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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Si vous voulez nous
proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com,
en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée
par Neornithes,
le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
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Guyane Française - Avril 2006
La montagne de Kaw menacée par l'exploitation aurifère.
La montagne de Kaw, située à environ 20km du littoral Guyanais et à 45km de Cayenne au sud des marais de Kaw est entièrement recouverte de forêt primaire et culmine à 333m.
Ce site remarquable (ZNIEFF 1) fait l’objet de plusieurs mesures de conservation
(Réserve Naturelle des Marais de Kaw-Roura, Site Ramsar, Réserve Naturelle Volontaire de Trésor ...) qui sont incluses au sein du Parc Naturel Régional de Guyane.
Elle présente une biodiversité végétale et animale particulièrement importante pour la Guyane.
Sa richesse écologique, la diversité des paysages, une faible anthropisation et sa proximité avec Cayenne en ont fait un site prisé par les touristes à la recherche d’espaces vierges et de tranquillité.
Malheureusement, une société Canadienne
(CBJ Caïman SAS - Cambior) a un projet d'exploitation aurifaire temporaire. Des fosses de 150 mètres de profondeur vont être creusées. Sur la durée du projet
(7 ans), plus de 12 millions de tonnes de roches seront broyées et mélangées à
30.000 tonnes de produits chimiques (cyanure: 3990 tonnes ; chaux : 21 280 tonnes).
Outre des risques d' accident industriel (rupture de digue…), une contamination lente et continue des sols, des eaux de surface et souterraines par les substances extraites du sous-sol (métaux lourds , arsenic…) est toujours possible.
La flore du secteur est très riche :
642 espèces de plantes vasculaires, 40 espèces patrimoniales, 18 espèces endémiques à la Guyane française, 7 espèces endémiques à la montagne de Kaw, et plusieurs espèces nouvelles.
La faune est aussi remarquable : 92 espèces de mammifères, 254 espèces d’oiseaux, 87 espèces de batraciens et reptiles. Et plusieurs milliers d’insectes.
La piste d'accès à la mine traversera une Zone de Droit d'Usage des amérindiens Palikurs (ZDU : territoire attribué par l'Etat à la communauté pour leurs activités de subsistance).
La société demande en outre l’exonération de l’octroi de mer, de l’impôt sur les sociétés, de la taxe foncière, de la taxe sur le carburant, la réalisation de 55 km de ligne haute tension, une subvention de 28 millions d’€uros (loi Girardin).
Par contre, la compagnie aurifère convient de s’acquitter de la taxe minière qui s’élève à seulement 0.5 % de la production.
Pour vous opposer à ce projet minier,
dénué de tout intérêt économique pour la Guyane et présentant des impacts sanitaires et environnementaux considérables, visitez le site : www.collectifor.ouvaton.org.
Source : www.collectifor.ouvaton.org
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France - Avril 2006
Contre
les violences des anti-ours dans les Pyrénées.
Les Associations de Protection de la Nature scandalisées ! C ‘est avec stupeur et indignation que les associations du CIAPP, Uminate et Nature Midi-Pyrénées ont pris connaissance des actes de violences et saccages commis dans la commune d’Arbas par un groupe déchaîné d’opposants anti-ours, à la tête desquels se trouvaient notamment, quelques élus municipaux ceints de leur écharpe tricolore.
Ces agissements – dégâts matériels, agressions, menaces physiques,…- sont vivement condamnés par le CIAPP, Uminate et Nature Midi-Pyrénées. Face à ces violences qui se répètent, la commune d’Arbas mène, comme des dizaines d’autres communes pyrénéennes, une action concrète en faveur du renforcement de la population ursine dans les Pyrénées.
Le CIAPP, Uminate et Nature Midi-Pyrénées soutiennent sans réserve cette démarche au sein du collectif CAP-Ours. Elles appuieront les déclarations, rassemblements et actions pacifiques qui seront décidées en réplique à de telles violences. Elles se feront ainsi l’écho, auprès de leurs adhérents, de l’invitation du Pays de l’Ours-ADET à un grand rassemblement pacifique sur la place d’Arbas, samedi 8 avril 2006 à 12h.
Contacts : CIAPP (Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées): 05.61.55.16.05 - ciapp@free.fr - Uminate (Fédération régionale des Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement): 05 34 31 97 42 ; contact@uminate.asso.fr - Nature Midi-Pyrénées (Association régionale de protection de la nature et de l’environnement) : 05.34.31.97.32 ; contact@naturemp.org.
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Le
dessin illustrant le projet Proyecto Torillo concernant l'étude du Turnix
d'Andalousie (Turnix sylvatica sylvatica) dans la province de Cadix
Dessin : Nicolás Ruiz de la Corte / Cocn |
Espagne - Mars 2006
Le Proyecto Torillo lancé à Cadix.
Le Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra, avec le soutien de
la division environnement de province de Cadix (Cádiz) en Andalousie vient
de lancer un projet d'étude et de sensibilisation (Proyecto Torillo) concernant
le Turnix d'Andalousie (Turnix sylvatica sylvatica), peut-être l'oiseau
le plus rare d'Europe. Une pancarte a été publiée à
cette occasion.
Le but du projet est de collecter des informations sur la présence de l'oiseau
dans la région, puis d'empêcher si possible sa disparition (s'il
est toujours présent !).
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Turnix d'Andalousie (Turnix sylvatica sylvatica)
Dessin : Nicolás Ruiz de la Corte / Cocn |
Le Turnix d'Andalousie est
un petit oiseau très discret ressemblant à une caille, et qui émet
un cri semblable au mugissement lointain d'un boeuf.
Il vit dans les zones denses à palmier nain. Il a été noté
dans le centre (Chiclana, Conil) et dans le nord (Paternal, Jerez) de la province
de Cadix, ainsi sur la côte entre La Linas et Veger.
Il y a plusieurs années, l'espèce était commune; actuellement
on ne connaît pas son statut, la dernière donnée pour la province
datant de 1995.
Le Proyecto Torillo comprendra entre autres des études sur le terrain réalisées
par des volontaires, un peu à l'image de ce qui est actuellement fait par
les bénévoles du Colectivo Ornitológico Cigüeña
Negra pour le suivi de la migration de la Cigogne noire (Ciconia nigra) au-dessus
du Détroit de Gibraltar.
Le travail de terrain consistera à parcourir des circuits dans des secteurs
favorables de toute la province de Cadix, avec de nombreux arrêts pour repérer
le chant éventuel d'un turnix.
Le turnix est inclus dans la
liste des oiseaux menacés de l'Union Européenne (lire le dossier
concernant l'espèce), et il est inscrit sur la liste
rouge des oiseaux d'Espagne.
Sa population totale européenne est estimée à 5 à
10 couples seulement. La chasse et la destruction de son habitat semblent être
les facteurs ayant contribué à ce déclin.
Il existe 9 sous-espèces du Turnix d'Andalousie dans le monde, et celle
présente en Espagne et en Afrique du Nord est Turnix sylvatica sylvatica.
Mais la taxonomie de cette population n'a pas été bien étudiée.
23 observations de l'espèce ont été collectées dans
l'ouest de l'Andalousie entre le 20/05/1890 et le 18/05/95, dont 13 dans la province
de Cadix. Un seul spot regroupe trois de ces données, et l'état
de conservation de cet endroit sera étudié.
La possibilité de mettre en place dans le futur un plan de conservation
et de réintroduction sera évoquée.
Si vous voulez participez à ce projet, vous pouvez contacter le Colectivo
Ornitológico Cigüeña Negra à l'e-mail : cocn@tarifainfo.com.
Deux livres utiles sur les oiseaux d'Andalousie :
- Where
to Watch Birds in Southern & Western Spain de Ernest Garcia
- Birdwatching
on Spain's Southern Coast de John R. Butler
Source : cocn.tarifainfo.com
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Les
quatre spécimens d'Incas de Wetmore collectés en 2004 : à
gauche, deux femelles, à droite, deux mâles
Photo : PCP / www.ornitologiacolombiana.org
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Colombie - Mars 2006.
Redécouverte de l'Inca de Wetmore.
Niels Krabbe, Pablo Flórez, Juan David Arango, Paulo C. Pulgarín,
Wilmar A. Múnera et F. Gary Stiles ont publié dans le numéro
3 de la revue Ornitologia Colombiana (en septembre 2005) que l'Inca de Wetmore
(Coeligena orina), un colibri connu seulement jusqu'ici par un spécimen
(un mâle immature) collecté il y a plus de 50 ans, a été
redécouvert en 2004 dans les lieux où l'oiseau-type avait été
collecté et dans un autre site à 70 km au sud des Andes Occidentales,
en Colombie.
Quatre spécimens ont été capturés, permettant de réaliser
les premières descriptions du mâle adulte et de la femelle de cette
espèce.
A partir de l'analyse de ces nouveaux spécimens, les biologistes ont confirmé
le caractère distinct de C. orina, qui est apparenté à
C. bonapartei et à C. lutetiae; auparavant, et jusqu'à
une époque très récente, les spécialistes considéraient
l'Inca de Wetmore comme une sous-espèce de l'Inca de Bonaparte; les couleurs
et les dimensions de l'Inca de Wetmore sont nettement distinctes des sous-espèces
de C. bonapartei; et ces différences sont comparables dans leur
amplitude à celles entre C. bonapartei et le sympatrique C. helianthea.
La répartition de C.
orina est limitée à la forêt de montagne (páramo)
entre 3 100 et 3 500 m d'altitude, dans la partie septentrionale des Andes Occidentales.
Son biotope est actuellement menacé, et des mesures de protection efficaces
doivent être prises de façon urgente.
Etant donné ses faibles effectifs et son habitat très localisé,
les biologistes proposent de classer l'Inca de Wetmore comme étant une
espèce en danger critique.
Vous pouvez lire l'article
complet au format pdf.
Et nous vous recommandons vivement le site web de l'association Ornitologia Colombiana
: www.ornitologiacolombiana.org
Source : www.ornitologiacolombiana.org
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Mâles
adultes de Mérulaxe souris (Scytalopus speluncae) à gauche, et du
Planalto (S. pachecoi) à droite
Dessin : Ornithomedia.com, d'après un dessin publié dans la revue
Atualidades ornitologicas (www.ao.com.br)
en juillet 2005 |
Brésil - Mars 2006
Une nouvelle espèce décrite, le Mérulaxe du Planalto.
Au Brésil, une révision taxonomique du complexe du Mérulaxe
souris (Scytalopus speluncae) a permis d'identifier une nouvelle espèce,
S. pachecoi, baptisée Mérulaxe du Planalto ('Planalto Tapaculo').
Ces travaux, publiés par Giovanni Nachtigall Maurício dans la revue
brésilienne Ararajuba (13: 7-28), indiquent que des oiseaux de trois régions
du sud du Brésil et du nord de l'Argentine, autrefois considérées
comme appartenant à l'espèce du Mérulaxe souris (S. speluncae),
sont suffisamment distinctes du reste du complexe pour être élevées
au rang d'espèce à part entière.
Ces populations occupent trois zones distinctes (le Rio Grande do Sul au Brésil,
la province de Misiones en Argentine et dans une zone adjacente brésilienne,
et les hautes terres du nord-est de l'état du Rio Grande do Sul et du sud-est
de l'état de Santa Catarina).
Ces oiseaux diffèrent dans tous les plumages et à tous les âges
des mâles adultes de S. speluncae par leurs flancs nettement barrés
de noir et par l'avant du dessous du corps gris plus pâle; les mâles
adultes de S. speluncae sont entièrement gris sombre, sans barre
sur les flancs.
Tous les oiseaux du nouveau taxon ont un chant plus lent que celui de S. speluncae
(2,01 à 3,36 notes/seconde contre 4,56 à 5,86 notes/sec.).
Toutes ces différences ont été vérifiées sur
le terrain : tous les oiseaux collectés (n = 25 spécimens) ou observés
(n = 71) dont les flancs étaient barrés sur les flancs et dont le
dessous était gris pâle émettaient un chant plus lent.
Les femelles et les mâles immatures des deux taxa ont un plumage similaire,
bien que les jeunes S. speluncae aient généralement un dessous
gris plus sombre que ceux de S. pachecoi.
On a également constaté d'autres caractéristiques vocales
chez Scytalopus pachecoi : ses appels courts sont très typiques
(métalliques et monosyllabiques, alors qu'ils sont bisyllabiques et plus
simples chez S. speluncae), et ses cris d'alarme sont tout à fait
distincts dans la forme et la fréquence de ceux du Mérulaxe souris.
Outre les critères évoqués ci-dessus, les trois populations
de S. pachecoi ont en commun un type unique de chant, dont le rythme s'accélère
sur la fin, et qui rappelle celui du Mérulaxe de Brasilia (S. novacapitalis)
du Brésil Central. S. speluncae n'émet pas ce chant.
En ce basant sur cette découverte, Maurício (2005) avance que S.
pachecoi et S. novacapitalis sont apparentés, ces deux espèce
présentant aussi par ailleurs des flancs barrés pour tous les plumages
et à tous les âges.
L'auteur précise par ailleurs que d'autres espèces du complexe du
Mérulaxe souris pourraient être reconnues par la suite.
Source : www.museum.lsu.edu
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L'Aigle
royal (Aquila chrysaetos) peut être menacé localement par des projets
d'éolennes
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
Royaume-Uni - Mars 2006.
Pour un moratoire sur certains projets d'éoliennes.
La RSPB (Royal Society
for the Protection of Birds) émet de grandes inquiétudes vis à vis de l'installation
d'éoliennes dans des zones naturelles sensibles, et propose de combiner plusieurs
formes d'énergie renouvelable afin de limiter les impacts sur l'environnement.
La RSPB estime en
effet que le débat sur les champs d'éoliennes ne vas pas assez loin. Des informations
collectées dans plusieurs sites, comme à Altamont aux Etats-Unis, ou en Espagne,
confirment que des concentrations d'éoliennes sur des sites mal choisis peuvent
avoir des conséquences négatives sur les oiseaux (collisions avec les turbines,
dégradation de l'habitat ou dérangements). L'augmentation de la mortalité et des
dérangements de la population de Pygargues à queue blanche (Haliaeetus albicilla)
de Smøla en Norvège constituent pour la RSPB un avertissement pour les futurs
projets britanniques, notamment dans des secteurs écossais où niche l'Aigle Royal
(Aquila chrysaetos), dont les effectifs pourraient être affectés.
L'association estime que le principe de précaution devrait être appliqué avec
rigueur lorsque des éoliennes doivent être érigées dans certains habitats (Zones
Ramsar, de Protection Spéciale, ..) où se reproduisent des oiseaux menacés.
Etant donné le nombre croissant de projets d'éoliennes, un moratoire sur ceux
prévus dans des zones sensibles devrait être imposé jusqu'à la mise en place de
mesures permettant de protéger efficacement les espèces pouvant être affectées,
comme les grands rapaces. Les installations présentant une menace significative
doivent être considérées comme inacceptables et par conséquent rejetées. La RSPB
doit être à la pointe de ce combat.
Vous pouvez signer la pétition sur www.petitiononline.com/rspb0206/petition.html.
La pétition signée sera transmise aux agences suivantes : UK Department for Environment,
Food and Rural Affairs, the Countryside Agency, Countryside Council for Wales,
English Nature, Environment and Heritage Service Northern Ireland, Scottish Executive,
et Scottish Natural Heritage.
Source : Proact
International.
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Irak
- Mars 2006.
Marais irakiens : premiers
résultats très encourageants.
Nature Iraq (NI) et le Ministère Italien de l'Environnement (IMET) ont achevé
et remis aux autorités irakiennes en décembre 2005 le "Master Plan for Integrated
Water Ressource Management in the Marshland Areas of Southern Iraq"; Ce document
comprend des propositions pour la remise en eau de zones asséchées et la restauration
du système hydrique (fleuves, rivières, canaux) alimentant ces marais. Ces propositions
prennent en compte les remarques des habitants et les besoins de la vie moderne
(éducation, électricité, transports ...) dans le but d'inverser les phénomènes
de migration des populations (qui ont tendance à quitter la région vers les grandes
villes) et de promouvoir un tourisme durable.
Le groupe de travail, constitué par NI et l'IMET, et appelé " New Eden Group ",
avait pour but de mettre en place cet outil pour fournir aux ministres irakiens
concernés des informations scientifiques utiles. Il pourra servir de base à un
" Strategic Development Plan " centralisé plus global.
D'octobre à décembre 2004, le New Eden Group s'est mis en place, avec succès.
Il est composé de 115 experts de différentes nationalités travaillant avec des
techniciens irakiens. Les principales activités sont supervisées par Nature Irak
à Bagdad et par un bureau situé à Padoue (Italie). Les experts sont subdivisés
en groupes de travail, spécialisés notamment en écologie et en hydraulique. Le
groupe rédigera un plan final de restauration, qui proposera des stratégies à
court (1 an), moyen (5 ans) et long terme (25 ans). Un modèle socio-économique
est également à l'étude afin d'évaluer dans 250 villages les effets positifs attendus
de la remise en eau des marais et de proposer la meilleure répartition possible
de l'eau disponible suivant les usages (pour les marais, pour l'agriculture, …).
Le rapport final composé de trois volumes (situation hydrologique actuelle, différents
scénarios de restauration, coûts et recommandations) sera remis au gouvernement
irakien en avril 2006.
Le rapport intermédiaire peut déjà être téléchargé à l'adresse www.edenagain.org/reports.html.
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Biologiste
irakien prélevant des échantillons dans les marais
Source : www.edenagain.org |
Pendant ce temps, la Canada-Iraq
Marshlands Initiative (CIMI) a réalisé au cours des derniers mois des études dans
différentes zones récemment inondées (deux dans les marais Hawizeh, deux dans
les marais centraux et deux dans les marais Hammar). 44 étudiants encadrés par
des professeurs de différentes universités du pays (dont celles de Babylone, Bagdad
et Bassora) y ont participé.
Les premières analyses des échantillons d'eau prélevés, des captures et des observations
indiquent que les quantités de zooplancton sont encore faibles dans de nombreux
secteurs, que le nombre d'espèces de poissons est moyennement important avec surtout
des individus de petite taille, que la végétation s'est bien rétablie dans certains
secteurs, et que la plupart des espèces d'oiseaux endémiques ou menacés connus
dans les marais sont encore présents et nicheurs (lire notre article La
situation des marais irakiens depuis mars 2003).
Certaines localités présentent tous les signes d'écosystèmes aquatiques en bon
état, et ce après seulement 18 mois de retour de l'eau. Les analyses et études
vont continuer, mais ces premiers résultats sont très encourageants. Contact
: Nature Iraq - E-mail : azzam@alwash.net
- Site web : www.edenagain.org
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Corée
du Sud - Mars 2006.
L'assèchement
des vasières de Saemengeum va sûrement avoir lieu.
La décision finale de stopper ou d'achever les travaux revient donc encore une
fois au Ministère de l'Agriculture et Des Forêts, et plus largement au gouvernement.
Mais le Ministère de l'Agriculture avait déclaré que cette "mise en valeur" serait
positive pour les oiseaux, poussant d'ailleurs également à l'assèchement des autres
zones humides du pays pour empêcher la propagation de la grippe aviaire. Et le
gouvernement a toujours mis en avant les avantages économiques par rapport à la
conservation des ressources naturelles ; il serait donc miraculeux qu'il décide
à présent de protéger les vasières de Saemengeum, au lieu de les transformer en
un vaste complexe touristique autour d'un golf comme il est prévu officieusement.
Selon l'entreprise
qui réalise les travaux, la digue de 33 km (construite à partir des "rochers de
100 montagnes" d'après la société) sera achevée à la fin du mois d'avril 2006,
juste à temps pour anéantir la migration de printemps et le stationnement de centaines
de milliers de limicoles. Ensuite, des décisions ultérieures seront prises concernant
l'utilisation des terres nouvellement "mises en valeur".
Les protestations populaires ont été nombreuses au cours des dernières semaines,
avec des grèves de la faim, des sit-in, et des condamnations publiques du projet
par plusieurs leaders politiques et intellectuels. Ils continueront, pas seulement
au cours des prochaines semaines, mais aussi au cours des années à venir.
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L'assèchement
de Saemengeum portera un coup sévère au Chevalier tacheté (Tringa
guttifer) (au centre)
Source : Birds
Korea |
Les impacts négatifs sur les
populations de limicoles seront très importants, mais ils seront surveillés. Le
site est connu pour accueillir plus de 175 Bécasseaux spatule, 60 Chevaliers tachetés,
et près de 30% des Bécasseaux de l'Anadyr du monde entier (lire notre
article sur le sujet).
L'Australasian Wader Studies Group et Birds Korea conduiront un programme de suivi
du site et des zones adjacentes selon une méthodologie stricte. Approximativement,
12 chercheurs internationaux rejoindront des observateurs locaux pour effectuer
ce travail, qui commencera le 31 mars jusqu'à la fin mai.
Nous sommes toujours à la recherche de soutiens financiers, techniques, ou humains,
pour cette année et pour l'an prochain. Nous devons faire tout ce que nous pouvons
pour démontrer les effets inacceptables des assèchements à grande échelle des
vasières, non seulement en Corée du sud (l'hôte en 2008 de la Convention de Ramsar
!) mais partout ailleurs en Asie (Bangladesh, Golfe de Thaïlande, Mers Jaune et
du Japon, Taïwan, côtes de Sakhalin et sibériennes). Ces secteurs sont vitaux
et pourtant tous plus ou moins menacés. Il faut démontrer que les aménageurs mentent
quand ils annoncent que les impacts des assèchements sont faibles et que les oiseaux
" iront ailleurs ".
Birds Korea remercie toutes les personnes qui les ont soutenu en envoyant des
e-mails (des milliers ont été reçus et transférés au gouvernement). L'association
continuera dans tous les cas son travail de sensibilisation et d'étude et renforcera
ses liens avec les associations et organismes du monde entier.
Pour en savoir plus :
www.birdskorea.org/timetoact.asp
www.birdskorea.org/saemref.asp
www.birdskorea.org/tylerbirdwatchday.asp
www.birdskorea.org/feb042006.asp
Visitez aussi le superbe blog
de Charlie More : www.charliesbirdblog.com.
Source : www.birdskorea.org
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France
- Mars 2006
Le terrain militaire de Marigny enfin classé.
Le terrain militaire de Marigny-le-Grand dans la Marne, où avait eu lieu
plusieurs rave-parties,
va enfin être classé Natura 2000. L'arrêté du 10 mars 2006 portant
désignation du site "Natura 2000 Marigny, Superbe, vallée de l'Aube (zone
de protection spéciale)" a été publié (voir www.legifrance.gouv.fr).
Cette zone steppique et arbustive, ancien aérodrome militaire, constitue
un milieu très riche (orchidées, Pie-grièche écorcheur,
Hibou des marais, Tarier des près et peut-être encore Outarde canepetière
...).
Source : champagne-ardenne.lpo.fr.
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L'Hirondelle
rustique (Hirundo rustica) menacée par des comportements irresponsables
?
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
Belgique - Mars 2006
Les Hirondelles vont-elles disparaître suite à la grippe aviaire?
Dans peu de temps, les hirondelles, symboles des oiseaux migrateurs et du retour
du printemps, vont arriver dans nos contrées. Mais sont-elles encore les bienvenues?
En France comme en Belgique, des personnes prises de panique arrachent les nids,
retirent les nichoirs et isolent écuries et étables. La Ligue Royale Belge pour
la Protection des Oiseaux (LRBPO) craint que les hirondelles, mais aussi de nombreux
autres oiseaux nicheurs, soient les prochaines victimes de la psychose liée à
la propagation de la grippe aviaire. Ces passereaux souffrent déjà, et ce depuis
plusieurs années, d'une baisse sensible de leurs populations due à plusieurs facteurs.
Les réactions insensées de ces derniers temps risquent de causer leur perte à
court terme si l'on ne parvient pas à rassurer et assagir la population. Il faut
en effet répéter que ces oiseaux migrateurs ne nous font courir actuellement aucun
risque en matière de grippe aviaire. Non seulement, les passereaux ne sont pas
considérés par les spécialistes comme des oiseaux à risque, mais les migrateurs
qui vont nous rejoindre proviennent, en plus, de zones non contaminées par le
H5N1. La LRBPO tient également à souligner que ces passereaux sont intégralement
protégés par la législation et que, par conséquence, leurs nids, couvées et nichées
ne peuvent être détruits.
Source : Ligue Royale
Belge pour la Protection des Oiseaux asbl - Rue de Veeweyde 43 / 45 - 1070 Bruxelles
- Tél. 02/521.28.50 - 0496/261.375 - www.protectiondesoiseaux.be.
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