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Cette rubrique est publiée en partenariat avec www.scricciolo.com, le site web de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.

    Inde - Juillet 2009.
Le KeolaDeo Bird Sanctuary à nouveau menacé par la sécheresse.

Situation du KeolaDeo Bird Sanctuary
Situation du Keoladeo Bird Sanctuary
Le désespoir règne parmi les observateurs et les officiers du Keoladeo Bird Sanctuary à Bharatpur. Les pluies ont été faibles et les marais sont à sec, privant les les oiseaux migrateurs et hivernants de leurs ressources alimentaires. Or l'absence des oiseaux qui font la renommée de la zone pourrait avoir un fort impact sur le nombre de touristes cet hiver.
La mousson de l'année dernière avait été bonne avec plus de 800 mm de précipitations enregistrées. Mais cette année, jusqu'à présent, seuls 96 mm sont tombés.
Les hôtels en dehors du sanctuaire sont désormais presque vides. V. Bansal, qui possède un hôtel près du sanctuaire, explique: "le parc a un besoin urgent en eau, sinon les oiseaux et donc les touristes ne viendront pas. Des milliers d'observateurs du monde entier visitent chaque année Bharatpur ». Girish, de l'Hôtel Pratap, ajoute: "nous espérons que dans les jours à venir la mousson profitera à Bharatpur".
Anoop K.R., l'officier chargé du sanctuaire, précise: "la situation est grave, mais nous avons sept réservoirs pour fournir de l'eau aux oiseaux présents. Cependant, l'eau naturelle est essentielle".
Jabiru d'Asie (Ephippiorhynchus asiaticus)
Jabiru d'Asie (Ephippiorhynchus asiaticus)
Photo:Dave Trotter
Selon Anoop, les principaux oiseaux aquatiques qui nichent actuellement dans le sanctuaire sont le Bec-ouvert indien (Anastomus oscitans), les aigrettes, le Héron cendré (Ardea cinerea), le Jabiru d'Asie (Ephippiorhynchus asiaticus) et les anhingas.
L'observateur Kushal explique que les Becs-ouverts indiens étaient revenus au sanctuaire après plusieurs années d'absence, et qu'ils sont désormais nombreux. Mais il craint que si l'eau manque ils ne partent ailleurs.
Les employés du sanctuaire (Chowkidars et gardes) ont remarqué qu'à cause du manque d'eau les grenouilles et les tortues avaient disparu. Mais des pluies dans les jours à venir les feraient revenir".
L'amateur K.P. Singh ajoute: "Bien qu'il y ait une demi-douzaine de projets de pipe-lines pour faire venir de l'eau, les travaux n'ont pas commencé".
L'eau pourrait être amenée dans le sanctuaire depuis les rivières Yamuna ou Chambal. Les barrages proches de Panchnan et Ajan ne suffisent en effet pas à répondre aux besoins du sanctuaire.
Le gouvernement du Rajasthan travaille sur un projet pour assurer un approvisionnement régulier via un pipe-line depuis le canal de Yamuna. Singh se demande: "l'eau doit est acheminée depuis le canal du Yamuna. Mais il n'y a déjà presque pas d'eau à Delhi, comment en fournir pour le sanctuaire?".
Un autre problème est le manque de végétation. Le forest department avait défriché de grands massifs de "Vilayati Babool" (Prosopis juliflora) en juin pour planter des jeunes arbres indigènes. Un officier explique: "le fort retard dans les pluies de mousson a asséché tous les jeunes arbres et maintenant vous pouvez voir un terrain stérile".
Il y a deux ans déjà l'Unesco avait menacé à ne plus reconnaître le Keoladeo comme un site du patrimoine mondial de l'Humanité à cause du manque d'eau dans les marais. Cette menace plane à nouveau.
Les oiseaux privés de nourriture s'étaient alors déplacé vers les marais de Keitham près d'Agra et les amateurs avaient arrêté de visiter Bharatpur. Les officiers espèrent que la situation ne se reproduira pas cet hiver.
Bharatpur avait été déclaré parc national le 10 mars 1982, et reconnu comme un site du patrimoine mondial en décembre 1985.
Bien qu'ouvert toute l'année, les mois d'hiver sont la meilleure saison pour observer les oiseaux. Les migrateurs commencent à repartir vers la fin du mois de février et au début du mois de mars quand les températures commencent à remonter.
En hiver, les visiteurs du parc peuvent observer plus de 300 espèces dont des grues, des flamants, des cigognes, des pélicans, des oies, des canards, des rapaces ... Le parc est connu pour constituer un spot régulier pour la Grue de Sibérie (Grus leucogeranus), une espèce en danger. Le sanctuaire est aussi habité par plusieurs mammifères.
Source: The Economic Times (2009). A dry Bharatpur won't be much of a bird sanctuary. Mise à jour: 22 juillet. http://economictimes.indiatimes.com/Flora-Fauna/A-dry-Bharatpur-wont-be-much-of-a-bird-sanctuary/articleshow/4808002.cms.
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    Etats-Unis - Juillet 2009.
Un Américain sur cinq observe les oiseaux!
Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus)
Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus) à la confluence de Soda Butte Creek et de Lamar River, parc national du Yellowstone, Wyoming, février 1994
Crédit:
Jim Peaco / National Park Service
L'U.S. Fish and Wildlife Service a publié un très intéressant rapport intitulé "Birding in the United States: A Demographic and Economic Analysis", dans lequel on découvre l'ampleur du "birdwatching" (observation des oiseaux) aux Etats-Unis. Ces résultats sont basés sur la dernière étude complète sur le sujet, la National Survey of Fishing, Hunting and Wildlife-Associated Recreation (FHWAR), datant de 2006: 11 300 formulaires avaient été envoyés à des personnes de plus de 16 ans, et le taux de réponse fût de 78%.
Et les principaux résultats sont remarquables: on apprend ainsi qu'en 2006 il y avait 48 millions d'observateurs aux États-Unis, soit 21% de la population! Pour être considéré comme un observateur, il fallait avoir accompli un séjour ornithologique à au moins un mile (1,6 km) de chez soi ou bien observer et identifier les oiseaux autour de chez soi (les visites dans les zoos, les touristes sur la plage… n'ont pas été comptés).
Près de 80% des amateurs observent autour de chez eux et 20% voyagent pour observer. Leur âge moyen est de 50 ans.
54% des amateurs sont des femmes, et 88% se classent eux-mêmes comme Blancs. Leur revenu est plutôt élevé (> 50 000 dollars à 56%) et leur niveau d'éducation est plutôt supérieur à la moyenne de la population américaine (ils sont diplômés universitaires à 28%, contre 12% avec un niveau inférieur au collège).
Les participants à l'enquête vivaient plutôt dans de petites villes et dans des zones rurales (à 27%), même si le plus grand nombre d'observateurs vivent dans les grandes villes (où le taux de participation n'a été que de 17%). Les taux de participation ont été les plus élevés dans les états du nord (Montana, Maine, Vermont, Minnesota et Iowa forment le top 5).
Par destination, le Wyoming était l'état le plus visité, avec 78% de ses observateurs issus d'autres états, et quatre autres états (Hawaii, Vermont, Montana et Nouveau-Mexique) avaient plus de 45 % de leurs observateurs venant d'autres états.
71% des observateurs recherchent surtout les rapaces, 69% les oiseaux chanteurs.
De plus en plus de gens observent loin de chez eux (+8% par rapport à 2001).
L'observation des oiseaux génère une forte activité économique: voyages, accessoires, équipement optique, transport, nourriture, hébergement...
En 2006, 12 milliards de dollars ont été dépensés en voyages (57% en nourriture et logement, 35% dans les transports, 7% dans les guides et autres services), et 24 milliards en équipements (29% en jumelles et longues-vues). Ces 36 milliards de dollars ont généré 82 milliards de dollars dans l'économie américaine (cette somme comprend les retombées directes comme l'achat d'une maison, indirectes comme l'achat de produits par un détaillant auprès d'un grossiste, et induites comme les dépenses des employés des sociétés impliquées dans le birdwatching d'une façon ou d'une autre). En 2006, ces dépenses ont créé 671 000 emplois et 28 milliards de dollars de salaires ont été distribués. Le salaire moyen des employés du secteur était de 41 000 dollars. Les taxes fédérales et locales perçues ont été de 10 milliards de dollars.
Source: US Fish and Wildlife Service (2009). Birding in the United States: A Demographic and Economic Analysis. http://library.fws.gov/Pubs/birding_natsurvey06.pdf.
Sites web utiles: National Park Service (www.nps.gov) et U.S. Fish and Wildlife Service (www.fws.gov).
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