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Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
    Malaisie - Mai 2006
Situation des forêts de Belum-Temengor
Situation des forêts de Belum-Temengor
Sauvez les forêts de Belum-Temengor.
En avril 2006, la Malaysian Nature Society (MNS) a lancé une campagne pour essayer de sauvegarder le complexe forestier de Belum-Temengor. Cette campagne a pour objet de sensibiliser le public et d'encourager les autorités à protéger cette zone d'une grande importance.
Les deux réserves forestières de Belum-Temengor, dans la province de Perak, constituent un ensemble unique d'environ 3 000 kilomètres carrés.
Royal Belum a été protégée en 2000, et un parc y est en cours de création.
Malheureusement, le sort de Temengor est plus incertain. Si certains secteurs (situés au sein du Perak Integrated Timber Complex) sont exploités de façon durable, d'autres sont coupés d'une manière beaucoup moins soucieuse de l'environnement.
Cependant, le projet peut-être le plus nuisible planifié par le Belum Temengor Forest Complex est l'installation d'une plantation d'acacias le long de la East West Highway. D'un point de vue écologique, cela entraînerait une rupture génétique entre les espèces animales et végétales installées au nord et au sud de cette plantation, et cela perturberait gravement les modèles migratoires de grands mammifères (comme les éléphants).
Activité forestière
Activité forestière non durable à Belum-Trémengor, Malaisie
Source : Malaysian Nature Society
L'acacia est un arbre introduit particulièrement indésirable, car il colonise facilement des espaces ouverts. Peu d'animaux peuvent y survivre. La plantation ferait jusqu'à six kilomètres de large.
Belum-Temengor accueille entre autres de belles populations de Calaos à gorge claire (Aceros subruficollis), une espèce globalement menacée.
Le gouvernement local a annoncé qu'il supprimerait graduellement les activités forestières à Temengor une fois que les autres activités économiques comme l'eco-tourisme auront pris le relais. Mais MNS fait remarquer que ce tourisme a besoin d'un habitat intact pour prospérer. L'association a lancé une étude pour étudier la biologie des Calaos à gorge claire, mais il reste encore beaucoup à apprendre.
Forêt collinaire
Forêt primaire collinaire à Belum-Trémengor, Malaisie
Source : Malaysian Nature Society
L'East West Highway est un élément positif pour le développement de l'éco-tourisme, car cette voie permet de découvrir la beauté des lieux. Des troupeaux d'éléphants peuvent ainsi être vus broutant parmi la végétation herbacée le long de la route.
MNS demande que la totalité de Belum-Temengor soit protégée d'une façon permanente.
Le Gouvernement Fédéral doit soutenir financièrement les provinces pour quelles protègent leurs forêts, comme cela est stipulé dans le National Physical Plan soutenu par le Premier Ministre. On peut ainsi lire dans ce document que les forêts intactes valent loin plus ce que rapporte l'industrie forestière.
Pour signer la pétition pour demander la protection du massif de Belum-Temengor , cliquez sur http://64.91.240.155/bt/sign.htm.
Source : www.birdlife.net

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    Nouvelle-Calédonie - Mai 2006.
Lori à diadème (Charmonsyna diadema)
Lori à diadème (Charmonsyna diadema) femelle
Dessin : Ornithomedia.com
A la recherche du Lori à diadème.
Lors de la British Birdwatching Fair d'août 2006 sera lancée une nouvelle campagne pour lever des fonds intitulée "Saving the Endangered Parrots of the Pacific".
L'une des espèces cibles sera le Lori à diadème (Charmonsyna diadema) de Nouvelle-Calédonie, dont le seul spécimen connu, capturé en 1859, est une femelle conservée naturalisée dans les collections du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.
Il s'agît d'un petit perroquet de 19 cm de long, vert brillant, avec une face jaune et une couronne bleue, présent uniquement sur Grande Terre.
On ne sait pas quel est le plumage du mâle, que l'on suppose bien différent.
Situation du Mont Ignambi, où a été collecté le Lori à diadème en 1913; en rouge, présence possible passée de l'espèce sur Grande Terre (Nouvelle-Calédonie)
Carte : Ornithomedia.com
Situation du Mont Ignambi
Un autre lori a été collecté (puis perdu) en 1913 dans “les dernières forêts derrière Oubatche” (secteur du Mont Ignambi) au nord-est de l'île. Depuis, aucune donné n'a été obtenue. Toutefois, un ingénieur forestier aurait observé deux possibles oiseaux en 1953 ou 1954 volant au-dessus de la forêt dans les montagnes centrales. Il a précisé que les oiseaux étaient verdâtres avec du jaune sur l'abdomen.
Le 3 juin 1976, le même, observateur aurait entendu un appel différent de celui bien connu du Loriquet arc-en-ciel près du Mont Panié, et il aurait aperçu deux petits perroquets verts.
En 1998, une expédition menée autour du Mont Ignambi n'a révélé aucuns indices de présence de l'espèce, malgré six mois de recherches. Aucun cri n'a été entendu, et pourtant, ce lori est réputé être bruyant.
Toutefois, de vastes secteurs forestiers de montagne subsistent, et la biologie de l'espèce est peu connue, ce qui laisse un peu d'espoir aux biologistes.
Mais la disparition des forêts de plaine pourrait être à l'origine du déclin du Lori à diadème, qui les fréquentait peut-être à certains moments de l'année. Les rats sont également une explication possible de cette chute des populations. Il semble en outre que l'espèce n'ait jamais été commune. Il subsiste néanmoins quelques espoirs, et de nouvelles expéditions sont planifiées.
L'Egothèle calédonien (Aegotheles savesi), une espèce d'engoulevent, est une autre espèce réputée disparue de Nouvelle-Calédonie, qui n'est connue que de quelques spécimens naturalisés dans des musées et de quelques données non confirmées rapportées en divers emplacements de la Grande Terre au cours de la première partie du vingtième siècle.
Mais en 1998 un possible oiseau a été vu pendant 30 secondes par Jonathan Ekstrom et Joe Tobias, deux membres de Birdlife, survolant la vallée de la Rivière Ni. Des recherches ultérieures n'ont pas permis de localiser l'oiseau.

Des espoirs sont donc permis pour des biologistes prêts à explorer les forêts isolées de l'intérieur de l'île.

Source : www.birdlife.net
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    Cuba - Mai 2006.
Expédition à la recherche du Pic à bec d'ivoire.

Situation de la Sierra Maestra à Cuba
Situation de la Sierra Maestra
Des ornithologues cubains vont rechercher le Pic à bec d'ivoire dans les forêts de pins de la Sierra Maestra à l'est de l'île (lire notre article sur Cuba). Cette zone très boisée était interdite d'accès, y compris aux scientifiques, depuis que Fidel Castro avait accédé au pouvoir il y a presque 50 ans. Cette nouvelle expédition, financée par Birdlife International, a débuté fin avril.
Arturo Kirkconnell, co-auteur de l'ouvrage "A Field Guide to the Birds of Cuba" et l'un des meilleurs connaisseurs de l'île, affirme : "je pense que l'oiseau est encore ici; nous avons maintenant la chance de prospecter des secteurs jamais visités auparavant; l'habitat est idéal, et il n'y a pas de preuve que le pic n'est plus présent dans cette zone."
La raison pour laquelle le régime cubain a décidé d'ouvrir à l'exploration scientifique quelques secteurs isolés de la province de Guantanamo, à l'est de l'île, et de Pinar del Rio, à l'ouest de la Havane, n'est pas très claire, y compris pour les scientifiques concernés.
Les étrangers connaisseurs du projet estiment que les interdictions précédentes seraient liées à des raisons de sécurité de l'état et de fantaisie bureaucratique.
David Wege, le directeur du programme Antilles chez Birdlife International, précise que "la Sierra Maestra a été variablement ouverte au cours des trois ou quatre dernières années, et venant d'une administration fermée, c'est plutôt une chose incohérente".
Le lancement d'une recherche du Pic à bec d'ivoire à Cuba suit la redécouverte (controversée, lire Le Pic à bec d'ivoire de l'Arkansas : un Pic aberrant ?) de l'espèce dans Arkansas aux États-Unis en avril 2004. Cet événement, annoncé officiellement en avril 2005, a entraîné un programme de protection de plusieurs milliers d'hectares de forêt inondable et une compagne de promotion internationale. A Cuba, où les gens luttent au quotidien pour leur survie, une expédition pour retrouver un oiseau rare a peu de chance de mobiliser les foules. Mais essayer de vérifier l'existence du pic pourrait constituait un élément positif pour l'image de la nation au niveau de la protection de l'environnement.
David Wege estime "qu'il y a une chance importante pour que l'espèce ait survécu dans de vastes forêts peu connues; et c'est pour cela que de l'argent est mis dans ces recherches".
Eduardo Inigo-Elias, un ornithologue de l'Université de Cornell, qui dirige les recherches du Pic à bec d'ivoire dans l'Arkansas, précise "qu'il reste à Cuba moins de milieux favorables pour le pic qu'aux États-Unis, mais que l'île a 600 secteurs protégés, et que cet intérêt pour l'espèce est un bon signe". Il ajoute : "j'espère qu'un jour on pourra dire qu'il a été trouvé !".
Autrefois répandu dans les vieilles forêts du sud-est des États-Unis et de Cuba, le Pic à bec d'ivoire est le deuxième plus grand pic du monde après le Pic impérial. La dernière photographie universellement admise de l'oiseau a été prise justement à Cuba en 1948. Depuis lors, l'oiseau aurait été aperçu plusieurs fois aux États-Unis et Cuba. La dernière donnée fiable sur l'île a été obtenue dans la province de Guantanamo en 1986 par Lester Court, alors président de l'American Museum of Natural History de New York. Mais Arturo Kirkconnell, 46 ans, conservateur du Musée National d'Histoire Naturelle de Cuba, est certain d'avoir entendu le double tambourinage typique du pic en 1999 à Pinar del Rio. Il a dit aussi avoir recueilli des rapports fiables d'observations de la part de gardes forestiers dans la Sierra de Maestra.

Source : Mike Clary dans www.cubanet.org
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Condor de Californie (Gymnogyps californianus) adulte
Condor de Californie (Gymnogyps californianus) adulte
Dessin : Ornithomedia.com
Etats-Unis - Mai 2006.
Reproduction du Condor de Californie dans le centre de la Californie.

Pour la première fois depuis plus de 100 ans, un couple de Condors de Californie (Gymnogyps californianus) a niché dans le nord de la Californie.
Des volontaires de la Ventana Wildlife Society ont repéré fin mars un couple au comportement reproducteur typique dans une cavité d'un séquoia à Big Sur, un secteur côtier au sud de Monterey.
Situation de Big Sur en Californie
Situation de Big Sur en Californie
Le mâle et la femelle se sont relayés tous les deux ou trois jours pour surveiller le nid, qui contenait un œuf, ne s'en éloignant jamais plus de quelques minutes.
Les scientifiques ont travaillé pendant des années à sauver le condor de l'extinction, et cet événement est donc très encourageant.
L'association Ventana a commencé à relâcher des condors en 1997 et surveille maintenant une population de 38 condors en Californie centrale. Le dernier oeuf connu de condor sauvage dans le nord et le centre de la Californie date de 1905 dans le Comté de Monterey justement.
Environ 40 % des condors relâchés sont morts, suite notamment à des attaques d'Aigles royaux (Aquila chrysaetos) ou à des collisions avec des lignes à haute tension. Les biologistes précisent toutefois que le taux de mortalité des condors de Big Sur est beaucoup plus faible.

Source : Associated press
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  Indonésie - Mai 2006
La Chine détruit les forêts de Papouasie pour les JO de Pékin de 2008.

Deux ans avant les jeux olympiques de Pékin en 2008, le gouvernement chinois a acheté récemment pour un milliard de dollars une vaste zone de forêts tropicales dans la province indonésienne de Nouvelle-Guinée pour la construction d'équipements sportifs.
Environ 800 000 mètres cubes de bois de merbau (intsia spp), une essence menacée, seront exportés vers la Chine. Cette portion de l'île de Nouvelle-Guinée possède certaines des dernières zones intactes de forêts tropicales de la région, et leur richesse naturelle est immense.
Alors que les jeux olympiques sont censés symboliser des valeurs nobles, la destruction d'un patrimoine mondial de l'humanité dans le but de les organiser pose de sérieuses questions morales.
Pour protester contre cette situation, vous pouvez signer la pétition sur:
www.rainforestportal.org/alerts/send.asp?id=olympic_timber

A noter que dans le même temps, la Chine va acquérir plus d'un million d'hectares de forêts de moyenne montagne à Bornéo (Indonésie) pour y installer d'immenses plantations de palmiers à huile, dont la matière première est de plus en plus utilisée par l'industrie chimique du pays.

Source : www.rainforestportal.org.
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