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en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Pic à bec d'ivoire, Singer Tract, Louisiane, 1935
Photo : David Allen / www.ivorybill.org |
Etats-Unis - Juillet 2006.
Le Pic à bec d'ivoire bloque un projet d'irrigation.
Un juge fédéral a stoppé le 25 juillet un projet d'irrigation
de 320 millions de dollars de crainte d'une dégradation de l'habitat du Pic à bec d'ivoire, qui aurait été redécouvert en 2004 (lire Le
Pic à bec d'ivoire de l'Arkansas : un Pic aberrant ?), même si aucune preuve réellement tangible de cette présence n'a été présentée au public jusqu'à présent.
Malgré cela, le juge fédéral William R. Wilson a affirmé qu'il était obligé de prendre la compte la présence possible de l'espèce dans sa décision, afin d'éviter que l' Endangered Species Act puisse être violé.
Selon le fonctionnaire, "lorsqu'une espèce est en danger, la décision doit toujours pencher en la faveur de celle-ci. Et ici, nous avons des preuves que l'existence du Pic à bec d'ivoire pourrait être menacée".
La National Wildlife Federation et l'Arkansas Wildlife Federation avaient poursuivi en justice l'Army Corps of Engineers, affirmant qu'une station pompant les eaux de la White River tuerait des arbres où pourrait loger un pic et le dérangerait par son bruit.
Le juge a affirmé que l'Army Corps of Engineers et que l'Interior Department doivent conduire des études complémentaires.
Le Grand Prairie Irrigation Project a été initié en 2005, à environ 14 miles de l'endroit où le pic aurait été aperçu. Les travaux ont été suspendus à la mi-mars pour ne pas dépasser le budget; ils doivent reprendre en octobre, au début de la nouvelle année fiscale.
Environ 80 millions de dollars ont déjà été dépensés. Le projet doit commencer à livrer de l'eau aux agriculteurs en 2010 ou en 2011.
Les ingénieurs ont mené une étude démontrant que le projet ne nuirait pas significativement à l'habitat du pic, mais pour les associations, cette étude est trop limitée. Les agences fédérales de l'environnement devront évaluer la présence éventuelle de tout nid de pic et de site de nourrissage à 2 miles et demi autour du projet.
La station pomperait plusieurs centaines de milliards litres d'eau de la White River chaque année. Pour les autorités, les cultures de soja, de coton et de riz de l'est de l'Arkansas pourraient ne plus disposer de suffisamment d'eau en 2015, causant de graves problèmes économiques.
Un avocat de Ministère de la Justice a précisé qu'un retard d'un mois dans le projet d'irrigation coûterait au corps d'ingénieurs 264 000 dollars, et 3 millions de dollars dans le cas d'un délai de six mois.
Source : Yahoo News.
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Canard à
tête rose (Rhodonessa caryophyllacea) adulte
Source : WWT |
Myanmar - Juillet 2006.
Pas de trace du Canard à tête rose ...
Durant l'hiver 2004, Une équipe de
BirdLife International effectuant des comptages hivernaux au Myanmar (Birmanie)
aurait observé, avec une "probabilité
de 99%", un Canard à tête rose (Rhodonessa caryophyllacea),
considéré comme disparu (lire notre article Possible
observation d'un Canard à tête rose au Myanmar).
Une quatrième étude conjointe entre BirdLife/Biodiversity et la Nature Conservation Association (BANCA - BirdLife Myanmar) qui a eu lieu en 2006 dans l'Etat du Kachin, dans le nord du pays, n'a pas permis de prouver l'existence de cette espèce.
Jonathan Eames, de BirdLife Indochina, explique : "nous avons pris en compte les données locales, mais toutes concernaient des Canards à ailes blanches. Si le Canard à tête rose était sédentaire dans le Kachin, nous l'aurions sûrement repéré. Peut-être a-t-il réellement disparu, ou bien est-ce juste un visiteur dans la région".
L'équipe a utilisé des éléphants et des bateaux pour parcourir les prairies inondables et bras morts le long de la Rivière Nat Kaung, au nord de Kamaing et au sud de Shadusup.
Bien qu'aucun Canard à tête rose n'ait été trouvé, plusieurs espèces globalement menacées ont été vues, dont le Paon spicifère (Pavo muticus), le Canard à tête blanche (Cairina scutulata), le Grébifoulque d'Asie (Heliopais personata), le Vautour chaugoun (Gyps bengalensis), le Vautour indien (Gyps teniurostris), le Héron impérial (Ardea insignis) et le Marabout chevelu (Leptoptilos javanicus).
De grands secteurs d'habitat apparemment favorables ont été maintenant étudiés dans l'Etat de Kachin, dans le cadre d'un projet subventionné par le gouvernement britannique. Nullement ébranlée, l'équipe examinera des secteurs au sud du Myanmar où des Canards à tête rose ont été historiquement notés.
Source : Birdlife International.
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Calobate de Sumatra (Carpococcyx viridis), photo prise par un piège photographique, Sumatra, juillet 2006
Photo : Y Dinata (FFI) / M Linkie (DICE) |
Indonésie - Juillet 2006.
Premières photos d'un Calobate de Sumatra !
Une équipe conjointe de scientifiques anglais et indonésiens étudiant les tigres dans les forêts tropicales du centre-ouest de l'île de Sumatra ont photographié début juillet 2006 l'une des espèces d'oiseaux les plus rares d'Indonésie, le Calobate de Sumatra (Carpococcyx viridis) dans une ancienne concession forestière proche du parc national de Kerinci Seblat.
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Calobate de Sumatra (Carpococcyx viridis), photo prise par un piège photographique, Sumatra, juillet 2006
Photo : Y Dinata (FFI) / M Linkie (DICE) |
Les clichés ont été obtenus par un piège photographique.
Mr Yoan Dinata, du Fauna & Flora International's (FFI) (2) Indonesia Programme, précise : "nous avions réussi à photographier des Calaos rhinocéros et des Argus géants, mais nous n'arrivions pas à croire que nous avons réussi à prendre en photo cette espèce !".
Jusqu'à présent, cet oiseau endémique de Sumatra n'avait été noté qu'une fois depuis 1916, en 1997 dans le sud de l'île.
Pour Matthew Linkie, du Durrell Institute of Conservation and Ecology (Université du Kent) (1) "découvrir cette espèce en danger critique près du parc de Kerinci Seblat est passionant.
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Calobate de Sumatra (Carpococcyx viridis), dans son habitat, Sumatra, juillet 2006
Photo : Y Dinata (FFI) / M Linkie (DICE) |
En effet, cet oiseau a été trouvé dans une forêt dégradée proche du parc, et le cliché obtenu montre que les jeunes biologistes indonésiens que nous avons formé à la technique du piège photo sont opérationnels".
Les forêts tropicales de Sumatra sont parmi les plus riches du monde, mais aussi parmi les plus menacées, notamment du fait de l'extension des cultures commerciales.
M Sukianto Lusli, l'administrateur de BirdLife Indonésie (3), ajoute : "cette découverte passionnante souligne l'importance de préserver sélectivement des anciennes concessions autour des parcs nationaux.
| Situation du parc national du Kerinci Seblat, Indonésie |
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Les forêts tropicales des basses-terres de la Sumatra seront entièrement détruites du fait des activités illégales et non raisonnées, à moins que nous les protégions maintenant."
Le Dr Jito Sugardjito de FFI Indonesia, conclut : "les patrouilles, notamment composées d'habitants locaux, et coordonnées par Fauna & Flora International
et la direction du parc de Kerinci Seblat sont vitales pour la survie d'espèces rares et menacées".
(1) Le Durrell Institute of Conservation and Ecology (DICE) agît dans plus de 70 pays pour associer conservation et développement durable en se basant sur les sciences pour contribuer à la préservation de la biodiversité. DICE a lancé un projet de protection des tigres et de leur habitat depuis janvier 2004 en Indonésie. Un réseau d'appareils photographiques à déclenchement automatique a été installé en forêt pour mieux connaître ce félin. Ce projet a été initié par 21st Century Tiger (www.21stcenturytiger.org), People's Trust for Endangered Species (www.ptes.org), The Rufford Foundation (www.rufford.org) et l'US Fish and Wildlife Service (www.fws.org).
(2) Fauna & Flora International (FFI) (www.fauna-flora.org) est la plus anciienne organisation mondiale de protection de la nature, fondée en 1903. FFI agit pour la protection des espècs menacées et de leur habitat, en se basant sur des solutions de développement durable. Le but de FFI est de favoriser la protection de la biodiversité en associant les populations locales.
(3)
BirdLife International est une fédération mondiale d'associations de protection des oiseaux et de leurs habitats, travaillant avec les communautés locales.
Sites web à visiter :
- www.kent.ac.uk/anthropology/dice/
- www.sumatran-tiger.org.uk/
-
www.kerinci.org/
-
www.fauna-flora.org/
- www.birdlife.net
-
www.blackwellpublishing.com/journal.asp?ref=0021-8901&site=1
Contact : Chris Loades
- Communications Officer
- Fauna & Flora International
- Great Eastern House
Tenison Road
- Cambridge CB1 2TT
Royaume-Uni . Tel: +44 1223 579021 -
Fax: +44 1223 461481
- Email: chris.loades@fauna-flora.org.
Source : Fauna & Flora International (FFI) (www.fauna-flora.org)
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Chine - Juillet 2006.
Un oiseau préhistorique étonnamment moderne.
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Gansus yumenensis, un oiseau préhistorique de 110 millions d'années. En dépit du fait qu'il était contemporain des dinosaures, il était étonnament proche des oiseaux modernes
Dessin : Ornithomedia.com, d'après Mark A. Klingler/CMNH |
La découverte récente en Chine d'un fossile d'un oiseau vieux de 110 millions d'années appelé Gansus yumenensis confirme l'hypothèse selon alquelle les caractéristiques principales des oiseaux modernes sont apparues tôt, longtemps avant la fin des dinosaures.
Il s'agît aussi d'une preuve indirecte que l'ancêtre commun de tous les oiseaux actuels était adapté à la vie aquatique.
Des paléontologistes chinois et américains ont localisé les fossiles de Gansus yumenensis très bien conservés dans des dalles d'argile formées par des sédiments déposés sur le fond d'un lac ancien.
L'équipe menée par Hai-lu You, de l'Académie Chinoise de Géologie de Pékin, a fait la découverte à environ 2 000 kilomètres à l'ouest de Pékin, dans la province de Gansu.
Comme les os ont été ensevelis lentement dans l'argile, le squelette est peu dégradé, et des tissus mous ont également été conservés, y compris des plumes du vol et la membrane entre les orteils (comme ceux d'un canard).
Gansus était précédemment connu seulement par une patte fossile découverte dans le même gisement en 1981. Des fouilles en 2003 et 2004 ont permis de mettre à jour quelques 50 nouveaux spécimens d'oiseaux, la plupart de la même espèce à priori.
Cinq des squelettes récemment découverts, pratiquement complets, ont été décrits en détail dans l'édition du 16 juin 2006 du journal Science.
S'il ressemblait et vivait comme un canard, Gansus n'en n'était pas un.
Le co-auteur de l'étude, Jerald Harris, directeur de paléontologie au Dixie State College de St. George, Utah, explique que Gansus partageait beaucoup des caractéristiques des squelettes des oiseaux modernes, y compris le genoux noueux typiques des nageurs sous-marins comme les plongeons et les grèbes.
De plus, la peau conservée des pattes palmés montre une structure microscopique identique à celle des oiseaux aquatiques d'aujourd'hui.
Pour Harris, "il était imprévu de trouver un oiseau si évolué dans une couche géologique si ancienne; cela sous-entend que les caractéristiques anatomiques des oiseaux modernes ont évolué très rapidement".
Selon les chercheurs, Gansus est le plus ancien représentant clairement établi de la sous-classe des Ornithurae, le groupe le plus proche des oiseaux modernes.
Les fossiles de Gansus ont seulement 10 à 15 millions d'années de moins que ceux des dinosaures à plumes découverts il y a une décennie à Liaoning, dans l'Ouest de la Chine.
La plupart des oiseaux fossiles de cette époque appartiennent à une lignée différente des oiseaux modernes, appelée "oiseaux inversés" : ce nom vient du fait que les os de leurs épaules et de leurs pattes s'enclenchent ensemble d'une manière inversée par rapport à celle des oiseaux d'aujourd'hui.
Les oiseaux opposés ont formé le groupe d'oiseaux dominants de la période Crétacé (de - 145,5 à - 65,5 millions d'années). Ils ont disparu avec les dinosaures, ne donnant pas de descendants modernes.
Les auteurs de l'étude estiment que l'emplacement où a été découvert Gansus est peut être le site le plus ancien du Crétacé où les ornithurans ont dominé les oiseaux opposés.
Les experts diffèrent dans leurs évaluations sur les liens entre Gansus et les oiseaux modernes, comme les canards.
Les auteurs de l'article de Science estiment que, comme Gansus, les premiers vrais oiseaux étaient aquatiques, mais étaient issus d'ancêtres terrestres. Ils se seraient ensuite répandus dans les milieux terrestres quand les oiseaux opposés ont décliné.
Mais la paléontologiste Julia Clarke, de la North Carolina State University de Raleigh, est en désaccord avec cette théorie : elle estime qu'il n'y a pas nécessairement des passages successifs vers différents habitats. Elle pense plutôt qu'il y avait une grande variété de types d'oiseaux durant la période qui a précédé l'apparition des oiseaux modernes.
Les experts estiment que le site de fouille chinois va révèler bien des surprises dans le futur, avec notamment de nouveaux fossiles de dinosaures à plumes à venir.
Source : National Geographic
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