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| Actualités
- Avec Neornithes |
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Sélection
d'actualités ornithologiques à travers le monde. Vous
pouvez nous proposer vos informations par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).
Cette rubrique est publiée en partenariat avec www.scricciolo.com,
le site web de référence sur la taxonomie des oiseaux
du monde.
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Irak
- Juin 2009.
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Extension maximale des marais irakiens avant les assèchements
des années 1990 |
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Les
marais irakiens souffrent de la sécheresse en cette fin de
printemps 2009.
Presque entièrement asséchés par
le régime de Saddam Hussein, les marais du sud de l'Irak avaient connu
une revitallisation stupéfiante depuis 2003, après que les
populations locales et les employés des ministères aient ouvert
des brèches dans les digues pour permettre le retour de l'eau
dans ce qui fut la troisième plus grande zone humide du monde.
Les roselières avaient repoussé presque instantanément,
des milliers d'oiseaux et d'autres animaux étaient revenu et
les habitants des marais avaient commencé à retourner dans le secteur.
Le monde avait célébré le retour à la vie de ces marais, et
les Arabes de marais avaient commencé à retrouver leurs
gestes traditionnels.
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Le secteur de Majnoon le 13 janvier 2009
Source: Nature Iraq
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Mais en raison
de fortes sécheresses et de la construction de barrages en amont en
Turquie, en Syrie sur les fleuves Tigre et Euphrate, ainsi qu'en Iran,
les marais sont à nouveau menacés d'assèchement
dans des régions complètes.
Le secteur de Majnoon, dans les marais Hawizeh, un ensemble de marais
situés le long de la frontière Iran/Irak et désignés par l'Irak
comme zone humide d'importance internationale dans le cadre de la
Convention de Ramsar, connaît un vrai désastre. Les eaux
du Tigre ont baissé drastiquement, et l'Iran a pratiquement
coupé toute l'alimentation en eau.
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Le secteur de Majnoon en mai 2009
Source: Nature Iraq
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Les marais centraux,
un vaste ensemble de marais s'étendant entre le Tigre et l'Euphrate,
complètement asséchés dans les années 1990, avaient connu un retour
à la vie impressionnant après la guerre de 2003: la végétation,
les poissons et les oiseaux étaient revenus dès la première
année. Les réfugiés ont suivi rapidement, retournant dans leur
territoire historique.
La fondation Nature Iraq a visité ces secteurs au cours de l'hiver
2008-2009 et ils étaient inondés. Mais lors de l'étude
de mai-juin 2009, les biologistes ont constaté qu'il n'y avait
plus d'eau, et la végétation est en train de mourir.
Sur 8 kilomètres de marais étudiés dans le secteur de
Majnoon, probablement moins de 1% est en eau cette fin de printemps
2009!
Dans les marais centraux, le grand lac Baghdadiyia est maintenant
complètement à sec.
Ces résultats sont un désastre pour les habitants des marais, et les
conséquences sont très graves pour la flore et la faune de
la région du Golfe Persique. L'Irak et ses voisins ont désespérément
besoin de régler les problèmes de partage des ressources en
eau.
Lire aussi: La
situation des marais irakiens en 2008
Source:
www.natureiraq.org.
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Suisse
- Juin 2009.
Des
cas de prédation de Gobemouches noirs par des Loirs.
P.-A.
Ravussin, membre du GOBE
(Groupe Ornithologique de Baulmes et Environs), nous a transmis le
24 juin le communiqué suivant:
"Les Loirs gris (Glis glis) sont des mammifères
magnifiques, de vrais acrobates capables de de se déplacer dans les
arbres et arbustes avec une facilité déconcertante. Après leur réveil
printanier, ils visitent très volontiers les nichoirs et s'y installent
aussi pour nicher. Leur nourriture est essentiellement végétale: fruits,
graines, feuilles, ... et, dans les ouvrages qui décrivent leur régime
alimentaire, on ajoute généralement qu'ils consomment des oeufs ou
des oisillons très occasionnellement.
Depuis quelques années, probablement suite au réchauffement climatique,
en particulier lors de mois d'avril et mai chauds, le Loir se réveille
plus tôt au printemps. En Allemagne on a pu montrer dans certaines
régions que le Loir était maintenant actif près de 4 semaines plus
tôt que dans les années 70. Or, lorsque le Loir visite les nichoirs
après son sommeil hivernal, il se révèle un prédateur implacable qui
cause des dégats considérables, en particulier sur le Gobemouche noir
(Ficedula hypoleuca), qui après son retour d'Afrique, niche
tardivement. Contrairement à ce qui est mentionné dans la littérature,
le Loir ne se contente pas de consommer occasionnellement un oeuf
ou un oisillon. Son passage dans le nichoir occupé se traduit très
généralement par la destruction complète de la nichée et de la couveuse.
On retrouve la femelle et les jeunes complètement déchiquetés dans
le nichoir.
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Etat d'une femelle de Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca)
après le passage du Loir, Embouchure de l'Arnon, 7 juin 2007
Photo: P.-A.
Ravussin |
Le phénomène est
particulièrement marqué ce printemps avec un véritable massacre des
nichées de Gobemouches noirs du Nord-Vaudois. Ainsi, à Baulmes, 3
nichées sur les 17 tentées ont été détruites, ainsi qu'un mâle célibataire.
A Corcelles-près-Concise, ce sont 7 nichées sur 20 qui ont subi ce
sort et dans le secteur de l'embouchure de l'Arnon, 5 nichées sur
8 ont été détruites lors de l'élevage des jeunes. Le Gobemouche noir
réagit aussi au réchauffement climatique, mais il n'a avancé sa reproduction
que d'une semaine à 10 jours, ce qui est très insuffisant pour échapper
aux visites du Loir dans les nichoirs. Si ce phénomène se répète ces
prochaines années, il pourrait aboutir à la disparition du Gobemouche
noir de nos régions, dont la population est d'installation récente
et dont le maintien nécessite une bonne production de jeunes à l'envol.
Source:
P.-A. Ravussin.
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