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Sélection d'actualités ornithologiques à travers le monde. Vous pouvez nous proposer vos informations par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).
Cette rubrique est publiée en partenariat avec www.scricciolo.com, le site web de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.

    Etats-Unis - Juillet 2009.
Echec des recherches du Pic à bec d'ivoire dans les Everglades.
Forêt de cyprès dans les Everglades
Forêt de cyprès dans les Everglades
Crédit:
National Park Service
Des recherches du Pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis) ont été menées cette année dans les mangroves et les boisements du sud de la Floride. Des ornithologues ont parcouru les forêts de Caroline du Nord et du Sud, les marais de l'Arkansas, les boisements de l'Alabama et du Mississippi, et maintenant la vaste "River of Grass" et les mangroves et les forêts de cyprès des Everglades. Mais si le légendaire Pic à bec d'ivoire vit toujours dans le sud-est des États-Unis, l'oiseau reste invisible et muet.
Une équipe mobile constituée de six membres du Cornell Laboratory of Ornithology, qui avaient déjà passé les trois derniers hivers sur le terrain dans le sud-est du pays, viennent d'achever ce qui constitue certainement la dernière recherche à grande échelle du Pic à bec d'ivoire.
Ron Rohrbaugh, directeur de l'Ivory-billed Woodpecker Research Project, explique: "le laboratoire continuera de constituer un hub pour les informations, les rapports et les études sur le Pic à bec d'ivoire, et mettra en place une base de données en ligne où le public pourra rentrer ses observations. Mais à moins qu'une nouvelle preuve ne soit trouvée, il est probable que nous n'organiserons plus de recherches aussi complètes et systématiques que celles que nous avions organisées au cours des cinq dernières années en Arkansas".
L'équipe du Cornell Lab étudie actuellement les données récoltées et publiera prochainement un rapport. Outre des informations sur les habitats, l'équipe a également saisi toutes les observations d'oiseaux dans eBird, un outil du Cornell Lab of Ornithology et de la National Audubon Society qui catalogue et rapporte les données rentrées par des observateurs du monde entier.
Ces recherches dans les mangroves et forêts du sud de la Floride ont été initiées par les travaux de Martjan Lammertink et de son collègue de l'U.S. Fish and Wildlife Service qui ont rassemblé des données depuis 1890 sur le Pic à bec d'ivoire. Le fait qu'une bonne partie de cette région de la Floride soit presque impénétrable l'a rendue encore plus attirante, mais cela a compliqué les recherches. Lammertink ajoute: "nous savions que cela serait difficile. Certains sites n'étaient accessibles que par aéroglisseur ou par hélicoptère. La chaleur, l'humidité, les insectes, la boue, les épines, les herbes coupantes, les serpents et les moustiques étaient notre lot quotidien, ainsi que bien sûr les alligators".
Heureusement, il n'y a pas eu de blessé dans l'équipe. Mais malheureusement, aucun indice de présence du Pic à bec d'ivoire n'a été trouvé. Les seuls éléments relevés, ce sont les traces des grandes coupes forestières réalisées dans les années 1930 et 1940 même dans les régions les plus reculées.
Lammertink ajoute: "nous avions espéré que certains sites reculés présenteraient des habitats vraiment intacts, et que quelques oiseaux auraient pu y survivre. Mais les résultats de nos recherches semblent indiquer que même si certains habitat semblent avoir encore un fort potentiel d'accueil pour le Pic à bec d'ivoire, leur surface est insuffisante". Rohrbaugh affirme qu'il y a toujours une possibilité qu'un petit nombre d'oiseaux aient survécu et aient échappé aux chercheurs.
Malgré le manque de preuves, il précise que ces recherches ont tout de même étaient fructueuses: "au cours des années, les équipes de recherche ont eu l'occasion de parler avec les communautés locales de la conservation des oiseaux et des retombées économiques du tourisme écologique. Il existe une nouvelle prise de conscience de l'importance de la protection des oiseaux et de leur rôle dans les écosystèmes".
L'effort de recherche a aussi contribué à nouer de forts partenariats scientifiques entre le Cornell Lab et les agences locales et publiques.
Les mois à venir serviront à réfléchir, à analyser les données et à prendre des décisions pour les prochaines étapes. L'un des projets est la publication d'un livre avec l'U.S. Fish and Wildlife Service et d'autres partenaires à propos de la distribution historique du pic et sur son habitat, ainsi que du statut actuel de cet habitat dans chacun des états parcourus [...].
Source: Lauren Gold (2009). No Ivory-billed woodpecker, but plenty of data. Date de dépôt: 15 juillet. http://www.physorg.com/news166894194.html.
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    France - Juillet 2009.
Parution du Guide des oiseaux des villes et des jardins.
Guide des oiseaux des villes et des jardins de Jérôme Morin
Guide des oiseaux des villes et des jardins de Jérôme Morin (commander sur Amazon)
Jérôme Morin a une passion: la défense de l'environnement. Il a ainsi créé un site web, www.web-ornitho.com, riche en informations et servant de relais à des actions de protection de la nature et des animaux.
Passionné d'observation des oiseaux, il a décidé d'écrire un guide simple et clair destiné aux débutants pour identifier les 100 espèces les plus fréquentes de France: le Guide des oiseaux des villes et des jardins, paru en mai 2009 aux éditions dans la collection "Les guides des fous de nature !".
L'ouvrage débute par quelques informations générales (comment observer, les règles d'observation, préparer un affût, que faire d'un oiseau blessé ou tombé du nid, construire une mangeoire et un nichoir, savoir ce que mange un oiseau).
Le reste du guide est composé de fiches par espèce (nom, famille, description, habitat, éléments sur la biologie, chant, statut en ville, anecdotes). Un ingénieux système d'onglets (couleurs du plumage, présence de bandes ou de tâches, ...) permet de reconnaître facilement un oiseau en le comparant aux photographies. Une partie des recettes de cet ouvrage servira à financer des d'initiatives (acquisition d'espaces naturels..) dans la transparence la plus complète.
Bref, un cadeau utile, à prix modique (moins de 17 euros). Si vous commandez le livre sur www.web-ornitho.com, les frais de port vous sont offerts.
Il est possible de consulter quelques pages sur www.editions-belin.com.

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    Nouvelle-Zélande - Juillet 2009.
Reconstitution du plumage d'un moa.
Moa à pieds lourds (Pachyornis elephantopus)
Reconstitution du plumage tacheté du Moa à pieds lourds (Pachyornis elephantopus)
Crédit: Te Papa Tongawera Press, Wellington, New-Zealand
Des scientifiques ont réalisé la première reconstitution d'un moa, un oiseau aptère gigantesque éteint, à partir de plumes trouvées dans des cavernes et sous des rochers en Nouvelle-Zélande.
Des chercheurs de l'Université d'Adélaïde et et du Landcare Research ont identifié quatre espèces de Moas d'après l'ADN de plumes d'au moins 2500 ans. Ces oiseaux gigantesques (2,5 mètres de haut pour 250 kilogrammes) étaient les animaux dominants en Nouvelle-Zélande avant l'arrivée des Maoris autour de 1280 avant Jésus-Christ.
L'étudiant Nicolas Rawlence de l'Australian Centre for Ancient DNA (ACAD) affirme que jusqu'à présent, la communauté scientifique ne savait pas quoi ressemblaient les 10 espèces différentes de moas. Il explique: "en analysant l'ancien ADN, nous avons pu associer les plumes trouvées à quatre espèces différentes de moas".
Les chercheurs ont comparé ces plumes à celles d'autres trouvées dans les sédiments, comme celles de Perruches de Sparrman (Cyanoramphus novaezelandiae) encore présentes aujourd'hui, afin de déterminer si elles n'avaient pas pâli ou changé de couleur. Ils ont alors reconstitué l'apparence des moas Euryapteryx geranoides, Pachyornis elephantopus, Megalapteryx didinus et Dinornis robustus. Leurs conclusions ont été publiées le 2 juillet dans la revue The Proceedings of the Royal Society of London.
Nicolas Rawlence précise: "ce qui est étonnant, c'est qu'alors que la plupart de ces espèces avaient un plumage brun uniforme idéal pour le camouflage, certaines avaient des plumes avec des pointes blanches, leur donnant un aspect tacheté".
Un coauteur de l'étude, Jamie Wood du Landcare Research, ajoute que probablement la couleur brun uniforme était un bon moyen d'éviter d'attirer l'attention de l'Aigle géant de Haast (Harpagornis moorei), le plus grand aigle ayant jamais existé (3 m d'envergure), et leur prédateur principal avant l'arrivée de l'Homme.
L'équipe de recherche a ainsi démontré aussi qu'il était possible d'analyser de l'ADN de toutes les parties de plumes anciennes, et non pas juste de l'extrémité comme on le croyait précédemment.
Kyle Armstrong, de l'ACAD, explique: "cette conclusion importante ouvre de nouvelles perspectives pour étudier l'ADN des peaux d'oiseaux exposés dans des musées sans causer de dommages à ces spécimens précieux, en prélevant seulement une petite partie d'une seule plume".
Alan Tonnelier, directeur de l'ACAD, conclue qu'il est ainsi devenu possible de reconstituer l'apparence d'autres oiseaux éteints en utilisant des plumes préhistoriques.
Source: www.adelaide.edu.au.
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