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  Actualités - Avec Neornithes
Si vous voulez nous proposer des informations ornithologiques, envoyez-nous un e-mail à david.bismuth@ornithomedia.com, en nous précisant la source de l'information. Cette page est sponsorisée par Neornithes, le logiciel de référence sur la taxonomie des oiseaux du monde.
 
Oies cendrées (Anser anser)
Oies cendrées (Anser anser)
Photo : Joël Bruzière / www.eyesonsky.com

France - Février 2006
Prolongation de la chasse aux oiseaux migrateurs.

L’association PICARDIE NATURE a pris connaissance de plusieurs informations qui laisseraient à penser que les chasseurs de gibier d’eau du département de la Somme pourraient chasser les oies jusqu’au 10 février 2006, alors que la date de fermeture officielle était fixée le mercredi 31 janvier pour les canards, les oies et les limicoles.
Réglementairement, la Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable avait signé un arrêté le 17 janvier 2005 fixant les dates de fermeture de la chasse aux oiseaux migrateurs : 31 janvier arrêt de la chasse aux canards, oies et limicoles, prolongation dans certains départements pour les grives et merles, à poste fixe jusqu’au 10 février et pour les bécasses jusqu’au 20 février.
Source : picardienature@yahoogroupes.fr

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Antilles - Février 2006
Oriole de Cuba (Oriolus melanopsis)
Une espèce nouvellement splittée, l'Oriole de Cuba (Oriolus melanopsis)
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com
Distinction de quatre nouvelles espèces d'orioles.
Un examen taxonomique du complexe "Oriole des Grandes Antilles" a permis de conclure qu'il faut désormais distinguer quatre espèces vivant sur plusieurs îles.
Les noms proposés sont l'Oriole des Bahamas (Icterus northropi), vivant sur les îles Andros et Abaco, (Bahamas), l'Oriole de Cuba (I. melanopsis) (Cuba, Isla de Pinos), l'Oriole d'Hispaniola (I. dominicensis) (sur la Dominique) et l'Oriole de Puerto Rico (I. portoricensis) (sur Puerto Rico).
L'étude, menée par Garrido, Wiley et Kirkonnell, publiée dans le journal Ornitologia Neotropical (16: pp.449–470), a mis en évidence plusieurs différences de plumage (plus évidentes chez les immatures), et des vocalises distinctes (plus évidentes chez les adultes).
A l'intérieur du groupe, les Orioles des Bahamas sont beaucoup plus grands et semblent plus proches en apparence de l'Oriole à capuchon (Icterus dominicensis) que des espèces antillaises.
Cet oriole est l'un des oiseaux les plus menacés des Antilles, notamment par la destruction de son habitat et par les espèces invasives, comme le Vacher luisant (Molothrus bonariensis) qui a contribué à la disparition de l'espèce sur Abaco.
S'il est reconnu, ce split en quatre espèces aurait des conséquences sur les mesures de conservation à prendre.

Source : www.birdlife.net
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France - Février 2006
Résultat de l'action en justice contre KOH LANTA.
En septembre 2005, Jérôme Morin avait lancé sur Internet une campagne de sensibilisation contre une chaîne de télévision française (TF1) pour maltraitance et destruction d'espèce protégée au cours de l'émission de télé-réalité Koh-Lanta (lire Koh Lanta : TF1 répond à nos questions).
En effet, au cours de l'un des éposodes, un candidat avait tué et consommé des Puffins du Pacifique (Puffinus pacificus chlororhynchus) dans des conditions inacceptables, à la limite de la barbarie. Jérôme a alors mis en ligne un article dénonçant les faits et demandant aux visiteurs de se mobiliser et de relayer l'information; le Cercle d'Action Internet pour la Nature (CAIN) était né.
Trois plaintes avaient été déposées contre TF1; la première contre les candidats pour destruction directe d'espèce protégée, et les deux autres contre TF1 et la société de production Adventure Line Production, pour incitation à délit.
L'audience a eu lieu le 1er décembre 2005, et voici le délibéré : la requête contre la société de production a été déclarée recevable, elle a été condamnée à verser à la LPO 1 euro de dommages-intérêts et 2000 euros au titre des frais de procédure.
La requête à l'encontre de TF1 a été rejetée. L'intervention de la Société Calédonienne d'Ornithologie a été jugée irrecevable.
Il s'agît donc d'une condamnation en demi-teinte mais qui prouve malgré tout qu'il y a eu délit et que punition était méritée.
Nous vous invitons tous à écrire à TF1 (telespec@tf1.fr) afin de leur signaler que nous resterons vigilants lors des prochaines émissions.
Source : http://web.ornitho.free.fr
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Groenland - Février 2006
Effondrement des colonies d'oiseaux marins.
Une nouvelle étude publiée dans le Danish Ornithological Society (DOF, BirdLife Denmark) révèle que les populations d'oiseaux marins de l'ouest du Groenland ont subi un déclin sévère au cours des 100 dernières années. Ainsi, une espèce autrefois commune, le Guillemot de Brünnich (Uria lomvia), a disparu.
L'étude a été menée dans le secteur de Uummannaq, sur une surface de 12 000 km² bordé par la banquise du Groenland à l'est et par la baie de Baffin à l'ouest.
Dans ce système complexe de fjords, de baies et d'îles, Tom Cade, Kurt et Bill Burnham du Peregrine Fund ont visité plus de 207 sites pour compter les oiseaux et ont comparé leurs conclusions avec celles de l'ornithologue danois, Alfred Bertelsen il y a presque 100 ans.
Les résultats sont sans appel : huit espèces communes il y a 100 ans ont subit des déclins majeurs. Le plus dramatique est celui du Guillemot de Brünnich, dont l'effectif est tombé de 500 000 couples dans huit colonies à 0.
La Mouette tridactyle (Rissa tridactyla), le Pingouin torda (Alca torda), l'Eider à duvet (Somateria mollissima) et le Faucon gerfaut (Falco rusticolus) ont aussi subit de sévères baisses. Les populations restantes sont localisées dans les secteurs les plus éloignés.
"Nous faisons face à un effondrement impressionnant" précise Christian Hjorth, le Président du DOF. "L'Eider à duvet était traditionnellement l'une des espèce les plus abondantes du Groenland, et la non application des règlement sur la chasse et la collecte des œufs constitue une sévère menace.
En outre, les déplacements en traîneau sur les îles empêchent les eiders et les Sternes arctiques (Sterna paradisaea) de se reproduire. La chasse estivale du Guillemot de Troïl, une coutume insulaire, n'a été abolie qu'en 1988, causant un déclin sévère des populations. Et la chasse illégale continue pendant la saison de nidification".
Les activités humaines et la densité de population ont fortement augmenté dans cette partie de Groenland au cours du vingtième siècle. De nos jours la plupart des chasseurs ont des hors-bords, et les colonies isolées sont désormais facilement atteintes en peu de temps.
Christian Hjorth ajoute : "la pression Internationale ont forcé le Groenland à durcir ses réglementations, mais l'application de celles-ci laissent à désirer. Le résultat est que la plupart des colonies d'oiseaux de mer du Groenland déclinent ou ont déjà disparu."
Vous pourrez obtenir plus d'informations sur le déclin des oiseaux de mer du Nord-ouest du Groenland, dont le Pingouin torda, le Guillemot de Brunnich et la Mouette tridactyle, sur le site web du Danish National Environmental research Institute : www.dmu.dk.
Sources : www.birdlife.net, www.proact-campaigns.net
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Belgique - Février 2006
Campagne contre la chasse à la Bécasse des bois.
Le site www.cpnbrabant.be relaie une campagne contre la chasse à la Bécasse des bois (Scolopax rusticola) en Wallonie. Il vous propose d'envoyer un mail à Monsieur Benoît Lutgen, Ministre de l'Environnement de la Région Wallonne afin de lui demander la protection de la Bécasse des bois dans sa région, étant protégée dans les deux autres régions.
Voici une lettre-type :
"Concerne : la Protection de la Bécasse des Bois
Monsieur le Ministre,
Je me permets de vous écrire afin de vous demander de classer la bécasse des bois sur la liste des espèces protégées de votre région.
Plusieurs scientifiques ont étudié cet oiseau qui est en voie de disparition dans toute l'Europe.
J'ose espèrer que vous donnerez une réponse positive à ma demande afin de montrer à la Commission Européenne que votre région veut s'impliquer dans la biodiversité.
Je vous remercie pour l'intérêt que vous porterez à la présente et je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en mes sentiments les plus respectueux.
Nom :
Adresse :
Localité :

Adresse de contact : Monsieur Benoît Lutgen - Ministre de l'Environnement - Chaussée de Louvain, 2 - 5000 Namur - BELGIQUE - Courriel : benoit.lutgen@gov.wallonie.be
Copie à envoyer à
Monsieur Dimas Stavros - Commissaire Européen
pour l'Environnement - Courriel : stavros.dimas@cec.eu.int.
Source : www.cpnbrabant.be
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  Inde - Février 2006
L'avenir du Courvite de Jerdon moins sombre.

Courvite de Jerdon (Rhinoptilus bitorquatus)
Courvite de Jerdon (Rhinoptilus bitorquatus)
Photo : Simon Cook / www.birdlife.net
L'avenir de l'une des espèces asiatiques les plus menacées et les plus mystérieuses, le Courvite de Jerdon (Rhinoptilus bitorquatus), est aujourd'hui moins sombre grâce à la décision de l'agence de l'irrigation de l'état de l'Andhra Pradesh de protéger son dernier site connu.
Le Courvite de Jerdon est un petit limicole terrestre nocturne découvert dans le centre de l'Inde en 1848 par T. C. Jerdon, un médecin de l'Armée britannique.
Quelques observations sporadiques ont été réalisées jusqu'au début vingtième siècle, puis l'espèce semblait avoir disparu. 86 années ont passé avant sa redécouverte dans l'état de l'Andhra Pradesh par Bharat Bhushan de la Bombay Natural History Society (BNHS, BirdLife India).
Aujourd'hui, il ne reste que de 25 à 200 oiseaux, et l'espèce est classée par BirdLife International comme étant en danger critique.
Lors de sa redécouverte en 1986, son habitat de forêt broussailleuse était menacé par le projet de construction du canal de Telugu-Ganga; toutefois, les autorités ont su réagir et ont créé le Sri Lankamalleswara Wildlife Sanctuary.
En octobre 2005, les travaux du canal ont recommencé sans autorisation près de la limite du sanctuaire, entraînant la destruction d'un site fréquenté par l'espèce. Dès que les gardes forestiers en ont pris connaissance, le chantier a été arrêté et l'Irrigation Department vient d'annoncer que le canal sera dévié pour éviter l'habitat du courvite, à la grande satisfaction de la BNHS, qui entreprend actuellement des études pour mieux connaître cet oiseau. Celles-ci sont financées en partie par le gouvernement britannique et sont menés par l'Andhra Pradesh Forest Department, les universités de Reading et de Cambridge Universities, par BNHS (BirdLife in India) et par la RSPB (BirdLife UK).
Le 14 février 2006, le Central Empowerment Committee statuera sur le trajet du canal qui devra éviter entièrement la zone fréquentée par le rare limicole. Le défrichement de certains secteurs de la zone aurait en effet entraîné l'augmentation de la fréquentation humaine, et en particulier des captures illégales d'oiseaux. Les autres activités humaines, comme le pâturage, contribuent aussi à détériorer son habitat.
Birds of the Indian Subcontinent
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de Krys Kazmierczak, Ber Van Perlo (Illustrations)
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La taille de population, la distribution et l'habitat de l'espèce sont peu connus du fait de sa discrétion. Une étude de terrain a donc été menée dans et autour du Sanctuaire de SriLankamaleswara, dans le district de Cuddapah. Une nouvelle méthode a été développée pour détecter sa présence : des bandes sur lesquelles les oiseaux laissent leurs traces distinctives ont été posées. L'identification des oiseaux est ensuite confirmée par des appareils-photos à infrarouges.
Cette méthode a permis de détecter l'espèce dans trois nouveaux endroits. Le nombre de buissons et d'arbres sur un carré de 10 m² autour de chaque bande ont été comptés, et les autres éléments de la végétation et le substrat ont été décrits.
Des modèles statistiques ont été utilisés pour décrire la relation entre le nombre de Courvites de Jerdon détectés et les caractéristiques de l'habitat autour des bandes, en combinant une analyse des données au sol et les images par satellite.
Les résultats montrent que l'espèce a une préférence pour une certaine densité de broussailles.
Le cri du courvite était autrefois inconnu. Un appel dissyllabique court a pu être enregistré. Même si les oiseaux ne réagissaient pas toujours à la diffusion du cri sur bande, la méthode de playback sur transect (= ligne de comptage) a quand même été utilisée pour détecter la présence des oiseaux dans de nouveaux secteurs.
Dans un but pédagogique, le cri de l'oiseau et des informations sur sa biologie ont été diffusés localement auprès des habitants.
La recherche de nouveaux secteurs de présence de l'espèce est une priorité, et des études par radio-télémétrie devrait être menée pour connaître les exigences écologiques exactes de l'espèce.

Source : www.birdlife.net
, www.bnhs.org
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Asie - Février 2006
Un espoir pour les vautours d'Asie.
BirdLife International est optimiste sur le fait que le diclofenac, un produit vétérinaire anti-inflammatoire responsable de la mort de millions de vautours en Asie du sud soit bientôt interdit de vente.
Le gouvernement indien attendait les résultats des tests du possible produit remplaçant, le meloxicam, pour formaliser l'interdiction, qui devrait intervenir cette année, et peut-être même dans les six mois. Le meloxicam serait non nocif pour les rapaces.
Les vautours jouent un rôle très important pour l'écosystème de lea région, l'agriculture et les croyances religieuses des habitants.
Si Shri Namo Narain Meena, le ministre indien de l'environnement et des forêts, est favorable à une interdiction rapide, le ministre de l'agriculture semble vouloir retarder l'interdiction. Le gouvrenement indien a toutefois organisé un recensement des vautours pour faire un point sur la situation actuelle. Le Vautour indien (G. indicus) et le Vautour chaugoun (G. bengalensis) ont subit l'un des déclins les plus sévères jamais constaté pour des espèces, avec une chute de 97% de leurs populations en 10-15 ans.
L'étude permettra de déterminer les principaux foyers de population restants, qui seront prioritaires pour la diffusion du nouveau médicament.
Le meloxicam est déjà disponible en Inde, mais il est légèrement plus cher que le diclofenac, et il sera nécessaire que le gouvernement encourage plusieurs sociétés à le produire afin de diminuer les coûts.
BirdLife travaille aussi sur la mise en place de centres de repoduction pour vautours afin de pouvoir relâcher des oiseaux dans la nature quand le diclofenac ne sera plus utilisé. Deux centres ont déjà été mis en place, et quatre autres sont en projet.

Source : www.birdlife.net
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