Deux Labbes à longue queue suivis par satellite.
Après les Cigognes blanches, les Milans royaux, les Grands-ducs d'Europe
et les Harfangs des neiges, un nouvel oiseau est désormais suivi par le
Musée d'histoire naturelle de Fribourg (CH) à l'aide de satellites.
Deux Labbes à longue queue (Stercorarius longicaudus) ont en effet été
munis de balises Argos en juillet 2006, dans le Grand Nord.
Une expédition franco-suisse
s'est rendue cet été au Nord-est du Groenland afin d'étudier
les populations de différents animaux. En première mondiale : deux
Labbes à longue queue ont été capturés et munis de
balises solaires pesant 9.5 grammes. Ce sont les plus petites balises existantes.
Les oiseaux pourront ainsi être suivis pendant plusieurs années.
Le but de ce projet commun
du GREA (Groupe de recherches en écologie
arctique) et du Musée d'histoire naturelle de Fribourg est de trouver le
quartier d'hiver de ces oiseaux. Du même coup, il cherche à déterminer
par quelles voies de migration ces oiseaux parviennent à leur quartier
d'hiver, puis retournent vers leur site de nidification le printemps suivant.
La biologie de reproduction
des labbes est bien connue. On ignore en revanche l'emplacement où ils
passent l'hiver ; on suppose qu'ils émigrent vers l'hémisphère
sud. On ne sait pas non plus s'ils changent de région plusieurs fois par
hiver.
Leur surprenante migration
peut être suivie étape par étape sur les pages internet du
Musée d'histoire naturelle de Fribourg: www.fr.ch/mhn
Source : Musée d'histoire
naturelle de Fribourg.
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