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en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Jorge, la dernière La dernière Grande Outarde (Otis tarda) de la province de Cadix en Andalousie, trouvée morte le 10 avril
Photo : Cocn |
Espagne - Avril 2006.
Disparition de la dernière Grande Outarde de Cadix.
La dernière Grande Outarde (Otis tarda) de la province de Cadix (Andalousie) a été trouvée morte le 10 avril 2006 dans les environs de Tahivilla.
Jorge (c'était le surnom de l'oiseau) était un mâle solitaire observé depuis 2000, bien connu des observateurs, des chasseurs et de la population locale.
Le cadavre de l'oiseau a été trouvé par des volontaires du Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra lors d'une sortie dans le cadre du projet "Torillo" (qui concerne la présence du Turnix d'Andalousie dans la région de Cadix), mené en partenariat avec la direction de l'environnement de la Diputación de Cádiz.
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Jorge, la dernière La dernière Grande Outarde (Otis tarda) de la province de Cadix en Andalousie, trouvée morte le 10 avril
Photo : Cocn |
L'oiseau a été trouvé mort dans la finca la Culebra, une parcelle agricole située entre Tahivilla et le champs d'éoliennnes. L'outarde présentait une énorme blessure sur un côté, probablement due à une collision avec une ligne électrique (située à 150 m environ); mais un choc avec une éolienne (à 1500 m) n'est pas à exclure : l'oiseau aurait pu alors voler quelques instants avant de mourir.
Les volontaires du Cocn ont immédiatement notifié la présence du cadavre aux agent du SEPRONA et de la CMA. Ces derniers vont essayer de déterminer les causes de la mort.
Au début du siècle, l'espèce était abondante dans la région avec par exemple 74 oiseaux vus dans la Janda. Dans les années 50, il ne restait plus que 30 oiuseaux, puis 6 dans les années 70.
Dans les années 90, 12 outardes avaient été comptés. Lors d'un comptage hivernal mené par le Cocn au cours de l'hiver 2000/2001, il ne restait plus que Jorge.
L'extinction de l'espèce était programmée depuis longtemps du fait de la construction d'infrastructures, de lignes éléctriques, d'éoliennes, ...
La disparition de l'outarde de la province de Cadix symbolise la destruction de l'espace naturel de la Janda, autrefois une zone humide d'une grande importance pour les nicheurs, migrateurs et les hivernants.
La Janda a souffert de la construction d'infrastructures et de zones industrielles. Pourtant, il s'agît d'une zone naturelle essentielle, où nichent encore l'Elanion blanc, la Pie bleue, la Talève sultane, où passent 10 000 cigognes chaque année, et où hivernent 1 000 Grues cendrées annuellement. Pour combien de temps encore ...
Source : Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra
- Crt. N 340 - Km 78,4
- 11280 Tarifa - Espagne. E-mail :
cocn@tarifainfo.com.
Source : COCN.
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Le
Coryllis de Camiguin (Loriculus camiguinensis)
Photo : Thomas Arndt |
Philippines - Avril 2006
Description d'un nouveau perroquet.
Jose G.Tello et al ont publié dans le numéro d'avril de Fieldiana,
le journal scientifique du Field Museum de Chicago, la description d'un nouveau
Coryllis découvert sur l'île philippine de Camiguin et nommé
Coryllis (Loricule) de Camiguin (Loriculus camiguinensis). Cette espèce
était autrefois considérée comme une sous espèce de
Loriculus philippensis,
Le Coryllis de Camiguin est globalement vert brillant. Sa gorge et ses cuisses
sont bleu brillant, et le sommet de la tête et de la queue sont orange écarlate.
Les mâles et les femelles ont un plumage identique, ce qui est rare dans
ce groupe de perroquets.
La description est basée sur des spécimens naturalisés du
Field Muséum de Chicago et du Musée d'Histoire Naturelle du Delaware
aux Etats-Unis, collectés dans les années 1960 par D. S. Rabor,
soulignant ainsi l'utilité du travail scientifique sur les collections
détenues dans les musées du monde entier.
L. camiguinensis était relativement facile à distinguer de
L. philippensise, par son plumage plus terne notamment, ce qui confirme
la tendance générale de la perte de brillance du plumage chez des
populations isolées. Son envergure est de 99.8 mm.
Etant donné que L. camiguinensis n'avait pas été reconnu
comme une espèce à part entière, l'étude de sa biologie
et les mesures de protection ont été négligées. Des
études sur le terrain seront donc nécessaires pour établir
la taille de sa population et pour prendre des mesures de conservation efficaces.
Le nouveau Coryllis a été observé dans les municipalités
de Catarman et de Mahinog, à une altitude comprise entre 300 et 1000 m.
Après avoir pris connaissance de l'article de Fieldiana, Thomas Arndt,
amateur allemand passionné des perroquets, a fait un voyage sur Camiguin
pour y chercher le Coryllis; il a pu photographier des exemplaires (dont une forme
bleue) et a publié ses conclusions dans le numéro d'avril 2006 (n°
4, pages 136-140) de la revue allemande Papageien (www.papageien.de).
Dans l'article de la revue Fieldana, un nouveau rongeur nommé Apomys
camiguinensis, est également décrit. Il possède de grands
yeux et de grandes oreilles, une longue queue, une fourrure brun-roux et se nourrit
principalement d'insectes et de graines. La description est basée sur un
individu capturé sur Camiguin lors d'expéditions scientifiques conduites
en 1994 et en 1995, au sommet d'un des volcans de l'île.
| Situation
de l'île de Camiguin |
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Camiguin est une petite île
de l'archipel des Philippines, de 265 kilomètres carrés, isolée
des terres voisins depuis des centaines de milliers d'années, d'où
la haute différenciation de sa faune.
Le Coryllis de Camiguin et le nouveau mammifère sont présents dans
le dernier vestige de forêt tropicale humide naturelle de l'île.
Lawrence Heaney, taxidermiste au Field Museum de Chicago, précise qu'au
moins 54 espèces d'oiseaux et 24 espèces de mammifères habitent
sur Camiguin, et que certaines de ces espèces sont uniques, ce qui souligne
l'importance de cet endroit en termes de conservation et de protection des derniers
lambeaux de forêts.
L'île était autrefois presque entièrement boisée, mais
il ne restait plus que 18% de cette surface en 2001. L'agriculture et le peuplement
humain sont responsables de cette situation. Aujourd'hui, près de la moitié
de l'île est recouverte par des plantations de cocotiers.
Larry Heaney, qui est allé
plusieurs fois sur Camiguin, reste étonné de la diversité
des vestiges forestiers, faisant des découvertes lors de chaque expédition.
Les biologistes du Field Muséum de Chicago ont déclaré que
la protection de la forêt tropicale humide de l'île était une
priorité de conservation. Cela fait plusieurs années que le Field
Muséum de Chicago, la Fondation Haribon, le gouvernement local, et le Philippine
Department of Environment and Natural Resources combinent leurs efforts pour essayer
de créer un parc national forestier.
Les forêts de Camiguin sont non seulement nécessaires pour assurer
la survie du perroquet et du rongeur endémiques récemment décrits,
mais aussi pour la survie de l'écotourisme qui fournit une bonne partie
des revenus de l'île. En outre, les zones boisées empêchent
l'érosion des terres et donc l'asphyxie des récifs de corail entourant
l'île. En février
2006, un éboulement de terrain sur les pentes dénudées de
l'île avoisinante de Leyte a pratiquement anéanti le village de Guinsaugon
et tué environ 1 500 habitants.
Un livre indispensable sur
les oiseaux des Philippines :
A Guide to the Birds of the Philippines de Robert S. Kennedy, Pedro C.
Gonzales, Edward Dickinson (commander
sur Amazon).
Sources : www.scricciolo.com,
www.fieldmuseum.org
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