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en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Inde - Avril 2006.
Un nouveau Garrulaxe photographié pour la première fois!
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Nouveau garrulaxe non encore décrit (Liocichla sp.), possible mâle, Eaglenest Wildlife Sanctuary, Arunachal Pradesh, Inde, le 10 avril 2006
Photo : Simon Allen / www.orientalbirdimages.org |
Un Garrulaxe (Liocichla sp.), non encore décrit pour la science a été photographié pour la première fois le 10 avril 2006 par Simon Allen (spma@charterhouse.org.uk) dans l'Eaglenest Wildlife Sanctuary, état de l'Arunachal Pradesh (Inde).
On peut voir clairement sur le cliché (ci-contre) le dessous de la queue cramoisi sombre d'un (présumé) mâle, la coloration grise du cou et des côtés de la poitrine, et la calotte sombre qui contraste avec les zones lorale et parotique jaune brillant.
L'habitat était une zone arbustive humide avec quelques arbres de faible hauteur située le long d'un ravin, ponctuée de quelques grands arbres, avec un sous-bois dense.
L'oiseau a été photographié à 4 mètres de haut environ, et il est resté visible pendant 2 à 3 minutes.
La description de
Ramana Athreya en 1995
L'espèce avait été découverte en 1995 dans le même secteur par Ramana Athreya.
Voici la description qu'il en avait faite alors dans la liste de diffusion "Oriental Birding" :
"Je vous signale la découverte d'une nouvelle espèce de Liocichla dans et à proximité de l'Eaglenest Wildlife Sanctuary. Le plumage est très semblable à celui du Garrulaxe de l'Omei (Liocichla omeiensis), un endémique chinois; toutefois, le chant de l'oiseau indien est significativement différent; en outre, les aires de répartition des oiseaux de l'Eaglenest et de ceux d'Omei Shan sont séparées de près de 1200 km. Reste à savoir si l'oiseau de l'Arunachal Pradesh est un taxon différent (il s'agît au moins d'une sous-espèce différente, et peut-être d'une espèce nouvelle).
Le nouveau Liocichla est très coloré, avec une teinte générale vert olive et une calotte sombre. L'oeil noir est entouré d'une zone jaune évoquant des lunettes. L'aile comporte des sections cramoisies brillantes (une chez la femelle et deux chez le mâle ?), avec un secteur olive-jaune sombre le long des primaires. La queue est rouge cramoisi chez le mâle (?) et jaune chez la femelle (?). Le dessous de la queue est entièrement rose rougeâtre chez le mâle et jaune-orange chez la femelle. Le croupion est cramoisi chez le mâle et jaune sombre chez la femelle.
Avant de rendre publique cette découverte, j'attends d'avoir une preuve photographique et la description par au moins un autre ornithologue.
Les oiseaux ont été vus à 12 occasions à deux emplacements différents, à 2050 m et 2250-2400 m d'altitude.
Ils ont été observés sautillant au sol autour d'une habitation dans une zone arbustive, mais aussi en hauteur dans la canopée (jusqu'à 25 m de haut) dans la forêt primaire. Ils ont également été notés grimpant le long du tronc des arbres à la manière des cuties (cutia sp.). Ils ont été repérés dans des troupes mixtes avec des minlas (minla sp.) dont la Minla à gorge striée (Minla strigula), et des Garrulaxes modestes (Garrulax subunicolor) entre autres.
Son comportement évoque les genres Leiothrix et Liocichla, une remarque partagée de manière indépendante par deux groupes d'observateurs."
L'Eaglenest Wildlife Sanctuary
| Situation de l'Eaglenest Wildlife Sanctuary, Arunachal Pradesh, Inde |
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L'état de l'Arunachal Pradesh fait partie des régions du monde à la plus riche biodiversité. Cette richesse s'explique par :
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sa situation à la limite du Paléarctique au nord, à la région Indo-malaisiene au sud-est et à la sous-région indienne au sud-ouest
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à la forte humidité favoraisant le développement d'une forêt dense
- à un relief tourmenté, culminant à
7 000 m à la limite avec le Tibet, et descendant à 100 m dans la vallée du Brahmapoutre dans l'Assam à seulement 150 km.
L'Eaglenest Wildlife Sanctuary est situé à l'ouest de l'état, à la frontière avec le Bhoutan. Ses habitats sont variés (des forêts sub-tropicales aux milieux d'altitude, en passant par la forêt nébuleuse), et il est facile d'accès (l'aéroport de Guwahati est à moins de cinq heures, et une route forestière traverse le refuge, depuis sa base à 100 m jusqu'au col d'Eaglenest à 2 800 m d'altitude).
La richesse ornithologique y est incroyable, avec plus de 400 espèces.
Quelques espèces présentes :
Paradoxornis à menton noir (Paradoxornis nipalensis), Alcippe à poitrine dorée (Alcippe chrysotis), Sittelle superbe (Sitta formosa), Allotrie à sourcils blancs (Pteruthius flaviscapis), Pirolle verte (Cissa chinensis), Sibia à dos marron (Heterophasia annectens), Garrulaxe écaillé (Garrulax squamatus), Gobemouche à gorge blanche (Ficedula monileger), Minla à queue rousse (Minla ignotincta), Léiothrix jaune (Leiothrix lutea), Calao à cou roux (Aceros nipalensis), Mésange sultane (Melanochlora sultanea), Trogon à tête rouge (Harpactes erythrocephalus), Bulbul de McClelland (Hypsipetes mcclellandii), Alcippe à gorge jaune (Alcippe cinerea), Cutie du Népal (Cutia nipalensis), Pic grantia (Gecinulus grantia), Timalie dorée (Stachyris chrysaea), Barbu de Franklin (Megalaima franklinii), Pomatorhin à bec corail (Pomatorhinus ferruginosus), (Brachypteryx montana), Tragopan de Temminck (Tragopan temminckii), ...
On note notamment la formation de groupes mixtes d'espèces forestières composés de parfois 20 espèces !
Des taxons ne sont
probablement pas encore décrits.
La zone est aussi riche en mammifères, en papillons, en reptiles et en amphibiens.
Sources : www.worldtwitch.com, www.orientalbirdimages.org, Eaglenest Biodiversity Project
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Vietnam - Avril 2006.
Expédition fructueuse.
En mars 2006, une expédition scientifique a été menée dans le parc national de Chu Yang Sin, sur les hautes terres centrales du Vietnam, par une équipe conjointe comprenant des membres de Birdlife Vietnam.
Créé en 2002, il s'étend sur plus de 58 900 ha, à 60 km à l'est de la ville de Buôn Ma Thuôt (province de Dak Lak). Au centre du parc, le mont Chu Yang Sin culmine à 2 405 m d'altitude.
Le Nord de Chu Yang Sin abrite 867 espèces végétales dont des forêts mixtes de pins Pinus dalatensis, Pinus krempfii, Pinus kesiya var langbiangnensisn et de Fokienia hodginsii.
Ce parc se situe dans une région de hauts plateaux abritant un grand nombre d'espèces d'oiseaux endémiques, dont les Garrulaxes de Millet (Garrulax milleti) et de Vassal (G. vassali), le Pomatorhin à queue courte (Jabouilleia danjoui), la Sittelle à bec jaune (Sitta solangiae) et l'Éperonnier de Germain (Polyplectron germaini).
Quarante-six espèces de mammifères y ont également été recensées, dont les singes Pygathrix nigripes et Hylobates gabriellae et le Gaur (Bos gaurus), un énorme bovidé.
Parmi les nombreuses espèces animales et végétales notées lors de l'expédition de mars 2006, les biologistes auraient identifié une taupe (Talpidae sp.) nouvelle pour la science.
Six des dix espèces d'oiseaux qui ont justifié la qualification du parc en tant qu'Important Bird Area (IBA) ont été aussi observées : le Garrulaxe de Yersin (Garrulax yersini) et de Millet, le Sibia du Langbian (Crocias langbianis), le Pomatorhin à queue courte, l'l'Éperonnier de Germain et l'Argus ocellé (Rheinardia ocellata).
En dépit de sa diversité biologique, le parc subit une pression humaine sévère, notamment du fait d'une chasse excessive de la part du peuple H'Mong qui a migré spontanément dans ce secteur depuis les provinces montagneuses du nord du Vietnam.
L'étude faisait parti d'un projet de la Banque Mondiale dont le but est de mettre en place un plan de gestion et de suivi du parc. Le personnel a été formé aux techniques d'étude et d'évaluation, et il a appris pour la première fois à identifier beaucoup d'espèces rares et endémiques.
Le Trong Trai, responsable de projet pour Birdlife, précise : "au cours des mois d'avril et de mai 2006, cette équipe a eu pour priorité l'étude des poissons et des papillons du parc; comme c'est la première fois que ces deux groupes sont étudiés ici, nous espérons faire de nombreuses découvertes pour la science."
Sources : www.birdlife.net, www.vnanet.vn, lecourrier.vnagency.com.vn, www.mekong-protected-areas.org
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Conures à joues d'or (Ognorhynchus icterotis) nichant dans un palmier à cire
Photo : Paul Salaman |
Equateur - Avril 2006
Campagne pour les perruches et les palmiers.
Avec le slogan "Si vuelan la Palmas, palman voilà loros !" ("si les palmiers disparaissent, les perroquets disparaîtront aussi ! "), une campagne nationale a été lancée le 30 mars en Equateur pour la conservation des Conures à joues d'or (Ognorhynchus icterotis) et à pinceaux d'or (Leptosittaca branickii). La campagne a été organisée par Aves et Conservación (BirdLife Ecuador) et la Jocotoco Foundation, et a reçu le soutien officiel du Ministère Equatorien de l'Environnement.
La Conure à joues d'or était autrefois répandue dans les provinces équatoriennes des Andes septentrionales, où Aves & Conservación a concentré ses efforts de protection; selon Paul Salaman (www.rufford.org/rsg/Projects/PaulSalaman.html), cette perruche est l'une des plus menacées du monde, en dépit du succès du projet "Ognorhynchus" qui a permis de stopper à partir de 1999 son déclin catastrophique.
Aujourd'hui, la population a atteint plus de 500 individus, mais elle fait toujours face à la chasse et à la destruction de son habitat.
La Conure à pinceaux d'or était commune à travers tout le pays, mais elle est maintenant localisées dans les provinces des Andes méridionales, où la Jocotoco Foundation mène un travail de conservation.
La menace principale qui pèse sur ces deux espèces est la disparition des Palmiers à cire de Quindío (Ceroxylon quindiuense) qui sont exploités excessivement chaque année pour la célébration du "Dimanche du palmier"; des milliers d'arbres sont alors "moissonnés" pour répondre à la demande en feuilles (palmes) au moment de la Pâques catholique (la grande majorité des équatoriens est catholique et très attachée aux traditions). Le prélèvement des palmes centrales empêche le développement de l'arbre et cause souvent sa mort.
Les palmiers à cire ont besoin de 25 à 30 années pour atteindre leur stade de reproduction, et de 75 à 100 ans pour mourir naturellement et devenir ensuite des sites convenables de nidification pour les perroquets.
Aves & Conservación a établi des liens avec l'Église catholique et tente de faire pression pour promouvoir l'usage de produits alternatifs comme les feuilles de maïs et d'eucalyptus.
Les matériaux proposés par l'association et par les Jardins Botaniques de Quito (avec le soutien de plusieurs organisations) sont distribué avant Pâques dans le jardin et devant les Glisses dans les trois villes principales des provinces des Andes septentrionales (Imbabura, Pichincha et Tungurahua).
Source : www.birdlife.net.
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