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en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Trajet des trois Ibis chauves suivis par satellite vers leurs quartiers d'hivernage. Point rouge : colonie près de Palmyre en Syrie. Points jaunes : étapes de migration
Carte : Ornithomedia.com, d'après la RSPB
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Moyen-Orient - Août 2006.
Salam, Sultan et Zenobia suivis par satellite.
Sur le site de la RSPB (www.rspb.org.uk), il est possible de suivre sur une carte le trajet vers leurs quartiers d'hivernage de trois Ibis chauves (Geronticus eremita) nés en Syrie et équipés de balises ARGOS (voir notre brève Trois Ibis chauves suivis par satellite). Les emplacements exacts ont été modifiés pour assurer la
Protection des oiseaux. La carte est mise à jour dès réception des données du
satellite.
Il est possible de s'y déplacer en utilisant des flèches. Vous pouvez également faire un zoom, visualiser les photos satellitaires, et cliquer sur les marqueurs individuels pour obtenir de plus amples renseignements sur chaque étape du trajet.
A l'inverse de la population marocaine, les oiseaux syriens sont migrateurs, et la connaissance de leurs quartiers d'hivernage est très importante pour leur protection.
Mi-juillet 2001, après s'être reproduits, ces oiseaux ont quitté leur colonie près de Palmyre vers une destination inconnue. D'anciennes données suggèrent que l'espèce hiverne dans les pays bordant la Mer Rouge, mais personne ne sait vraiment où.
La RSPB a travaillé avec Birdlife Middle-East, le gouvernement syrien et
plusieurs scientifiques, avec le soutien aussi National Geographic Society et de l'Africa Eurasian Waterbird Agreement, afin d'installer des émetteurs sur ces trois oiseaux.
L'équipe a capturé deux mâles (appelés Salam et Sultan) et une
femelle (appelé Zenobia, d'après l'ancienne reine de Palmyre) près de leur colonie en juin 2006 et trois émetteurs ont été installés. Ces derniers sont très petits et légers et sont placés au bas du dos. Ils ont soigneusement été conçus pour éviter de gêner les ibis.
Voir la carte sur www.rspb.org.uk/tracking/northern_bald_ibis.asp.
Source : www.rspb.org.uk.
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Taiwan - Août 2006.
La Brève migratrice menacée par un barrage.
Un habitat vital pour la Brève migratrice (Pitta nympha) à Taiwan est encore une fois menacé de destruction par la construction d'un barrage dans le secteur d'Hushan.
Le premier projet de barrage dans la vallée de You-cing, située dans le secteur d'Hushan, au sud-est de la ville de Douliu, date de 1994. Le réservoir aurait permis, selon ses promoteurs, de suppléer au manque d'eau pour les usages agricoles et domestiques, et de ralentir l'affaissement de terrain provoqué par les pompages excessifs d'eau souterraine. Plus de dix années plus tard, le barrage n'existe toujours que sur le papier, et un nombre grandissant de gens s'opposent à sa construction.
La vallée de You-cing est couverte par une forêt tropicale qui accueille une grande richesse d'espèces animales et végétales, avec notamment une belle variété d'oiseaux endémiques et migrateurs. On y trouve en particulier la Pirolle de Formose (Urocissa caerulea) et le Faisan de Swinhoe (Lophura swinhoii), deux espèces endémiques (lire notre article sur Taiwan). 31 espèces de grenouilles ont en outre été recensées dans la vallée.
Mais un oiseau symbolise particulièrement l'importance du secteur, la Brève migratrice, qui niche à You-cing après avoir hiverné en Malaisie et en Indonésie. Menacée par la destruction de son habitat, il ne reste plus que 2 000 oiseaux dans le monde.
Cette brève est considérée comme vulnérable par Birdlife International et par l'Union Internationale pour la Conservation de Nature (IUCN), sa capture et sa vente sont interdits par la Convention sur le Commerce international des Espèces en danger (CITE), et est elle inscrite en tant qu'espèce en danger par Taïwan.
La région d'Hushan abrite la plus forte population de l'espèce dans le monde.
Les représentants de Birdlife ont visité Taiwan en 2000 et ont exprimé leurs inquiétudes concernant l'exploitation des forêts locales; en 2004, l'organisation a écrit au président Chen Shui-bian pour demander la protection de l'habitat de la Brève migratrice; en particulier, Birdlife a demandé une nouvelle étude d'impact du futur barrage d'Hushan prenant en compte l'importance des écosystèmes du secteur et les alternatives viables et bon marché qui avaient été suggérées comme alternatives.
Cependant, même sous protection légale et le lobbying des protecteurs de la nature, la vallée connaîtrait d'autres menaces liées aux pressions croissantes des intérêts économiques impliqués dans le projet de barrage de Hushan; le Bureau Forestier a ainsi décidé en janvier 2005 de privatiser les terres du secteur, et il existe des projets majeurs de construction, dont une vaste zone industrielle à Yunlin qui serait très consommatrice d'eau. Les habitants locaux soutiennent le projet de barrage et ne se sentent pas menacés par un effondrement possible de celui-ci.
Pourtant, une étude sur les impacts écologiques et de la géologie du site avait mis en avant les nombreux risques et inconvénients prévisibles.
Vous pouvez soutenir l'action des associations locales et de BirdLife International en envoyant par e-mail la lettre de protestationau président taiwanais visible sur www.proact-campaigns.net/localcampaigns/fairy_pitta.html.
Plus d'informations sur les richesses de la vallée sont disponibles sur http://en.wildatheart.org.tw/archives/the_hushan_dam.html.
Source : www.proact-campaigns.net
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Etats-Unis - Août 2006.
La population de Parulines de Kirtland au plus haut.
Selon des officiels de l'état du Michigan, la population du Michigan de Parulines de Kirtland (Dendroica kirtlandii) est au plus haut depuis 55 ans, soit depuis qu'elle est suivie.
Les biologistes ont compté 1 478 mâles chanteurs de cette espèce menacée (l'une des plus rares des Etats-Unis) en 2006, soit 63 de plus qu'en 2005.
L'état suit l'espèce depuis 1951.
Les effectifs les plus bas avaient été
enregistrés en 1974 et 1987, avec seulement 167 mâles chanteurs.
L'étude est conduite chaque année pendant de 10 jours en juin.
Les chanteurs ont été recensés dans 11 comtés du nord de la Lower Peninsula et dans quatre de l'Upper Peninsula (au sud du Lac Michigan).
Source : www.lansingstatejournal.com.
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Etats-Unis - Août 2006.
Les Bruants chanteurs dissimulent leurs maladies pour séduire.
Tout le monde connaît l'adage "il faut souffrir pour être beau (belle)". Mais le mâle de Bruant chanteur (Melospiza melodia) va plus loin : selon une étude récente, il irait jusqu'à supporter et à cacher sa maladie pour ne pas risquer de faire fuir les femelles.
Noah Owen-Ashley, biologiste de l'Alaska Department of Wildlife Management de Barrow, a détecté ce phénomène au cours d'une étude sur le comportement des oiseaux malades.
Les scientifiques ont ainsi provoqué un comportement maladif chez des oiseaux en laboratoire en leur injectant des lipopolysaccharides (LPS), un composant qui réduit leur appétit et leur intérêt pour leurs congénères. Noah Owen-Ashley voulait savoir si cet effet était similaire chez des individus sauvages.
En utilisant des filets et un faux oiseau diffusant un chant enregistré, le biologiste et son équipe ont capturé 30 bruants mâles dans l'Etat de Washington au cours du printemps et de l'automne 2001. L'équipe a injecté du LPS à la moitié des oiseaux, et une solution saline à l'autre moitié. Les chercheurs ont ensuite laissé partir les oiseaux et les ont repris 24 heures plus tard (des bagues indiquaient quels individus avaient reçu l'injection de LPS).
Durant l'hiver, on a pu constaté un effet net du LPS : les oiseaux ayant reçu le composé avaient perdu 5% de leur poids, alors que les autres avaient gardé un appétit intact. Le LPS avait aussi rendu les oiseaux moins agressifs.
Mais le LPS avait beaucoup moins d'impact au printemps, causant seulement une diminution de poids. Et les oiseaux ayant reçu du LPS chantaient comme leurs congénères témoins, et étaient aussi agressifs envers le faux oiseau que ces derniers : il semble donc que l'instinct printanier de reproduction réduise ou annule les effets du LPS.
Les hormones pourraient être la cause de cet effet : les niveaux élevés de corticostérone ou de testostérone pourraient annuler la réponse immunitaire qui rend les oiseaux malades. Mais il est aussi possible que les oiseaux sauvages négligent simplement leurs symptômes pendant la saison de reproduction. Malgré un faible appétit, les mâles pourraient essayer de maintenir leur poids pour ne pas apparaître sous-alimentés aux yeux des femelles.
Il serait intéressant, selon Noah, de voir si le succès de reproduction est corrélé à la suppression de la réponse immunitaire.
Source : sciencenow.sciencemag.org
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